Mémoire de saint François d’Assise
François d’Assise : un jeune homme fier, parfois orgueilleux, désireux de briller aux yeux du monde. Mais un cœur droit, généreux, désireux de faire de grandes choses. Prisonnier lors d’une guerre contre la ville de Pérouse, François tombe malade et commence à réfléchir. La seule manière d’être vraiment heureux est de se mettre au service de dame pauvreté. Il va tout abandonner, même ses habits pour se donner au Christ.
François ne cessera de prêcher la joie et pourtant il va vivre la passion de Jésus à travers les stigmates qu’il reçoit deux ans avant sa mort.
Les textes de ce matin n’ont pas été choisis pour la mémoire de saint François. Saint Paul met en garde les Galates contre les faux prédicateurs. Il n’y a qu’un seul évangile, celui que Jésus nous a laissé. Personne ne peut interpréter la Parole de Dieu selon ses caprices. Il nous invite donc à l’humilité et à nous mettre à l’écoute de la parole de Dieu transmise par les apôtres.
Cette parole, Jésus nous en rappelle l’essentiel aujourd’hui à travers la parabole du bon samaritain.
Un homme est tombé entre les mains des bandits qui l’ont laissé à moitié mort. Qui est cet homme ? Un juif ? Un pharisien ? Un publicain ? Un romain ? Un voleur ? On ne sait pas. Peu importe. C’est un homme.
Ceux qui passent sur le chemin, on les connaît : un prêtre, un lévite, ceux qui sont les plus proches de Dieu, qui doivent donner l’exemple. Et ils ne sont pas distraits : ils voient le malheureux. D’ailleurs ils ne continuent pas leur chemin tout droit : ils passent de l’autre côté, sur l’autre trottoir. Quel beau mensonge !
Et puis un samaritain, celui qu’on méprise, qu’on évite d’approcher. Un homme très pressé par ses affaires. Pourtant, il s’arrête, soigne l’homme, le monte sur sa monture et l’emmène à l’auberge. Il aurait pu en rester là. Non, après voir donné de l’argent, il promet de repasser au retour et d’ajouter encore s’il y a besoin.
Qui est mon prochain ? Le prochain, ce n’est pas l’homme blessé, c’est celui qui s’est arrêté pour le soigner.
Etre proche des autres, n’est-ce pas la vocation de François d’Assise, spécialement proche des plus pauvres, par l’exemple de la pauvreté et aussi par le partage avec eux.
Sommes-nous habituellement le prêtre, le lévite, le samaritain ou l’homme tombé aux mains des voleurs, c’est à dire du démon ?
Noua aurons sûrement dans la journée l’occasion de rencontrer un pauvre. Une seule question : quelle sera notre attitude envers lui ?
Père André CHAUVIN, SMA