Méditation du Dimanche 23 Octobre 2011

Le commandement de l’amour est la révélation du Créateur et le besoin d’aimer a précédé toutes les lois civiles. Dimanche dernier, Jésus nous disait : A César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Les textes liturgiques de ce dimanche nous montrent davantage la loi de Dieu qui n’est rien d’autre que l’amour.

La Bible est remplie d’échos de ces lois : “Tu ne maltraiteras point l’immigré qui réside chez toi... Tu n’accableras pas la veuve et l’orphelin... Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri. Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée...”

On lit aussi dans le Lévitique : “Tu ne commettras pas d’injustice, tu n’auras pas de haine, tu ne te vengeras pas...” et, poursuit le texte, “c’est ainsi que tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis Yahvé.”

L’originalité des textes de ce dimanche réside en ce que Jésus rapproche deux commandements jusque là distincts en leur attribuant une importance égale, à savoir : l’amour pour Dieu et l’amour du prochain. Il voit même, dans ce rapprochement, le coeur et le résumé de toute la Loi et les Prophètes. Une pareille mise en valeur de l’amour du prochain était sans précédent dans le monde juif. Saint Jean ira même jusqu’à dire : “Si quelqu’un dit : “J’aime Dieu”, alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas.” Ce rapprochement est une nouveauté du christianisme. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » (Mt 22,40). Le premier commandement est l’amour de Dieu par dessus tout, puisque c’est Lui seul que nous devons adorer. On peut pécher de diverses manières contre l’amour de Dieu : par l’indifférence qui néglige ou refuse la considération de la charité divine ou par l’ingratitude qui omet ou qui refuse de reconnaître la charité divine et de lui rendre en retour amour pour amour. Notre tiédeur peut nous induire en péché car elle est une hésitation ou une négligence à répondre à l’amour divin ; l’acédie ou la paresse spirituelle va jusqu’à refuser la joie qui vient de Dieu et à prendre en horreur le bien divin. Il y a aussi la haine de Dieu qui vient de l’orgueil ; elle s’oppose à l’amour de Dieu dont elle nie la bonté et qu’elle prétend maudire comme celui qui prohibe les péchés et qui inflige les peines (cf. Catéchisme 2094). On peut aussi pécher contre l’amour de Dieu par superstition : elle est une déviation du culte dû au vrai Dieu qui conduit à l’idolâtrie et à toutes les formes de divination et de magie aujourd’hui si répandues. Le deuxième commandement est l’amour envers le prochain qui « est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices » (Marc 12,33). De fait, celui qui aime son prochain accomplit le décalogue car « en effet, les commandements : Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait point de mal au prochain : l’amour est donc l’accomplissement de la loi. » (Rm 13,9-10)

Le christianisme est une religion de l’amour. L’amour du Christ est notre modèle car Il a toujours fait la volonté de Dieu et Il a aimé les hommes jusqu’à donner sa vie pour eux. Saint Pierre résume la vie du Christ en disant « Là où il passait, il faisait le bien ». (Actes des Apôtres 10, 38)

Théodore C. LOKO

Publié le 23 octobre 2011.

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