La finale de l’évangile nous situe dans l’état d’âme du serviteur persévérant dans l’attente du retour de son maitre. Heureux est-il d’attendre son maître ! Ce qui signifie, heureux est-il de tendre vers son maître, d’exprimer son amour pour son maître. « Notre cœur est sans repos, tant qu’il ne t’a pas trouvé, Seigneur » disait saint Augustin. Et dans l’évangile, les leçons de vigilance sont nombreuses, depuis les vierges, les serviteurs et tant d’autres, comme ce fermier insensé enfoncé dans le matériel. Ces conseils de vigilance valent pour tous et en tout temps. Notre vie quotidienne doit ressembler à une veille de fête, à des retrouvailles désirées. Il y a dans cette petite parabole, tout l’amour de Jésus pour l’homme, tous ses efforts pour l’amener à cette attente qui est amour rendu à un appel premier. Nous savons bien que la rencontre s’achève en Dieu par le « festin sur la montagne » où la grâce surabonde. L’attente définitive du Fils de l’homme se double de son attente en chaque vie. Si le serviteur attend avec vigilance, les roles sont renversés et le maître attendu devient le serviteur des serviteurs. Le Christ est celui qui se tient à ta porte et frappe à ton cœur, sans contraindre ta liberté mais en cherchant à en faire surgir une forme de miséricorde manifestée. Si tu lui ouvres, heureux es-tu à toi le bonheur !