Méditation du Jeudi 18 mars 2010

Moïse est le médiateur entre Dieu et son peuple qui fait l’expérience du désert. Le voilà mis devant l’infidélité des siens. La sentence de Dieu se veut implacable. Israël s’est montre ingrat et ne mérite plus la bienveillance de son Dieu. Comme au Déluge, Dieu conçoit d’exterminer tout le peuple. Alors Il pourra susciter un nouveau peuple à partir de Moïse comme ce fut avec Noé et les siens. Le projet est noble. Il permettra d’effacer le péché, certes ! Et quelle image, Dieu projette-t-il de sa grandeur ? Moïse en assumant à fonds sa tâche de médiation, évite de se servir d’une situation pour fleurir sur les cendres du peuple de Dieu. En même, il offre à Dieu de déployer sa magnificence en pardonnant aux siens.

Dans la séquence de l’Evangile du jour, le ton monte considérablement. Jésus prend à témoin les ceuvres qu’il accomplit comme Envoyé du Père et les Ecritures. Le paradoxe est que les Juifs eux aussi s’appuient sur la même Parole de Dieu pour le combattre. Mais Jésus trouve la réponse quand il accuse les siens de rechercher leur gloire les uns des autres au lieu de la recevoir de Dieu. Cette interpellation du Christ nous pousse tout un chacun à un examen de conscience : Il y a une manière d’user de la Parole de Dieu qui peut nous en éloigner parce que nous serons à la quête de notre auto-célébration. Mais à côté, nous retrouvons la soumission à l’Esprit de Dieu qui nous fait entrer dans l’intelligence même de la Parole pour épouser ce que Dieu veut pour nous. A nous de faire option pour Dieu en étant réellement avec lui, au lieu de feindre d’être avec Lui tout en étant contre lui.

Abbé Mériadec MEGNIGBETO

Publié le 18 mars 2010.

Repères