Méditation du Dimanche 20 Décembre 2009

Les textes de ce dimanche nous enseignent que Dieu ne se dédit pas et travaille en toute humilité (le choix des plus petits, la mort sur la croix, etc.) Dieu ne se dédit pas. C’est du Peuple que doit venir le salut de Dieu. Pour Michée, le Messie doit donc venir dans la descendance de David puisque c’est lui qui a reçu les promesses solennelles de pérennité pour sa dynastie. Le Christ le dit lui-même quand il s’explique avec les Pharisiens. (Matthieu 22. 42 à 45). En effet, dix siècles avant Jésus, c’est là que l’Esprit de Dieu a guidé le prophète Samuel pour aller chercher celui qui serait le berger du Peuple au nom de Dieu. Parmi les fils de Jessé, David était le plus petit.
Dieu continue d’agir de la même manière. C’est dans le plus petit des clans de Juda qu’enfantera “celle qui doit enfanter”. Celle-ci n’étant pas désignée autrement, c’est sans doute parce que Michée fait allusion à l’oracle bien connu d’Isaïe :” C’est le Seigneur lui-même qui doit vous donner un signe. Le voici : la jeune fille est enceinte et va enfanter un fils qu’elle appellera Emmanuel.” (Isaïe 7. 14) Le portrait de celui que doit enfanter “celle qui doit enfanter” convient au Verbe éternel puisque “ses origines remontent à l’aube des siècles.” (Michée 5. 2) “Au commencement était le Verbe.” (Jean 1. 1) rappelant ainsi le début du livre de la Genèse. (Ch. 1. 1) Michée ajoute : ” Sa puissance s’étendra jusqu’aux extrémités de la terre.” Faut-il s’étonner que des hommes viennent des confins de l’Orient pour lui rendre hommage. Ce que nous fêtons au jour de l’Epiphanie. Quant à la paix (Michée 5. 4) les anges l’annoncent de la part de Dieu dans la nuit de Noël. Mais ce n’est qu’au-delà de la Croix que le Christ ressuscité pourra donner aux disciples une paix que rien ne pourra désormais leur enlever. “Nous sommes sanctifiés, grâce à l’offrande que Jésus-Christ a fait de son corps, une fois pour toutes.” (Hébreux 10. 10) Et tout ceci a été possible parce que Marie a dit OUI. Elle a obéi dans la foi. Obéir (ob-audire) dans la foi, c’est se soumettre librement à la parole écoutée, parce que sa vérité est garantie par Dieu, la Vérité même. De cette obéissance, si Abraham est le modèle que nous propose l’Écriture Sainte, la Vierge Marie en est la réalisation la plus parfaite.
La Vierge Marie réalise de la façon la plus parfaite l’obéissance de la foi. Dans la foi, Marie accueillit l’annonce et la promesse apportées par l’ange Gabriel, croyant que " rien n’est impossible à Dieu " (Luc 1,37 ; cf. Genèse 18, 14), et donnant son assentiment : " Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole " (Luc 1,38).

Frère Théodore LOKO

Publié le 20 décembre 2009.

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