Méditation du Dimanche 2 Mai 2010

La liturgie de ce jour traite de l’existence chrétienne qui est remplie de joie grâce à la résurrection du Christ en qui Dieu nous adopte pour toujours comme ses enfants et en qui nous sommes persuadés d’avoir part à la vie éternelle si nous croyons en lui.
Toutefois, nous lisons dans la première lecture l’encouragement de Paul et de Barnabas à persévérer dans la foi, ce qui nous est nécessaire pour supporter les difficultés de la vie, car, si nous avons des raisons de chanter Dieu de nous avoir donné d’être dans la joie, nous devons être prêts à faire l’option de la porte étroite comme condition d’entrer dans le royaume des cieux.
En conséquence, la deuxième lecture donne une idée de ce qui nous attend au-delà de la porte étroite. Il s’agit de la Cité sainte, de la nouvelle Jérusalem, un royaume qui vient, certes, mais qui existe déjà à travers nous si nous respectons la parole, c’est-à-dire ce que Dieu nous demande.
En effet, comme nous le montre l’évangile, aujourd’hui, Jésus n’est pas physiquement présent parmi nous et il sait que nous traverserons beaucoup de difficultés (première lecture). Aussi, est-il que dans l’attente de son retour, il nous demande de créer le royaume de Dieu sur terre où l’amour devient LOI. Les textes de la liturgie de ce jour ne sont pas faits pour inquiéter, au contraire, puisqu’ils annoncent la victoire du Dieu d’amour. Le message, c’est « Dieu aura le dernier mot ». Le mal sera définitivement détruit. Nous avons un message équivalent à la phrase de Jésus dans l’évangile de Jean : « Courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16, 33).
Mais alors, qu’est ce qui nous revient comme tâche ici et maintenant ? Nous devons rester éveillés, « tout éveillés dans notre foi » et dans l’amour fraternel, serrant dans le creux de notre main la perle du Royaume, c’est-à-dire la promesse que Jésus nous a faite et la promesse que nous avons faite à Jésus. Mais Jésus nous a sauvés une fois pour toutes : il n’aura pas besoin de se lever à nouveau pour souffrir et mourir. Il s’est assis, pour toujours, à la droite de Dieu.
Notre contribution à une gouvernance locale, nationale et internationale en étant attentifs aux grands problèmes politiques contemporains et en plaçant la dignité de l’homme et l’amour du prochain au devant de tout : Ne voilà-t-il pas déjà une piste pour montrer l’amour dont parle Jésus ?

Frère Théodore LOKO

Publié le 2 mai 2010.

Repères