Chers frères et sœurs en Christ, nous remercions en votre nom le Père Alain DOSSEH, Docteur en Théologie morale, actuellement Professeur au Grand Séminaire Monseigneur Louis Parisot de Tchanvêdji, qui se met à votre disposition pour répondre à vos préoccupations sur la position de l’Eglise par rapport à l’avortement et aux méthodes contraceptives.
C’est désormais plus que jamais l’occasion pour vous de vous informer et de vous faire aider en ce qui concerne vos inquiétudes par rapport à ce sujet.
A vous de jouer !
Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Rosa, 31 mars 2011 12:31
Bonjour mon Père, A ma connaissance, l’église interdit la contraception. Dans ce cas que pouvons nous faire si nous avons déjà un certain nombre d’enfants et qu’on ne désire plus en avoir ? La contraception traditionnelle (comptage des jours) n’est pas fiable. Merci pour tout ce que vous faites pour nous. Dieu vous bénisses
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 1er avril 2011 12:15
Chère madame, Votre préoccupation pose en toile de fond, la question de la paternité et de la maternité responsables que l’église elle-même promeut et soutient : il faut avoir le nombre d’enfants que l’on est en mesure d’éduquer convenablement. Mais cela ne veut pas dire que l’on doit se fermer à toute possibilité de survenue d’une nouvelle vie humaine dans le couple. C’est là que se pose la question de la contraception. L’enseignement de l’église sur la contraception ne se réduit pas à une simple interdiction : plus qu’une interdiction, l’église attire surtout l’attention sur la mentalité contraceptive qui sépare la double dimension unitive et procréative de la vie en couple. Cette mentalité contraceptive est un rejet de la dimension procréative au profit de la seule dimension unitive. Il se pose ainsi le problème de la finalité de la sexualité humaine : est-ce un simple « lieu » de plaisir ou une possibilité de procréation pour assurer la survie de l’espèce humaine ? L’église ne sépare pas les 2. Or le mot contraception (contre la conception) sépare les deux et rejette la conception, c’est-à-dire la survie de l’humanité. Pour en revenir à votre préoccupation sur la manière de procéder en couple quand on a déjà un certain nombre d’enfants, l’église promeut la méthode Billings qui n’est pas seulement basée sur le comptage des jours, mais également et surtout sur l’observation de l’évolution du cycle sexuel féminin. Il s’agit pour le couple (et pas seulement la femme) d’être attentif à l’évolution du cycle sexuel de la femme pour arriver à déterminer avec certitude le moment de l’ovulation à partir de l’évolution de la glaire cervicale. On sait, en effet, que la glaire cervicale devient très filante et abondante au moment de l’ovulation. Ainsi, le couple se donne plus de chance d’avoir des enfants quand il veut, et de ne pas en avoir quand il ne veut pas. Vous voyez que c’est une méthode naturelle qui peut être utilisée dans les 2 sens. Par ailleurs, le suivi du cycle sexuel féminin par les 2 partenaires facilite le dialogue dans le couple et les rend tous deux responsables de leur vie sexuelle et sentimentale. Cela a l’avantage, enfin, de les conduire, peu à peu à une humanisation de leur sexualité en couple puisque cette méthode naturelle respecte le rythme de la nature et les amène à trouver d’autres modes d’expression de leurs sentiment sans tout réduire à l’union sexuelle. Il va sans dire qu’une certaine maîtrise de soi est requise, et c’est là une de nos différences fondamentales avec les animaux qui ne peuvent maîtriser leur pulsion. Père Alain.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Rosa, 1er avril 2011 13:14
Merci Mon Père pour votre réponse. Elle est certe claire et compréhensible mais il n’est pas évident pour une femme qui a un cycle très irrégulier de pouvoir maîtriser avec exactitude son jour d’ovulation et ceci, même en surveillant l’évolution de la glaire cervicale. On sait que certaines situations (émotions) peuvent déclencher l’ovulation chez la femme. De plus il n’y a pas beaucoup d’hommes qui se préoccupent vraiment du cycle sexuel de la femme. Quand ils ont envie de faire l’amour, ils se satisfont et ’’basta’’, toi femme, tu te débrouille pour ne pas tomber enceinte. Cette situation pousse beaucoup de femmes à en arriver à l’extrème c’est à dire l’avortement. Je l’ai fait il n’y a pas longtemps. Je ne m’en suis pas encore remise. Je vous assure que s’est très difficile.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 2 avril 2011 23:29
Oui, tout n’est pas évident en ce domaine, j’en conviens, surtout si l’on n’a pas la maîtrise requise et si la femme ne se connaît pas bien. Mais c’est une méthode qui fait ses preuves et dont beaucoup de couples témoignent de l’efficacité, quelle que soit l’irrégularité du cycle de la femme et son niveau de culture. Des études sérieuses, aussi bien de l’OMS que de l’IPPF (Fédération internationale de Planning familial) ont attesté la fiabilité de ses résultats. Une étude de l’OMS l’a même répertoriée comme classe 1 (efficacité maximale) en 1983, auprès de 750 femmes provenant de tous les continents. C’est dire que les obstacles que vous trouvez à la méthode de la maîtrise naturelle de la fécondité peuvent être surmontés. Je vous conseille d’être aussi attentive aux signes complémentaires d’auto-observation remarquables chez bien des femmes et qui peuvent aider à la détermination de l’ovulation : * Douleur pelvienne (du bas-ventre) dont la durée et l’intensité peuvent varier suivant les personnes. *Gonflement de la vulve * Un durcissement des seins Il va sans dire que tout cela peut paraître fastidieux, au regard de la facilité qu’offrent les contraceptifs à bon marché et facilement accessibles aujourd’hui. Mais l’enjeu, bien sûr, est l’humanisation de notre sexualité et une vie en adéquation avec notre conviction de foi. Par ailleurs, c’est aussi une question de santé. Alors qu’avec les contraceptifs chimiques, l’on modifie le corps de la femme avec les nombreux effets secondaires qui s’ensuivent (ils sont innombrables et nous ne pouvons les citer ici), la méthode naturelle modifie plutôt le comportement sexuel. Je me permets de redire que si l’on s’entend bien dans le couple, on peut toujours trouver d’autres modes d’expression des sentiments quand il n’est pas possible de réaliser l’union sexuelle. C’est surtout à cela qu’il faut s’efforcer d’arriver en intéressant le mari à ce qui se passe dans l’intimité de sa femme. Si la vie en couple est un cheminement à deux, pourquoi exclure ces questions intimes des échanges à deux ? Je vous souhaite beaucoup de patience et vous dis toute ma compassion pour ce qui vous est arrivé.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Lucrèce, 4 avril 2011 11:39
Bonjour cher père et merci pour votre apport très constructif. La position de l’église face à l’usage du préservatif. Quand l’église considère simplement que les moyens de contraception s’opposent à la logique d’amour voulue par Dieu dans les relations sexuelles et que la fidélité conjugale est le meilleur moyen pour lutter contre les maladies sexuellement transmissibles ; que dire d’un couple légitimement marié qui n’a pas d’enfant mais dont l’un des conjoints est séropositif parce qu’il a été contaminé par une transfusion sanguine ou un accident de travail dans un hôpital ? A mon avis, le sens de la responsabilité et de la vie de l’autre est tel qu’ils ne peuvent avoir des rapports sexuels non protégés sans un risque sérieux de contamination. Alors ???? L’intention étant de réduire le risque de contamination, cela n’est-il pas un pas pour ouvrir la voie à une sexualité plus humaine ? Un homme prostitué qui utilise un préservatif par exemple. Même si le préservatif n’arrête pas le sida, il est quand même une solution adaptée à sa prévention. Que dire aussi de l’usage éventuel du préservatif pour réguler la fécondité du couple, contrairement à d’autres moyens qualifiés d’abortifs tels les pilules, les stérilets ……. Je me pose aussi des questions sur la position de l’église quant à l’avortement. L’Eglise considère l’avortement comme un péché extrêmement grave. Mais, en cas de viol, pourquoi doit-on imposer de garder l’enfant ? Pourquoi donner la vie à un enfant handicapé, sachant qu’il va souffrir ? Un père coupable d’inceste qui engrosse sa fille, que faire ? Il y a des grossesses à risque où les médecins proposent d’interrompre la grossesse au risque que la mère porteuse ne perde la vie ? Dans ces cas, que faire ?
