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Chers frères et soeurs, nous savons que le Mariage est devenu un véritable casse-tête chinois surtout dans le milieu juvénile. On se demande pourquoi il y a tant de divorces aujourd’hui au niveau des couples régulièrement mariés. Mais nous n’ignorons pas que ces échècs sont, dans une certaine mesure, dus aux critères que nous nous donnons pour le choix de l’âme soeur. Le Père Damien GBAGUIDI, prêtre du Diocèse de Dassa, actuellement aux études à Cotonou, se propose d’échanger avec vous sur la question du choix du conjoint ou de la conjointe. N’hésitez pas de lui poser vos préoccupations dans ce sens.
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Ludolphe, Paroisse Ste Famille / Tankpè, 7 juillet 2010 09:07
Bjr à ttes et à ts. Le choix du conjoint ou de la conjointe ?! Il serait peut-être bien de commencer par convaincre la jeunesse de l’utilité, de l’importance des liens du mariage...cela guidera peut être ses choix. Si la finalité du choix est bien cernée, il y aurait certainement un peu plus de chance pour un bon choix. Faut-il aimer par intérêts ? par reconnaissance (c’est lui / elle qui a toujours été mon support, alors...) ? par amour et rien que par amour ? Faut-il aimer par ’’essai’’ (si ça marche tant mieux. Si non, encore une ou un autre...) Je suis persuadé, en ce qui me concerne, que toute relation qui n’a pas pour fondement l’amour et rien que l’amour est vouée à l’échec avant que les personnes en présence elles-mêmes ne s’en rendent compte. Souvent, à ceux qui défendent cette conviction, il est répondu : ’’tu n’as qu’à manger l’amour et boire de l’eau’’. L’amour n’est donc plus perçu comme un don au sens le plus large et le plus noble du terme. Quand on donne, on ne demande pas de l’argent, on ne demande pas un objet, un service en retour. Sinon ce n’est plus un don. C’est une vente ou excusez-moi le terme (un peu vulgaire) un troc. On échange ou plutôt on s’échange contre des objets, de l’argent, etc pour, non plus une relation profonde, mais des instants de plaisirs. Oui ! Je crois qu’il faut avoir le courage des mots : le choix du conjoint ou de la conjointe est aujourd’hui (hélas) déterminé par le plaisir qu’il ou elle peut apporter (Argent, Sexe, etc). Or, j’en suis et j’en serai toujours convaincu, il faut aimer l’autre, le choisir pour ce qu’il ou elle est [gentil(lle), attentionné(e), présent(e) mais en temps temps discret(e)] ; et non pour ce qu’il ou elle a (son compte en banque ; le nombre de véhicules qu’il possède ; combien il peut me donner par jour, par semaine, par moi, quel plair sexuel peut-il ou peut-elle me procurer, etc). Dans le bonheur d’autrui, je trouve mon bonheur. Pour l’amour, c’est l’autre qui passe en première position. Si tel n’est pas le cas, alors ce n’est plus de l’amour. Dans un monde ’’globalisé’’ comme le notre où tout est capitalisé (le règne de l’argent) est-il encore possible d’aimer ... d’amour ? J’apporterai ma réponse tout à l’heure. Bne jné à ttes et à ts. Union de prières
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Georges, 9 juillet 2010 11:46
Bonjour à tous... Le sujet qui fait l’objet du présent forum me semble assez délicat, car il n’est pas facile de le simplifier en indiquant des critères universels pour le choix du conjoint. De fait, les expériences des uns et des autres sont bien diverses et le succès ne dépend pas toujours des précautions antécédentes. Je partage avec le frère Ludolphe que l’élément de base reste l’amour (et non les intérêts opportunistes et inopportuns), mais l’amour lui-même demeure une réalité dont on ne peut définir avec précision les contours. Beaucoup de jeunes croient aimer sincèrement, parce qu’ils sentent battre leur coeur... mais le temps finit par les convaincre qu’ils avaient plutôt désiré et non pas aimé. Et la question que je me pose est de savoir si la sincerité du sentiment peut vraiment suffir comme critère de certitude qu’on aime l’autre. Je pense, pour ma part, qu’aimer n’est pas un postulat, c’est une dynamique, un cheminement... ou mieux encore un objectif, non pas un objectif final, mais un objectif initial et définitif... La certitude de l’amour n’est ni dans la qualité du conjoint, ni dans la conviction intérieure de son propre sentiment, mais plutôt dans la détermination personnelle à s’engager POUR TOUJOURS. En d’autres termes, être capable de dire de l’autre : "je suis persuadé que mon coeur l’a élu, mais même s’il arrivait que mon coeur m’ait trompé, je resterai fidèle à mon choix." Pour être plus simple encore : je dirai qu’il faut se sentir capable de ne jamais renoncer à son choix. C’est de cette manière que Dieu nous aime. Dieu nous a choisis et ne renonce jamais à son choix. C’est un tel amour (défi personel de fidélité non seulement à une personne mais aussi à un choix) qui peut orienter vraiment dans le choix du conjoint. MAIS ATTENTION, même un tel amour (disponibilité personnelle pour un engagement définitif) ne suffit pas toujours pour choisir un conjoint, encore faut-il être parfois réaliste. OUI... IL FAUT SAVOIR ETRE REALISTE... C’est ici que le débat exige qu’on puisse esquisser des CRITERES OBJECTIFS (à défaut d’en trouver d’universels), et la-dessus je m’en remets à l’abbé Damien que je salue avec une grande affection fraternelle.
