Ac 22, 30 ; 23, 6-11 ; Jn 17, 20-26
Chers frères et sœurs,
Jésus ouvre l’horizon de sa prière « sacerdotale » à tous ceux qui croiront en lui grâce à l’enseignement des Apôtres. En priant pour eux et donc pour nous tous aujourd’hui, il insiste sur la gloire qu’il nous a donnée, gloire qu’il a reçue du Père. La gloire du Christ en effet n’est pas la gloire d’un être ambitieux et satisfait de ses propres entreprises, ce n’est ni la gloire de celui qui engrange sans compter les richesses de ce monde au détriment des pauvres, ni encore la gloire de celui qui domine ses semblables et se croit tout puissant, mais c’est la gloire de l’amour, la gloire d’avoir aimé jusqu’au bout, d’avoir rétabli la communion entre nous, pécheurs, et son Père. Sa gloire est d’avoir instauré une relation personnelle entre Dieu et l’homme, une relation d’amour, d’intimité à l’image de l’amour entre lui et son Père, L’Esprit saint qui réalise l’unité parfaite entre Dieu et les hommes. Puisque sa gloire est justement le fruit de sa solidarité avec nous, il nous fera encore connaître le nom du Père. Or c’est grâce à son nom que nous désignons une personne, que nous la distinguons de toutes les autres et que nous en gardons le souvenir. En fait, le Christ dans sa gloire ne nous oublie pas, il nous aide à garder le souvenir de Dieu, dont le nom est Amour.
Père Serge Bidouzo