Chers frères et sœurs, Si nous ne prenons garde, notre vie chrétienne pourrait se réduire à une observance des pratiques rituelles au détriment de l’essentiel ; ce que Jésus appelle : la pureté du dedans. Il s’agit de la pureté du cœur, de l’âme. Nous pouvons croire qu’en sacrifiant aux prescriptions de l’Eglise : aller à la messe dominicale, militer dans un groupe de prière, payer le denier de culte ou les dîmes, faire l’aumône, il ne nous reste plus rien à faire. Penser ainsi c’est être hypocrite, c’est séparer le rite de ce dont il est le signe : la vie intérieure.
« C’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans omettre néanmoins ces autres choses ». Remarquez que Jésus ne nie pas la valeur du culte extérieur ; nous devons le pratiquer. Les dîmes sont une espèce de miséricorde et d’aumône, et entrent en réalité dans le rang de ces choses importantes dont il parle. Mais Il n’a ordonné ces préceptes qu’en les rapportant aux plus importants, c’est-à-dire à la « miséricorde » et à la « justice » et à la « foi ».
Souvent nous gardons avec soin les petites choses qui ne sont qu’extérieures, pendant que nous négligeons les importantes qui regardent le cœur. C’est ce que Jésus dit aux pharisiens « vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, pendant que le dedans demeure plein de rapine et d’impureté. Pharisiens aveugles, nettoyez premièrement le dedans de la coupe et du plat, afin que le dehors en soit net aussi". Comme vous le voyez, la pureté du dehors n’est que l’effet et la suite de la pureté du dedans, et la pureté du corps n’allait point jusqu’à se communiquer à l’âme. Aussi Jésus compare-t-il l’un- le culte extérieur- à un " moucheron " à cause de sa petitesse, et l’autre- le culte intérieur- à un " chameau " à cause de sa grandeur et de son extrême importance. C’est donc dans la pureté intérieure de l’âme que consiste toute la vertu.
Travaillons à cette purification intérieure par la prière quotidienne, le jeûne et la confession. Que le Seigneur nous y aide ! Amen
Père Serges Bidouzo