Job 3, 1-3, 11-17.20-23 // Psaume 87 // Luc 9, 51-56.
Dieu est plus humain que l’homme ! C’est la logique réaction que l’on peut avoir en regardant le refus que Jésus oppose à l’humaine requête des disciples Jacques et Jean : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? – ‘’Mais Jésus se retourna et les interpella vivement. » La tendance spontanée de l’homme est de recourir à sa suprématie, à la force qu’il détient, au pouvoir qu’il tient comme puissance d’écrasement de son vis-à-vis. Le Christ, tout Dieu qu’il est, n’en devient cependant pas moins puissant que l’homme.
Ne pas répondre à l’adversité par l’adversité ne peut pas être regardé comme un signe de faiblesse ; tout au contraire, c’est le signe manifeste d’une victoire remportée sur soi-même, c’est l’évidence d’une capacité de hauteur face aux événements, aux événements fâcheux.
Jésus est pourtant en route vers Jérusalem c’est-à-dire vers le lieu de son supplice. La pensée de monter au calvaire pour y devoir mourir sous peu aurait pu le couvrir et le remplir de mépris et de haine. Car en face de la souffrance, l’homme a tôt fait de sombrer dans un désespoir nauséabond à l’image de Job qui, en première lecture, se maudit en maudissant le jour de sa naissance ! Pour Jésus, rien n’y a fait ! Sa lucidité est entière, son pas est ferme ! Sur le chemin vers Jérusalem, il fait preuve d’amour !
Allons à son école ; prenons et apprenons de sa vie comment rester lucide face à tous genres de situation. Que sa grâce nous y aide et que notre prière parvienne jusqu’à lui (Psaume 87).
Père Frédéric Serge KOGUE