La sécheresse spirituelle

Chers amis, nous constatons qu’à des moments donnés, même le chrétien le plus fervent sent en lui-même, un dégoût total pour la prière et il n’a plus aucun élan vers le sacré. Une telle situation peut avoir plusieurs causes. Nous vous invitons à vous prononcer sur ce sujet.

Publié le 22 août 2009.

Commentaires (64 messages)

  • La sécheresse spirituelle, par Alex Canisius METIN en R.D.Congo, 22 août 2009 20:11

    L’expression elle même dit tout. Sécherese spirituelle !.......... Le Béninois n’est pas sans connaitre ce qu’est la sécheresse. Ces moments que nous vivons tous sont des dons de Dieu... La sécheresse permet de gouter d’avance á la beauté et la bonté de la saison pluvieuse.Qui passe toute sa vie dans l’abondance perd le sens de l’abondance. Je conçois donc ces moments comme des occasions pour reprendre de l’élan après nous ètre recentré sur l’Essentiel.... Le plus dangereux c’est de tout laisser tomber à l’instant. Tenir bon, ferme et laisser Dieu nous conduire au désert est l’unique solution.... (Je vous en prie, c’est pas une parole d’Evangile)

    • La sécheresse spirituelle, par Père René AGAINGLO, Responsable Site, 24 août 2009 10:35

      Cher Alex, nous vous remercions pour votre approche de la sécheresse spirituelle. Vous avez parlé de l’essentiel sur lequel il faut se recentrer. Pourriez-vous nous dire en quelques mots ce qui est selon vous, concrètement, l’essentiel en cette situation ?

      • La sécheresse spirituelle, par Alex Canisius METIN, 24 août 2009 16:01

        L’Essentiel, c’est le Christ. Une fois en dehors de ces moments de jouissances spirituelles, de consolations..., une fois que les moments de vives émotions n’y sont plus, il nous est donné l’occasion de répondre de manière plus objective à la question : Et pour vous, qui suis-je ? Nous découvrons pour nous même un Dieu dépouillé de tout ce dont nous le revêtons.

    • La sécheresse spirituelle, par AMOUSSOU Victoire Huguette Mahoussi, 8 septembre 2009 14:56

      Salut Abbé, j’avoue que je ne suis jamais entrer dans le menu FORUM , peut être par ce que je suis un peu trop réservé mais je promet de faire de temps en temps un tour. Je ne sait pas encore quoi dire sur "la secheresse spirituelle" pour le moment, mais j’y réfléchirai et je viendrai donner incessament mon avis. DU COURAGE ABBE.

      • La sécheresse spirituelle, par Responsable site, 9 septembre 2009 17:49

        Merci chère Victoire, si vous n’avez encore rien à dire sur la sécheresse spirituelle, je sais que vous ne manquez pas de sujets utiles. Alors je vous invite à proposer des thèmes pour d’autres débats.

  • La sécheresse spirituelle, par ABBE THIERRY-JULES AMOUSSOU, 23 août 2009 15:26

    La sécheresse spirituelle est une réalité de notre vie spirituelle, qui à son tour constitue une vie de combat de tous les instants. Elle se manifeste comme un vide qu’on ressent en soi et quelquefois autour de soi, sans aucune consolation spirituelle. Elle n’est pas nécessairement voulue, mais elle nous tombe là-dessus le plus souvent. Les causes en sont multiples : toutefois, on peut les regrouper autour de trois axes principaux : La sécheresse spirituelle sous forme de tentation : ici, c’est le fruit du Tentateur qui espère par ce procédé inculquer un relâchement spirituel à l’âme pieuse et lui faire abandonner les exercices spirituels, et ce, au profit des distractions, des soucis, des inquiétudes et même des plaisirs du monde. La sécheresse spirituelle comme venant de nous mêmes : à ce niveau, nous en sommes nous mêmes les protagonistes par nos fautes et nos péchés et aussi par notre attachement démesuré aux choses de la terre, sans oublier la négligence qui en réalité constitue la plus grande porte ouverte à ce vide spirituel ; et nous pourrons dire autant de tous les sept péchés capitaux. Qu’on le veuille ou non, le péché favorise ou mieux entraine à la sécheresse spirituelle. La sécheresse spirituelle comme une épreuve de grâce : Le Seigneur permet cette épreuve pour nous inviter à une plus grande vigilance et une humilité vraie pour que la délectation des biens spirituels ne nous fasse pas oublier que nous sommes dans un monde de preuves à donner à travers les épreuves. Ainsi, c’est un avertissement divin donné à l’homme pour l’inviter à une certaine diligence dans la quête de Dieu, même si les délices spirituelles font défaut momentanément... Elle finira quand même par s’ouvrir sur une union plus grande à la Divine Majesté... Dans une sécheresse spirituelle, quelque soit son degré d’existence, la première chose à faire, c’est de rentrer en soi même pour un examen de conscience sérieux qui dans certains cas pourrait donner lieu à une véritable contrition et pour mieux s’ouvrir à la grâce de Dieu. Le Sacrement de Réconciliation trouve ici une place de noblesse. Une telle attitude humble et sincère, avec la persévérance dans les exercices spirituels ferait fuir le Malin de vous s’il était à la base de votre état d’âme spirituel. Mais si elle était liée à la grâce divine, la sécheresse spirituelle permet à coup sûr un nouvel élan qui ne dit pas son nom. Nous savons que Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus a connu cette sécheresse spirituelle et elle l’a bien assumée. Si vous le voulez bien, on pourra l’aborder et l’exposer plus amplement...

    • La sécheresse spirituelle, par Père Christophe CAKPO, 24 août 2009 17:05

      Les causes de la sècheresse spirituelle sont multiples. Celles qui dépendent de nous (péchés, vie de foi mal approfondie, manquement à la prière régulière, manquement à l’état de grâce...) et celles qui ne dépendent pas de nous. De ce dernier point de vue, la sècheresse spirituelle est comme une attente de grâces, un avent de la victoire sur l’un ou l’autre aspect de notre faiblesse à la suite du Christ. Autrement dit, elle apparait comme prémices des grâces dont nous sommes en attente de récevoir dans notre vie de foi. Si elle apparait comme une croix, les spirituels nous en donnent le sens : derrirère une croix, se cache une grâce ! Et bien souvent c’est sous cet aspect qu’elle apparait. Comme quoi, c’est comme si nous sommes pesés et soupesés dans la balance de l’amour de Dieu, c’est comme si le Seigneur nous fait approcher des limites intérieures de sa croix. Mais on oublie aussi qu’elle peut être le fruit des véléités de notre libre arbitre. Là, elle prend la forme de la paresse ou de l’indécision. S’ouvre alors pour nous, l’occasion de nous abandonner dans les mains du Seigneur. Aucune vie spirituelle n’évolue en courbe- croissant. Notre vie de foi fait, hélas, les frais de notre volonté faillible. Mais loin d’être un occasion de chute, il importe d’en rechercher la cause et de l’offrire au Seigneur qui est toujours là. En tout cas, la sécheresse spirituelle, si elle n’est pas trop répétée, est un signe de bonne santé spirituelle. Non pas qu’elle est nécessaire, mais qu’elle nous donne l’occasion d’expérimenter la contingence de notre vie et de nous en remettre au créateur. Cet instant d’abandon et ce élan de confiance en sont les fruits.