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 6 avril 2011 16:01
Bonjour Lucrèce. Merci de votre long message et des nombreuses préoccupations que vous brassez. Elles sont partagées par nombre de chrétiens. Je les regroupe en 3 points : le préservatif et le sida, le préservatif au regard des autres méthodes contraceptives, l’avortement en diverses situations. 1. Le préservatif et le sida. C’est désormais une question amplement discutée et nous n’ignorons gère le lynchage médiatique dont l’église et le Pape Benoît XVI ont été l’objet il y a quelques mois lors du dernier voyage du Pape en Afrique. Je rappelle encore que la position de l’église ne peut se réduire à une simple interdiction. Toute position de l’église en ces questions se fonde sur la conscience affinée qu’elle a de la dignité de la personne humaine et son devoir de défendre le bien véritable de toute personne humaine face à la tentation de la facilité qui n’offre que des solutions illusoires et passagères. Je me permets de reprendre ici la réponse du Pape Benoît XVI à la question qui lui a été posée sur le même sujet : le préservatif n’est pas une solution et l’on ne peut résoudre le problème du sida en distribuant les préservatifs. Nous convenons tous qu’il n’y a rien de fallacieux dans cette réponse. Mais pour en revenir aux cas concrets que vous citez dans votre question, le Pape l’aborde dans son avant-dernier ouvrage intitulé LUMIERE DU MONDE – un bestseller qui a été réédité 3 fois en 2 mois – quand il dit qu’une prostituée qui utilise ou fait utiliser le préservatif par souci d’éviter la contamination à son client, amorce peut-être un pas vers une humanisation de sa sexualité. Pour faire bref, je dirai que dans la mesure où le préservatif – qui n’est pas la solution adéquate pour le sida – permet d’éviter la contamination de la conjointe, l’église ne peut lui faire courir le risque d’une contamination certaine en lui disant de ne pas utiliser un moyen avéré de protection. À vous de juger donc. 2. Le préservatif et les autres méthodes contraceptives. Sans vouloir revenir à ce que j’écrivais à Rose ci-dessus au sujet de la mentalité contraceptive qui est un rejet de la dimension procréative de l’union conjugale au bénéfice dimension de la seule unitive (le plaisir uniquement), l’intervention du préservatif en cet acte pose question quand on y réfléchit à fond. L’union sexuelle est le lieu de la donation totale de soi à l’autre pour ne faire qu’un seul corps et une seule chair avec lui (ou elle). C’est une expérience unique de rencontre entre partenaires où chacun se dit et se donne à l’autre dans la vérité de son être tout au moins physique (dans sa nudité pour dire crûment les choses). L’intervention du préservatif qui instaure une barrière entre les deux personnes qui prétendent se donner totalement l’un à l’autre en cet acte, pose question sur la vérité de leur union et la sincérité de cette donation. Si votre conjoint prétend qu’il vous aime et qu’il se donne à vous –pour le meilleur et pour le pire – mais qu’en même temps il vous dit, je mets, cependant, une protection pour me préserver de toi au cas où tu aurais quelque maladie transmissible ou pour éviter le fruit de notre union, vous devriez l’interroger sur la vérité de ses propos et le sérieux de sa donation. C’est donc une question de vérité dans la relation et de sincérité dans la donation. Dites-moi que vous pensez que le préservatif a sa place là. En ce qui concerne l’utilisation du préservatif comme contraceptif par rapport aux autres contraceptifs, il semblerait moralement moins répréhensible quand on le compare aux autres contraceptifs dont certains sont effectivement abortifs alors qu’on le présente comme des contraceptifs. Mais il ne faut pas seulement comparer les méthodes utilisées, mais considérer chacun particulièrement au regard de l’intention dans laquelle on l’utilise à la lumière de la loi morale. En d’autres termes, ce n’est pas la gravité des autres qui confère une non gravité au préservatif, mais chacune de ses méthodes vaut par elle-même et constitue une non valeur au regard de l’éthique et de la valeur fondamentale qu’est la vie et le devoir de transmission de la vie au sein du couple. (Je vous renvoie à la conversation avec Rose sur la régulation naturelle de la fécondité. 3. La question de l’avortement et les différents cas. Je rappelle avant tout qu’au regard de la valeur fondamentale qu’est la vie, l’avortement en tant qu’interruption volontaire de la grossesse avant que le nouvel être conçu soit viable, est moralement erroné et répréhensible pour la morale chrétienne. Ainsi, même un enfant conçu par viol ne peut être avorté. Ne voyez-vous pas que c’est horrible que la femme qui a subi un viol, en ajoute à son tour à la violence par l’avortement de son bébé ? Bien qu’il soit conçu par un viol, le fœtus demeure innocent et ne mérite pas d’être supprimé. Je peux vous assurer que des femmes qui ont opté pour la solution de l’avortement dans ces cas, s’en sont trouvées encore plus mal après l’avortement. Par contre, d’autres qui ont subi un viol et qui ont su faire un cheminement de guérison intérieure et d’acceptation de cette situation malheureuse, y ont trouvé une raison de vivre qui leur a fait aimer davantage le fruit de leur sein. L’avortement n’est pas la solution, mais il faut plutôt un accompagnement. Ce que je dis là, vaut également pour le cas de l’enfant conçu par inceste. Lui, n’a commis aucune faute et l’on ne peut le supprimer d’avoir été malheureusement conçu dans ces conditions. Et n’allez pas évoquer les questions liées à la vie en société pour justifier un tel avortement. Vous n’ignorez guère que dans bien des familles, des histoires « sordides » du genre existent. Dans la plupart de nos lignées, se trouvent des tares du genres ou bien d’autres : c’est tout cela qui constitue notre histoire. Il faut donc laisser vivre l’enfant conçu par inceste ; lui n’est pas incestueux et désire vivre. Quant à l’enfant handicapé, je me demande au nom de quel autoritarisme vous décidez à sa place qu’il sera malheureux dans la vie et qu’il ne mérite pas de naître. Des handicapés, nous en avons beaucoup autour de nous qui sont heureux, et parfois plus heureux de vivre que bien des gens dit « normaux ». A ce sujet, laissez-moi vous dire qu’une enquête faite aux Etats-Unis a montré que les personnes dites handicapés ont la même satisfaction dans la vie que celles dites normales. Mieux, les handicapés sont plus accrochés à la vie que les autres. Et comme Dieu ou la nature n’est pas injuste, leur handicap est toujours compensé ailleurs par bien d’autres potentialités. C’est cela qui justifie que beaucoup de génies inventeurs sont des handicapés. Non ! N’allons pas céder au complexe des bien-portants qui pensent que les autres sont moins bien portants qu’eux et donc qu’ils sont malheureux. Mais, je vous comprends, votre question reflète l’efficientisme dans lequel nous vivons aujourd’hui et qui est entrain de substituer la notion traditionnelle de sacralité de la vie humaine (toute vie humaine est sacrée et mérite respect) par celle de qualité de la vie humaine (une vie humaine qui n’atteint pas un standard défini de qualité ne vaut pas la peine d’être vécue). C’est une fausse idéologie et il faut que les chrétiens soient vigilants sur ces choses. Enfin, la question des grossesses à risque pour la santé de la mère. C’est un cas qui n’est malheureusement pas rare. S’il est avéré qu’il n’y a aucune possibilité de sauver la mère, le principe éthique de la cause à double effets permets de faire un diagnostic et d’appliquer une thérapie – même si elle est à risque pour le bébé – sans que sa mort soit directement voulue. En d’autres mots, on ne peut pas décider d’interrompre la grossesse pour que la maman vive, mais s’il y a un traitement (ou une opération) à faire mais dont le risque serait que le bébé meurt, on peut quand même faire l’opération dans l’intention exclusive de sauver la mère tout en sachant qu’il y a un risque de mort pour l’enfant. L’intention est fondamentale ici. On ne cherche pas à avorter pour que la mère vive. La mort du fœtus n’est donc pas directement voulue, mais c’est un effet collatéral de la thérapie appliquée à la mère. J’espère avoir fait le tour d’horizon de vos questions et je vous dis toute ma disponibilité.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Mellon- Rome, 7 avril 2011 11:15
Merci au Père Alain pour son exposé clair sur les diverses préoccupations de nos lecteurs. Habituellement, pour des raisons de déontologie, je n’interviens pas dans les débats. Mais je voudrais complèter la réponse du Père Alain, en sur le point "1. Le préservatif et le sida" en renvoyant au texte de clarification, publié après sur la position du Pape, et donc de l’Eglise, concernant le fameux texte de son ouvrage "Lumière du monde". Ce texte de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi précise bien les contours et le sens à donner à l’intervention du Saint-Père. Voir à ce sujet le lien http://www.vatican.va/roman_curia/c...
