Lundi 30 Août 2010

Première Lecture : 1·Corinthiens 2.1–5
Psaume : Psaume 119.97–102
Évangile : Luc 4.16–30

Bien aimés dans le Christ Jésus,
La parole est vie ; par cette parole, en ce jour, Dieu nous parle des temps messianiques : de note salut, de notre libération qui s’accomplit en Jésus-Christ. En effet, après un certain temps, déjà connu, Jésus passe par Nazareth et il y est mal reçu. Dans son récit, Luc montre pourquoi Jésus attirait les gens et pourquoi, à Nazareth au moins, il fut rejeté. Car, « Il trouva le passage où il est écrit », dit Saint Luc. Ce paragraphe vient d’Isaïe 61.1-2. Le prophète y parlait de sa propre mission : Dieu l’avait envoyé aux Juifs exilés pour leur annoncer qu’il les visiterait bientôt. Tous les cinquante ans on fêtait une année de la réconciliation et de la remise des dettes, et les esclaves retrouvaient leur liberté (Lv 25.10). Mais voici que maintenant Dieu lui-même voulait célébrer une réconciliation avec son peuple. Jésus reprend ces paroles et se les applique à lui-même : c’est pour lui que ces paroles ont été écrites, et elles valent pour lui beaucoup plus qu’elles ne valaient pour le prophète. Cette Écriture est en train de s’accomplir : Jésus invite seulement à regarder les faits : ses miracles et sa prédication à Capharnaüm et dans la région. Le temps des promesses et des prophéties est fini et Dieu se dévoile : Jésus vient nous faire connaître le Père, et le Père révèle son Fils par les signes et les miracles qu’il accomplit.
Les mots libérer ceux qui sont écrasés ne se trouvent pas dans ce texte d’Isaïe ; Luc les a pris dans un autre texte du même prophète (Is 58.6) et les a placés ici, parce que le terme “libérer” résume mieux que tout autre l’œuvre de Jésus. Jésus apporte la vraie libération, parce que ses actions nous remettent tous dans la vérité : “Le Fils vous libère… La vérité vous libérera…” (Jn 8.31).
L’Ancien Testament avait annoncé Jésus comme celui qui sauverait son peuple et sa race, et dans le contexte d’oppression que connaissait alors le peuple juif, on pensait tout de suite à une libération du joug des romains. Mais Jésus n’avait aucun désir de s’unir aux fanatiques et aux violents de son peuple pour restaurer une souveraineté nationale aussi écrasante sans doute que la domination romaine. Jésus s’est contenté de porter témoignage à la vérité ; il a posé les bases pour tout mouvement de libération à venir. Ses paroles et ses actions réveillaient l’espoir des faibles et ouvraient le chemin d’une libération humaine à tous les niveaux. Mais ce n’étaient que des graines et il faudrait beaucoup de patience pour voir mûrir leurs fruits. Et ces fruits doivent mûrir en chacun d’entre nous ; pour cela, il nous faut écouter Saint Paul qui, dans la 1ère lecture de ce jour nous dit : « il fallait que votre foi s’appuie, non sur la sagesse humaine, mais sur la force de Dieu ».
Tenons donc fermes dans le Seigneur Jésus afin de bénéficier de la grâce de la libération qu’il nous apporte.

Père Adelphe ADAMBADJI

Publié le 30 août 2010.

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