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Georges, 9 juillet 2010 11:54
Père Damien, que dites-vous de certaines spiritualités-loteries en vue du choix du conjoint ? Par exemple, quelqu’un prie une neuvaine à la recherche de l’âme soeur et établit qu’à la fin de la neuvaine, la première personne qu’il rencontrerait serait le conjoint envoyé par Dieu. Dans plus d’un cas, cela a fonctionné... dans d’autres cas, non. Qu’en dites-vous ?
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par P. Damien G, 10 juillet 2010 13:22
Chers frères et sœurs, je vous salue tous ; vous qui avez l’habitude de participer à ce forum, vous qui y prendrez goût dans le futur, et vous qui êtes particulièrement touchés par ce thème. Je vous salue chaleureusement, vous les jeunes qui avez l’avenir devant vous ; vous qui êtes déjà engagés dans un lien de mariage, vous qui vous y préparez. Je vous bénis tous, vous qui avez connus des déceptions et qui n’osez pas recommencer, vous qui êtes en manque ou en difficulté d’amour ; vous qui êtes dans le dilemme. Que Dieu écoute les souhaits de vos cœurs et qu’il y réponde. C’est aves joie et allégresse, mais aussi avec un peu d’appréhension que je fais mon entrée dans ce forum que je trouve très passionnant à en juger les fora passés. Oui j’ai de l’appréhension parce qu’il s’agit d’un sujet où je n’ai d’arme que ma foi, ma culture et l’expérience des autres ; ma propre expérience aurait été une arme précieuse mais je n’en ai pas. Cependant, ma joie et mon allégresse demeurent à l’idée qu’il s’agit d’un forum et non d’un cours magistral. Je compte sur vos expériences pour enrichir ma contribution ; l’échange d’idées est toujours une chose passionnante. Je salue, avec révérence, mes aînés et prédécesseurs dans ce forum, les Pères Matthieu et Ambroise. Je remercie les frères Ludolphe et Georges pour leurs contributions qui ont le mérite de bien center le débat. J’espère que beaucoup d’autres contributions et témoignages viendront enrichir nos échanges
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par P. Damien G, 10 juillet 2010 13:25
Commençons par situer le problème posé dans son contexte. On parle de choix du conjoint dans un contexte de mariage ; et le mariage, dans une conception même simplement humaine est une institution, c’est-à-dire une structure caractérisée par sa stabilité dans le temps. Celui (celle) qui cherche un(e) conjoint(e) ne recherche pas un compagnon ou une compagne d’un moment dont la présence deviendrait inutile quand les circonstances auront changé. Celui (celle) qui cherche un(e) conjoint(e) ne recherche pas non plus un(e) concubin(e) discret(e) et même caché(e) qu’on ne peut présenter officiellement. Celui (celle) qui cherche un(e) conjoint(e) n’attend pas qu’on le (la) lui impose. La question du choix du conjoint se pose à celui ou celle qui veut fonder le devenir de sa vie sur « un partenariat » avec un(e) autre. Cette question se pose à celui ou celle qui croit encore en l’être humain (à commencer par lui (elle) même) au point d’accepter de faire confiance à un autre pour toute la vie et d’attendre qu’on lui fasse confiance pout toute la vie. Cette question se pose à celui qui accepte de lier son avenir pas tout à fait certain à l’avenir encore plus incertain d’un autre. Car, quand vous êtes conjoints, vos chances deviennent communes, vos malchances aussi, vos réussites et vos échecs de même. Ceci dit, je conviens parfaitement avec les frères Ludolphe et Georges qu’aucun critère autre que l’amour ne doit motiver le choix du conjoint. Tous les autres critères, argent, passion, rang social, nécessité… nous amènent à avoirs des compagnons de circonstance, des associés, des complices, des esclaves de nos désirs et passions ou alors des tyrans dont nous servons les désirs et passions. Seul l’amour peut choisir un conjoint, car seul l’amour – et le vrai – est, par définition, durable dans le temps ; seul l’amour est, par essence, stable. N’en déplaise à ceux qui demanderait malicieusement ( comme l’a fait remarquer le frère Ludolphe) s’il faut manger l’amour et boire de l’eau. Et pourtant, la question posée reste entière : qu’est-ce en effet que l’amour ? Comment savoir qu’on aime vraiment ? En attendant de poursuivre et de répondre à la question du frère Georges, je vous souhaite du plaisir dans ce forum.