    • La sécheresse spirituelle, par Abbé André Quenum, 24 août 2009 17:34

      Je voudrais remercier l’abbé René d’ouvrir ce sujet de discussion autour de la sécheresse spirituelle. La plupart des saints ont fait l’expérience de la sécheresse spirituelle et il est important pour le chrétien du 21e siècle de méditer sur cette dimension de l’expérience de foi. Cela est particulièrement important pour les nouveaux goûts religieux qui se développent et qui jouent beaucoup sur la satisfaction spirituelle et sur l’auto-suggestion du moi gonflé à l’excès. La sécheresse spirituelle nous épure pour une plus grande présence de Dieu dans notre et pour une expérience de la gratuité dans la vie spirituelle. Pour compléter ce que disais Alex et le père Thierry plus haut, je voudrais simplement dire que ce n’est toutes les fois que notre vie de prière est récompensée par la consolation, par une expérience ressentie de la présence de Dieu. Parfois, Dieu se fait tellement absent ! Cela a pu conduire son propre Fils à s’écrier dans l’une des plus grande sécheresse spirituelle les plus "choquantes" : "Père, pourquoi m’as-tu abandonné ?" . En plus de la description ou de la définiton de la sécheresse spirituelle sur laquelle je souhaite que les participants au forum s’attardent davantage, je voudrais faire remarquer qu’elle a pour bénéfice de purifier notre foi. Pour finir, une sainte contemporaine (car elle le sera) a porté l’expérience de la sécheresse spirituelle à un niveau rarement vu dans la vie des Saints. C’est la Mère Teresa. Après sa mort, ses écrits intimes ont révélé que derrière ce courage et cette joie inattaquables qui se consume à servire les plus pauvres, il y avait un long calvaire de sécheresse spirituelle qui a duré 50 ans ! 50 ans ! Je voudrais recommander son livre : "Viens, sois ma lumière : les écrits intimes de la Sainte de Calcutta". Après le discussions, quelqu’un serait-il intéressé à développer un enseignement à proposer sur le site ? Une autre question, quelqu’un voudrait-il partager avec nous son expérienc personnelle de la sécheresse spirituelle ?

  • La sécheresse spirituelle, par Abbé André Quenum, 24 août 2009 20:19

    Chers amis, J’ai répondu tout à l’heure aux messages ci-dessous. Je voudrais maintenant réagir sur l’article lui-même qui lance la discussion sur la sécheresse spirituelle, en poussant la question plus loin, à travers deux interrogations : 1. Certains veulent-ils partager avec nous leurs expériences de sécheresse spirituelle ? 2. Les besoins de salut vécus par la plupart des chrétiens chez nous s’expriment comme recherche d’un Dieu fort qui fait des mérveilles et délivre contre l’ennemi, la maladie, la sorcellerie, l’échec et la faim. Et il y a beaucoup de propositions de confessions religieuses "commercialisées" pour satisfaire ses besoins à la manière d’un puissant marketing religieux -si vous voyez ce que je veux dire. Dans ces conditions, comment parler de sécheresse spirituelle à un peuple qui, d’une certaine façon a raison d’espérer les signes puissants qui doivent accompagner la prédication de l’Evangile ? Je voulais que la discussion puissent inclure davantage les inquiétudes sérieuses de nos frères et soeurs qui cheminent à la suite de Jésus-Christ.

    • La sécheresse spirituelle, par Père Christophe, 26 août 2009 17:31

      Puisque nous sommes à un forum de libres échanges, je me demande, face aux inquiétudes et aux souhaits du Père André Quenum, si le partage de telles expériences spirituelles ne courent pas le risque d’un parti pris. Une sècheresse spirituelle est une expérience personnelle ; ce qui lui donne un caractère un peut trop subjectif. Toutes les expériences d’une apparente absence de Dieu - encore que Dieu n’est jamais absent de notre vie- ne sont pas forcément des sècheresses spirituelles. Comme quoi, celui qui fait l’expérience a besoin d’être éclairé sur les divers élans et les différentes phases de sa vie à la suite du Christ. Pour prendre l’exemple de la vie de Mère Thérèsa et de plusieurs autres saints,il faut voir que cette expérience est souvent à postériori. C’est pas toujours évident que celui qui vit une période de désolation en soit forcément conscient. ce n’est que par l’éclairage de la grâce qu’il a un nouveau regard sur sur ce qu’il a vécu. Ce n’est pas ici une réserve pour décourager quelque partage d’expérience, c’est déjà bon de savoir que cette expérience existe, mais je souhaite qu’il soit fait sans parti pris, sans trop de subjectivité. Car cette expérience a quelque chose de concret et d’existenciel.Mais le partager est une entreprise que je trouve difficile ; et pour cause : Je ne manque pas personnellement de cette expérience de la sècheresse spirituelle,mais comment la partager sans y mettre du mien ? puisque cette expérience est aujourd’hui non seulement le fruit de ma vie de tous les jours avec le Seigneur, mais aussi - je ne veux pas dire surtout- le fruit de l’éclairage que j’en ai reçu de mon guide spirituel. Et comment le partager sans être obligé de raconter ma vie ? Voilà ma difficulté ! Le monde a besoin aujourd’hui d’être éclairé dans ses aspirations les plus profondes à la suite du Christ. Je pense personnellement qu’il lui faut redonner le vrai sens de la croix et celui de ses engagements humains. Toute expérience spirituelle a besoin d’être discernée. Et je crois que ces échanges peuvent contribuer au discernement .

      • doit-on craindre que les participants au forum parlent de leur vécu ?, par Abbé André Quenum, 26 août 2009 23:02

        Avec les mêmes arguments proposés par mon frère Christophe, j’aboutirais à une conclusion contraire quant à la manière de mieux utiliser ce forum pour discuter de questions spirituelles, car en fait, c’est aussi cela dont il s’agit. Pourquoi avoir peur que certaines contributions au forum soient subjectives dans le sens de personnelles ? Cela ajouterait une dimension existentielle (pour revenir aux termes de l’abbé) aux contributions un peu trop théoriques jusque là. Et, sans devenir trop intimiste, on pourrait discuter des exemples proposés par l’un ou l’autre participant au forum pour mieux savoir comment discerner ce qui est sécheresse spirituelle et ce qui ne l’est pas. Au demeurant, ce va et vient entre l’abbé Christophe et moi n’est qu’un début d’un apprentissage que nous devons faire de l’utilisation de cet outil qu’est le site et particulièrement ce forum. Surtout que nous avons osé vouloir d’un forum qui n’est pas censuré, c’est-à-dire que les participants peuvent déposer leurs contributions sans la censure d’un médiateur. Si cela a des risques prévisibles, cela a l’avantage de libérer l’expression, de solliciter l’humble écoute de tous et de mettre un pont entre les distances -si vous voyez ce que je veux dire. Car sur cet espace, chacun peut et doit recevoir de l’autre tout en apprenant à donner à l’autre. C’est un large vers lequel nous devons oser avancer ! Je suis à l’écoute !

        • doit-on craindre que les participants au forum parlent de leur vécu ?, par Elphège Léon Quenum, 30 août 2009 14:38

          A mon avis, toute expérience spirituelle est communicable à un certain degré. Bien qu’elle soit personnelle, la sécheresse spirituelle peut être partagée. Des saints et des maîtres spirituels comme Saint Augustin, saint Jean de La Croix, Sainte Thérèse d’Avila, Saint Ignace de Loyola et la Mère Teresa les ont mentionnés dans leurs écrits. La question n’est pas tant sur la subjectivité qui marque l’expression de ces expériences que sur la capacité de les nommer. Ces expériences sont parfois si déroutantes qu’on a du mal à en parler parce qu’on a l’impression qu’on se dévoile et qu’on expose ses faiblesses. Or la vie chrétienne n’est pas une vie de tout repos. C’est une vie de combat spirituel. Ignace de Loyola en parle en termes d’alternance de consolation et de désolation. La désolation est difficile à vivre car il s’agit d’un temps de désert, de nuit des sens, de solitude et de dégoût de la prière. Et le propre de l’humain est de fuir les épreuves pour rechercher les expériences consolantes. Mais la sécheresse spirituelle est aussi un temps de croissance. Le désert en dépit de son caractère éprouvant est un temps de purification. C’est dans le désert que le peuple d’Israël s’est purifié des idées fausses de Dieu, a appris à Le connaître, et s’est préparé pour se rendre sur la terre promise. Le désert spirituel est donc un appel à la conversion, c’est un appel à avancer sur le chemin spirituel.