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 8 avril 2011 22:13
Merci au père Mellon pour son complément et pour le lien qu’il nous propose pour avoir accès au texte explicatif de la position du Pape et de l’église sur la question du préservatif et du sida. D’autres apports du genre, ou autres, seront toujours les bien venus.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Lucrèce, 7 avril 2011 12:44
Bonjour mon père, je vous remercie de vos éclaircissements. En résumé, L’église, de la manière la plus claire, s’oppose à la contraception. Il faut certes limiter les naissances mais vivre quand même l’amour dans son couple, le plaisir sexuel étant un aspect de l’amour conjugal. On me parlera d’abstinence ou même de chasteté dans le couple aux périodes fécondes, Mais très difficile à accepter par les hommes, qui trouvent des alibis pour avoir des relations extraconjugales. Il est même démontré que c’est en période de fécondité que la femme éprouve ce désir. .. /// Encore quelques zones d’ombre. Pour l’Église catholique, la sexualité et le plaisir sexuel sont des aspects de l’amour conjugal, un moyen de parfaire l’union corporelle et spirituelle entre homme et femme et doivent notamment rester ouverte à la procréation. Il ressort qu’il ne faut pas séparer l’acte sexuel de la procréation. En quelques sortes l’église condamne tout acte conjugal volontairement amputé de sa signification procréatrice. En clair, elle est aussi contre le coït interrompu, n’est-ce-pas ? Que dira -t-on des femmes stériles ou celle qui ne peuvent porter une grossesse. ? Elles n’ont pas droit au plaisir sexuel ???? Et là encore l’église s’oppose à la fécondation in vitro, à l’insémination artificielle, aux mères porteuses, voulant préserver la dignité humaine. Ne voyez vous pas la position de l’église un peu trop rigide à certains égards ? /// Pour le cas de la femme violée. Je comprends bien que l’avortement ne peut être la solution systématique. Mais, comment accepter la naissance d’un enfant non désiré et s’il paraît vraiment impossible à cette femme d’assumer matériellement cette maternité, Alors, dans cette situation de détresse, que faire ? Désolée pour la longueur du texte
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 9 avril 2011 00:25
Bonjour Lucrèce. Je vous remercie pour vos nombreuses interrogations qui témoignent de votre culture religieuse et de votre intérêt pour l’enseignement de l’église. Je me permets de dire tout de suite que c’est un devoir pour nous les chrétiens, de donner notre assentiment de la volonté et de l’intelligence à l’enseignement du Magistère de l’église, et plus particulièrement du Souverain Pontife (Le Pape). Eu égard à cela, je voudrais vous demander, ainsi qu’à tous ceux qui nous lisent, de vous efforcer de rentrer dans l’intelligence (la compréhension) de l’enseignement de l’église et de ne pas la réduire en une institution qui s’oppose à l’évolution actuelle par une série d’interdits. L’église se bat aussi pour l’évolution et le bien de l’homme. Elle a des experts dans les différents domaines du savoir qui l’’informent mais elle relit tout à la lumière du donné révélé (les données de la foi) avant de proposer son enseignement qui ne peut faire fi de la dimension spirituelle de l’homme et de sa vocation eschatologique. Voilà pourquoi l’enseignement de l’église ne peut toujours être en conformité avec l’esprit du monde ou avec l’évolution actuelle. Si les chrétiens percevaient donc le fondement et la logique de l’enseignement de l’église, ils comprendront que la position de l’église n’est pas « trop rigide à certains égards », comme vous le dites. C’est en vertu de son devoir de vérité sur l’homme et dans la recherche de son bien véritable que l’église ne peut laisser la porte ouverte à tout. Vous relevez beaucoup de difficultés liées à la vie conjugale et à la sexualité, mais nous devons reconnaître que c’est la vie chrétienne, en générale qui regorge de difficultés face aux facilités de celui qui ne se situe pas dans la logique de la foi chrétienne : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite » nous dit le Seigneur. Pour en revenir à vos dernières préoccupations, vous avez bien compris que l’église ne sépare pas le plaisir sexuel et la possibilité de survenue d’une nouvelle vie. Sans cette ouverture à la vie, vous imaginez la suite qui ne peut être autre que le rejet de la vie qui surviendrait alors qu’on voulait tout simplement se donner du plaisir. C’est dans cette logique qu’il faut rentrer pour saisir l’enseignement de l’église. Mais nous savons que même naturellement et du point de vue scientifique, la possibilité de conception n’atteint pas les 40%, même pour une union sexuelle en période féconde. C’est dire que Dieu ou la nature n’a pas disposé les choses pour que le couple soit « menacé » d’avoir un nouvel enfant chaque fois qu’il s’unit, même en période féconde. La question ne se pose pas, par contre pour une femme stérile puisque loin de rejeter la progéniture, elle la voudrait. Si malheureusement, pour elle, la vie ne lui offre que le plaisir sexuel sans que cela donne suite à la procréation, l’église n’a jamais interdit le plaisir sexuel dans ces conditions et je n’y vois aucun problème. Cela me fait parler en même temps de votre question sur le coït interrompu. A ce sujet, l’église n’invente rien. Ce fut le crime d’Onan en Gn 38, 6-9 que Dieu a puni de mort parce qu’il « jetait » la semence par terre pour ne pas donner une descendance à son frère décédé dont il avait hérité la femme. Vous avez abordé, par ailleurs, la question de la fécondation in vitro, des inséminations artificielles et celle des mères porteuses. Comme vous le savez, il n’y a rien de plus intime que l’union sexuelle et rien de plus secret que le moment de la conception. L’insémination artificielle, qu’elle soit homologue (si les 2 gamètes proviennent de l’intérieur du couple) ou qu’elle soit hétérologue (si un des gamètes provient de l’extérieur du couple) sépare encore plus l’union des époux de la procréation. Pire, elle fait intervenir, de façon drastique, la main de l’homme et une tierce personne dans le processus de la conception. Il en est de même pour la fécondation in vitro qui fait réaliser la fécondation hors du sein maternel, en éprouvette. La même préoccupation de l’insertion d’une tierce personne dans le processus de la génération, se pose pour la pratique des mères porteuses ou du prêt d’utérus. Dites-moi que personnellement vous n’éprouveriez aucune gêne par rapport à tout cela. La question fondamentale que l’église pose et à laquelle je vous demande de réfléchir est de savoir si l’enfant est un don qui se reçoit ou un droit que l’on exerce à tout prix et à n’importe quelle condition, sans égard pour la vie elle-même. Ne voyez-vous pas trop de contradictions dans ces comportements de l’homme par rapport à la vie ? D’un côté on veut la transmettre à tout prix, peu importe ce qu’on fait pour y arriver. De l’autre, on peut ne pas en vouloir du tout et la supprimer à volonté. Comment les chrétiens peuvent ne pas comprendre la fermeté et la logique de leur église eu égard à toute cette manipulation de la vie ? Enfin, la question de la femme violée qui ne peut accepter son enfant ou qui a des difficultés matérielles. C’est la moindre des choses. Aujourd’hui, n’importe quelle équipe de Caritas peut aider à résoudre ces questions matérielles et vous en avez sur toutes les paroisses. Le vrai problème est celui de l’acceptation de l’enfant. Mais ce n’est pas insoluble. Un accompagnement en vue d’une guérison intérieure peut arriver à bout de cette difficulté aussi. Je vous souhaite de rentrer dans l’intelligence de ce qu’enseigne l’église pour profiter pleinement de sa sagesse dans l’Esprit qui inspire ses positions. Merci.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Lucrèce, 11 avril 2011 12:26
Bonjour mon père et merci de votre réponse assez longue (rires …..). Je voudrais vous rassurer que je rentre pleinement dans l’intelligence (la compréhension) de l’enseignement de l’église et ma foi chrétienne ne saurait guère m’amener à réduire son enseignement en une institution qui s’oppose à l’évolution actuelle par une série d’interdits. Je partage et adhère aux doctrines enseignées par l’Eglise Catholique qui est une, sainte et apostolique. Mais parfois, il arrive de mener des réflexions et de se poser des questions. Vos argumentations sont assez claires et je comprends que l’église se bat l’évolution et le bien de l’homme. Mais, permettez de sortir un peu du cadre de l’avortement et des méthodes contraceptives et aborder la réanimation néonatale. Un médecin craignant de donner volontairement la mort à autrui, qui décide de réanimer un nouveau-né victime d’une souffrance fœtale et d’une anoxie sévère, très conscient du risque de séquelles graves pour l’enfant. Cet enfant survit mais est handicapé à 95% et dépendant à 100%. Ce médecin ne sera-t-il pas responsable de l’état de cet enfant ? Dans le jargon médical, poursuivre une réanimation et donc retarder la mort est considéré comme un acharnement thérapeutique qu’il faut refuser. Alors - faut-il tout mettre en œuvre pour réanimer un nouveau-né quels que soient son état et les conséquences sur son développement à venir ? Peut-on arrêter une réanimation, voire arrêter la vie d’un nouveau-né devenu autonome sur le plan respiratoire et porteur de graves lésions cérébrales ? Quelle est la position de l’église.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par houndeton, 9 avril 2011 11:29
