Jeudi 12 Août 2010

Frères et sœurs Christ, chers amis

De même qu’il n’y a pas de limite à l’amour, de même il n’y a pas de limite au pardon, à la patience et à la compréhension. Le pardon est donc une nécessité, parce qu’il est un impératif venant de Dieu. Nous vivons aujourd’hui dans un monde troublé, en ébullition. Les conflits armés, les divorces, les séparations, les animosités sont devenues la seule réponse à toutes sortes de divergences de vues, et l’homme ou la femme qui pardonne est considéré(e) comme un être faible, alors que celui ou celle qui se venge, qui divorce, est valorisé(e).

Le pardon n’est pas une faiblesse, mais une force d’âme que possèdent ceux qui ont du cœur comme Dieu lent à la colère (patient), plein d’amour et de miséricorde. L’amour pardonne tout, excuse tout et supporte tout, nous dit 1 Co 13, 7.

Rien n’explique donc que l’on se dérobe au pardon ou que l’on refuse de pardonner ou que l’on se déclare las de pardonner ou de se faire pardonner. Dieu n’est jamais fatigué de nous pardonner la même et unique faute que nous ne cessons de commettre et qui nous conduit au confessionnal. L’orgueil empêche les hommes de se pardonner entre eux certes, mais l’humilité les y oriente en abandonnant toute soif de vengeance à Dieu.

Si le pardon libère celui qui pardonne et celui qui est pardonné, il restaure, pour tous, la communion fraternelle brisée et fortifie l’harmonie du groupe. Nous n’avons aucune raison véritable de ne pas pardonner à celui qui revient demander pardon et à celui qui ne revient pas demander pardon « Père pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font….. »(Lc 23, 34)

Que l’Esprit Saint nous aide à être tolérant, patients et moins désagréables ou moins intransigeants en face du pardon à accorder. Qu’il transforme nos cœurs et les remplisse du désir de pardonner aux autres et à nous-mêmes.

Père Hermann Juste NADOHOU-AWANOU

Publié le 12 août 2010.

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