  • La sécheresse spirituelle, par Alid, 31 août 2009 18:48

    sécheresse spirituelle...j’ai connu cet état toute ma vie, mais je ne m’en suis rendue compte qu’à la mort de mon frère. je suis d’une famille chrétienne, donc je me suis jamais vraiment pausé de questions concernant la foi. J’ai assité à la messe pendant 20 ans, au lieu de participer à l’eucharistie...quel gâchis. aujourd’hui je me sens plus proche de mon Dieu. Chaque jour, un peu plus proche de Dieu. j’ai pris conscience de ma sécheresse spirituelle latente à la mort d’un proche. souvent, le contraire s’observe. quand ça va mal, on se plaint et on tourne le dos à Dieu. peu importe les raisons qui nous font douter, l’important c’est de retrouver la Foi, la seule chose qui sauve.

    • La sécheresse spirituelle, par Responsable site, 1er septembre 2009 01:11

      Cher Alid, vous avez tout dit ; ce qui importe c’est la Foi. C’est peut-être un peu indiscret de ma part ; cependant je suis tenté de vous demander comment la mort de votre frère a laissé jaillir en vous la lumière. Toutes mes excuses, mais cela pourrait aider d’autres à faire attention à tous les événements heureux ou malheureux qui se produisent dans leur vie.

      • La sécheresse spirituelle, par gracia, 1er septembre 2009 17:44

        Cet état je l’ai vécu jusqu’en 2008. je dirais seule la grâce de Dieu peut nous remettre debout. C’était un grand désert dans lequel je me perdais, je ne priais pas, il était très difficile pour moi de faire même le signe de croix avant d’aller me coucher, j’allais à la messe comme tout le monde, aussitôt la messe finie je retournais telle j’étais arrivée. La confession n’était pas pour moi donc je ne communiais pas. Mais en cette année 2008, suite à une grande déception que j’ai eu et aussi beaucoup de complications dans tous les domaines de ma vie, la grâce du Seigneur m’a rattrapé et après une bonne confession, j’ai été remplie, ma foi qui trébuchait s’est fortifiée.

        • La sécheresse spirituelle, par Abbé André Quenum, 2 septembre 2009 12:48

          ... Et Gracia, tu passeras encore par le désert pour grandir encore plus dans la foi. Il en est ainsi pour nous, sans exception.

      • La sécheresse spirituelle, par Alid, 1er septembre 2009 17:54

        mon frère était un phénomène. Il a du passer les neuf dizième de sa vie soit en prison, soit à faire des choses qui le conduiraient en prison et tout ça sous l’effet de la drogue...Il a donné du fil à retordre à mes parents qui ne savaient plus à quels saints se vouer d’autant plus qu’il était l’aîné d’une famille de 13 enfants. Avant je priais et j’allais à la messe mais beaucoup plus par formalité que par Amour de Dieu. Par exemple je récitais machinalement mes prières au lieu de les ressentir et qu’elles me viennent du coeur. de plus je ne priais que pour demander des choses telles que la paix dans le monde et la guérison des malades, rien de vraiment personnel, j’avais "peur" d’être impliquée ; peur d’être détectée au radar (mais Dieu à un plan pour chacun et Il sait tout). quand j’ai appris la mort de mon frère, j’ai déraillé. j’ai fait des choses que je n’ose pas mentionné et je me suis faite avortée car j’étais enceinte. je ne m’étais jamais sentie capable d’une telle horreur mais je l’ai fait. J’ai compris que j’étais allée trop loin avec cet acte. Il me fallait me recentrer. J’ai donc prié pour arriver à comprendre comment une vie (qui est sensée être une bénédiction) a pu être gâchée à ce point ! et j’ai compris que la solution réside dans la crainte de Dieu. Reconnaître qu’Il est le Dieu des dieux, maître de nos vies et tendre à lui plaire en faisant sa volonté. La mort n’est pas forcément une fatalité si on pense bien, il faut seulement s’y préparer en prenant conscience du fait que seul Dieu sauve. J’ai demandé la Foi à Dieu : c’est paradoxal et merveilleux car Dieu nous donne la foi par laquelle Il nous sauve, on a juste à demander sincèrement.

        • La sécheresse spirituelle, par Abbé André Quenum, 2 septembre 2009 12:37

          Alid, Je voudrais te remercier au nom de tous d’avoir accepté d’offrir ton expérience pour contribuer à la dimension concrête de nos échanges. Pour le bénéfice de tous les autres internautes, je voudrais ajouter que lorsque un témoignage est proposé avec circonspection (comme c’est le cas), cela permet à d’autres de cueillir des grâces venant de la souffrance ou de l’expérience d’un frère ou d’une soeur. Ce qui veut dire Alid, que en parlant de ce que tu as vécu, ton expérience peut porter du fruit dans la vie d’autres personnes. Grâce au mystère de la rédemption, ton frère n’est pas mort en vain, ton bébé n’est pas mort en vain, tu n’as pas souffert en vain, le Seigneur qui transforme la mort en vie et les pleurs en chants donne sens et vie à tout cela. Saint Paul n’affirme-t-il pas que là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ? Je souhaite et je prie donc que tes souffrances et tes péchés continuent de te faire grandir dans la vie de la grâce et continuent de faire grandir d’autres dans cette vie. Enfin, même s’il faut discerner dans ce que tu as vécu la différence et le lien entre le péché et la sécheresse spirituelle, il faut conclure ici provisoirement en disant que la sécheresse spirituelle nous émonde, nous ramone et nous purifie au feu.

          • La sécheresse spirituelle, par Abbé André Quenum, 2 septembre 2009 12:44

            Puis-je demander à Elphège de partiri de la spiritualité ignatienne pour proposer une réflexion sur la distinction et le lien entre désert spirituel et péché ? je le dis en pensant à ce que Alid et Grâce ont partagé avec nous ;

            • La sécheresse spirituelle, par Père Christophe, 2 septembre 2009 17:03

              De très belles expériences partagées ! je voudrais féliciter d’abord féliciter pour le partage. je souhaite en guise de conseil que Alid et Grâce se fassent acompagner (s’ils ne le font pas encore) par un prêtre averti dans ces domaines pour garder la ligne spirituelle qui n’est jamais définitivement acquise. Entre temps, je faisais sur le sujet un recensement spirituel des figures bibliques ( d’Abraham à Jésus)qui ont fait une expérience marquante de désert spirituel. Ceci, pour que l’on procède par identification, dans les partages d’expérience. Mais avec ces partages je suis pris à brûle pourpoint. Il importe de discerner les causes profondes et intérieures de ces périodes de sécheresse et je crois que c’est pour cela que vient à juste titre le point ignatien. Je voudrais aussi dans la même ligne sugérer d’envisager en même temps que la lecture ignatienne une distinction ou une union réelle entre sécheresse spirituelle et état ou conditionnement psychologique. Juste pour approfondir le discernement !

              • La sécheresse spirituelle, par grâcia, 2 septembre 2009 17:59

                Je viens pour complèter mon intervention, il ya 4 jours, au cours de ma méditation, le Seigneur m’a donné une parole, elle est tirée de Apocalypse 2,1-7 et en résumé la parole dit "........Mais voici ce que j’ai contre toi : tu ne m’aimes plus comme au commencement. Souviens toi donc d’où tu es tombé, change d’attitude et agis comme tu l’as fait au commencement. Si tu ne changes pas, je viendrai à toi et j’enlèverai ta lampe de sa place." Avec ce passage, je me demande si le Seigneur n’est pas entrain de mon montrer mon état de sécheresse spirituel actuel. Qu’en pensez-vous ?