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Ludolphe, 12 juillet 2010 09:57
Bjr à ttes et à ts. En attendant que le Père ne nous donne une définition de l’amour, je voudrais rebondir sur un propos tès important du frère Georges : l’amour et le désir. Alors que j’animais un jour une causerie sur le livre Cantique des cantiques, une question simple mais embrassante m’a été posé : ’’Quelle différence y a-t-il entre dire à une femme qu’elle est jolie et lui dit qu’elle est belle ?’’ Si je ne trompe pas est joli, ce qui plaît par l’esthétique, l’élégance. J’irai jusqu’à dire que ce n’est que ’’l’extérieur’’. Alors qu’est beau (bel) ce qui suscite l’admiration, plaît (oui) et satisfait intellectuellement, rend l’esprit et le coeur heureux. Et là je dirai que nous parlons plus de ’’l’intérieur’’. Tout ceci m’amène à dire que si je m’engage sur la durée avec quelqu’un pour sa joliesse (elle a de superbes jambes, une démarche princière, il a un sourire envoutant, porte de beaux vêtements), inévitablement c’est le désir qui guide mes pas. Par contre, oui il / elle est physiquement ’présentable’ (tout le monde l’est), mais je me suis engagé sur la durée pour des qualités et des vertus (intelligence, compréhension, honneteté, etc.), c’est...de l’amour. Et il faut le cultiver. Ovide disait bien à propos que faire des conquêtes est un effet du hasard, les entretenir est un art. Je ne vais pas être trop long. Je dirai en plus qu’aujourd’hui, la jeunesse dans sa majorité ne parle que sexe et argent. La jeunesse est ’argentivore’ et ’sexivore’. Comment et pourquoi ? Je reviens. La nation m’appelle au travail. a +. Union de prières
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par P. Damien GBAGUIDI, 15 juillet 2010 00:28
Parlons maintenant de l’amour. Il s’agit d’une faculté de l’être humain qui lui vient bien sûr de sa ressemblance avec Dieu. En effet Dieu est tout entier amour ; mais quand on parle de l’amour humain ; il s’agit à la fois d’une motion intérieure et d’un acte. On ne choisit pas toujours d’aimer, on se rend compte qu’on aime et bien souvent, on ne peut même pas dire pourquoi on aime tel ni même pourquoi on n’aime pas tel autre. voilà pourquoi l’amour est une motion intérieure qui ne dépend pas de celui qui aime. Mais l’amour est aussi un acte humain. Aimer est un verbe d’action et non un verbe d’état. l’amour nait donc aussi d’une décision consciente et volontaire du sujet aimant. Disons en somme que l’amour est à la fois émotion et raison. Que l’amour soit émotion et sentiment, cela ne pose apparemment aucun problème, d’ailleurs, la tendance générale est de considérer que l’amour n’est que sentiment, ce qui amène à évacuer toute raison, toute conscience et toute décision de l’amour. Ne dit-on pas généralement que l’amour est aveugle ? Bien sûr, l’amour commence toujours par un sentiment, une émotion que déclenche la présence d’une personne, une rencontre, un regard, une attitude, quelques fois même un parfum, une ressemblance entre une personne et une autre qu’on avait aimer. C’est cela les coups de foudre. Mais tout cela n’est pas encore de l’amour. L’amour n’est même pas un acte ponctuel. L’amour est un sentiment qui naît, grandit, mûrit, perdure, devient stable et même perpétuel et qui induit des comportements et des attitudes correspondantes. Il ne faut donc pas confondre l’attrait de départ avec l’amour. On ne peut aimer quelqu’un sans le connaître, on ne peut connaître quelqu’un sans le rencontrer. La rencontre est ponctuelle, la connaissance n’est jamais achevée, l’amour grandit ou diminue au fur et à mesure qu’on connaît. On peut donc savoir pour quelle raison on aime quelqu’un puisqu’on sait souvent pour quelle raison on déteste quelqu’un. On ne choisit pas toujours les personnes qu’on va rencontrer, mais après une rencontre, on peut choisir de garder ou non le contact. C’est vrai que le désir de revoir une personne peut être quelques fois irrésistible mais on a toujours le choix. Il faut donc faire attention et savoir raisonner nos amours. Dans le cadre du choix d’un conjoint, l’amour doit être progressif, réaliste comme le disait le frère Georges. Il s’agit d’un choix de toute une vie ; il ne faut donc pas se précipiter. Si l’amour est non seulement un sentiment mais aussi un acte de raison, on peut donc avoir des critères qui l’orientent. Nous allons y revenir.
