Méditation du Dimanche 22 Novembre 2009

Dans le contexte biblique, il y a toute l’évolution de la royauté en Israël et la comparaison avec ce que furent les rois de ce petit royaume depuis le moment où le prophète Samuel est invité par Dieu à répondre à l’attente du Peuple, au milieu des nations qui sont gouvernées solidement par des rois puissants, alors qu’avant Samuel, la période des Juges connaît de longues périodes avec une réelle absence de pouvoir.
Les prophètes rappellent que le véritable roi n’est pas celui qui réside dans le palais de Samarie ou dans le palais de Jérusalem. Le roi, c’est le Seigneur lui-même. Ainsi se révèle-t-il au prophète Isaïe dans la scène de sa vocation au chapitre 6 : << Mes yeux ont vu le roi, Yahvé Sabaoth. >> Le palais de Dieu n’est autre que le temple, présence en ce monde de l’au-delà de ce monde. Et c’est là que la création toute entière, dans sa puissance souvent terrible, mais aussi dans sa solidité rassurante, est elle-même associée à la gloire du Seigneur. << Yahvé siège en roi éternel. >> La royauté de Dieu s’exerce sur la terre, mais la dépasse : << Dès l’origine ton trône tient bon, depuis toujours tu es. >> Souverain de l’univers, le Seigneur règne sur toutes les nations : << Rapportez au Seigneur, famille des peuples, rapportez au Seigneur gloire et puissance. Dites chez les païens : c’est le Seigneur qui règle. Il prononcera sur les peuples avec droiture. >> (Psaume 95. 7 à 10) Le Christ revendique cette royauté, mais une royauté qui n’est pas de ce monde. Il ne veut pas la tenir du Tentateur et rejette les propositions terrestres que Satan lui fait miroiter. << A l’heure de passer de ce monde à son Père >>, il revendique pour lui-même la prophétie de Daniel.
Relire les textes du procès de Jésus à la lumière de ces textes de la tentation ou de la vision de Daniel, donne une grande dimension aux paroles du Christ. Dans le même temps, s’il est qualifié de « roi des Juifs », c’est que le pouvoir romain ne reconnaissait pas l’autonomie politique d’un Etat souverain. Il est le roi d’un peuple auquel ce même pouvoir reconnaissait des droits et des usages religieux particuliers.
Dieu, par son Fils, redevient le Seigneur de son Peuple. Cette royauté dépasse ce Peuple et s’exerce sur toutes les nations : << C’est le Seigneur qui règne. >> (Psaume 95. 10) <> (Préface de la fête du Christ-Roi) <> (Jean 18,37).
C’est donc à chacun d’entre nous d’œuvrer pour l’accomplissement du règne de Dieu à travers notre propre témoignage de la vérité.

Frère Théodore LOKO

Publié le 22 novembre 2009.

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