                • Du désert à la lumière de la Parole de Dieu, par Josée, 2 septembre 2009 23:31

                  Je suis né dans une famille où l’éducation éait un peu trop stricte. j’ai grandi dans une ambiance de grande rigueur et de large ferveur religieuse. Mais mon Père ne voulais pas que j’entre en religion parce que je suis son unique enfant. il me voulait juriste comme lui. j’ai hérité de cette éducation et j’ai toujours vu les choses telles : je prie le Seigneur m’exauce. j’ai jamais demandé quelque chose que le Seigneur m’ait refusé. A la fin de mes études supérieures, j’ai voulu enfin réaliser mon rêve d’entrer en religion. Mais mon père s’y opposa. Tout a commencé quand j’ai fait l’expérience de ma première amitié. Ce homme m’aimait vraiment pour ce que je suis. j’ai commencé à douter de ma vocation alors que toutes les retraites que je faisais arrivaient à cette conclusion. Au coeur du doute, j’ai cédé aux avances de cet ami perdant du coup ce que j’ai gardé précieusement jusqu’à 25ans. Ma virginité ! Déjà, moi ,qui me confessait tous les mois je me suis retrouvée six à huit mois sans confession, redoutant d’aller répéter ce péché qui est progressivement devenu une habitude ; j’ai perdu aussi l’habitude de la prière quotidienne, je n’allais à la messe que pour aller après à mes surprises parties ; même s’il m’arrivaient des moments de lucidité où je me rendais compte que ce que je faisais n’était pas bon, je manquais à la fois le courae et la volonté pour m’en départir. Au bout de deux ans j’ai mené cette vie de débauche avec mon ami, alors que nous avions fait cinq ans, et finalement,je me suis retrouvée trahie. Et mon ciel s’assombrit ! comme si un malheur ne venait pas tout seul, j’ai perdu mon boulot. finalement je me suis retrouvée dos au mur. Mon Ami étais dans un groupe bizarre et avait son idée dela religion. du fond de ma détresse ces idées me revenaient et j’étais bien tentée de tout abandonner. je suis restée dans cet état pendant plus de six ans. et un jour, il y a moins de quatre ans, j’ai rencontré un prêtre à un concert. Il m’a juste demandé si ça va ! et je n’ai pas pu répondre. il étais si occupé qu’il n’avait pas mon temps. Mais la question est restée posée en moi pendant longtemps et j’ai décidé de m’ouvrir à lui cars depuis peu la situation me pesait. Le jour où je décidais d’aller à sa rencontre, il disait la messe et à l’homélie il a dit une parole qui m’a fauché : "rien n’est perdu pour Dieu". A la fin de la messe ce jeune prêtre ne voulait pas me recevoir, il ne demander de venir plus tard. mais loin de me décourager j’ai respecté le rendez vous et je lui ai parlé. Notre rencontre a duré toute une matinée au moin quatre heures. et il m’a écouté sans un mot. il m’a demandé de de faire une démarche de prière de neuf jours au cours desquels je dois jeuner et prier et faire un examen général de conscience. La démarche finira par une confession. Chose curieuse, il m’a aidé au dernier jour à faire mon examen de conscience et puis m’a renvoyé à son curé pour la confession. Je ne comprenais pas. Après la confession j’ai eu une grande paix. Vraiment c’est comme si je me uis libéré d’un grand fardeau. Je suis revenu chez Le Prêtre qui m’a aidé et il m’a expliqué un peu finalement ce qui s’est passé en moi. Il a avoué qu’il ùmanque d’expérience dans la matière et qu’il ne peut pas. Puis il m’a indiqué chez les Jésuites à Godomey me demandant de me faire suivre par un prêtre psychologue. Et là c’était une nouvelle épreuve, je ne sais comment la raconter puisque cela n’a pas été facile pour moi. Mais j’ai compris que je vivais une période sombre sprituellement et que le Seigneur m’a touchée. Maintenant j’ai repris ma voie et après cette expérience je ne veux plus jamais me laisser le chemin de ma foi.

                  • Du désert à la lumière de la Parole de Dieu, par Sr Laure Maestre Pie Venerini ( Rome), 3 septembre 2009 18:09

                    Je vous remercie chère Josée et par vous, je remercie les uns et les autres pour les diffèrents témoignages. Ce n’est pas toujours facile de parler de soi-meme et surtout à un public. Mais avec la grace de Dieu tout est possible. Je vous encourage et prie le Seigneur afin qu’il vous conserve pour toujours dans son Amour. Comme l’a dit le Pére, il est toujours bon, et je dirai recommandé, de se faire suivre par un bon Père spirituel quelque soit notre état civil et notre rang social. Comme chrètien nous devons etre attentifs meme aux petits signes et événements de notre vie car Dieu se sert de tout pour nous venir en aide. Alors courage !

  • La sécheresse spirituelle, par Abbé André Quenum, 3 septembre 2009 03:23

    Chers internautes, ne pensez-vous pas que le témoignage de Josée repose la question de la disctinction et du lien entre l’état de péché et la sécheresse spirituelle ? Son expérience montre aussi le rôle du prêtre que rappelait Christophe. Et de ce point de vue, je voudrais dire à Gracia que si le message qu’elle a eu comme fruit de méditation est claire c’est que le Seigneur l’appelle à la conversion. Mais c’est tout ce qu’on peut en dire dans le cadre d’une discussion publique. Que Gracia aille voir son directeur spirituel pour mieux discerner les esprits et mieux comprendre ce que lui dit le Seigneur. D’autre part, l’expérience de Josée fait aussi la part entre la dimension psychologique et la dimension spirituelle des expériences vécues.

    • La sécheresse spirituelle, par Elphège Quenum, 4 septembre 2009 09:10

      Il est très facile de glisser de la sécheresse spirituelle au péché. La sécheresse est un état de fadeur et de tiédeur. C’est un état spirituel où on n’éprouve pas de la ferveur pour Dieu et pour la prière, pas de joie ni de consolation dans les exercices spirituels. Ce n’est pas encore un état de péché. Le péché exprime un état de rejet de l’amour de Dieu et de sa parole inconsciemment ou consciemment. Cela se manifeste par un acte qui offense Dieu et ne respecte pas sa parole, la loi d’amour qu’il nous donne pour bien vivre. Par contre la sécheresse spirituelle indique un moment difficile qu’on traverse, un temps de combat spirituel. Elle peut être même provoquée par Dieu pour conduire le croyant à découvrir un obstacle en lui qui l’empêche de recevoir l’Esprit de Dieu. La sécheresse spirituelle n’est pas cependant sans lien avec le péché. Elle peut être la conséquence d’un état de péché tout comme elle peut conduire au péché. C’est pourquoi dans un cas comme dans l’autre on a besoin d’un guide spirituel pour savoir comment y faire face et progresser dans la vie spirituelle. Des problèmes psychologiques peuvent aussi favoriser l’un ou l’autre état. Dans ce cas l’aide d’un psychologue chrétien facilite le progrès spirituel. Alid et Gracia peuvent avec l’aide d’un père spirituel déterminer là où se trouve le péché et là où se trouve un combat spirituel à vivre et à traverser.

      • La sécheresse spirituelle, par Aristide Augustin Dossou, 4 septembre 2009 13:04

        Bien répondu, Elphège. La sécheresse spirituelle n’est pas automatiquement synonyme de péché. C’est un mal être que tout chrétien peut traverser à des périodes de sa vie spirituelle et humaine. De façon négative, elle peut être l’aiguillon de l’ennemi de la nature humaine pour nous décourager à suivre la voie de Dieu, qui est la voie de la vie, en nous montrant les difficultés de la voie que nous prenons. De façon positive, elle peut être une manière pour Dieu de nous ramener à l’humilité et à l’adoration en nous apprenant que les différentes consolations reçues n’étaient pas le fruit de nos efforts spirituels personnels, mais un don gratuit de Dieu.

