33e semaine du temps ordinaire Année C
1re lecture : Apocalypse 5, 1-10 ; Evangile : Luc 19, 41-44
« Tu es digne de recevoir le livre scellé et de l’ouvrir, car tu as été immolé : par ton sang, tu as racheté pour Dieu des hommes de toute langue, peuple et nation, et tu en as fait pour Dieu un royaume de prêtres qui régneront sur la terre. »
Chers frères et sœurs dans le Christ, bien-aimés de Dieu, Dieu nous appelle et chaque jour sa parole nous interpelle . Dans l’évangile de ce jour, quand Jésus fut proche de Jérusalem, il pleura. Il pleure parce que le désastre menaçant Jérusalem est la triste conséquence de l’exercice désordonné de sa liberté. Le peuple saint a refusé que son Dieu, son roi légitime, règne sur lui ; il n’a pas accepté l’instauration du Règne de paix que Jésus désirait inaugurer.
Il ne faut cependant pas lire cette page d’évangile en occultant les manifestations de confiance en Dieu remarquables que l’on trouve partout dans la Bible. Souvenons-nous par exemple de Job : nous acceptons le bonheur comme un don de Dieu, dès lors comment ne pas accueillir de même le malheur ? Ainsi, ce genre de discours est une porte ouverte à l’espérance. La Bible sait que Dieu est tendresse et miséricorde. S’il châtie, cela ne peut jamais être son dernier mot. D’ailleurs, un malheur, s’il vient de Dieu, n’est jamais aussi redoutable que s’il vient des hommes. Car Lui a le sens de la mesure. Lui veut notre bonheur et ne saurait nous abandonner à notre malheur.
Jésus pleure sur les hommes, sur moi, sur toi, sur nous qui n’arrivons pas à saisir les grâces qui qui nous sont offertes pour notre conversion. Les larmes de Jésus sont donc versées sur les souffrances inutiles auxquelles nous nous exposons nous-mêmes par manque de confiance en Dieu. Puissions-nous toujours garder un cœur disponible et prompt à reconnaître dans les événements de notre vie, les plus beaux comme les plus sombres, la présence bienveillante de notre Seigneur. Et surtout, que jamais nous n’ayons à faire pleurer Jésus par notre endurcissement et notre aveuglement, par des souffrances ou des mutilations qu’il aurait voulu nous éviter, pour peu que nous le laissions diriger notre vie. Que l’Esprit de Vie nous rende disponibles à l’enseignement de Jésus qui vient nous visiter dans l’espoir immense d’être accueilli.
Père Janvier AZONHAHIN