bj mon pere, pensez_vs que l’eglise pouvait conseille à 1 couple de limite sa reproduction vu ses difficulte à la garde de ses enfant, cta dire 1 couple de misère
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 11 avril 2011 12:50
Votre question que l’on peut prendre positivement comme une préoccupation allant dans le sens de la paternité et de la maternité responsables, évoque plutôt en moi l’idéologie fallacieuse de la « Sécurité démographique ». C’est une idéologie qui perçoit les pauvres comme une menace pour les riches et préconise alors de contenir les populations pauvres pour éviter leur croissance démographique. Car selon les tenants de cette idéologie néomalthusianiste, sans le contrôle des naissances, il ne peut y avoir la sécurité alimentaire, la santé pour tous ni le développement durable, toutes choses qui constituent une menace pour la paix. Or, l’on sait raisonnablement que cette série d’affirmations ne se justifie pas si facilement. Ce que nous savons de plus certain, à base d’expérience et de démonstration scientifique, c’est que le boom démographique est un préalable indispensable pour le boom économique : plus nous serons nombreux, plus nous allons travailler pour produire la richesse. Vous voyez pourquoi je ne peux répondre directement à votre question, surtout quand je lis votre insistance sur « les difficultés », « la misère ». Ce serait une discrimination si l’église, au vu des difficultés économiques d’un couple, lui conseillait de procréer moins. L’objectif de la paternité et de la maternité responsables fait appel à la responsabilité personnelle de chaque couple pour apprécier sa situation concrète et décider, en conséquence, du nombre d’enfants à avoir en fonction de ses moyens. Vous voyez que cela n’entre nullement dans le cadre du contrôle drastique des naissances, à base de faux calculs qui prétendent que les ressources ne peuvent plus suffire à nourrir tout le monde et donc qu’il faut contenir la population, surtout les populations pauvres pour qu’elles ne pèsent pas sur les ressources des riches. À « un couple de misère », comme vous le désignez, j’expliquerai la notion de paternité et de maternité responsable, le droit des enfants à vivre décemment dans une famille qui sache prendre soin d’eux et je leur conseillerai de travailler davantage en vue d’améliorer leur situation économique pour offrir une éducation convenable à leur progéniture, plutôt que de leur dire d’abord de limiter la procréation. S’ils le jugent opportun, ils le décideront eux-mêmes.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par FRANCK, 12 avril 2011 11:04
BONJOUR mon pere je voudrais savoir au cas ou on aurait faire un avortement comment faire pour sortir de se pécher et se faire pardonner quand bien meme qu’on regrette.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 12 avril 2011 22:54
L’avortement est certes, un péché qui a sa gravité particulière, mais il n’est pas impardonnable : notre Dieu est miséricordieux et Il nous pardonne par son église dans le sacrement de la réconciliation, encore appelé « la confession ». La disposition fondamentale à avoir, c’est, comme vous le dites déjà, le regret de son péché auquel j’ajoute le ferme propos de ne plus recommencer. Il vous suffira de vous adresser à un prêtre, le plus proche de vous ou celui auquel vous avez facilement accès. Je précise, cependant, que l’avortement est un péché « réservé », un péché que tous les prêtres ne peuvent pas pardonner ; c’est-à-dire un péché dont la rémission est prioritairement réservée à l’évêque. Mais il donne délégation à certains prêtres qui peuvent pardonner ce péché. Le prêtre auquel vous vous adresserez vous indiquera ce qu’il faut faire pour sortir de ce péché et être pardonné. J’encourage vivement tous ceux qui sont coupables de ce péché d’avortement à profiter de ce de carême qui tire à sa fin pour se confesser et être libérés de leurs péchés. Le temps de carême est un temps particulier de grâces pour la réconciliation avec Dieu, avec nos frères et avec nous-mêmes. C’est là le gage d’une joyeuse fête de Pâques. Merci.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Lucrèce, 13 avril 2011 10:08
Bonjour mon père et merci de votre contribution à ce rendez-vous du donner et du recevoir. Mais ceux qui ne sont pas en règle pour se confesser, comment faire pour bénéficier de cette grâce sacramentelle, qui donne force, consolation et courage dans le combat de chaque jour contre le mal et le péché ? Pourquoi l’avortement est un péché « réservé », un péché que tous les prêtres ne peuvent pas pardonner et dont la rémission est prioritairement réservée à l’évêque ? J’avais demandé lundi des éclaircissements sur la réanimation néonatale mais malheureusement je n’ai pas eu de feedback à cette préoccupation. Est-ce parce que je suis sortie du canevas des échanges ? Une fois encore merci
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 14 avril 2011 22:17
Bonjour Lucrèce. Je commence par votre dernier point. Vous constatez bien que votre message précédent n’est pas parvenu au site, sinon il apparaîtrait dans la liste des échanges. Il faudra peut-être le renvoyer au site. Pour en revenir à la confession, il est vrai que tout le monde ne peut pas bénéficier de ce sacrement, source d’innombrables grâces et de réconciliation. Cependant, même ceux qui ne sont pas en règle pour bénéficier des grâces de ce sacrement peuvent toujours se mettre dans les 2 dispositions fondamentales que j’ai énoncées, à savoir le regret sincère de leurs péchés et le ferme propos de rejeter tout attachement au péché par amour de Dieu et non par crainte du chatiment de l’enfer. Si l’on cultive ces dispositions, le Seigneur Lui-même saura accorder le soulagement et la paix du cœur qui sont dons de Dieu. Par ailleurs, je propose à tous ceux qui sont dans le cas, ce que l’on appelait les 10 rémissions au moment où le sacrement de pénitence n’était pas réitérable comme aujourd’hui (on ne le recevait qu’une seule fois dans sa vie si l’on tombait dans le péché après le baptême). Les 10 rémissions étaient des moyens non sacramentels mais efficaces qui procuraient la rémission des péchés à ceux qui ne pouvaient pas se confesser. Si elles ont eu leur efficacité au 6ème – 7ème siècle et même au-delà, il n’y a pas de raison qu’elles soient inefficaces aujourd’hui. Les voici donc : 1. La charité qui « couvre la multitude de nos péchés (1 P 4, 8). 2. L’aumône qui efface les péchés comme l’eau éteint le feu » (Si 3, 33). 3. Les larmes répandues à profusion qui effacent aussi le péché. 4. Le fait de nous reconnaître coupables devant Dieu (Ps 31, 5). 5. L’affliction du cœur et du corps (la souffrance acceptée). 6. L’amendement de notre vie. 7. L’intercession de nos frères chrétiens. 8. La miséricorde et la foi par qui les péchés sont enlevés (Jc 5, 14-15). 9. Celui qui ramène un pécheur de son égarement sauvera sa propre âme et couvrira une multitude de péchés (Jc 5, 20). 10. « Si vous pardonnez aux hommes leurs manquements, votre Père céleste vous pardonnera de même » (Mt 6, 14). Quant à ce qui est des péchés réservés, sachez que cela relève de l’organisation de la discipline pénitentielle dans l’église. Il y a des péchés que l’évêque lui aussi ne peut pas remettre et qui sont réservés au Pape. La raison principale est la gravité de ces péchés que l’on ne peut banaliser et qui ne devraient pas être monnaie courante dans la vie des chrétiens. Voilà ce que je puis vous dire, pour ne pas être trop long. Merci.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Lucrèce, 15 avril 2011 12:01
Bonjour mon père et merci de votre disponibilité en cette période, qu’on sait, très chargée pour nos prêtres. Mon message est bien parvenu au site. Je le copie du forum tel qu’envoyé le lundi. //// Bonjour mon père et merci de votre réponse assez longue (rires …..). Je voudrais vous rassurer que je rentre pleinement dans l’intelligence (la compréhension) de l’enseignement de l’église et ma foi chrétienne ne saurait guère m’amener à réduire son enseignement en une institution qui s’oppose à l’évolution actuelle par une série d’interdits. Je partage et adhère aux doctrines enseignées par l’Eglise Catholique qui est une, sainte et apostolique. Mais parfois, il arrive de mener des réflexions et de se poser des questions. Vos argumentations sont assez claires et je comprends que l’église se bat l’évolution et le bien de l’homme. Mais, permettez de sortir un peu du cadre de l’avortement et des méthodes contraceptives et aborder la réanimation néonatale. Un médecin craignant de donner volontairement la mort à autrui, qui décide de réanimer un nouveau-né victime d’une souffrance fœtale et d’une anoxie sévère, très conscient du risque de séquelles graves pour l’enfant. Cet enfant survit mais est handicapé à 95% et dépendant à 100%. Ce médecin ne sera-t-il pas responsable de l’état de cet enfant ? Dans le jargon médical, poursuivre une réanimation et donc retarder la mort est considéré comme un acharnement thérapeutique qu’il faut refuser. Alors - faut-il tout mettre en œuvre pour réanimer un nouveau-né quels que soient son état et les conséquences sur son développement à venir ? Peut-on arrêter une réanimation, voire arrêter la vie d’un nouveau-né devenu autonome sur le plan respiratoire et porteur de graves lésions cérébrales
