Homelie 3 Octobre 2009

3 Octobre 2009

Dieu n’est-il pas l’éloigné, l’insensible de nos situations de détresse ? Ne sommes-nous pas les victimes innocentes de situations spirituelles que nous démaîtrisons ?

La lecture de Baruch (Ba 4,5-12.27-29) réclame de nous, aujourd’hui, à ce propos, une sérénité dans les accusations contre Dieu. Cette quiétude nous permet d’identifier les responsabilités de Dieu et les nôtres dans les conséquences du péché. Si Dieu les autorise ou s’il les inflige pour parler littéralement : le malheur, les calamités, les crises ; ce n’est pas d’abord qu’il les provoque et qu’ensuite il les inflige à l’homme en vindicatif impitoyable ! Au contraire, comme nous le garantit le prophète Baruch, la sanction n’est pas une invention de Dieu pour maintenir l’homme dans l’esclavage ou le respect conditionné de sa loi. La sanction est avant tout en elle-même une conséquence intrinsèque du péché.

L’orgueil, la prostitution à d’autres divinités, la promiscuité avec les nations païennes sont un éloignement délibéré de Dieu qui provoque la dislocation de la société et l’évanouissement de la protection que Dieu accorde et que l’homme fuit en faisant le mal ou créant ses propres normes.

En consolant et encourageant ses enfants dans la quête résolue de Dieu, la Jérusalem personnifiée nous rappelle notre part de responsabilité dans nos lieux de soucis. Dieu se donne donc à voir non seulement comme un puits de miséricorde mais aussi et surtout comme déterminé aux côtés de ses serviteurs et servantes engagés. Le malheur devient une clé de lecture de son intimité avec Dieu. Ainsi, en nous assurant le salut, Dieu sollicite notre engagement pour le bien.

Dieu notre Père, que nos épreuves nous convertissent et nous rapprochent de toi.

Abbe Gad AINA

Publié le 3 octobre 2009.

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