
La liturgie de ce jour nous montre que les incidents qui arrivent dans l’existence sont des appels au changement et à la conversion.
Face à la souffrance et à la mort nous dit Jésus, la question à poser n’est pas : Pourquoi est-ce que Dieu permet cela ou qu’est-ce que j’ai fait de mal pour que cela m’arrive ?
Mais la question à poser est : « Qu’est-ce que je peux faire pour que ma vie soit conforme à ce que Dieu veut pour moi ? »
Le témoignage de Luc nous invite à nous convertir, à changer de direction pour aller dans une direction qui nous permette de porter les fruits que Dieu veut pour nous. Il n’y a pas de doute là-dessus.
La suite du témoignage de Luc met en image cette exhortation à la conversion par la parabole du figuier stérile. Une exhortation radicale. Le propriétaire dit dans la parabole : « Regarde, depuis trois (03) ans que je viens chercher des fruits sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le !
Voilà un message qui ne fait pas de concession. Dieu n’accepte pas la facilité et le gâchis. Dieu veut de nous le maximum.
Il veut que le figuier donne les fruits qu’il est capable de donner – sinon – il le coupera.
Cette parabole choque, fait peur. Elle dérange.
Mais il vaut mieux saisir le sens profond et prendre des résolutions de croyant.
Dans la parabole du figuier, la parole du vigneron (laisse-le encore cette année), traduit sa volonté d’entrer en acte pour transformer le monde présent, pour y travailler et lui offrir un mieux être.
Ce monde est celui de notre environnement, de notre existence, qui a besoin de transformation. Un monde qui a besoin d’un regard nouveau.
Le vigneron ne dit pas seulement : « Laisse-le encore cette année ». Il ajoute aussi : « Je vais labourer et mettre du fumier ». Labourer la terre, c’est la préparer, remuer les composantes en places, etc. Mais, qu’est-ce qu’un terrain préparé et en attente de quelque chose qui ne viendra jamais ? D’où le désir exprimé par le vigneron de mettre du fumier. Ce fumier apporte du neuf au terrain préparé. Cela permettra au figuier de reprendre vigueur, de se reconnaître entre tous, dans son identité plénière.
Les deux premières lectures nous montrent bien que Dieu nous sauve malgré notre ingratitude. Mais l’Evangile met en même temps l’accent sur le fait que Dieu ne nous sauve pas sans nous-mêmes.
Retenons donc que Dieu nous a donné la liberté de choisir entre la vie et la mort.
La question sur notre chemin vers Pâques devient donc : En quoi Dieu est il présent dans ce que nous faisons chaque jour ?