Les épis arrachés Lc 6,1-5 : Méditation du 05 Septembre 2009

Les épis arrachés Lc 6,1-5 :

Trois pistes de réflexion au hasard de ma méditation..

1. Faire le jour du Sabbat ce qui n’est permis qu’en semaine. Voilà ce qui est reproché aux disciples de Jésus. Tout de même dirions-nous. Comment peut-on être aussi pointilleux ? S’agit-il vraiment d’un souci herméneutique ou d’une pathologie ? La réaction de Jésus laisse supposer l’ambiguïté de la démarche des pharisiens ; ceux-ci étant plus préoccupés de surprendre le Christ en flagrant délit d’incohérence que de fidélité à la Parole. Leur recourt à la loi n’est plus qu’un prétexte. Ils ne servent plus la Parole, ils s’en servent.

2. Vous n’avez pas lu ce que fit David ? Ils n’ont pas lu. S’ils avaient lu, ils ne tiendraient pas de tels propos. L’antidote à une telle posture est la lecture attentive de la Parole. Nous ne pourrions pas recevoir une invitation plus personnelle à lire les Ecritures. Il s’agit de se laisser informer par celles-ci à travers une culture de l’écoute. « Avez-vous lu ? » Si nous voulons vraiment progresser spirituellement, nous devons rechercher la face de Dieu, non seulement dans les faits quotidiens, mais dans la prière, la contemplation et l’Ecriture Sainte. La lectio, est un moyen pour chercher la face de Dieu et entendre sa voix qui nous révélera la pédagogie de Dieu et ses critères pour notre vie. « L’Eglise a toujours témoigné son respect à l’égard des Ecritures, tout comme à l’égard du Corps du Seigneur lui-même... Elle les a toujours considérées, et les considère, en même temps que la Tradition, comme la règle suprême de sa foi, puisque, inspirées par Dieu et consignées une fois pour toutes par écrit, elles nous communiquent, de façon immuable, la parole de Dieu lui-même, » (Dei Verbum, 21)

3. Le Fils de l’homme est maître du sabbat. Jésus n’est pas contre l’observance du sabbat. Il en donne avec autorité l’interprétation authentique : Le Sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le Sabbat » (Mc 2, 27). Avec compassion, le Christ s’autorise « le jour de Sabbat, de faire du bien plutôt que le mal, de sauver un vie plutôt que de la tuer » (Mc 3, 3). Le Sabbat est le jour du Seigneur des miséricordes (Mt 12, 5. Le Fils de l’Homme est donc véritablement le « Maître » du Sabbat.

Publié le 5 septembre 2009.

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