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Responsable site, 17 juillet 2010 14:22
Merci beaucoup cher Père Damien pour cette lumière que vous nous avez donnée. Je me fais le porte parole de cet ami qui, faute de connexion, m’a téléphoné pour demander s’il faut renoncer dès le départ à un amour qui n’a pas de répondant chez l’autre (c’est-à-dire j’aime l’autre qui ne m’aime pas, mais on s’est dit qu’avec le temps ça va prendre de son côté) ; faut-il renoncer à cet amour ou bien espérer que ça ira ? Je voudrais aussi inviter les amis internautes à profiter de ce forum pour poser toutes les interrogations qui sommeillent encore en eux sur le choix du conjoint ou de la conjointe
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Vital, 17 juillet 2010 21:10
Ouf !!! Belle question mais avec de gros pieges !Je vais directement au but......... je trouve personnelement que si les 2 etres(le courtisant et la courtisee) ne regardent pas dans la meme direction c’est-a dire avoir une meme opinion du mariage, meme objectif, meme spiritualite, meme reve et la crainte de Dieu, il ne vaut pas la peine de perdre son temps en avoir un espoir vain. Un jour, pour une raison ou une autre, l’etre courtise pris par un sentiment de coup de foudre ou un sentiment de "je vais essayer voir" ou juste par une attirance vis a vis de l’autre pourra ceder. Immaginer un peu comment sera la suite. Peine perdue pour le macon. Ou ira le "fameux amour" ?On ne peut pas adapter les pneus d’un camion a une petite voiture, le desequilibre est grand et l’accident tout proche. L’amour ne se tente mais il nait tout naturellement ; et quand les deux regardent dans la meme direction, il est tout beau car le Seigneur reste avec eux. Au frere qui a pose le probleme et a tous ceux qui vivent la meme situation, je leur dirai de prier, de bien discerner et de bien voir s’ils ont les memes visions car c’est important.
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par ZC.AINA, 17 juillet 2010 22:03
Rien ne se base sur la precipitation et aussi sur le sentiment ( le senti ment toujours). Pour reussir le plus bel amour bref son mariage il faut se donner les moyens necessaires tels que "se connaitre" connaitre Ses desirs,les desirs de l’autre, sa personne et celle de l’autre, quels sont tes objectifs et ceux de celui ou celle que tu pretends faire la vie ;"faire le dicernement" par le choix de quelqu’un qui s’y connait dans ce domaine et qui peut vous aider sur ce chemin. Et surtout mettre tous ces desirs en priere car seul Dieu connait notre coeur et notre desir et ce qui nous convient.Et comme l’a dit Vital l’amour ne se tente pas,tenter l’amour c’est jouer avec le feu et les consequences sont la.Mieux vaut asseoir sa maison maintenant pour en beneficier ses fruits demain que de s’aventurer dans un futur sans lendemain...