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 16 avril 2011 22:16
Bonjour Lucrèce. Heureux de retrouver votre message qui semblait perdu. Le cas que vous posez est un cas limite, même s’il n’est pas rare. Voici ce que je peux vous en dire du point de vue de la morale. C’est un devoir pour le corps médical d’’assurer les soins élémentaires et les soins vitaux (alimentation, hydratation, respiration etc.) à toute personne humaine malade. L’en priver et la laisser mourir sans soins, c’est verser dans l’euthanasie qui peut être active ou passive. Vous voyez en quoi votre cas est limite. Pour un nouveau-né, vous avez raison de dire que le médecin ne voulait pas donner la mort parce que, ne pas prodiguer les soins nécessaires peut bien être une euthanasie passive. En ce sens, il n’a pas tort de réanimer le nouveau-né. Mais faut-il lui imputer les séquelles graves de la vie de cet enfant par la suite ? Je ne pense pas que ce soit juste : il avait agit par conscience professionnelle pour éviter la mort au nouveau-né. S’il n’avait pas réanimé le nouveau-né victime de souffrance foetale et d’une anoxie sévère, on aurait pu l’accuser aussi d’avoir laissé mourir l’enfant et donc d’euthanasie passive. Vous voyez la délicatesse de la situation. Pour répondre en gros à vos deux autres interrogations, je les résume sous les 2 thèmes, réanimation et acharnement thérapeutique. A ce sujet, je dis que l’acharnement thérapeutique ne consiste pas seulement à poursuivre une réanimation coûte que coûte, mais il y a aussi le critère de la proportionnalité des soins qui permet de savoir si l’on passe déjà les bornes. En d’autres mots, les soins de réanimation prodigués permettent-ils quelque espoir ? Eu égard à ce critère de la proportionnalité des soins, je dis que tout espoir est permis dans le cas d’un nouveau-né. Il peut y avoir des séquelles, il y en a certainement, mais nous devons aussi reconnaître que la vie humaine, surtout celle d’un nouveau-né a des ressources extraordinaires et inimaginables de récupération et que l’espoir est toujours permis. En tout état de cause, on ne peut se permettre de laisser mourir un nouveau-né par crainte qu’il devienne dépendant même à 100% à cause des séquelles. Le laisser mourir sans rien faire, c’est verser dans l’euthanasie. Cela peut friser aussi l’eugénisme.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Mythes, 15 avril 2011 14:02
Bonjour Père Alain, j’ai suivi avec intérêt toute la discussion et je vous remercie pour tout ce que vous faites pour le peule de Dieu. Aujourd’hui, nous remarquons de plus en plus que les hommes comme les femmes entretiennent des relations extra-conjuguales. Les femmes vont voir ailleurs sans pour autant vouloir quitter leur mari. Celles qui le font disent que s’est pour l’équilibre et la paix dans le foyer. Ma préoccupation est la suivante : La femme qui se retrouve enceinte du fait de l’une de ses escapades, que pourra t-elle faire ? Garder le fruit de cette infidélité et le remettre à mon mari ou s’en débarrasser pour éviter tous problèmes ?
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, 15 avril 2011 23:27
Bonjour Mythes. Merci de votre question et du cas que vous évoquez qui ne semble, malheureusement, pas rare. C’est tout simplement une réalité déplorable et alarmante qui mérite réflexion. Qu’est-ce qui pousse les hommes et les femmes à entretenir des relations extraconjugales ? Avant de vous proposer ma réponse, je me demande comment on peut prétendre œuvrer pour l’équilibre et la paix dans le foyer en optant pour l’infidélité conjugale. On ne peut utiliser honnêtement un moyen aussi lamentable et malhonnête (l’infidélité) pour arriver à une fin aussi noble (l’équilibre et la paix du foyer). En morale, la fin ne justifie pas les moyens. La preuve que ce moyen pour arriver à la paix et à l’équilibre du foyer est erroné et moralement répréhensible, c’est l’embarras qu’il pose par la suite, c’est-à-dire la survenue d’une vie humaine (dont on ne sait quoi faire) suite aux actes d’infidélité conjugale. Mon avis sur la question est ceci. Étant donné que l’on se marie pour le meilleur et pour le pire et que dans l’église l’infidélité ne peut être cause de dissolution d’un mariage validement célébré et consommé, la femme assume ses responsabilités et garde le fruit de son infidélité. Et puisqu’elle est validement mariée, l’enfant appartient au couple. En tout état de cause, la provenance douteuse de l’enfant (à cause de l’infidélité de la femme) ne peut justifier l’avortement. L’enfant conçu n’est pas adultère et ne désire que vivre. Il ne mérite pas qu’on lui ôte la vie parce qu’il a été malheureusement conçu dans des conditions d’infidélité.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Mythes, 18 avril 2011 14:11
Bonjour Père Alain, j’espère que vous avez passé un excellent week end. Cette situation risque de détruire le couple
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Lucrèce, 19 avril 2011 09:53
Bjr Père Alain et une fois encore merci de votre disponibilité. Je partage tout à fait votre argumentation car on ne peut vraiment pas prétendre œuvrer pour l’équilibre et la paix dans le foyer en optant pour l’infidélité conjugale. Mais à mon avis, même si la femme est validement mariée, l’enfant ne peut pas appartenir au couple. Il va se poser un problème de paternité. Ce qui ne sera pas sans conséquences sur l’évolution de l’enfant dans la société et dans bien cas la vérité finit par triompher, où c’est après 50 ans et plus que certaines mères font des aveux. Plus difficile encore c’est quand il s’agit d’un homme qui se marie fait des enfants qui portent son nom et c’est bien après qu’il apprend qu’il devait porter tel ou tel nom. Ca disloque vraiment des générations. Même si la polygamie est monnaie courante dans nos sociétés, la polyandrie ne saurait être acceptée, c’est hors nature. Avis à nos épouses qui ont des relations extraconjugales.Très bonne semaine sainte à vous.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 22 avril 2011 23:08
Bonjour Lucrèce, Merci de votre message et de votre apport. J’ai répondu à Mythe en donnant les raisons qui m’ont amené à penser que l’enfant pourrait être au couple. Mais je suis tout à fait d’accord avec vous que si l’on ne respecte pas la véritable paternité dans ces questions d’enfant hors du couple, cela pose des problèmes à la longue. Nous sommes d’avis qu’il n’y a pas mieux à faire que de reconnaître le vrai père de chacun et d’attribuer à chaque enfant le nom de son père. En cela, toutes les femmes qui se permettent des relations extraconjugales sont interpellées par le cas que donne Mythe. Mais cela n’interpelle pas que les femmes, mais également les hommes. Merci de votre apport. Excellente fête de Pâques. Dieu vous bénisse.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Bruno HOUNKONNOU, Religieux Camillien !, 22 avril 2011 23:25
Vraiment merci Père Alain pour votre disponibilité. C’est une question d’actualité qui préoccupe et concerne bon nombre de nos fidèles. Cette question, malgré les efforts des pasteurs , n’aura jamais assez de maîtres. Merci infiniment et que Dieu vous encourage et que l’Esprit Saint vous inspire et vous fortifie. Amen ! Très bonnes fêtes de pâques !
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 24 avril 2011 11:21
Merci, cher père Bruno pour l’encouragement et la prière. Je vous souhaite aussi une bonne fête de Pâques. Que le Seigneur ressuscité vous fortifie aussi dans votre ministère et comble de sa grâces tous les pasteurs qui accompagnent le peuple de Dieu dans ces questions de tous les jours. Union de prière, mon frère.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Bruno HOUNKONNOU, Religieux Camillien, 29 avril 2011 00:34
Oui Père, je suis très passionné de ces questions surtout de la famille. Car s’il y a une des vocations spécifiques que j’ai découverte un an après mon ordination, c’est comment aider les jeunes à préparer leur vivre ensemble : le mariage qui est pour moi une entreprise. Et une bonne entreprise qui se veut pour durer se prépare ! Et les questions qui concernent la vie et la stabilité de la famille m’intéressent à plus d’un titre ! Alors courage à vous. Joyeuses fêtes de pâques à vous et tous les lecteurs !
