Jésus Guérit les malades et annonce le Royaume. Méditation du Mercredi 02 Septembre 2009

Jésus Guérit les malades et annonce le Royaume.

L’Evangile de ce jour comporte trois parties : la guérison de la belle-mère de Pierre ; le ministère de compassion de Jésus auprès des foules ; la prière matinale du Seigneur et le dévoilement de la raison de sa venue. Dans la suite de l’Evangile d’hier, Jésus, sortant de la synagogue où il vient de manifester la puissance de sa Parole en libérant un homme d’un esprit impur, entre sans transition dans la maison de Simon. Son action y est tout à fait semblable : il ordonne - littéralement il « interpelle vivement » - la fièvre de quitter la malade. « A l’instant même elle se leva et elle les servait ». Le médecin Luc sait apprécier l’efficacité de l’intervention : pas besoin de convalescence, la femme est immédiatement disponible pour le service. Cependant, la transformation instantanée suggère qu’il ne s’agit précisément pas d’une guérison - celle-ci suppose toujours une inscription dans la durée - mais plutôt de l’irruption d’une vie nouvelle, qui vient prendre la place de l’ancienne, déficiente ; le terme utilisé pour exprimer le relèvement de la malade, suggère une participation anticipée à la résurrection de Jésus lui-même. Sans plus attendre, la belle-mère de Simon se met à servir le Seigneur, prolongeant ainsi la liturgie qui vient de s’achever à la synagogue. Avec la venue du Christ, la présence de Dieu passe des lieux de culte institués, dans la maison des hommes, où l’Emmanuel veut prolonger l’intimité qu’il a vécue trente ans avec Marie et Joseph à Nazareth. Le second volet prolonge la révélation de la toute-puissance de la Parole de Jésus en faveur de tous. Le Fils de l’Homme apparaît comme contagieux de vie lorsqu’il « se penche » sur nos misères. Cette Puissance de vie qui émane de lui dérange les esprits impurs, au point que ceux-ci s’en trouvent obligés de se retirer. Hier déjà nous les avions entendu confesser la sainteté unique de Jésus : « Je sais qui tu es : le Saint de Dieu », s’était exclamé un des leurs ; aujourd’hui la reconnaissance se précise encore : « Tu es le Fils de Dieu », titre réservé à Jésus précise saint Luc « parce qu’ils savaient eux qu’il était le Messie », c’est-à-dire le Oint, celui sur qui repose l’Esprit Saint de Dieu. Le troisième volet est une conclusion et une ouverture. Jésus a exercé son ministère toute la nuit. Au lever du jour, tandis que les autres prennent quelques heures de repos, il se retire à l’écart, hors de la ville - saint Marc précise : « pour prier » (Mc 1,35). Il y a là un équilibre entre l’action et la contemplation qui est caractéristique de l’agenda du Christ. Cet équilibre voulu révèle la nature de la mission du Christ. Cela me fait penser à une remarque fort juste de Mère Thérésa de Calcutta : « L’action sans la contemplation n’est qu’agitation et la contemplation sans l’action n’est qu’évasion ». « Seigneur, nous ne sommes que “de faibles êtres de chair” dont “la conduite toute humaine” n’a pas grand-chose à voir avec les exigences de ton Evangile ! Pourtant nous mettons en toi notre confiance : nous ne sommes ni meilleurs ni pires que “ces hommes et ces femmes atteints de diverses maladies” qui se pressaient autour de toi aux portes de Capharnaüm, et auxquels tu as manifesté toute ta tendresse et ta miséricorde. “Nous attendons de toi notre vie : tu es pour nous un appui, un bouclier. La joie de notre cœur vient de toi, notre confiance est dans ton nom très saint” (Ps 32). »

Serge GOUGBEMON, sscc

Publié le 2 septembre 2009.

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