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Vital, 17 juillet 2010 22:14
Bonne reponse ZC AINA car effectivement "s’aventurer dans un futur sans lendemain" n’est que peine perdue qui conduit au "si je savais" dernier mot de l’imbecile. Helas que le frere qui a pose le probleme ne pourra pas se connecter aisement. Cher Pere responsable, veuillez bien lui faire le compte rendu.Mon frere, reflechit bien pour ne pas regretter demain. Que Dieu t’assiste
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Ludolphe, Paroisse Ste Famille / Tankpè, 19 juillet 2010 09:32
Bjr à ttes et à ts. Je voudrais nuancer un peu les réponses apportées par les deux frères qui m’ont précédé. L’amour est un setiment qui naît naturellement ! Oui ! Et, nous sommes tous d’accord, j’espère, que le coup de foudre n’est pas amour ! Alors, si ce lundi, X déclare ses flammes à Z qui n’y répond pas favorablement, faut-il qu’il jette l’éponge et dise :’’Il/elle ne m’aime pas.C’est fini.Plus rien à faire.’’ Non ! Je crois qu’il faut toujours se battre dans la vie pour celui ou celle qu’on aime ; il faut toujours se battre pour tout ce qu’on aime. On ne s’aime jamais comme dans les films, tout nu et pour toujours. S’aimer c’est lutter, contre des milliers de forces qui viennent de nous-mêmes et du monde. Je connais trois couples (deux déjà dans les liens du mariage et le troisième en cheminement). Le dernier, celui en cheminement, l’homme a déclaré son amour à la femme il y a deux ans. Et la réponse a été NON ! Il a pourtant continué à développer des liens d’amitié avec cette femme. Et, c’est cela le ’’se connâitre’’. De la fréquentation est née une connaissance pointue l’un de l’autre. Et, le sentiment naturel de l’amour a surgi au coeur de cette femme avant même qu’elle ne s’en rende compte. Les deux premiers couples dont je parle ont connu une histoire similaire. Pour l’un, l’amour n’est né qu’au bout de quatre ans. Oui ! Si à chaque fois que nous disons à quelqu’un que nous l’aimons et qu’il/elle nous dise ’’NON ! Je ne t’aime pas moi ’’, nous devons immédiatement aller chercher ailleurs, nous devons alors nous dire que nous n’aimions vraiment pas l’autre quand nous avons été lui dire ’’Je t’aime’’. C’est vrai, qu’attendre tout ce temps (deux ans, trois ans) pour un hypothétique OUI semble un long chemin. Mais, dites-moi qui d’entre nous ne serait pas un peu surpris, voire inquiet d’entendre en allant déclarer son amour à une femme : ’’Oh ! Oui ! Depuis le jour où j’attendais cet instant ! Oui ! Je t’aime aussi autant que tu m’aimes’’. Après l’euphorie des premiers instants, je parie que nous nous poserons une foule de questions, les unes plus déroutantes que les autres. Et le doute prendra au bout du rouleau place. L’amour est patience. Il sait attendre, quand il est sincère, que l’autre lui dise oui. Mais, au cas où, nous sommes convaincus (les actes et les paroles sont là pour preuves) que le NON est catégorique et iiréverscible (différence de culte ou autres), il vaut mieux ne pas insister. Allez ! Je me sauve. La nation m’appelle au travail. Bne jné.Bne semaine à ttes et à ts. Union de prières.