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 22 avril 2011 22:57
Bonjour Mythe. Oui, j’ai bien passé le weekend dernier et je vous souhaite une bonne semaine sainte. Je pense que le risque d’une destruction du couple était déjà latent dans la situation qui a amené l’épouse à opter pour l’infidélité en vue de sauvegarder la paix et l’équilibre de son foyer. C’est jusque-là qu’il faut remonter pour arracher le mal à la racine. Par ailleurs voici comment j’en suis arrivé à penser que l’enfant serait au couple. L’on dit souvent que c’est la femme qui connaît le père de son enfant ; c’est vrai mais cela a des limites. Il arrive quelque fois que la femme elle-même ne sait pas qui est le vrai père de son enfant. La situation que vous avez décrite se prête à une telle compréhension des choses. S’il est avéré que cette femme qui a dû recourir à l’infidélité pour sauver son couple avait cessé entre temps tout contact intime avec son mari et qu’elle est certaine de l’origine de l’enfant qu’elle porte, alors je reviens sur ce que j’avais proposé. Il faudrait, plutôt, faire la lumière sur la situation et établir la vérité des faits. Mais si ce n’était pas le cas et que des rencontres sporadiques avaient lieu entre les époux, alors, il n’est pas facile d’affirmer que l’enfant vient du dehors ; l’enfant pourrait bien être au couple. Je reconnais que vous avez été précise dans votre question en disant que l’enfant conçu l’a été à la suite de l’infidélité de la femme. Je reprécise donc qu’il ne peut être question de l’avorter pour sauver la stabilité du couple, mais qu’il faudra alors accepter d’assumer ses responsabilités jusqu’au bout en faisant la vérité sur la situation. Cette vérité bien amère dans le cas présent mérite d’être faite ; elle ne manquera pas de conséquences sur la stabilité du couple qui battait déjà de l’aile, mais c’est là que l’amour doit triompher de la faiblesse et de la misère humaine. Tout cela n’est pas facile, mais ce n’est pas impossible non plus. Joyeuse fête de Pâques à vous et à tous les lecteurs.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Mythe, 29 avril 2011 19:00
Infiniment merci Père Alain, Dieu vous garde
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Perla, 4 mai 2011 15:41
Bonjour Père Alain, moi, je voudrais comprendre pourquoi l’église catholique interdit les contraceptions
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Lucrèce, 5 mai 2011 19:10
Bonjour mon père et bonne fête de paques. J’ai lu sur le net qu’en mars 2009, l’archevêque d’Olinda et Recife, José Cardoso Sobrinho aurait frappé d’excommunication la mère d’une fillette de neuf ans ayant avorté à la suite d’un viol, ainsi que des médecins ayant pratiqué l’IVG. (Mais pas "la mère" c’est à dire la fillette enceinte, victime de tout cela.). Cette peine a été confirmée par le cardinal Giovanni Battista Re, officiel du Vatican qui rappelle que l’avortement était frappé selon le droit canon (art 1398) d’une peine d’excommunication latae sententia c’est a dire automatiquement. Cependant, plusieurs évêques français comme Yves Patenôtre ou Norbert Turini ont jugés cette excommunication « abrupte » ou « inacceptable », marquant leur incompréhension d’une telle sévérité. Moi, je voulais savoir comment et pourquoi cette divergence d’opinions. A ce que je sache, le Droit Canon est universel et c’est d’ailleurs ce qui distingue l’Eglise Catholique. Comment appréciez-vous cette sanction et la réaction des uns et des autres ?
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 14 mai 2011 00:29
Bonjour Lucrèce. Bonne fête de Pâques à vous aussi. Comme vous le voyez, les perturbations sur le réseau internet ne m’ont pas permis de vite lire votre message. Les faits que vous rapportez sont réels et ils ont fait couler pas mal d’encre et de salive en leur temps. Vous demandez mon avis sur la sanction et la réaction des uns et des autres. La sanction est en rapport avec la gravité des faits. Sur cette question, la loi de l’église est claire et précise : l’avortement est un péché grave au regard de la loi morale et tous ceux qui y prennent part sont frappés d’une juste peine. L’évêque s’en est tenu à la loi et il est dans son rôle, n’en déplaise à certains. Quant à la réaction des évêques français que vous avez cités, vous avez raison de vous en étonner mais que cela ne vous scandalise pas. Le Droit canon est, certes, universel, mais comme toute loi, il demande une juste interprétation. Vous savez comment les hommes de lois discutent de la juste compréhension qu’il faut avoir de la loi et de son interprétation conséquente : cela ne manque pas dans l’église aussi. Heureusement qu’il y a les canonistes qui nous aident à une juste compréhension de la loi. Par ailleurs, l’église n’est pas une institution qui clôt la bouche à ses fils. On peut toujours réagir sur l’une ou l’autre question discutée jusqu’à ce que le Magistère intervienne pour indiquer la position à tenir. C’est d’ailleurs de ces discussions, disputes et contestations que jaillit la lumière pour une meilleure compréhension de l’enseignement de l’église. Merci.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 5 mai 2011 23:36
Bonjour Perla. Votre préoccupation ramène l’une des premières questions qui ont été traitées au début de ce forum. Je vous demanderais de bien vouloir vous reporter aux échanges avec Rosa et Lucrèce. Cependant, je vous fais brièvement le point de la question ici. La contraception, comme on peut le percevoir dans le terme même désigne un ensemble de méthodes et de moyens qui vont contre la conception. Or, la conception qui est la possibilité de survenue d’une vie humaine lors de l’union sexuelle est une des finalités de cette dernière. Nous disons bien que l’on ne peut vouloir une chose et son contraire. Dans ce sens, s’adonner à l’union sexuelle tout en excluant, au moyen de méthodes contraceptives, la possibilité de la conception, c’est ne pas apprécier à sa juste valeur son propre acte ; c’est ne pas saisir à fond la dimension profonde de la sexualité humaine qui n’est pas seulement un organe mais une dimension constitutive de notre être. C’est à cause de cette importance de la sexualité humaine qu’elle est le « lieu » de la donation totale de soi à son partenaire et le « lieu » de transmission possible d’une nouvelle vie humaine. C’est donc l’avilir que de la réduire en un simple organe de plaisir sans engagement ni aptitude à assumer toutes les conséquences de son union sexuelle avec un partenaire. La contraception ne peut être un acte banal d’empêchement d’une grossesse, elle est beaucoup plus profonde que ça et doit nous interroger sur la compréhension que nous avons de la personne humaine qui se manifeste et s’extériorise dans ses actes. Voilà pourquoi, au-delà des questions de méthode contraceptive, l’église interroge sur la mentalité contraceptive, c’est-à-dire l’esprit qui préside à tout cela. Ce n’est donc pas d’une simple interdiction qu’il s’agit de la part de l’église, mais c’est d’abord et avant tout, une préoccupation pour le bien véritable de la personne humaine et de sa valeur fondamentale que l’église ne peut laisser bafouer. Je m’arrête là pour ne pas être trop long. Merci.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père René AGAINGLO, 24 mai 2011 12:09
Bonjour cher Père Alain et merci pour tout ce que vous nous apprenez sur la question qui nous occupe actuellement sur le forum. Merci aussi à tous les intervenants et tous nos amis internautes. Je voudrais vous demander d’aider un peu notre soeur Florida aujourd’hui âgée de 17 ans. Elle est enceinte de 3 mois d’un transitaire qui ne reconnait pas la grossesse. La situation est telle que ses tuteurs qui ne sont pas catholiques la contraignent à avorter alors qu’elle, en tant que catholique, malgré la souffrance qu’elle endure actuellement, voudrait garder la grossesse, mais elle redoute un peu ses tuteurs qui ne veulent rien savoir ; pour eux si elle n’avorte pas elle sera laissée à elle-même et ce, pour toujours. Florida se demande alors que faire ? nous attendons l’apport de tout le monde ; pas seulement du Père Alain. Merci de donner votre point de vue.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par père Alain, 27 mai 2011 09:12
Bonjour père René et merci de votre contribution à ce lieu d’échanges. Le cas que vous posez est intéressant et interpelle à bien des égards. Je me garde, cependant, de proposer immédiatement ma réflexion. J’invite, à votre suite, les amis lecteurs à apporter leur contribution d’abord. J’attends donc quelques réactions avant de donner la mienne. Aux amis du forum de jouer donc. Merci.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Lucrèce, 31 mai 2011 12:43
