(Luc 13, 10-17)
Jésus est en train d’enseigner. Nous imaginons facilement la foule, les yeux fixés sur lui, écoutant avec attention Jésus parler de son Père. Avec quelle ferveur, quelle flamme dans son regard, il cherche à faire connaître l’amour du Père pour tous ses enfants et spécialement pour ceux qui sont malheureux. Si nous pouvios voir cette ferveur dans le regard de nos prêtres, de nos catéchistes, chaque dimanche !
Voilà justement une femme qui souffre depuis 18 ans. Le regard de Jésus s’arrête sur elle. Toute courbée par son mal elle ne peut le voir. C’est lui qui l’interpelle : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité ! ». La femme a senti ce regard de Jésus sur elle. Pleine de confiance, elle se redresse. La voilà guérie !
Au milieu de nos épreuves, de nos souffrances, avons-nous senti, nous aussi, ce regard de Jésus posé sur nous ? Devant nos fautes répétées, devant nos découragements, il nous arrive de dire : Dieu ne m’aime plus ! Dieu m’a abandonné ! Et pourtant, ce regard est toujours posé sur nous, sur moi, un regard chargé d’amour et de tendresse.
Le chef de la synagogue n’a pas vu ce regard. Dans son orgueil de « savant », qui connaît la loi, il reste prisonnier de cette loi au point de mépriser ceux qui se réjouissent de la bonté de Jésus.
Où en sommes-nous aujourd’hui dans nos assemblées dominicales ? Si Jésus ne fait plus de miracles éclatants, il est pourtant bien présent au milieu de nous. Vivons-nous selon la parole de Saint Paul aux Ephésiens dans la première lecture : « Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse ! Pardonnez-vous les uns aux autres… » (4, 32). Quelques mots très simples qui pourraient transformer non seulement notre vie mais l’image de notre communauté aux yeux du monde, si nous voulions les mettre en pratique !
Il est temps, en cette année jubilaire de nous rassembler par groupe, par famille, par quartier, par mouvement, pour voir ce qui ne tourne pas rond dans nos assemblées, ce qui manque pour qu’elles soient attirantes à tous ceux qui ont faim et soif de Dieu, pour qu’on dise de nous comme on le disait des premiers chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment !
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Que l’année jubilaire ne soit pas une succession de célébrations solennelles ou de bons repas, mais qu’elle transforme chaque chrétien, chaque chrétienne au plus profond de son cœur.
Pour cela, il est proposé à chaque paroisse du diocèse par l’intermédiaire des curés et des vicaires, des fiches qui paraissent tous les deux mois, pour agir ensemble et profiter le plus possible des grâces et des indulgences de ce jubilé, dans tous les mouvements, associations, chorales,…. La première fiche a été distribuée le 14 octobre aux délégués des paroisses. La deuxième le sera le 16 décembre prochain.
N’attendons pas pour un renouveau profond et durable de nos cœurs et de nos communautés. « Vivez comme des fils de la Lumière ! » vient de nous dire Saint Paul. (Eph. 5, 8)
Père André Chauvin, SMA