Méditation du Dimanche 15 Novembre 2009

Quel est le message de Dieu pour nous aujourd’hui relativement à la fin du monde à travers la liturgie ?
La fin du monde sera l’irruption d’un monde nouveau, la manifestation de la gloire du Christ, et l’immense rassemblement de tous les amis de Jésus, tous ses fidèles, les élus de tous les pays et de tous les temps. Est-ce là une catastrophe ? Non. C’est plutôt la réussite du plan de Dieu, c’est le moment, connu de Dieu seul, où Il déclarera : « C’est fait ; mon amour a réussi l’homme » C’est le moment de l’enfantement après les douleurs, c’est le premier cri de l’humanité nouvelle, qui ouvrira les yeux à la gloire du Christ. Jésus y insiste. Qu’est-ce qui rend si tendres les jeunes pousses du figuier ? Qu’est-ce qui fait apparaître les feuilles ? – La sève, tout simplement. Et quand la sève monte, les fruits viennent, sûrement ; l’été arrive, immanquablement ; de même que, lorsque les douleurs surviennent, c’est que l’enfant demande à naître et à vivre. Voilà ce qu’est la fin du monde, aux yeux de Jésus : c’est la poussée victorieuse de la sève ; c’est la naissance de l’homme nouveau selon Dieu.

Les hommes guettent partout la catastrophe ; or la fin du monde sera un moment de maturité, le moment de la maturité. Déjà le prophète Daniel l’annonçait de la part de Dieu : « En ce temps-là viendra le salut de tous les peuples, de tous ceux dont le nom se trouvera dans le livre de Dieu ». Les textes de la liturgie de ce jour ont un point commun. Ils ne sont pas faits pour inquiéter, au contraire, puisqu’ils annoncent la victoire du Dieu d’amour. Le chamboulement cosmique qu’ils décrivent complaisamment n’est qu’une image du renversement complet de la situation.
Le message, c’est « Dieu aura le dernier mot ». Le mal sera définitivement détruit. Nous avons un message équivalent à la phrase de Jésus dans l’évangile de Jean : « Courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16, 33). Mais alors, qu’est ce qui nous revient comme tâche ici et maintenant ? Nous devons rester éveillés, « tout éveillés dans notre foi » et dans l’amour fraternel, serrant dans le creux de notre main la perle du Royaume, c’est-à-dire la promesse que Jésus nous a faite et la promesse que nous avons faite à Jésus. Mais Jésus nous a sauvés une fois pour toutes : il n’aura pas besoin de se lever à nouveau pour souffrir et mourir. Il s’est assis, pour toujours, à la droite de Dieu.

Notre contribution à une gouvernance locale, nationale et internationale en étant attentifs aux grands problèmes politiques contemporains et en plaçant la dignité de l’homme et l’amour du prochain au devant de tout : Ne voilà-t-il pas déjà une piste ?

Frère Théodore LOKO

Publié le 15 novembre 2009.

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