        • La sécheresse spirituelle, par Luc Assogba, 5 septembre 2009 03:25

          Merci à toutes et à tous. Je chercherai à être un peu plus concret. En clair, toute sécheresse paraît un moment de coupure. Une saison de rupture, en même temps qu’il existe la ou les saisons de bon vent, du bon courant d’air... Notre existence (chrétienne) n’est donc pas un passoir aux percées semblables, identiques, ni une trajectoire de platitude, sans échangeurs. La sécheresse spirituelle intervient donc comme une coupure de courant, mais en ceci qu’il s’agit d’une coupure prolongée, à court et/ou moyen termes, et jamais à long terme. Car ceci serait de la fatalité... A mon avis, et en attendant qu’on y poursuive les échanges en cours, la sécheresse spirituelle est une phase dans l’existence du chrétien, une phase d’emphase. Le chrétien recherche sa connexion, son équilibre, son souffle : il a besoin d’oxygénation. Voyons voir : "Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m’as-tu abandonné ?" Puis, après coup : "J’ai soif". Du simple vinaigre peut alors faire l’affaire ! Et ainsi, la sécheresse spirituelle est, de façon imagée, comme un moment de délestage électrique, de déconnexion. Le chrétien cherche à s’électriser. Séché ou en sécheresse, il se trouve justement en tension de se reconnecter spirituellement. La grâce n’y est pas et est fortement recherchée comme un don de sang. Il peut y arriver tout seul, s’il est au prisme régulier avec les sacrements, c’est-à-dire, s’il est en phase avec les modules de sa vie de chrétien, de façon pratique. Pas besoin de guide avant d’aller, par exemple, au sacrement de réconciliation... C’est là le tour de pause obligée, le recours nécessaire prévu en cas de..., qu’impose la sécheresse spirituelle comme moment de déconnexion-reconnexion. Lorsque cela dure, ça veut dire que les forces ordonnées du chrétien s’affadissent : pas de pratiques régulières des sacrements, difficile autoreconnexion par suite de profonde déconnexion. L’ordinateur s’est planté ! Alors, il est besoin de toucher les touches de contrôle(CTRL-ALT-SUPPR), d’arrêter même tout et de redémarrer. L’ordinateur s’est planté, il y a appel à l’informaticien (Jésus Christ, la prière), il y a comme un S.O.S. en cours, il y a besoin d’un maintenancier (le directeur ou l’accompagnateur spirituel). A ce propos, moi je n’aime pas le mot de ’guide’ ici. Nos langages contemporains désignent autrement et confusément les guides spirituels... Gardons-nous-en !

  • Un Dieu fort et la sécheresse spirituelle, par Abbé André Quenum, 5 septembre 2009 09:17

    Je voudrais ouvrir un autre pan de la question en répétant une question posée plus haut : Les besoins de salut vécus par la plupart des chrétiens chez nous s’expriment comme recherche d’un Dieu fort expérimenté émotionnellement, qui fait des mérveilles et délivre contre l’ennemi, la maladie, la sorcellerie, l’échec et la faim. Et il y a beaucoup de propositions de confessions religieuses « commercialisées » pour satisfaire ses besoins à la manière d’un puissant marketing religieux -si vous voyez ce que je veux dire. Dans ces conditions, comment parler de sécheresse spirituelle à un peuple qui, d’une certaine façon a raison d’espérer les signes puissants qui doivent accompagner la prédication de l’Evangile ?. Si cela vous dit, je propose que cette dimension du débat ne soit pas occultée.

    • Un Dieu fort et la sécheresse spirituelle, par Luc Assogba, 5 septembre 2009 15:38

      Je ne pense pas, qu’autour de la donne que présente le père André il faille discuter de choses qui ne nous touchent pas. Pour ma part, les médias sont un champ ouvert à tous, désormais, et chacun y passe de sa logique, de ses propagandes marketing sur fond de fausses perceptions à valeur ajoutée sur Dieu : c’est ce que le père André désigne de "Dieu fort expérimenté émotionnellement...". ça n’a pas d’autres noms q le prosélytisme de profit. Pour ce qui nous concerne, il ne faut pas se laisser séduire par ces marchands d’un produit qui a tout d’"un Dieu fort expérimenté émotionnellement, qui fait des mérveilles et délivre contre l’ennemi, la maladie, la sorcellerie, l’échec et la faim..." Le chrétien doit se recentrer sur Jésus-Christ. Et ce Jésus-Christ, il n’y a qu’à lire dans sa vie toutes les phases de sécheresse spirituelle. Pour moi, la sécheresse spirituelle n’est pas d’abord de l’ordre de la dramatique du péché. Faisons en sorte à d’abord dédramatiser la chose. Car, c’est du fait des drames suggérés ou convenus sur les histoires de sorcellerie et autres faits avérés d’échec, de maladie, de faim et d’inimitié consacrée par notre environnement, que les marchands d’illusion désormais en assaut sur nos chaînes de télévision, dégainent leur obsession du gain : on profite des misères du prochain ; et beaucoup parmi nous suirvivent dans ces misères. Et, la sécheresse spirituelle mal discernée entraîne dans des travers de recours, et ils foisonnent, les marchands d’illusion, des plus occultes aux mieux-disants autour de leurs casernes dominicales de prêchi-prêcha. En somme, j’invite à ce que nous puissions prendre la sécheresse spirituelle comme un aspect de notre condition humaine, tout court, d’abord. Car, sous quels cieux au monde, l’échec, la faim, etc. de nos approches de sorcellerie à nous Béninois, n’existent pas ? Répondons, puis poursuivons dans le sens du pan de question soulevé par le père Quenum : nos besoins de salut....

    • Un Dieu fort et la sécheresse spirituelle, par Toho, 5 septembre 2009 16:00

      Bonjour à tous.Je constate que je rattrape la discussion avec un peu de retard.Ce n’est pas grave je ferai avec. Je tiens à remercier le Père René pour avoir introduit ce sujet sur la sécheresse spirituelle,sujet qui me touche un peu de façon particulière. Avec le temps, je pourrai partager avec vous mes expériences...Pour le moment je réagirai à la préoccupation de Père André sur ce que j’appelle le marketing mix des cellules d’actions commerciales(ou plus simplement les sectes).Je dirai que pour mieux cerner ce phénomène, il faut analyser la chose dès la racine.La notion de signes et de miracles est relatives et nul ne peut espérer un miracle là ou il y a n’a pas.Les gens sont à la recherche de miracles palpables parce qu’ils croient ce que leurs disent les sectes ;or nul ne peut adhérer à une idéologie sans en être sérieusement convaincu. Question1:Dans quelle mesure sommes nous convaincus de notre Religion pour pouvoir en convaincre d’autres ? Question 2:quelles actions menons nous au sein de notre communauté religieuse pour donner une raison de rester à ceux qui y sont déjà ? Question 3:Ou s’arrête en nous la religiosité et ou commence la religion..(c’est à dire ou s’arrête la simple théorie qu’on nous a enseignée et ou commence l’expérience spirituelle profonde que nous sommes supposés partager avec conviction et rayonnement) ? J’attends beaucoup de la réaction de nos Pères du forum. Merci

      • Un Dieu fort et la sécheresse spirituelle, par Christophe C., 6 septembre 2009 02:45