Chère amie, la position de vos tuteurs peut se comprendre dans la mesure où la survenue d’une maternité précoce exacerbe les difficultés socioéconomiques. Devenir mère pour une adolescente aggrave le pronostic socio-économique, le devenir psychosocial enfin l’avenir familial est incertain. Mais ils en ont aussi pour quelque chose car cette grossesse précoce reflète un peu leur carence en matière d’éducation (sexuelle entre autre) et un certain malaise au sein de cette famille. Maintenant ils optent pour une IVG. Là n’est pas la solution. Que nous enseigne l’Eglise ? Attention, sachez Mme Florida que chaque être humain, chaque enfant, chaque embryon, est une créature de Dieu, et un cadeau du Ciel. Si Dieu donne la vie, Il va s’en occuper. Quand Il crée, (ou que nous créons avec Lui), Il nous aide à en assumer les conséquences. Peu importe les circonstances difficiles entourant une grossesse non désirée ou même problématique, cette vie appartient à Lui et nous devons L’honorer en donnant à l’enfant toutes les chances de vivre pour Sa gloire. C’est notre histoire. Je peux louer d’ailleurs votre prise de position à garder cet enfant malgré la pression de vos tuteurs. Résistez vraiment et priez surtout pour que Dieu vous donne la force de le regarder en face afin que vous ne tombiez jamais dans ce péché en vous détournant de lui. Mais si jamais vous lâchez prise, Connaissez-vous les conséquences d’une IVG et même si elle est réalisée à contrecœur, par exemple pour des raisons économiques (qui j’en suis sûr est votre cas) ? Problèmes induits par le traumatisme post-avortement ? Des dysfonctionnements sexuels comme la baisse du plaisir éprouvé, des douleurs ? Des Idées suicidaires rien qu’à l’idée de se rappeler ce crime commis sur une créature de Dieu - Compensation de l’état dépressif par l’utilisation excessif d’alcool, de tabac ou de drogues ? Savez-vous si c’est le seul et unique enfant que Dieu vous donnera ? Même si notre Dieu est miséricordieux et nous pardonne dans le sacrement de la réconciliation, voyez-vous combien il est difficile de se faire remettre ce péché et de le réparer. Et qui plus est, il s’agit d’un péché grave en ce sens que vous seriez consentante à pratiquer cette IVG même si ce sont vos tuteurs qui vous poussent à la faire. Alors Madame, confiez vous à Marie, celle-là qui a connu la joie de la maternité, cette mère protectrice, elle intercèdera pour vous auprès de son fils. Je fais vôtre, ces mots de saint Bernard : …..« Dans les dangers, dans le trouble angoissant, dans les incertitudes, pense à Marie, prie Marie. Que son nom puissant ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne sorte pas de ton cœur. En la suivant, tu ne t’égareras point. En l’invoquant, tu ne connaîtras pas la désespérance. Qu’elle soit ton soutien : tu ne tomberas pas. Qu’elle soit ta protectrice : tu seras en sécurité. Sous sa conduite, tu ne sentiras pas la fatigue du chemin. Avec son secours, tu atteindras le terme …………. » Mais à vous aussi, je ne peux pas soutenir que vous êtes tombée enceinte par ignorance, naïveté. Savez-vous au moins que vous êtes dans le péché car l’église nous enseigne que nous devions être mariés avant tout rapport sexuel. Repentez-vous pour ce péché et demander la grâce, ne vous faites surtout pas justice et ne vous apitoyez par sur votre sort, ayez le courage et la force.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 7 juin 2011 19:13
Merci Lucrèce, pour votre vigoureuse contribution à cet échange. Nul doute que notre amie Florida saura en tirer pour son compte afin de se donner des raisons supplémentaires de fermeté dans sa décision de garder son enfant. Prions surtout pour elle. Le Seigneur ne manquera pas de lui donner la force requise pour tenir jusqu’au bout. Bons Préparatifs de la venue de L’Esprit Consolateur.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 7 juin 2011 19:07
Bonjour père René. Je réponds à votre préoccupation pour Florida en m’adressant à vous puisque c’est vous qui avez posé son problème et non pas elle-même. Je ne doute pas qu’elle aura les moyens d’accéder directement à ce texte. Je voudrais, d’entrée de jeu inviter Florida au calme, même si cela n’est pas facile. Se trouver enceinte à son âge et dans les conditions qui sont les siennes provoque toujours beaucoup de remous et de vives réactions émotives. Dieu, merci, tout cela se calme avec le temps et la naissance de l’enfant apporte joie et consolation, même si des inquiétudes ne manquent pas (il y en a toujours, même dans les couples établis dans les meilleures conditions). Elle n’est pas la première dans le cas et j’en ai vu bien d’autres typiques. La réaction de ses tuteurs se comprend en partie, parce que ce n’est pas facile de devoir faire face à une grossesse imprévue dans ces conditions, surtout que l’auteur ne veut pas assumer ses responsabilités et s’en défend. Ce qui est regrettable, c’est qu’ils veuillent la pousser à l’avortement, sous peine de menaces d’abandon. J’inviterais d’abord les tuteurs à considérer les souffrances de cette jeune fille qui se retrouve prise entre le refus de son partenaire, les souffrances liées à son état et leur pression psychologique. Certes, il faut réagir devant cette affaire avec fermeté, mais aussi avec un grand cœur et beaucoup d’humanité. Cela m’amène à Florida elle-même. Je commence à l’encourager dans sa décision de garder son enfant. C’est la meilleure et la seule décision à prendre et le temps lui donnera raison. Puisqu’elle se fonde sur sa foi catholique pour prendre cette décision, je la félicite d’être consciente de la valeur sacrée de la vie humaine commençante qui ne doit être mise en balance ni avec la précarité des conditions d’existence ou des conditions économiques, ni avec quoi que ce soit d’autre. La vie humaine est un bien fondamental, une valeur sacrée qu’il faut défendre à tout prix et elle s’y prend bien en voulant garder son enfant. Si elle accepte de se faire avorter, elle s’en trouverait encore plus mal. Alors que cet enfant qu’elle porte et pour lequel elle souffre en ce moment sera bientôt sa consolation et elle sera heureuse de tenir dans ses bras le fruit de ses entrailles. Par ailleurs, il arrive souvent et presque toujours que l’auteur de la grossesse qui l’avait refusée se ravise et revienne présenter ses excuses. Très souvent, la vue de l’enfant à la naissance provoque l’instinct de paternité qui ramène les hommes à de meilleurs sentiments. Je le lui souhaite et il est fort probable que son monsieur revienne. Mais concrètement, je lui propose 3 pistes de réflexion et d’action en ce moment difficile : 1°) Ne sachant pas pourquoi elle est plutôt chez des tuteurs, je conseillerais qu’elle cherche à renouer avec ses propres parents (s’ils existent encore et s’il n’y avait pas de grosses difficultés de ce côté-là) qui ne manqueront pas des dispositions requises pour accueillir leur fille en ce moment difficile de sa vie. Retrouver ses parents, même s’ils pourraient se fâcher aussi, pourrait être déjà un début de solution. 2°) Avec l’aide d’un prêtre, de l’un ou l’autre de ses parents proches ou éloignées, de quelques autres personnes avisées parmi les chrétiens de sa communauté paroissiale, que l’on fasse une démarche vers ses tuteurs et vers le monsieur qui l’a enceintée pour traiter du problème. Cela n’est pas impossible, on peut le réaliser. 3°) Enfin, qu’elle se renseigne pour se mettre en contact avec l’une ou l’autre des structures d’accueil temporaire pour passer ce moment difficile jusqu’à l’accouchement. Les structures du genre ou des personnes de bonnes volonté, capable d’accueillir et d’aider dans ces situations ne devraient pas manquer sur nos paroisses. C’est là que la charité doit se faire inventive. Mais au-delà de tout, qu’elle prie beaucoup et sans relâche. Le Seigneur ne manquera pas de lui envoyer le bon samaritain. Merci.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père René AGAINGLO, 11 juin 2011 11:20
Merci beaucoup à vous, cher père Alain et à tous ceux qui participent à ce forum. Je voudrais vous rassurer que je m’arrangerai pour qu’elle puisse profiter de l’apport des uns et autres. Je sais que certainement elle n’est pas la seule à être dans le cas ; il y en a peut être qui vivent également pareille situation. Ces échangent ne manqueront pas de les aider aussi. Voilà pourquoi je voudrais profiter de cette occasion pour inviter ceux qui lisent le forum et qui hésitent à y participer, de réagir, de ne plus hésiter. Il suffit de s’y mettre simplement en disant ce que l’on pense de la situation ; ainsi nous participerons tous au bonheur véritable de chacun et de tous.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Amour, 2 juin 2011 20:13
Je suis enseignant à Cotonou ; je voudrais savoir si un couple en fiançailles peut tenir des rapports protégés ?
