Les vertus humaines et chrétiennes, fondement de la vie religieuse

A partir de ce titre, le R. P. Philippe KINKPON a accepté de nous faire réfléchir en plusieurs séances à Saint Michel.

Pour les deux premières séances, il a choisi d’aborder deux réalités qui peuvent enrichir notre vie de charité fraternelle.

- La confiance en l’autre

- La foi en l’homme

Personne n’est foncièrement mauvais, - définitivement mauvais. Cette conviction si elle nous habite, nous permet de faire confiance à l’autre, de porter un regard d’espérance sur l’autre, prenant de la hauteur par rapport à ses faiblesses. Une attitude de positivité qui veut croire que tout homme est capable d’être meilleur.
Jésus donne l’exemple de confiance dans ses rapports avec ses disciples. Il connait chacun, aucun d’eux n’est encore un Saint ; Jésus les accepte tels qu’ils sont ; il les aime comme ils sont en ce moment ; il leur fait confiance car il connait leur générosité de cœur ; ces mêmes apôtres, pêcheurs frustres et parfois violents, sont capables de donner leur vie pour Lui ; et ils l’ont fait en mourant martyrs au nom de Jésus-Christ. Mais Faire confiance ne suffit pas. Il faut croire en l’homme.

La confiance cultive l’ESPERANCE, un espoir d’un mieux-être possible même si rien ne l’annonce en apparence.

La foi va plus loin. Elle n’ignore pas la possibilité de l’échec, de la trahison des ratés. Croire en l’homme, c’est s’engager envers lui ; dans l’incertitude du résultat. C’est prendre le risque de compter sur lui.

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Le Père Phillipe KINKPON
au cours de la causerie

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les Soeurs en salle

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les Soeurs en salle

Le premier, Dieu a cru en l’homme, Lui qui sait de quoi nous sommes capables, n’a pas hésité à faire de l’homme, un procréateur, prenant le respect inouï de lui confier la Vie à promouvoir…

Il a donné à l’homme de nommer toutes choses, de gérer toute la création, prenant ainsi le risque de voir cet homme de rien, assumer ce service avec orgueil et égoïsme.

Tout ceci veut dire que, si les limites humaines n’arrêtent pas la confiance de Dieu, ni sa foi en l’homme, ces mêmes limites ne doivent pas gangrener nos relations interpersonnelles. Chacun est ce qu’il est ; ni totale perfection ni totale perversion mais une réalité dialectique où le mal est en lutte permanente avec la volonté du Bien. Savoir cela, l’accepter et l’accueillir les uns dans les autres est sans nul doute le secret de la vie fraternelle, « lieu du pardon et de la Fête » selon le titre de Jean Vanier.

En faisant l’effort d’imiter la sagesse et l’Amour de Dieu, nous viserons avec lui, la qualité et non l’efficacité comme le monde actuel.

Prenons donc la confiance en l’autre comme un chemin de foi et la foi en l’homme comme une nécessité qui donne sens à tous nos engagements les uns envers les autres, à l’exemple de notre Dieu et Père.

Sœur Pélagie TOKPODOUNSI

Publié le 9 avril 2010.

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