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Vital, 19 juillet 2010 17:25
Je ne suis pas contre ce que soutient Mr Ludolphe. Les 2 exemples qu’il a cites ne constituent qu’une minorite. Qu’il n’oublie pas chaque individu est unique. L’Homme etant tres complexe de nature, ce n’est pas parce que X et Y ont eu une certaine chance que A et B l’auront. X peut etre different de A de nature ; X et A ou Y eyt B peuvent ne pas avoir la meme conception de l’amour ou la meme crainte de Dieu. Je m’arrete sur les demonstrations mathematiques. Je ne suis pas pessimiste mais prudent face aux illusions.Je peux ne pas etre amoureux de x aujourd’hui mais l’etre demain, ;cela peut arriver ;la prosmicuite cree l’amour dit-on,donc je dois m’assurer que mon amour pour x n’est pas un coup foudre (qui peut naitre de nos frequentations, ou de son charme ou son argent). Dans certains cas, ca peut etre de l’amour vrai mais la probabilite est faible. Il faut etre prudent et prier Dieu au secours. Merci
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, 21 juillet 2010 19:02
Après quelques jours d’absence, je rattrape le débat ; Et je vous remercie tous de l’avoir enrichi de vos apports. Je commence par apporter ma réponse à la question dont le père responsable du site s’est fait le porteur. Comme l’a dit , je crois, l’un des intervenants, il n’y a pas d’amour possible si les deux êtres qui projettent de vivre toute leur vie en semble ne voient pas dans la même direction. Il faut donc pour celui qui veut déclarer sa flamme à l’autre, le temps de voir si ces centres d’intérêts rnecontrent ceux de l’autre. Je crois avoir fait remarquer que l’amour est aussi bien sentiement que raison. J’ajoute qu’aimer quelqu’un c’est aussi vouloir qu’il soit à son aise, c’est chercher à lui faire plaisir, chercher à le contenter. Aller jusqu’à se demander si l’autre se plait en ma compagnie comme je me plais en la sienne, c’est cela aussi aimer. Et je voudrais ajouter que si l’on fait vraiment l’effort de connaitre celui ou celle pour qui on a un sentiment, on peut deviner la réponse qu’il ou elle donnerait si on lui faisait des avances. Bref, aimer c’est découvrir qu’on aura du bonheur en compagnie de l’autre mais aussi et surtout que l’autre aura du bonheur en ma compagnie. Si je n’écoute que mes sentiments sans m’interroger sur les sentiments de l’autre, je l’aime pas encore assez. Toutesfois, je peux prendre le temps de connaitre l’autre, de m’interroger sur ses sentiments et finir par conclure que nous aurons du bonheur ensemble et pourtant essuyer ’un échec’ en lui faisant des avances. Dans ce cas mon attitude après sa réponse est très déterminante pour la suite. Il n’est pas indiqué de prendre en aversion une femme qui juge que vous ne lui correspondez pas ? A défaut d’être des amants on peut bien être des amis. Et l’amour peut bien finir par faire suite à l’amitié. C’est là que le frère ludolphe peut avoir raison en nous citant le cas des trois couples. Mais pendant qu’on s’éfforce à maintenir une amitié à défaut d’amour rien n’empêche d’être attentif à d’autres personne en qui on peut découvrir une âme soeur. Ajoutons pour finir que tout cela doit se baigner dans une atmosphère de prière... Dieu n’est pas indifférent à l’amour humain. Cela me permet de répondre à une vieille question du frère Georges... P. Damien GBAGUIDI
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par P. Damien G, 21 juillet 2010 20:56
Le 9 juillet, le frère Georges demandait ce que l’on peut penser des ’spiritualités loteries’ qui se manifestent par des neuvaines faites dans l’intention d’obtenir de Dieu l’âme soeur. Dans certains cas cela marche et dans d’autres non, remarquait le frère George. En fait de telles spiritualités révèlent une vérité fondamentale : Tout dans notre vie nous vient de Dieu, même le conjoint. De même que nous demandons à Dieu la réussite, la prospérité Etc., de même nous pouvons et nous devons demander à Dieu la réussite de notre vie conjugale. Or cette réussite passe nécessairement par le choix du conjoint. Mais il faut savoir que : Dieu ne va pas aimer le conjoint ou la conjointe à notre place ; Dieu ne va pas non plus du haut des cieux nous dire le nom de celui ou celle qui nous est destiné(e) . C’est à travers l’éffort que nous faisons quotidiennement pour connaître et aimer ceux que nous fréquentons que la réponse de Dieu nous parviendra. En ce qui concerne le choix du conjoint, il faut donc prier comme si tout dépendait de Dieu et vivre concrètement et quotidiennement d’amour comme si tout dépendait de nous.
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Georges, 27 juillet 2010 19:50
Père Damien, plus que satisfait de votre réponse à ma préoccupation, je voudrais vous en dire un filial merci. C’est très vrai, "en ce qui concerne le choix du conjoint, il faut prier comme si tout dépendait de Dieu et vivre concrètement et quotidiennement comme si tout dépendait de nous". Et je suis persuadé, comme vous l’aviez déjà souligné, que la prière est d’une aide importante au choix du conjoint... Quand on prie vraiment, Dieu nous aide par le concours de diverses circonstances, (c’est-à-dire par sa providence) à nous confirmer dans nos bons choix, ou à nous rendre compte de nos illusions. Merci Père Damien de votre réponse très enrichissante.
