Méditation du Jeudi 17 Février 2011

MEDITATION DU JEUDI 17 FEVRIER 2011

1re lecture : Genèse 9, 1-13 ; Evangile : Marc 8, 27-33

« Et vous, que dites vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

Chers frères et sœurs dans le Christ, bien-aimés de Dieu, la liturgie de la parole de ce jour nous invite à la profession de foi au Dieu créateur, et à son Fils Jésus notre rédempteur, le tout par le lien qui les unit : l’Esprit Saint. Après la création, la tentation et le péché de l’homme, le jugement de Dieu intervint, Dieu se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre et il en fut tout triste. La conséquence, c’set le déluge. Dans la première lecture de ce jour, ne pouvant jamais abandonner sa créature, Dieu crée le nouvel ordre du monde après le déluge. La bénédiction donnée par Dieu à Noé et ses fils c‘est-à-dire à toute l’humanité montre que l’homme est confirmé dans sa charge de gérant de la création. Il peut alors manger la viande des animaux, seulement le sang lui est interdit. Cette alliance de Dieu ne vaut pas seulement pour un groupe élu : elle vaut pour toute l’humanité. Cela signifie que Dieu s’intéresse à tout ce que font les hommes. Dieu ne s’est pas fait connaître à tous les groupes humains comme il a fait pour Israël, et plus tard, pour les chrétiens. Mais à tous les hommes, dans tous les pays, il donne des signes de sa providence et de sa bonté à travers les événements quotidiens : c’est ce qu’il exprime quand il invite les descendants de Noé à voir dans l’arc-en-ciel le rappel de son alliance avec eux. Cette fidélité de Dieu nous amène à lui renouveler notre foi totale en Lui et en son Fils Jésus, venu pour nous sauver de la faute qui a nous conduits au déluge.

Nous savons bien qui est ce Jésus. Saint Marc, dès le premier verset de l’évangile, nous a dit que Jésus est Christ et Seigneur ; au jour du baptême, une voix venue du Ciel nous a dit qu’il est le « fils bien aimé » ; d’ailleurs les esprits impurs le savent, eux qui l’appellent « Saint de Dieu » et « fils de Dieu ».

Nous qui sommes si bien renseignés, nous risquons de regarder d’un peu loin la scène de Césarée de Philippe. Pourtant l’annonce que fait Jésus est un véritable enseignement — c’est d’ailleurs le mot choisi par Marc — et constitue le cœur de l’annonce chrétienne : le messie doit être rejeté, tué, et, trois jours après, ressusciter d’entre les morts. Or le rejet du Christ et sa mort ignoble constituent une pierre d’achoppement pour les disciples de tous les temps. Jésus est certes le Messie, mais un messie souffrant. Jésus porte la Croix et nous invite sur le chemin de Croix. Voilà qui ne manque jamais d’ébranler. Ainsi nous entendrons mieux sans doute que le commandement du silence nous concerne aussi.

Pour confesser avec fruit que Jésus est le Messie, nous devons entrer dans la contemplation de notre Seigneur. Nous devons le regarder en chemin vers Jérusalem pour comprendre qu’il n’y a de rencontre avec le Christ que dans la faiblesse assumée, dans la vulnérabilité acceptée.

Notre savoir est clair : Jésus est le Messie, le fils du Dieu vivant, notre Sauveur. Suivons-le donc à Jérusalem. Suivons-le sur les chemins de sa Passion. Suivons-le dans la force de l’Esprit. Nous pénètrerons ainsi l’énigme de sa véritable identité. Nous contemplerons le mystère de son cœur ouvert et offert. Alors nous pourrons le rencontrer et proclamer en vérité : « mon Seigneur et mon Dieu ».

Père Janvier AZONHAHIN

Publié le 17 février 2011.

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