
Ils étaient presque tous présents ou représentés, à l’exception des deux principaux challengers de la mouvance et de l’union fait la nation : Boni Yayi, président-candidat à sa propre succession et Adrien Houngbédji.
Les 14 présidentiables à l’élection présidentielle du 6 mars 2011 ont répondu à l’invitation de Mgr Antoine Ganyé, archevêque de Cotonou et président de la Conférence épiscopale du Bénin. Présidée par Mgr Michaël August Blume, Nonce apostolique près le Bénin et le Togo et concélébrée par une dizaine de prêtres, cette messe a drainé à la Paroisse St Michel de Cotonou, l’ancien président de la République Emile Derlin Zinsou, les présidents des institutions de la République, des membres des corps diplomatiques et consulaires ainsi que des membres et sympathisants des états-majors des candidats au scrutin de mars prochain. Le tout dans une église archicomble.
C’est dans ce décor que Mgr Ganyé qui a prononcé l’homélie a invité les 14 candidats à la magistrature suprême du Bénin, le gouvernement et l’opposition, de même que les députés à l’assemblée et les syndicalistes à s’asseoir pour dialoguer, pour s’écouter, pour échanger en frères et sœurs d’un même pays, à faire la paix, « pour trouver et décider des solutions adéquates et consensuelles qui nous sauvent de la honte internationale et de la fatalité du malheur ». Invoquant la bénédiction de Dieu sur chacun des candidats et sur leur staff respectif, Mgr Ganyé a exhorté les uns et les autres à mener leur campagne électorale saints et saufs, dans l’espérance, la joie et la paix.
L’autre moment pathétique de cette messe pour la paix à l’occasion de l’élection présidentielle a été celui de la requête de 14 jeunes de 21 ans, représentant chacun un candidat, organisés par le mouvement des cadres chrétiens et personnalités politiques , – des jeunes nés de la démocratie béninoise qui fête ce dimanche 20 février les 21 ans de la conférence nationale – adressée à tous les acteurs politiques : « Nous sommes des jeunes âgés de 21 ans. Nous avons l’âge de notre démocratie. Ne nous donnez pas autre chose ». Un message inscrit sur une banderole et présenté en méditation à toute l’assistance. C’est à la suite de ce temps fort que ces jeunes ont remis à chacun des présidentiables le jeu des messages qu’ils ont personnellement rédigés pour eux et lus à l’assistance au cours de la célébration. Peu avant la fin de la messe, chacun des candidats a été invité à déposer devant l’autel du Christ un cierge allumé, en signe d’offrande de ses intentions de paix au Seigneur pour l’élection présidentielle du 6 mars 2011.
Guy Dossou-Yovo