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Georges, 27 juillet 2010 20:03
Cher Père Damien, j’ai pourtant une autre préoccupation. Je connais des amis qui ne manquent pas de prier... Et ils ne manquent pas non plus de jouer leur partition vivant quotidiennement comme si tout dépendait d’eux-mêmes. Mais l’âme soeur ne semble pas venir et l’âge de se marier sembler aussi s’envoler sur les ailes du temps. Dans notre cercle d’amitié, certains leur conseillent de s’engager désormais avec le premier venu. Mais nous sommes tous persuadés que ce n’est pas la meilleure façon de faire... Qu’en dites-vous ?
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par P. Damien GBAGUIDI, 27 juillet 2010 21:33
Cher frère Georges, je ne prétend pas donner une solution magique ni définitive à votre préoccupation qui illustre bien la sensation fréquente du lourd silence de Dieu dans notre vie. Bien des fois on ne comprend plus rien, on ne sait plus quelle recette utiliser ni ou donner de la tête. Une lueur d’espoir pointe cependant dans la nuit de ces frères presque désespérés avec qui je compatis sans les connaître. Le mariage est une question de couple et à défaut de trouver qui peut être mon âme soeur, je peux chercher de qui je peux être l’âme soeur. Je me souviens de cette question pertinente d’un docteur de la loi qui demandait à Jésus qui était son prochain. A la fin de la longue parabole du bon samaritain, Jésus n’a pas dit au légiste qui était son prochain mais plutôt de qui il devait se faire le prochain. Sans aucune prétention de jeter la pierre à ceus qui peinent à trouver dans la dignité leur âme soeur, je me dit qu’un examen de conscience dans le but de s’adapter aux autres, de faire des concessions aux autres peut être pour eux une planche de salut. Mais la recette à laquelle il faut tenir fermement est que dans tous les cas, il faut prier sans relache.
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Sorel ATREVI de la Paroisse Sainte Famille de Tankpè, 28 juillet 2010 14:46
Bonjour à tous, le sujet abordé sur le présent forum est sensible et d’actualité. Pour ma part, je pense que pour bien choisir celle ou celui avec qui nous voulons construire notre vie conjuguale, il nous faut savoir ce que c’est que Aimer. Qu’est ce que Aimer ? That’s the question. Moi j’ai découvert lors de mes lectures une définition de ce verbe qui m’a paru bien pertinente et que je propose à notre réflexion : "Aimer, c’est être Pauvre Aimer, c’est être pauvre. C’est accepter le fait de ne pas se suffire à soi-même Et d’avoir besoin de quelqu’un, D’être joyeux à cause de sa présence, De vivre un manque quand il est absent… Aimer, c’est être pauvre. C’est être capable d’attendre l’autre, de l’appeler parfois ; C’est être capable de dire "s’il te plaît" et "merci"… Aimer, c’est être pauvre. C’est faire confiance à l’autre. C’est miser sur lui, malgré ses défauts. C’est croire en ses qualités… Aimer, c’est être pauvre. C’est ne rien attendre comme un dû, Mais accueillir chaque minute partagée, comme un geste présenté, Comme don offert, comme un cadeau inestimable… Aimer, c’est être pauvre. C’est croire en tout ce que nous dit le Dieu de tendresse, Même au plus profond de la nuit : " N’ayez pas peur. Je suis la Résurrection et la Vie"." Marie VERHELST Je sais que ce texte relève de l’idéal, mais si nous pouvons tendre vers cet idéal, je crois que la jeunesse aura moins de problème dans le choix du conjoint. Bonne Méditation et union de prière.
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par P. Damien GBAGUIDI, 28 juillet 2010 17:25
Merci à vous, frère Sorel , pour ce texte qui peut bien constituer la charte de l’amour en général et de l’amour conjugal en particulier. Je ne dirais pas pour ma part que c’est un idéal, je dirais plutôt que c’est un phare sur la côte qui devrait guider et orienter les barques de nos aventures amoureuses humaines menacées par les vagues et les tumultes de la vie de tous les jours. Merci encore à vous. A présent, je voudrais m’adresser à tous. J’ai discuté fortuitement avec un jeune ami cette semaine sur le sujet qui nous préoccupe dans ce forum. Voici une question qu’il m’a posée et que je voudrais vous soumettre : Il parait que selon certaines spiritualités orientales, à chaque être humain, homme ou femme serait prédestiné(e) par Dieu un(e) conjoint(e) unique de façon à ce que personne ne peut vivre une vie conjugale heureuse s’il ne retrouve pas cet être que Dieu lui à destiné. Que pensez-vous de cette conception de la vie conjugale ?
