Le ministère de Jésus en Galilée poursuit son cours et Luc nous montre la compagnie de Jésus. En plus des douze, Luc nous présente un groupe important de femmes associées à l’oeuvre missionnaire de Jésus. S’agit-il là d’un texte qui aurait échappé à toute censure masculiniste ? Certaine pas.
L’intention de l’écrivain tient sans nul doute grâce à une seule logique : si le salut est universel, le discipolat ne connaîtra pas aussi de barrières sociologiques et culturelles. Et femme et homme chacun selon son état et le don reçu de Dieu, peut travailler à l’oeuvre du salut. Ces femmes de l’évangile, sont pour nous l’exemple du don de soi pour l’avénement du Règne de Dieu. Elles ont expérimenté et vécu en leur chair, le pardon et l’amour de Dieu. Au contact de Jésus, le disciple renaît à l’espérance et redécouvre que le don de soi est un nouveau désir de vivre. Saint Paul en ses recommandations à Timothée donne le cadre qui oriente et féconde l’être-disciple ou le discipolat : s’en tenir à l’enseignement unique et solide reçu du Seigneur, savoir que la recherche de l’avoir obscurcit notre cheminement spirituel et nous tombons dans toutes sortes de convoitises insensées et funestes. « La racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être livrés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont infligé à eux-mêmes des tourments sans nombre. » (1 Tim 6,10)