Méditation du Dimanche 13 Février 2011

Les dix commandements occupent une place centrale dans l’ancien testament. Ils résument la loi de Dieu. Ils sont donnés in extenso à deux reprises : en Exode 20 et Deutéronomme 5. Les prophètes ont sans cesse appelé le peuple juif à revenir à ces commandements. Jésus a commenté, à la manière d’un rabbin juif, les dix (10) commandements (évangile selon Matthieu chapitre 5). Les dix commandements sont cités à de nombreuses reprises dans le Nouveau Testament ce qui montre bien qu’ils gardent toute leur actualité pour nous.

Les quatre (4) premiers commandements sont relatifs à notre relation à Dieu, les six (6) suivants à notre relation au prochain. Jésus, interrogé par un rabbin sur ce qu’il pensait être le plus important commandement de la loi, lui répond : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu... Voici le premier et grand commandement. 
Et le second lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi même. Ce premier grand commandement résume les 4 premiers commandements (1ère table de la loi relative aux devoirs envers Dieu), le second quant à lui résume les 6 suivants (2è table de la loi relative aux devoirs envers le prochain).

L’amour ne commet pas de tort et va plus loin que l’interdit (le commandement).

Dans l’Evangile de ce jour, Jésus nous dit qu’il ne vient pas pour abolir les commandements mais pour les accomplir. Nous devons donc garder à l’esprit que Dieu nous a fait libres mais il nous montre le chemin de notre propre salut. (première lecture)

La réponse de saint Pierre au Sanhédrin est presque identique mot pour mot à celle de Socrate lors de son jugement par le tribunal d’Athènes. Le tribunal lui offre la liberté, la libération, mais à condition qu’il ne continue pas à rechercher Dieu. Mais la recherche de Dieu est pour lui une mission supérieure, venant de Dieu lui-même. Et une liberté achetée en renonçant au chemin vers Dieu ne serait plus la liberté. Il doit donc obéir non pas à ces juges – il ne doit pas acheter sa vie en se perdant lui-même – mais à Dieu. L’obéissance à Dieu vient en premier.

Dans l’histoire de l’humanité ces paroles de Pierre et de Socrate sont le vrai phare de la libération de l’homme, qui sait voir Dieu et qui, au nom de Dieu, peut et doit obéir non pas tant aux hommes qu’à Lui et se libérer ainsi du positivisme de l’obéissance humaine. En lisant les commandements, une question vient à l’esprit : L’homme a-t-il quelque chose à offrir à Dieu ? Oui, sa foi et son amour. C’est là ce que Dieu demande à l’homme, ainsi est-il écrit : « Et maintenant, Israël, sais-tu ce que le Seigneur ton Dieu te demande ? Craindre le Seigneur ton Dieu, marcher dans ses chemins, l’aimer, garder tous ses commandements et servir le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme » (Dt 10,12). Voilà les offrandes, voilà les dons qu’il faut présenter au Seigneur. Et pour lui offrir ces dons de notre cœur, il nous faut d’abord le connaître et l’aimer ; il nous faut avoir bu la connaissance de sa bonté aux eaux profondes de son puits... (Cf. deuxième lecture).

Théodore C. LOKO

Publié le 13 février 2011.

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