Méditation du Jeudi 10 Novembre 2011

1re lecture : Sagesse 7, 22-30 ; 8, 1 ; Evangile : Luc 17, 20-25

« Car Dieu n’aime que celui qui vit avec la sagesse. »
Chers frères et sœurs dans le Christ, bien-aimés de Dieu, nous attendons dans quelques jours le Pape Benoît XVI au Bénin. La liturgie de la parole en ce jour où nous faisons mémoire de saint Léon le Grand, pape et docteur de l’Eglise, nous invite à accueillir la Sagesse comme Léon le Grand avait dirigé l’Eglise avec une grande sagesse.

Le livre de la Sagesse nous montre la nature et les propretés de la Sagesse. La sagesse est amie du bien, amie des hommes et amie de Dieu. Elle est d’abord un art de vivre en société, il procède de l’expérience de la vie quotidienne. Pour le croyant, le commencement de la sagesse est la crainte de Dieu (Pr 9,10) et la vraie sagesse vient de Dieu (Pr 2, 5-6), depuis toujours elle est associée à l’œuvre divine de Dieu (Jb 28, 20-28). La sagesse est plus belle que le soleil, elle surpasse toutes les constellations et contre elle, le mal ne peut rien.

En vivant cette sagesse, nous nous préparons à l’avènement du Règne de Dieu dont parle l’Evangile. Le Règne de Dieu ne vient d’ailleurs pas de manière visible. Il ne se laisse pas percevoir comme un astre dont on pourrait observer l’apparition. De fait la venue du Royaume de Dieu est liée à la personne de Jésus : il accomplit la bonne nouvelle du Royaume. Il manifeste par ses guérisons et miracles que le Règne de Dieu est arrivé jusqu’à nous. Le Règne de Dieu est une réalité intérieure mais aussi une réalité mystérieuse qui s’étend parmi les hommes et qui transforme lentement le monde. Le Royaume de Dieu est déjà là, mais ce n’est pas une nouveauté dont les journalistes peuvent s’emparer. Le retour du Fils de l’homme sera soudain, visible et éclatant de gloire, qu’un éclair qui traverse le ciel. Auparavant devra venir la passion, où Jésus, le Fils de l’homme, connaîtra la souffrance et le reniement des hommes.

Père Janvier AZONHAHIN

Publié le 10 novembre 2011.

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