        Les besoins de salut vécus par la plupart des chrétiens s’expriment comme recherche d’un Dieu fort expérimenté émotionnellement et peut traduire aussi un état de pauvreté et de sécheresse spirituelle. Un exemple : Après les messes, plusieurs viennent s’agenouiller devant la sacristie pour demander la bénédiction. Ils viennent avec de l’eau, de l’huile, et autres sacramentaux. A la question de savoir pourquoi la bénédiction de la messe n’a pas suffit, ils répondent qu’ils ont besoin d’être touchés par le prêtre. Que feront-ils de l’eau et de l’huile ? ils aspèrgent leur maison, leur commerce.......oignent leurs corps et autres objets en diverses occasions... cet usage traduit un état de fait. vitalité ou "asthénie" spirituelle ! Utiliser les sacramentaux n’a, en effet, aucune contre indication si ce n’est dans un esprit fétichiste : Le sacramental devient un talisman. Ce qui traduit un état de dépression spirituelle. On peut l’étendre à volonté à d’autres habitudes plus ou moins conscientes : La course aux visions, aux prières de guérison... on préfère l’exercice de dévotion ( chemin de croix , chapelet et autres) à la célébration du sacrement eucharistique. Et je crois que ce rapport à l’Eucharistie est le premier signe qui permet de discerner notre état spirituel, ou la santé spirituelle d’un groupe. " La sécheresse spirituelle n’est pas d’abord de l’ordre de la dramatique du péché." certes, mais le mystère de la vie spirituelle ne saurait être saisi qu’en scrutant le mystère du Christ qui la fonde. Car la foi nous engage dans une aventure dramatique où tout est appelé à être clarifié sous la mouvance de l’Esprit. C’est pourquoi le chrétien catholique ne doit pas s’emprisonner dans une religiosité douteuse pour se prémunir contre les "trafiquants de Jésus Christ".

    • Un Dieu fort et la sécheresse spirituelle, par Maxime de Bon Pasteur, 6 septembre 2009 13:52

      La grandissime recherche permanente de "guérison, de signes, de protection..." sur tous les plans et la satisfaction personnelle surtout matérielle des uns et des autres, pousse malheureusement beaucoup de fidèles à se lancer dans la course aux "prières efficaces". Ceci conduit souvent à se forger un Dieu selon des pouvoirs qu’on veut lui attribuer( Dieu de miracle, tout puissant, défenseur, ce Dieu qui semble être tout sauf amour et Père) Ainsi, retrouve t-on des séances de prière organisées dans les rues et dans des maisons et où on "attrape" facilement le démon et "guérit" des supposés malades en faisant d’eux des abonné(e)s de prières. Autrement le jour où les sorciers disparaitraient de la terre ou quand il n’y aurait plus de pauvreté matérielle dans ce monde ici bas, les gens cesseraient de prier...( drôle de foi hein) Moi, je trouve dans ces soifs du matériel et du bien-être mondain au détriment de l’essentiel en passant par la paresse criarde des chrétiens à se laisser former par le biais des recollections, retraites animées par des personnes avisées et autorisées ; une secheresse spirituelle grave. "...Mon peuple périt faute de connaissance"... C’est aussi valable pour nous jeunes aujourd’hui en proie à la recherche de vie de luxe et cibles de tous les courants idéologiques et de toutes les vices de notre temps, débouchant sur un synchrétisme parfait sans le moindre soucis de ce que pourrait être le SALUT dans notre vie. Une grande tâche revient à l’Eglise pour encore sauver les meubles (à moins que ceux qui se laissent perdre soient "à la suite de Judas" des volontaires à la perdition....)

      • expliquer la secheresse spirituelle a un sourd muet !, par abbé andré quenum, 7 septembre 2009 08:26

        Voyons voir, disait l’aveugle à un sourd (rire). Voyons voir. Hier, j’étais au monastère de Toffo et après la messe avoir prêché sur l’évangile du sourd muet, je vois à la sortie un sourd-muet qui plus de 10 ans, a l’habitude d’aller à la messe au monastère. Je pense encore ce matin à lui et aussi à vous chers discutants. Comment allez-vous lui expliquer la sécheresse spirituelle si vous deviez le faire ? (Bon, j’avoue que là, je suis un peu malicieux). Mais plus sérieusement, comment peut-on dire sécheresse spirituelle en fon ? ou dans une autre langue du Bénin ? C’est pour demander en fait si dans l’éducation de l’homme intérieur à la vie spirituelle, nous réussissons à communiquer avec assez de précision et de manière concrète. Je comprends qu’une bonne partie du peuple de Dieu connaît ces réalités par expérience spirituelle et intuitivement. Mais l’éducation de la grande majorité reste-t-elle pas un peu sommaire ? Je pose la question non pas pour dire que les pasteurs ne font assez leur travail, mais plutôt pour montrer que nous avons besoin de beaucoup plus de créativité dans une certaine pastorale surtout en ce qui concerne l’éducation à la vie spirituelle. Certes on éduque pas à la sécheresse spirituelle en tant que telle. Mais l’éducation à la vie spirituelle fait comprendre que la vie du Chrétien évolue entre consolation et absence de consolation et qu’on ne vas pas à Dieu seulement comme on va à un distributeur automatique pour se faire servir... Je dois partir... Voyons voir... bonne semaine à tous.

        • expliquer la secheresse spirituelle a un sourd muet !, par Responsable site, 7 septembre 2009 11:30

          Je voudrais d’abord commencer par présenter mes excuses, parce que je n’ai pas encore de réponses aux questions posées par le Père André. Mais je voudrais quand même le remercier et remercier aussi le Père Christophe parce que les interrogations, les objections qu’ils lancent et même les expériences qu’ils évoquent nous permettent d’approfondir vraiment la réalité de la sécheresse spirituelle. Je remercie aussi tous nos amis qui ne cessent d’intervenir. Je voudrais également nous dire que nous aussi nous avons la possibilité de proposer des thèmes que nous jugeons utiles à débattre.

          • Quelle est la puissance du Pardon, par Toho Rébecca-marie, 7 septembre 2009 13:37

            salut à tous.Je rattrape la proposition de l’Abbé René en vous soumettant un autre thème de réflexion mais qui ne nous écarte pas tellement du thème de départ. Ce thème m’est d’autant plus important quand je réalise que c’est cela qui m’a fait expérimenté la sécheresse spirituelle. Alors je l’intitule «  Quelle est la puissance du Pardon  ». Je vous remercie déjà pour votre intervention.

          • expliquer la secheresse spirituelle a un sourd muet !, par jalyne reine DOSSOU de la paroisse st joseph d"agbato, 8 septembre 2009 16:43

            moi pour mon thème je proposerais " la place de la jeunesse dans l’église famille de dieu"

  • thème de pardon proposé pr Rebecca, par Abbé André Quenum, 7 septembre 2009 23:19

    Merci ma chère Rebecca pour le thème. Je propose que le père René, le responsable du site attende un ou deux jours pour voir s’il y a d’autres prositions de thèmes. Qu’il y en ait ou pas, je pense que le thème sur le pardon est bon pour ouvrir un autre débat. L’abbé pourrait donc commencer par se préparer pour ouvrir un troisième forum.

    • Constat, par Responsable site, 8 septembre 2009 10:33

      Je suis entièrement d’accord avec le Père André. Moi j’avais même prévu trois jours. Nous attendons donc d’autres propositions. Je signale déjà que le thème de pardon ne peut pas ne pas être débattu ; ce n’est pas le Père Christophe qui dira le contraire (rire). Nous attendons cependant d’autres propositions pour savoir ce qu’il faut faire passer avant l’autre. Maintenant, j’ai mis constat comme titre de mon intervention pour vous demander si vous constatez avec moi l’absence presque totale de certains de nos amis dans ce débat. Je cite quelques uns : Père Jules Thierry AMOUSSOU, Mlle Jalyne Reine de Agbato, Frère METIN de la RDC, Le Père Jean Curé de ZOGBO, José TOZE, Amélia KOUAME, Maxime de Bon Pasteur..... Pourquoi, chers amis, êtes vous absents dans ce débat ?

