Les émissions "Chronique sacerdotale" sont initiées dans le cadre de l’Année Sacerdotale par la Radio Immaculée Conception d’Allada, radio catholique du Bénin (Afrique). Les émissions sont assurées par le Père Frédéric Serge KOGUE, tous les jours du lundi au vendredi à 11H45 et le samedi à 14H00. La radio en diffuse trois thèmes par semaine (un thème les lundis et mardis, un autre les mercredis et jeudis, un troisième les vendredis et samedis).
Le rapport entre le prêtre et la femme pour visiter et tenter de creuser l’importance de la femme dans la vie du prêtre. Le prêtre ne peut pas vivre sans amour. Afin de pouvoir être un père qui engendre les autres à la vie du Christ, le prêtre a besoin d’amour, de l’amour pur des uns et des autres. Pour y arriver, le prêtre doit absolument réaliser en lui-même l’union de la virginité et de la paternité. La paternité spirituelle du prêtre n’est pas un privilège étranger à l’humanité. Car quand on est visité par la grâce divine, rien ne pousse autant au service des autres que le sentiment de sa propre petitesse. Et le prêtre a tout misé sur l’amour le plus grand, pour lequel il a définitivement renoncé à l’amour terrestre d’une femme, comme le fit Marie toujours vierge vis-à-vis de l’amour terrestre d’un homme. Ainsi le "ne pas connaître de femme" du prêtre équivaut au "ne pas connaître d’homme" de Marie. Le rapport premier et fondamental que l’être humain établit avec la femme est justement celui du fils à sa mère. Chacun des prêtres peut exprimer son amour envers sa mère terrestre comme le Fils de Dieu l’a fait et le fait avec la sienne. La mère, c’est la femme à qui nous devons la vie. Elle a conçu en son sein, elle a donné le jour dans les souffrances qui accompagnent l’expérience de toute femme qui enfante. La génération établit un lien tout particulier, quasi sacré, entre l’être humain et sa mère. Combien parmi les prêtres doivent également à leur mère leur vocation au sacerdoce ! L’expérience enseigne que très souvent c’est la mère qui nourrit dans son cœur durant de longues années le désir de la vocation sacerdotale de son fils et l’obtient en priant avec une confiance insistante et une profonde humilité. Ainsi, sans imposer sa volonté, elle favorise, avec l’efficacité caractéristique de la foi, l’épanouissement de l’aspiration au sacerdoce dans l’âme de son fils, aspiration qui portera son fruit au moment opportun. Dans le sillage de l’image de la mère, c’est toute femme, c’est la femme qui a beaucoup à apporter au prêtre, à un prêtre, à tout prêtre ! La femme a tout à apporter au prêtre ! Oui, Tout ! Sauf l’interdit ! La femme a tout à apporter ! Tout ! Sauf ce qui est atteinte à l’engagement et à la vocation du prêtre ! La femme a réellement tout à apporter et à donner au prêtre ! Tout ! Vraiment tout ! Mais attention ! C’est vraiment tout ! Sauf ce qui nuit au prêtre et pour lequel il faudrait se dissimuler ! Il y a en effet tant et tant de choses à prendre et à apprendre d’une femme, être créé par Dieu comme parachèvement de l’œuvre de la création, être d’intériorité et de richesses, être d’attention et d’intuition, être de conseil et de retenue, être d’épanouissement et de fécondité. La fécondité de la femme est sans prix pour le prêtre qui y goûte avec sagesse, elle est suave pour le prêtre qui en connaît le prix. Ce n’est certainement ni glose de style ni phraséologie que de parler du "génie féminin." Rien n’est autant beau que la beauté d’une saine relation prêtre-femme ; elle est infiniment épanouissante. Malheureusement le sexe et ses hideux corollaires rendent inintelligible la vie consacrée et le célibat du prêtre, perçus comme occasion de chute et d’entretien de la chute. L’on ne veut plus croire que l’amour du Christ peut justifier le sacrifice d’une intimité amoureuse et d’une vie de famille. On ne respecte plus, comme des vocations éminentes, l’engagement religieux et sacerdotal au service de Dieu et de l’Église. Beaucoup d’hommes et de femmes, beaucoup de chrétiens, et peut-être sait-on jamais, beaucoup de prêtres attendent une modification substantielle de la discipline catholique sur le célibat chaste des prêtres, considérée comme appartenant à un autre âge de l’humanité. Ils devront patienter, patienter et patienter encore ! Jusqu’à la fin du monde d’ici-bas. Mieux vaut s’éduquer à comprendre que l’Esprit est à l’œuvre et qu’une mauvaise intelligence de la relation prêtre-femme entraîne inexorablement une suite fâcheuse désastreuse. Dans notre prière d’aujourd’hui sont présents de manière particulière les frères dans le sacerdoce qui rencontrent des difficultés de ce point de vue, les prêtres qui ont abandonné le ministère sacerdotal à cause d’une femme ou qui sont partis du ministère avec une femme. Prions Marie Très Sainte, Mère des prêtres, prions les innombrables saints prêtres de l’histoire de l’Église, de soutenir les prêtres dans la passe difficile qu’ils traversent ; demandons pour eux la grâce de revenir à leur ferveur première.
Abbé Frédéric Serge KOGUE