Méditation du Dimanche 10 Juillet 2011

La liturgie de ce dimanche nous offre une fois de plus l’occasion de réfléchir sur la façon dont nous recevons la parole et ce qu’il en reste pour notre vie au quotidien. Selon l’Evangile du jour, le semeur obtient quatre résultats différents selon la qualité du sol. Dans l’interprétation que Jésus donna de la parabole du semeur (Matthieu 13:18-23 : Marc 4:13-20 et Luc 8:11-15), il compare quatre résultats de l’ensemencement à quatre réactions au message du royaume.

Le long du chemin : Lorsque quelqu’un écoute la parole mais ne la comprend pas, le diable (le malin) enlève la parole qui a été semée. Cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.

Endroits pierreux : Le résultat représenté par la semence tombée dans les endroits pierreux et qui n’avait pas de racines. La semence dans les endroits pierreux parle d’une personne qui écoute la Parole, mais qui y trouve une occasion de chute (est mal à l’aise) lorsqu’elle rencontre des difficultés pour avoir exprimé son intérêt pour la Parole.

Parmi les épines : La semence tombée parmi les épines (soucis et richesses) qui l’étouffent parlent de l’intérêt initial des auditeurs, mais non accompagné d’une véritable sincérité.

Dans la bonne terre : Seule la semence tombée dans la bonne terre donne des résultats durables et produit trente... soixante... cent fois ce qu’on a semé. Celui qui croit à la parole de Jésus (celui qui entend la parole et la comprend) la recevra et la comprendra encore davantage) (v. 12)

La différence dans les résultats ne provien pas de la semence mais du sol dans lequel la semence est tombée.

Comme il est facile de s’engager à la poursuite de la sainteté dans un moment d’euphorie ! Comme il est difficile d’être fidèle à cet engagement dans les petites choses de chaque jour ! Nous devons réaliser avec Job, que la vie de l’homme sur terre est un combat. Chaque moment, chaque jour, nous devons renouveler notre attachement à grandir dans l’amour du Christ.

Cette attitude est un apostolat. A l’antipode se trouve celle de la personne qui manque d’humilité et d’esprit de sacrifice ; celle qui abandonne quand les choses deviennent trop difficiles. Elle se rend présente, mais quand un vrai effort lui est demandé, elle se réfugie derrière ses propres sophismes, cachant ainsi son manque d’amour pour le Christ et l’Eglise.

S’occuper d’une famille, de son travail et de ses engagements dans la société est très important. Il est impensable de simplement laisser tomber nos activités bonnes et normales de tous les jours pour Dieu. Aucun père, aucune mère ne peut légitimement abandonner sa famille en raison d’un prétendu appel spirituel. Dieu ne demanderait jamais cela. Toutefois, les responsabilités, les difficultés ou les soucis de la vie conjugale, du travail, de la maladie ou de la vieillesse ne sont pas des excuses pour ne pas vivre intimement avec le Christ. Chaque personne et chaque circonstance doivent nous conduire à connaître et à aimer Dieu davantage.

Théodore C. LOKO

Publié le 10 juillet 2011.

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