1 Co 2, 10-16 // Psaume 144, 8-9, 10-11, 12-13ab, 13cd-14 // Luc 4, 31-37.
C’est jour de Sabbat ! L’autorité de Jésus s’exprime à Capharnaüm et tous étaient frappés par son enseignement. Et c’est dans cette même synagogue qu’un homme possédé par un esprit démoniaque se mit à crier : « Ah ! Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es, le Saint, le Saint de Dieu ! » Bien sur, la puissance du Christ lui rabaissa le caquet.
Mais j’aime mieux réfléchir sur un tel texte en relevant que le démon reconnaît et clame l’autorité et l’identité de Jésus le jour du sabbat. Ce n’est donc point tous ceux qui crient « JESUS » le dimanche qui sont au Christ, qui sont à son service ; ils pourraient même être de véritables suppôts du démon. Puis, avec l’évangile, reconnaissons pareillement qu’il ne suffit pas de connaître Jésus, de l’appeler même par son nom pour se dire chrétien : le démon lui-même en fait autant.
Il s’agit en définitive, pour nous, d’avoir une vie qui proclame le Christ, il s’agit de faire en sorte que notre vie entière exprime notre adhésion à la Personne de Dieu. Dieu n’a point de besoin de mes lèvres pour être proclamé, il a besoin de ma vie pour être connu et accepté !
Qu’il nous y aide et nous donne les moyens !
Amen !
Père Frédéric Serge Kogué