      • Constat, par Maxime de Bon Pasteur, 8 septembre 2009 13:51

        Bonjour à tous et merci à chacun pour les différentes interventions. Père René, c’est vrai que je ne suis pas vraiment présent sur ce forum qui traite de la sécheresse spirituelle. Mais il faut aussi reconnaître que c’est un thème bien trop vaste et bien profond que rien ne se dira à la va-vite. Quant aux thèmes à proposer, j’ai un peu pensé à : 1- L’ENGAGEMENT DU JEUNE CHRÉTIEN AU COEUR DE LA NOUVELLE EVANGELISATION. 2- les formes d’idolâtries d’aujourd’hui dans notre Eglise. 3- l’Inculturation 4- le Syncrétisme A vous et aux autres amis de voir ce qu’on pourrait prendre en tenant aussi compte des propositions des autres qui ne tarderont certainement pas. Dieu vous bénisse !!!

        • Merci, par Responsable site, 8 septembre 2009 15:00

          Merci cher maxime, tes thèmes sont vraiment intéressants. Nous attendons aussi d’autres propositions et d’ici après demain on va choisir d’abord un qu’on va lancer .

          • Merci, par Maxime de Bon Pasteur, 8 septembre 2009 15:04

            Nous serons au rendez-vous plaise à Dieu...

            • sécheresse spirituelle, par C. Christophe, 8 septembre 2009 19:17

              Non, mon cher René, je suis entièrement d’accord avec toi. on peut passer à un autre thème si vous voulez. Mais je me demande si on a déjà épuisé la question - je réfléchis à haute voix- Je crains qu’on ne survole les questions et qu’on reste sur notre soif.J’avais pensé qu’avec les points que vous faites, les divers résumés pour revenir à l’essentiel, on pourrait toujours approfondir et même passer à un autre thème sans sentir le besoin de l’exprimer. Déjà l’intervention du Père André est semble pour ma part un nouveau départ. Au fond, je voudrais dire que c’est à vous de nous guider d’ouvrir les horizons vous pouvez le demander comme vous le faite déjà à l’un ou l’autre de faire aussi un point précis. Mon souhait est que le lecteur qui vient a ce forum ait une large vue pour s’instruire tout en se divertissant. Avec le thème de départ on pourrait bien parler du pardon, pourquoi pas ? en tout cas ça fait plaisir d’être à ce forum ; alors je suis à l’écoute !! A vos ordres !

              • sécheresse spirituelle, par Responsable site, 9 septembre 2009 02:15

                Merci Père Christophe. J’avoue que je partage le même souci que vous. Il est plus qu’évident que nous n’avons pas épuisé la question. Mais cependant il se pourrait qu’il y ait des gens qui ont d’autres préoccupations et qui ne se retrouvent pas dans le débat actuel. Ceux-là attendent peut-être qu’on aborde quelque chose sur ce qui les préoccupent. C’est justement la raison pour laquelle j’ai demandé des propositions de thèmes venant directement des internautes. Mais pour ce qui est des débats précédents nous essayerons de faire les points et même relancer certains débats au besoin.

      • Constat, par jalyne reine DOSSOU de la paroisse st joseph d"agbato, 9 septembre 2009 13:28

        Dirai-je vraiment que je suis absente ? non parce que jusqu’à présent je ne vois pas comment libérer sans prendre mon propre exemple si vous me permettez. Mais je dirai seulement que la secheresse spirituelle est un moment dans la vie d’un homme qui sait vraiment quoi faire pour se sentir près de son Dieu mais les circonstances ou la négligence ont fait qu’on ressent un vide en soi comme si nous sommes sans amour ; parfois on le reconnais mais parfois on n’est convaincu que le destin est parallèle à la miséricorde de Dieu. je reviendrai quand même !

        • Constat, par Responsable site, 9 septembre 2009 17:45

          C’est déjà des idées que vous jetez là chère Jalyne, nous attendons donc votre retour. N’oubliez pas de proposer des thèmes que vous jugez utiles.

          • Constat, par jalyne reine DOSSOU de la paroisse st joseph d"agbato, 10 septembre 2009 18:39

            bien sur que je reviendrai et je suis deja là ; bon pour le thème j’avais deja proposeé quelque chose plus haut mais je reviens en reformulant celà : l’engagement de la jeunesse dans l’église famille de Dieu. Je proposerais aussi ’’le rêve de la jeunesse face à la réligion catholique’’. toujours concernant la sécheresse spirituelle, je dirai que c’est un manque d’ecoute à notre niveau puisqu’aucune foi ne peut vivre sans se nourir de la parole de vie et écouter la voie du saint esprit, en d’autre terme lorsque nous commençons par manquer la messe à cause de la paresse, un vide se cré en nous et là commence la sécheresse spirituelle.

      • Constat, par kouamé Amélia, 10 septembre 2009 22:17

        Bonsoir cher abbé veuillez recevoir toutes mes excuses mais je participais à une retraite organiseé par mon groupe sur Dekanmey.Par rapport à la sécheresse spirituelle je peux dire que cela ne manque pas dans la vie d’un chrétien et que tout ce que nous avons à faire est de nous accrocher au Christ,de nous nourir de sa paole et d’avoir la foi qu’il est présent au milieu de nos épreuves.Et comme thème je propose "L’amour" du prohain ou la "peur". Car nous jeunes, nous ne savons plus aimer et par manque de confiance nous sommes bloqués dans nos affaires, nous ne pouvons plus rien entreprendre tellement la peur est en nous au point ou nous transformons notre prochain en ennemi .Merci

  • La sécheresse électronique, par Abbé André Quenum, 10 septembre 2009 01:04

    j’ai la sécheresse électronique, c’est pour cela que vous ne m’avez pas vu depuis deux jours (rire). Pourtant je suis ! A demain

    • La sécheresse électronique, 10 septembre 2009 11:23

      La paix de JESUS à tous. comment le chrétien peut-il vivre sa foi dans son milieu professionnel ? Je ne sais si la question a été bien formulé mais c’est un thème que je propose. Je suis actuellement confronté à ce problème, je ne peut rien porter sur moi qui montre ma foi. Comme eux tous dans le service je suis supposé ne dire que des paroles inconvenantes, ce que je ne fais pas et on me dit que moi j’affiche trop ma foi, de cacher désormais mon chapelet et quand je serai chez moi je pourrai le réciter.

      • La sécheresse électronique, par Responsable site, 10 septembre 2009 12:32

        C’est un thème intéressant ; seulement que vous n’avez rien dit sur votre identité, tout au moins votre prénom. Merci

        • La sécheresse électronique, 10 septembre 2009 13:00

          c’est gracia

    • La sécheresse électronique, par Maxime, 10 septembre 2009 16:31

      Bonjour Père André, nous voulons bien croire que la sécheresse électronique a pris fin et que le beau temps a commencé ou va commencer. (sourire) Agréable journée à vous.

      • La sécheresse électronique, par José !, 10 septembre 2009 17:30

        Hum ! j’espère que l’internet est enfin descendu du Zem ! et qu’il va au moins en voiture d’occasion à Cotonou ! (sourire) Salut à tous ! Le Thème de Gracia m’intérsse vraiment !

