Méditation : XXVI ème dimanche du temps ordinaire année B

XXVI ème dimanche du temps ordinaire année B

Première lecture : Nombres 11,25-29
Psaume : 18
Deuxième lecture : Jacques 5,1-6
Acclamation de l’évangile : cf. Jean 17,17
Evangile : Marc 9,38-43.45

Méditation

Ce dimanche, comme dimanche dernier, on lit presque intégralement ce qui, chez Marc (9,33-50), correspond en plus bref à ce qu’on appelle généralement le "Discours ecclésiastique" chez Matthieu (Mt 18,1-35).
Cet enseignement porte sur la manière dont les disciples doivent se comporter les uns à l’égard des autres dans la communauté chrétienne. Le fondement de cette conduite est la foi au Christ, Messie crucifié et ressuscité, qui a ouvert la voie de salut sur laquelle il faut marcher pour avoir, avec lui, la vie auprès du Père, dans l’Esprit.
Dans la première lecture, comme dans l’évangile, il est question de sectarisme religieux.
- Première lecture : ‘’Un jeune homme courut annoncer à Moise : ‘’Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! Josué, fils de Noun, serviteur de Moise depuis sa jeunesse, prit la parole : ‘’Moise, mon maître, arrête-les !’’ Mais Moise lui dit : ‘’Serais tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes !’’
- Evangile : ‘’Jean, l’un des douze, disait à Jésus : ‘’Maître, nous avons vu quelqu’un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l’en empêcher, car il n’est pas de ceux qui nous suivent.’’ Jésus répondit : ‘’Ne l’empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous.’’
Il fait bon se sentir entre frères et sœurs à la messe. Mais que celle-ci ne devienne jamais un ghetto qui monopolise le Christ. L’Esprit ne se laisse pas annexer (Première Lecture).
Ne retranchons pas trop vite les mal-croyants, les faibles que notre "supériorité" risque de mépriser (Evangile).
Dans notre vie professionnelle, n’exploitons personne (Deuxième Lecture). Veillons à ne pas entraîner la chute des faibles, commençons par éviter ce qui nous entraînerait nous-mêmes au péché (Evangile).
Le Seigneur, Dieu de l’univers, nous fait comprendre que les frontières de son Royaume sont plus larges que celles que nous voulons lui assigner. Il nous montre qu’au lieu d’exclure ceux qui nous paraissent loin de lui, nous devrions consacrer nos forces à retrancher de notre vie tout ce qui nous empêche d’appartenir pleinement à Jésus Christ.

Frère Théodore LOKO

Publié le 27 septembre 2009.

Repères