REPONSE , par yves, 7 août 2010 13:48
C’est Yves. Je trouve sa question belle. Mais je suis tenté de répondre a cette question par une autre question. Que dire alors des polygames qui mènent pourtant une vie heureuse ? Cette réponse, j’en suis sur, va donner lieu a une série de questions telles que qu’est-ce que la vie heureuse ? La n’est pas le débat. Reconnaissons le c’est une réalité africaine ou du moins béninoise.
REPONSE , Jojo 7 aout, par Jojo de Cotonou Atinkanmè, 7 août 2010 14:58
Cher ami Yves, je reconnais avec vous que la polygamie est une réalité chez nous. Mais je veux attirer votre attention sur le fait que de nos jours, les polygames heureux sont de plus en plus rares. C’est pour vous dire que cette réalité qui nous est propre, fait désormais partie des sources potentielles de l’éclatement de bon nombre de familles. Il urge donc de raisonner autrement. Je bénis le Seigneur qui a illuminé nos honorables députés pour qu’ils votent le Code de la Famille et des Personnes. Ce document fait la promotion des familles monogamiques. C’est une bonne chose.
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Ludolphe, Paroisse Ste Famille / Tankpè, 19 août 2010 09:01
Bjr à ttes et à ts. Quel silence ! Et pourtant c’est un sujet qui suscite tant de questions, de passions et même de disputes chaque jour dans les rues, les bistrots, les bureaux, les maisons, etc. Je ne crois pas du tout que Dieu puisse destiner à chaque être une âme sœur de sorte que si les deux ne se rencontrent pas leur vie conjugale ne soit point heureuse. ’Il n’est pas bon que l’homme soit seul’. C’est Lui qui a dit ça. Cher Père, je me fais ici le porte voix d’un ami qui m’a demandé quelle est la différence entre un béguin (qu’est-ce d’ailleurs) et l’amour ? les flirts, les idylles et l’amour ? Bne jné à ttes et à ts. a +. Union de prières
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Raissa, psse Bakhita, calavi, 23 août 2010 10:06
merci frère Ludolphe pour cette question pertinente, je voudrais donner mon humble avis sur ces termes : pour moi, le béguin est le prolongement du coup de foudre, il peut durer jusqu’à quelques semaines, contrairement au coup de foudre qui est instantané. le béguin comme le coup de foudre peuvent faire naitre a la longue un amour vrai si on prend le temps et la patience qu’il faut pour les purifier et les dompter. autrement, tout s’arrète au charnel et rien n’est profond..... le flirt quant a lui est un jeu consciemment admis par celui qui flirte. c’est a dire j’ai bien conscience que je ne veux accorder aucun sérieux a cette relation et je joue juste pour un temps. c’est souvent ceux qui se sentent seuls ou qui ont été déçus en amour qui s’y adonnent, pour ’’combler’’ un certain vide qu’ils ressentiraient dans leur vie ou pour essayer de se surpasser dans le cas d’une déception. on se laisse aller à tout, mème le sexe. certaines flirtent avec plusieurs partenaires a la fois... quand on flirte ou qu’on passe son temps a flirter, on n’a aucun sens de la maitrise de soi. l’amour, nous le savons déja, est beaucoup plus patient, plus endurant, toujours a la recherche du bien de l’ètre aimé avant le sien. l’amour est vrai par principe, autrement, il n’est plus amour. l’amour est capable de maitrise de soi par souci du respect du corps de l’autre, il n’en fait pas un objet de plaisir personnel effréné.... voila ma petite connaissance que j’ai voulu partager avec vous. j’invite d’autres intervenants à s’exprimer pour enrichir ce débat. merci et que le Seigneur nous donne la grace de désirer et de rechercher un amour selon sa volonté et son plan.
Echangez avec un prêtre sur le choix du conjoint ou de la conjointe, par Responsable site, 24 août 2010 10:43
Je voudrais remercier chacun de vous chers frères et sœurs pour vos différentes contributions à ce débat très intéressant. Je remercie de façon particulière le Père Damien qui a consacré une bonne partie de ses vacances à conduire ce forum. Compte tenu de l’urgence du bilan d’une année que nous devons faire, je voudrais suspendre d’abord le débat et vous inviter à passer au nouveau forum sur lequel nous apporterons nos propositions et suggestions en vu de l’amélioration de l’animation de ce site. Merci à vous ; passons donc de l’autre côté, chers amis.