Frères et sœurs en Christ, chers amis,
Nous sommes les purs produits de la miséricorde de Dieu. En 1ère lecture, Paul, un produit de la miséricorde de Dieu sur le chemin de Damas, fait, aux corinthiens, l’éloge de la doctrine de l’Evangile et le bénéfice qui y est lié lorsqu’on s’attache à l’évangile « Cet Evangile, vous l’avez reçu, et vous y restez attachés ; vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ».
C’est l’attachement à l’évangile qu’annonce Jésus qui a poussé cette femme de ville, cette pécheresse, à s’approcher de Jésus dans la maison du pharisien, parce qu’elle a compris elle aussi qu’elle est pur produit de la miséricorde de Dieu ; miséricorde qu’elle accueille par les larmes qui s’échappent de ses yeux pour qu’elles recouvrent cette sérénité, un peu comme le ciel recouvre sa sérénité après une abondante pluie. En voyant ce spectacle, le pharisien s’indigne pour Jésus « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est, une pécheresse ». Jésus le rejoint au cœur de son indignation pour le guérir de sa fausse justice. L’autre n’est pas d’abord pécheur, il est le prochain, un pur cadeau de Dieu pour ne pas dire un pur produit de la miséricorde de Dieu.
Que personne parmi les pécheurs ne désespère de son salut et que personne parmi les justes ne se laisse aller au relâchement. Que celui qui est fier de sa justice se garde d’une confiance présomptueuse (car souvent une femme de mauvaise vie le précédera dans le royaume des cieux) et que le pécheur ne se décourage point, car il peut s’élever au-dessus même des plus parfaits.
Que Dieu aspire notre misère de pécheurs par la puissance de son Esprit Saint.
Père Hermann Juste NADOHOU AWANOU