Méditation du Dimanche 28 Novembre 2010

Bientôt c’est Noel.
S’orienter vers Noël, ce n’est pas seulement marcher vers la naissance d’un enfant, mais c’est annoncer un monde nouveau. Le livre d’Isaïe (première lecture) présente une ère de paix où lances et faucilles deviendront des socs de charrues. Le chrétien qui prépare Noël doit donc avoir devant les yeux cette vision d’un monde où ce qui sert à détruire sera source de construction. Un grand dessein doit habiter les chrétiens et motiver leur action dans ce monde. Avec le Christ, comme aux jours de Noé, une humanité nouvelle peut surgir de toute catastrophe.
Ce n’est pas pour rien que dans l’évangile, le Fils de l’homme est mis en parallèle avec Noé ; sa venue est comparable au déluge. Quatre ressemblances :
- La soudaineté de l’événement, personne ne s’y attendait.
- Il y aura une sélection, un discernement, un jugement.
- Le cataclysme s’abattra sur une existence ordinaire ; on boit, on mange, on se marie, on travaille, les hommes sont aux champs, les femmes au moulin.
- Des mesures sont à prendre. Comme Noé qui a préparé l’arche, il faut se tenir prêt. Le Seigneur vient comme le voleur, il perce le mur de la maison. Le Christ ressuscité surgira au milieu des Apôtres alors que tout était verrouillé. Le sommeil mortel est de préférer les apparences, l’illusion, à la réalité. La meilleure manière d’être prêt, est de faire la volonté du Père ; qu’il y ait cohérence entre la prière et l’action (Matthieu 7,21-23).
Raison pour laquelle, dans la deuxième lecture, au terme de son exhortation, Paul insiste sur l’aspect d’urgence à partir de la notion de temps. Et il l’illustre par trois images qui entremêlent leur ligne de sens :
– image du sommeil/réveil : ce n’est plus le moment de dormir, il faut se mettre debout, rester en état d’éveil. Notre temps se présente désormais comme celui de la vigilance. Être, comme les prophètes, des guetteurs, des veilleurs, pour annoncer au monde l’aube du salut ;
– image de la nuit/jour : c’est un peu l’opposition entre un temps indistinct, où l’on ne peut rien faire sinon les œuvres mauvaises, et un temps propice, riche de créations nouvelles ;
– image des ténèbres/lumière : image très habituelle pour marquer l’avènement des temps messianiques (1 Thessaloniciens 5,5).

Frère Théodore LOKO

Publié le 28 novembre 2010.

Repères