Première lecture:Juges 11, 29-39 ; Evangile : Matthieu 22, 1-14
"Me voici, Seigneur : je viens faire ta volonté."
Chers frères et soeurs dans le Christ, la liturgie de la parole de ce jour nous rapelle l’universalité du salut, de la miséricorde divine.
Dans l’évangile de ce jour, saint Matthieu, dans la parabole du roi qui célèbre les noces de son fils, nous montre que ce sont les ptits, les oubliés, qui vont être les bénéficiaires du grand coup de balai de l’histoire. C’est à eux que Jésus s’est adressé, ce sont eux qu’on a trouvés sur les chemins. Et ils ont répondu à l’appel. La deuxième partie de cette parabole nous montre aussi que l’on est jamais assuré d’être dans une situation enviable par le seul fait d’avoir intégré une institution établie par Dieu, comme est l’Eglise : celui qui ne s’est pas renouvelé et qui n’a pas revêtu les habits préparés pour lui sera exclu. Le roi célèbre les noces de son fils,le Christ, qui mérite d’être appelé l’époux de l’humanité, parce qu’il la réunit en un seul corps pour s’unir à elle. Tout au long de son histoire, le Christ ressuscité rassemble des hommes mortels et divisés. L’Esprit de Dieu les transformera et les ressuscitera pour qu’ils puissent s’asseoir à la table des vivants, selon la parabole.
Nous pourrons nous poser la question, pourquoi cette colère, pourquoi ces brutalités ? Le maître qui invite, Dieu, n’a-t-il que dépit coléreux devant les réponses négatives de ses invités ? Notre réponse nest-elle pas aussi d’aller à notre travail ou à notre vie de famille plutôt que de rencontrer Dieu dans sa parole, dans son Eglise et ses sacrements ? Peut-être n’avons-nous pas tué les envoyés de Dieu, mais au moins les avons-nous maltraités par nos paroles assassines et autres. Nous qui avons bu le vin nouveau du Royaume, n’avons-nous pas encore moins d’excuses pour rejeter l’invitation de la grâce de Dieu ?
La multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. Voilà une formule imagée qui nous incite à la vigilance. Que le Seigneur nous aide à être toujours vigilants et à toujours chercher à faire sa volonté .
Père Janvier AZONHAHIN