Dans l’Evangile du jour, Jean Baptiste dit : <
<
En ces jours là, Jean le Baptiste, proclamait dans le désert de Judée : << Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. >>
Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain venaient à lui, et ils se faisaient baptiser par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés. Voyant des pharisiens et des sadducéens venir en grand nombre à ce baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion, et n’allez pas dire en vous mêmes : <
Jean-Baptiste les met en garde afin qu’ils se détournent du mal. Ils ont tous besoin de se tourner vers le Seigneur, de se convertir. Mais, ce faisant, Jean-Baptiste ne s’attaque pas à des catégories de personnes, ce qui serait injuste, mais à des manières d’être. << Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu >> ; << Quant à la paille, elle brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas>>. Comme tous les prophètes, Jean-Baptiste annonce le jugement comme un tri. La frontière entre le bien et le mal ne divise pas l’humanité en deux groupes de personnes mais passe à travers le cœur de chacun. Ici, l’arbre mort qui ne porte pas de fruits, ce sont des comportements qui sont stériles, qui nous détournent de Dieu. De même, la paille qui ne nourrit pas, on la jette. La bonne nouvelle, c’est que le bois mort tout comme la paille brûle très bien. Le jugement ne retiendra que ce qui est bon en nous, le reste sera brûlé par un feu qui ne s’éteint pas c’est-à-dire par le feu de l’amour de Dieu. Jésus qu’annonce Jean Baptiste baptise dans l’Esprit Saint et dans le feu ; il tient la pelle à vanner dans sa main, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier. Quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s’éteint pas. >> C’est en raison de la miséricorde de Dieu que les nations païennes peuvent lui rendre gloire ; comme le dit l’Écriture : Je te louerai parmi les nations, je chanterai ton nom. (Deuxième lecture).
Frère Théodore LOKO, Ambassadeur du Bénin au Vatican