
24e lundi ordinaire
Première Lecture : 1·Corinthiens 11.17–26, 33
Psaume : Psaume 40.7–10, 17
Évangile : Luc 7.1–10
Frères et sœurs bien aimés,
La liturgie de la Parole de se jour fixe notre attention sur la foi. Le texte de l’évangile de ce jour parle d’un officier de l’armée romaine qui occupe le pays. Plusieurs questions sont en cause dans l’attitude de cet homme et dans la réponse de Jésus. Il y a d’abord les rancunes habituelles entre Juifs et Romains, entre les colonisés et l’armée étrangère. Ensuite il y a le problème religieux. Tout contact avec un non-Juif, comme d’entrer sous le toit d’un étranger, rend impur celui qui s’y est risqué. Il y a enfin, et c’est la seule chose qui attire l’attention de Jésus, la foi d’un homme qui attend de lui une guérison. Le dialogue montre que cet homme ne confond pas Jésus avec un simple guérisseur : il fait appel à son pouvoir absolu sur la nature.
En comparant l’évangile de ce jour (Lc7,2) avec Jn 4,46 qui, semble-t-il, rapporte la même guérison, nous apprécions mieux le texte de ce jour. En effet, nous voyons, entre autres, que Jean parle d’un “fonctionnaire du roi”. Mais quelques années plus tard les Romains se substituèrent au roi et les synoptiques, oubliant ou ignorant la situation ancienne nous parlent d’un “centurion” romain. Il est également possible qu’on ait fondu deux guérisons obtenues sur les mêmes lieux et qui avaient des points de ressemblance. Mais ce qui importe ici, c’est la foi de cet homme « extérieur » à la religion juive.
C’est de cette foi que les Corinthiens ont besoin et c’est ce à quoi Saint Paul les invite dans la 1ère lecture de ce jour.
Prions les uns pour les autres afin que notre foi ne défaille pas et que nous avancions vers le Repas du Seigneur en toute confiance pour en recueillir les grâces.
Père Adelphe Tadagbé ADAMBADJI