Il est facile pour nous qui sommes de régions agricoles de percevoir les représentations de la 1ère lecture. De plus quand nous sommes d’un certain âge ne disons-nous pas : « ah ce bon vieux temps » en souvenir des moments passés et sans doute de la débâcle actuelle ? Voilà que le Seigneur s’adresse à nous en ces mêmes termes par son prophète Jérémie.
Exploitant les images successives de l’histoire du peuple de Dieu, l’homme de Dieu rappelle : ah que c’était bon quand tu m’aimais, tu avais de la tendresse, tu étais fidèle ! Puis il reprend Et tu étais pour moi un trésor, une première récolte, les premières gerbes ! Je te comblais de dons.
En fait Yhwh est dépassé car son peuple néglige sa Loi, se tourne vers des divinités ! Si seulement dans cette scandaleuse situation les pasteurs et les prophètes étaient exempts ! Mais non, ils sont aussi dans le coup !
Dieu dit vous m’avez abandonné moi la source pour des citernes fissurées, lézardées.
La leçon est bien claire, chaque fois qu’une autre loi ou habitude ou idéologie remplace ou chasse carrément de nos esprits de nos habitudes de nos règles d’agir, la loi de l’Evangile, nous sommes aussi adultères, nous sommes aussi infidèles en oubliant ce que nous avons été dans notre jeunesse avec Dieu, à l’aube de notre foi, à la genèse de notre engagement, et surtout ce que Dieu continue de faire dans notre vie.
Apprend-nous Seigneur à te reconnaître toi la Source unique !
Abbé Gad AINA