        • La sécheresse électronique, par Maxime, 10 septembre 2009 18:14

          Salut José votre contribution serait la bienvenue. Nous attendons aussi vos propositions. Mais j’ai du mal à vous identifier est-ce Josée (femme) ou José (homme) ? .... (sourire)

          • Mon avis, par Responsable site, 10 septembre 2009 21:14

            Je suis d’accord avec Maxime (rire)

          • La sécheresse spirituelle, par Abbé André Quenum, 10 septembre 2009 21:21

            Maxime, ma sécheresse électronique est finie... je suis en train de descendre de "la croix". Et José, entre temps ma connexion est allé plus lent encore que le zem pour avoir une vitesse de "taxi cana" (tu as connu cela ? rire). Maitenant, tout rentre dans l’ordre. Plus sérieusement, je propose que nous discutions tout de suite de la question de Gracia en demandant à l’abbé rené d’ouvrir un forum sur cela avec comme première indication le cas que Gracia a proposé. Et après cela, nous pouvons discuter de la question du pardon proposée par Rebecca depuis quelques jours. Je crois que beaucoup de Chrétiens souffrent ainsi dans leur lieu de travail et nous pouvons en discuter. merci à tous et bonne nuit !

            • La sécheresse spirituelle, par Luc Assogba, 12 septembre 2009 02:16

              Ainsi soit-il ! C’est alors que s’ouvre la sécheresse spirituelle de la sécheresse spirituelle en débat. Et nous passons à autre chose, fort du souffle retrouvé autour de ce début du forum.

              • La sécheresse spirituelle, par Responsable site, 17 septembre 2009 10:10

                Le message de mon cher Luc ne met pas fin au débat sur la sécheresse spirituel ; il reste donc ouvert.

                • La sécheresse spirituelle, par C. Chistophe, 18 septembre 2009 00:10

                  Merci cher Père, de nous tendre à nouveau la perche ! La sécheresse spirituelle nous permet d’apprécier notre degré de spiritualité et notre niveau de proximité avec le Seigneur. A ce sujet, il existe trois degrés de spiritualité ; le premier est celui du Serviteur,où nous vivons en relation d’obéissance au Seigneur ; nos suivons les préceptes du Seigneur parce que c’est lui qui les a dits et les a commandés, tel Abraham qui quitte tout pour aller là où le Seigneur lui indique sans savoir où aller espérant contre toute espérance. cette première étape est la relation de foi dans laquelle le Seigneur est le seul guide. La deuxième est la relation d’Amitié et de confidence avec le Seigneur. Ici ce n’est pas seulement une relation d’affection mais une relation qui nous met à l’égal de Dieu en nous insérant dans ses projets, tel Abraham qui entre dans le secret de Dieu et discute avec lui. " Je ne vous appelle plus serviteurs, mais des Amis.." Jn 15,15 . Ici la relation a évolué d’un cran ; car nous sommes libérés de la loi et de l’idolâtrie pour être effusés de nouveau par l’esprit qui nous conduit à la vérité toute entière, et qui nous plonge dans le dessein de Dieu. Ici nous faisons des expériences mystiques, non pas pour les autres mais pour nous mêmes, puisque nous sommes des confidents de Dieu qui nous révèle le mystère de sa miséricorde pour monde et surtout pour nous mêmes. Le dernier dégré est celui des fiancailles et des Epousailles. C’est la grande étape de la communion avec le Seigneur. Ici nous demeurons non seulement dans son amour mais nous sommes tout en lui et tout à lui. Il est en nous et nous en lui.C’est la relation de Marie qui se dispose à Dieu et devient, du coup, Mère de Dieu. Ici l’Esprit est repose sur nous et fait de nous des tabernacles vivants de Jésus Christ. "Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi.." Entre ces étapes ou à chaque niveau, il y a des désert ou des crises : sécheresse spirituelle ! Au premier degré, la sécherresse se manifesterait par l’habitude de certains péchés qui nous conduisent au découragement parfois d’aller redire la même chose en confession ; en effet, à ce degré, nous devons avoir la grâce d’être affranchis de la loi du péché, grâce liée au baptême. La source est le manque de volonté dans la prière et la conséquence est la fragilité de la foi. Mais une fois vaincue dans la grâce d’une bonne confession, cette sécheresse nous introduit dans l’amitié de Dieu. Au second dégré, la sécheresse spirituelle se traduit par une paresse inédite à l’approfondissement de la foi et une velléité à la divination : on banalise la connaissance de la foi mais on court après les vendeurs de vérités spirituelles, l’horoscope , la consultation du fa etc. On croit à tout et à rien à la fois. Le risque est l’apostasie ou le scandale de la foi. Mais si le fidèle persévère dans la vraie connaissance de Dieu, il découvre le vrai visage de son amour. La dernière étape, la sécheresse apparait comme un vide en soi, une "absence" de Dieu mais cela ne dure pas si le fidèle s’abandonne à Dieu et s’ouvre à lui. Ici, ce n’est ni une homélie ni une parole d’évangile ; c’est juste une méditation ou une réflexion spirituelle. Merci

                  • La sécheresse spirituelle, par Marie - Claude MONSI, Saint Martin, Cotonou, 29 septembre 2009 12:48

                    Moi je pense que le manque de pardon est une des causes de la séheresse spirituelle. Le pardon est une puissance qui libère, c’est vrai, il n’est pas facile de pardonner mais avec Jésus c’est toujours possible. Si l’on ne pardonne pas, l’on est inerte, et l’on se ronge quotidiennement. Il m’est arrivé une fois de ne pas pardonner mais j’avoue que c’est moi qui ai récolté les pots cassés. Un jour, à la messe, alors que je voulais faire la paix du Christ, je me suis tournée et j’ai vu celle que j’ai offensée, j’ai été obligé de lui donner ma main qui a tremblé un peu, et depuis ce jour, on s’est pardonné et chacun a retrouvé la paix. Le pardon libère, je vous assure, faites l’expérience

                    • Nos anges gardiens, des amis personnels, par grâcia, 6 octobre 2009 10:05

                      Bonjour chers tous Permettez moi de sortir du thème et de partager cette petite expérience avec vous. Nos anges gardiens sont des amis personnels que Dieu nous donnent gratuitement. Mais quand nous ne les utilisons pas ils ont comme les mains attachées et ne peuvent rien faire tant que nous ne leur demandons. Je l’ai sû il n’y a pas longtemps, et comme expérience j’ai commencé à invoqué mon ange gardien pour qu’il m’aide en sortant de chez moi le matin, à vite trouver le Zémidjan qu’il me faut avec le prix qui me convient et je vous dit ça marche. Je n’ai pas attendre 5 minute pour chercher et le prix voulu est dit automatiquement par eux même. Je remercie le Seigneur pour ses êtres si magnifiques. Sainte journée à tous et à chacun

                      • Nos anges gardiens, des amis personnels, par Responsable site, 7 octobre 2009 12:17

                        Merci chère Gracia pour cette précieuse information. Beaucoup de chrétiens ignorent cette réalité. Nos anges gardiens font des choses extraordinaires pour nous, surtout si nous leur demandons d’agir. Nous y reviendrons probablement après.

  • La sécheresse spirituelle, par Parfait DOVONOU, 13 octobre 2009 15:15

    La sécheresse spirituelle est une manière d’éprouver notre foi et de jauger notre degré d’attachement au "tout autre" que Dieu est pour nous. Qui suis-je sans Lui ? Que suis-je si je suis loin du feu ? Comment suis-je si je suis loin de la fraîcheur ? Ce sont les interpellations personnelles auxquelles je dois me soumettre quotidiennement. De toute façon, j’ai plus à gagner en étant "connecté" à Dieu en permanence. Fais un effort sur toi, considère le néant de toutes les choses de ce monde, laisse lui le volant de la vie et dors derrière la barque comme Lui-même en a fait. La foi est une vie et la vie doit être la foi. Bon courage/

  • Fin du forum, par Responsable site, 15 octobre 2009 21:29

    Nous mettons un terme à ce forum. Nous remercions tous nos frères et sœurs qui l’ont animé de tout cœur. Retrouvons-nous désormais sur le Forum du pardon déjà lancé.