Méditation du Dimanche 27 Novembre 2011

Chaque nouvelle année liturgique revient régulièrement...mais nous trouve différents d’une année à l’autre : nous avons franchi une étape ; nous avons marché ; et Dieu nous invite, là où nous en sommes, à prendre un nouveau départ pour une nouvelle étape.
Le chapitre 13 de l’évangile de Marc est consacré à la venue du Royaume, à la destruction de Jérusalem, aux premières persécutions des chrétiens et à la fin du monde ; la péricope de ce dimanche conclut cet ensemble. Jésus donne trois fois le même avertissement : « Veillez ! »
Jésus va partir en voyage, il quitte sa maison, il répartit les tâches et les responsabilités. Il donne même tout pouvoir à ses serviteurs. Il va être nécessaire de s’organiser pendant cette absence du maître, d’autant plus qu’il n’en précise pas la durée.

Un maître qui est parti en voyage : il apparaît bien que le portier va l’attendre en veillant, non par crainte, mais par fidélité. La fidélité est une exigence de l’amour : « Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur. »
L’amour gracieux, gratuit, infini de Dieu Époux situe notre veille. Nous sommes des messagers de paix au cœur du monde, dans toutes nos relations. Dans le Christ, nous attendons le Royaume, ce mystère nous enveloppe et nous attendons la révélation du visage de Dieu. La Vierge Marie s’est laissé transformer par le tout petit Jésus qu’elle portait, son visage en était illuminé. Dans le Christ nous sommes transformés, riches de tant de dons : « Merveille que je suis ! Merveilles que tes œuvres ! » Une richesse étonnante nous est donnée par Dieu, nous sommes en communion avec les pauvres et les petits. Ainsi la Parole de Dieu éclaire notre vie et en elle nous accomplissons le quotidien qui nous donne la connaissance de Dieu. Dieu est Amour, nous sommes créés dans cet Amour et dans cet Amour nous sommes recréés.
Il nous demande de rester en éveil. Cette attente est le combat de la foi dans notre vie, nous tenons bon dans l’action de grâce ! Nous avons besoin d’être vivifiés dans la grâce de Dieu pour nourrir notre attente que Dieu. Pour vivre ces combats, « aucun don spirituel ne nous manque, » Notre vigilance est de demeurer dans la grâce de Dieu, dans son amour infini. Aucun don ne nous manque pour cela. Relisons la deuxième lecture et mettons nous à la place des corinthiens. Cette lecture est le commencement de la première lettre de Paul aux Corinthiens. Il s’apprête à parler des divisions qui écartèlent la communauté fondée depuis cinq ans à peine. Avant de donner ses directives il rend grâce à Dieu pour le succès de l’évangélisation à Corinthe, cette ville nouvelle, libre, mais aussi ouverte à tous les aspects du paganisme et de la débauche.
Paul est conscient de ce que représente l’enracinement de la parole du Christ dans de telles conditions. Deux fois le mot « solidement » souligne la profondeur de cette implantation. Les dons ne manquent pas à cette communauté. Au chapitre 12, il énumérera ces richesses, les « charismes », depuis les dons de prophétie, d’enseignement, jusqu’à la possibilité de parler en langues, de guérir. Il insistera toutefois sur le don essentiel, sans lequel rien n’a de valeur, l’amour (chapitre 13). La conclusion est un acte de foi : « Dieu est fidèle. » Par cette fidélité les Corinthiens tiendront sans reproche jusqu’au jour de sa venue, quel qu’en soit le délai.

Théodore LOKO

Publié le 27 novembre 2011.

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