
Avez-vous jamais jeûné volontairement ? Le jeûne est avant tout lié au temps de Carême. Abstention volontaire de nourriture pendant un certain temps, le jeûne, jusqu’à ces dernières années, semblait tomber en désuétude sauf chez les moines. Heureusement, il connaît de nos jours, un renouveau d’intérêt dans la société et dans l’Eglise catholique.
Le Christ a invité ses disciples à jeûner sans ostentation (Mt 6,16) et a Lui-même jeûné (Mt 4,2). Les apôtres ont eux aussi jeûné (Ac 13,2 ; 14,23 ; 2Co 11,27) et, très tôt dans l’Eglise, le mercredi et le vendredi ont été considérés comme des jours de jeûne (on a des traces de cette pratique autour de la fin du Ier s.). Pâques était alors préparé par un jeûne de deux jours, étendu sur un plus grand nombre de jours au IVè s.
Aujourd’hui, l’Eglise catholique ne prescrit le jeûne que deux fois par an : le Mercredi des Cendres (début du Carême) et le Vendredi saint (célébration de la mort du Christ), mais elle incite à des pratiques personnelles de renoncement et de partage.
Tous les Exorcistes vous diront qu’il est bon de jeûner pour le combat contre les forces des ténèbres ; car : « le jeûne paralyse le malin ».