Méditation du 1er Avril 2011

Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé.

Tout se passe dans l’Evangile comme si le Christ gêne et qu’il ne lui est même pas permis de dire qui il est et surtout de se référer à sa filiation divine. Dans le peuple, d’une part, augmente l’admiration pour Lui et d’autre part, grandit la menace à son égard. Mais Personne, toutefois, ne parlait librement de lui, par crainte des Juifs. S’agissant de son enseignement, Jésus ne dépend ni d’une tradition ou d’une école de l’époque, ni d’une démarche autodidacte : son enseignement provient de sa connaissance immédiate et parfaite du Père et seuls ceux qui acceptent vraiment de faire la volonté de Dieu sont prêts à reconnaître l’origine divine de sa personne et de son enseignement. Ma doctrine n’est pas de moi, dit il mais de celui qui m’a envoyé.
Jésus se fait connaître à Israël par des signes (miracles), par ses oeuvres et ses paroles. Mais c’est le témoignage du Père qui constitue comme une confirmation « d’en-haut » de ce qui désormais mûrit dans la conscience des disciples et qui doit mûrir dans notre conscience en ce temps de carême. Jésus veut que, sur la base des signes et des discours, la foi dans sa mission et dans sa filiation divines naisse dans la conscience de ses auditeurs grâce à la révélation intime, qui leur est donnée par son Père lui-même. Nous oublions souvent ce qu’est Jésus Christ pour Dieu et pour l’homme. Or c’est au contact de cette vérité fondamentale que se joue le décisif de notre foi, de notre prière, de notre engagement et de notre témoignage de vie. Le salut n’est en aucun autre ; car il n’est pas sous le ciel d’autre Nom donné chez les hommes par qui nous devions être sauvés. Il n’y aurait aucun cheminement véritable du croyant s’il n’y a pas l’exercice spirituel qui lui permet de vérifier sa position vis-à-vis de la personne du Christ.
Jésus réalise heure par heure la volonté de son père. Jésus écoute sa voix et il lui obéit de tout son cœur. Il connaît le Père et il observe sa Parole (cf. Jn 8, 55). Il nous raconte les choses du Père (cf. Jn 12, 50). « Je leur ai donné les paroles que tu m’as données » (Jn 17, 8). De manière parfaite, il écoute, il réalise en lui-même et il nous communique la Parole divine (cf. Lc 5, 1). Imitons l’obéissance du Christ et sa communion avec le Père. Voilà l’une des vérités les plus essentielles du Christianisme que le temps du carême nous invite à contempler.
Père Frédéric VIADENOU

Publié le 1er avril 2011.

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