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 7 juin 2011 10:22
Bonjour Amour. Merci de vous intéresser à notre espace d’échanges et d’y porter votre préoccupation. Votre question recèle en toile de fond une gêne que l’on peut entrevoir dans l’expression « rapports protégés ». Je pose alors la question : « rapports protégés de quoi et pourquoi ? ». C’est de la réponse à cette question que jaillira la lumière nécessaire à votre préoccupation. Comme nous le savons, un couple en fiançailles, c’est deux personnes, un homme et une femme, qui se promettent l’un à l’autre et qui amorcent un cheminement qui les conduira au mariage. De ce seul point de vue déjà, commencer s’adonner à des « rapports », c’est commencer à manger son maïs en herbe. À quoi cela peut servir de faire un cheminement vers le mariage si l’on se livre, par anticipation, à cet acte caractéristique du mariage ? Et c’est là que surgit la préoccupation de protection que vous évoquez. Se protéger de quoi ? Je voudrais bien m’arrêter à cette question et vous laisser exprimer davantage votre préoccupation. Cela relancera le débat et nous permettra de mieux nous comprendre. Merci.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Amour, 21 juin 2011 23:28
Mon père merçi.je voudrais des conceils pour éviter au maximum le sexe.Aussi figurez vous que c’est difficil d’arrêter quand on commencer.Amour
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 2 juillet 2011 17:52
Bonjour Amour. Avant tout, je vous prie de m’excuser pour le temps mis à vous répondre parce que j’étais très pris. Je me permets de revenir sur votre première préoccupation avant de répondre à la dernière. Vous me demandiez s’il est permis à des fiancés d’avoir des rapports protégés. Les fiançailles, comme je vous le disais sont un moment précieux dans la vie d’un couple : c’est le temps du cheminement, de la connaissance mutuelle, de l’espérance, du désir etc. Il faut le vivre comme un moment de tension (etre tendu vers) vers le moment précieux du mariage et de la rencontre des époux que consacrera le lien du mariage. Dans ce sens, ce serait une illusion de prétendre vivre les fiançailles alors que l’on se livre déjà à une union sexuelle. Par ailleurs, l’union sexuelle est un « lieu » unique de rencontre et de donation totale de soi à l’autre dans la confiance et dans l’abandon de l’amour. Le désir de protection en ce « lieu » unique de donation totale pose un problème de fond. Se protéger de quoi, de qui et pourquoi ? Il va sans dire que l’on se protège des MST (maladies sexuellement transmissibles ou autres) et d’une grossesse non désirée, n’est-ce pas ? Se protéger de l’autre veut dire que l’on n’a pas confiance en lui (car il ou elle peut avoir une MST cachée à vous transmettre ou autre) et que l’autre aussi ne dit pas tout de lui et ne mérite pas la confiance de son partenaire. Se protéger d’une grossesse non désirée dénote de l’impréparation du couple et donc de son incapacité à assumer les conséquences de son acte d’union sexuelle. Tout cela reviendrait à un marché de dupe où l’on instrumentalise l’autre pour assouvir ses besoins sexuels. Voilà brièvement le malaise et le mensonge que pourraient cacher les rapports sexuels protégés entre fiancés et cela n’augure pas d’un bon avenir pour le couple. La belle preuve est que les fiancés qui s’adonnent vite au plaisir sexuel ne vont pas jusqu’au mariage : ils se séparent avant, puisqu’il ne leur reste plus grand-chose à découvrir. Je sais que ce n’est pas facile de vivre les fiançailles sans se laisser aller au plaisir sexuel anticipé, mais ce n’est pas impossible non plus de les vivre sainement jusqu’au bout, si l’on est décidé et si l’on en prend les précautions. Cela me porte à votre dernière préoccupation qui est d’ « éviter au maximum le sexe », comme vous l’écriviez. Eviter le sexe ! Je commence par avouer que je n’ai pas de recette particulière pour y arriver. Mais il me semble que si l’on perçoit à sa juste valeur l’importance du mariage et donc de la préparation au mariage, si l’on respecte la femme en général et si l’on aime sa fiancée, enfin si l’on se respecte soi-même et si l’on est préoccupé de son avenir, tout cela peut faire prendre conscience des valeurs en jeu et conduire à prendre des dispositions qui évitent de s’adonner trop tôt au sexe. Cela doit se décider à deux, dans la pleine conscience des valeurs en jeu et aussi du risque des relations sexuelles précoces. Vous pouvez y arriver en évitant des rencontres trop fréquentes, et des endroits clos ou des ambiances trop particulières. Mais tout cela ne peut aboutir à rien si l’on n’est pas personnellement décidé et si l’on ne se convainc pas de la nécessité d’une reprise en main de sa vie sexuelle. En homme de foi, j’ajoute enfin que la grâce de Dieu ne peut vous faire défaut si vous le demandez avec foi. J’espère avoir comblé quelque peu vos attentes et je vous assure du soutien de ma prière.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Amour, 3 août 2011 00:42
Merçi mon père pour le soutien spirictuel dont vous me gratifier.Je sais que l’Eglise interdit l’utilisation des contraceptifs pourtant les médias nous y renvoient tous les jours.Je voudrais que vous me parler de la pespicacité de ce refu catégorique de l’Eglise.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par malickcndiaye@yahOO.fr, 21 juin 2011 11:45
il serait interessant de connaitre la callipedie(l’art de faire de beaux enfants) ches les yoroubas ,les mina les ibo et les edo pourquoi partir toujours des occidentaux en rejettant ce qui vient de nous.on peut apurer perfectionner ,nos pratiques a la lumiere de la bible et des traditions chretiennes p>
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 26 juin 2011 22:15
Bonjour, Merci de votre suggestion de recherche. Mais, à vrai dire, je n’ai pas encore bien saisi le fond de votre pensée. Je vous serais reconnaissant de vous expliciter davantage pour que nous puissions tous profiter de votre belle proposition. Merci.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Samuel, 29 juin 2011 16:14
Bonjour Père Alain, Je suis nouveau sur le forum et c’est avec intérêt que j’ai lu toutes les interventions précédentes. Je vous en félicite. Je voudrais cependant revenir sur une de vos anciennes réponses. Je fais ici allusion à votre réponse du 9 avril 2011 à Lucrèce au sujet du coït interrompu. Votre réponse fait allusion au « crime d’Onan en Gn 38, 6-9 que Dieu a puni de mort parce qu’il « jetait » la semence par terre pour ne pas donner une descendance à son frère décédé dont il avait hérité la femme. » Je pense que la révélation de Dieu a été progressive. A cette époque où vécut Onan, et d’ailleurs jusqu’à ce que la science nous donne des renseignements plus justes, on pensait que le sperme à lui seul était la ″semence de vie″ et donc sans aucun apport du gamète du côté de la femme. Il suffisait alors à l’homme, au moyen des rapports sexuels, de le déposer dans l’utérus de la femme pour que la vie tel un grain semé se développe. Aujourd’hui nous savons que c’est la rencontre de l’ovule et du spermatozoïde qui aboutit après la fécondation au début de la vie. Alors j’ai quelque difficulté à comprendre que la morale de l’Eglise à ce niveau n’est pas pris en compte les avancées de la science. Puisque je connais un autre cas où l’Eglise a fait avancer sa doctrine. Vous savez sans nul doute qu’au Moyen Age il n’était pas permis par la morale chrétienne catholique d’avoir des rapports sexuels avec son épouse enceinte. Parce que, avec la connaissance du temps, on pensait que le sperme tuerait le fœtus. Cette interdiction a changé, car la science a démontré que les relations sexuelles même en période de grossesse ne portent pas atteinte au fœtus et dons à la vie humaine. L’interdiction été alors basée sur une connaissance limitée pour ne pas dire erronée. Par ce long développement, je voudrais en venir à la question de savoir si le coït interrompu aujourd’hui ne peut pas être une solution tout au moins pour les couples qui ont déjà plusieurs enfants – c’est-à-dire qui ont généreusement accueilli plusieurs fois la vie comme don de Dieu et qui en sont arrivés aux limites de leurs possibilités – afin de ne pas devenir des parents irresponsables. Je pense que dans leur cas, on ne peut pas évoque la raison de l’orgueil ou je ne sais encore laquelle pour leur interdit cela. C’est vrai qu’ici nous sommes sur un forum et qu’il serait difficile de résoudre les cas de casuistique. Ne serait-ce pas tout au moins un cas à soumettre à la casuistique ? Merci pour votre réponse prochaine. Samuel
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 2 juillet 2011 11:57
Bonjour Samuel et bienvenu sur le forum. Merci de votre développement et de votre apport à notre espace d’échanges et de partage. Je suis d’avis avec vous et j’ai déjà souligné dans l’une de mes réponses précédentes que l’église s’informe auprès des sciences et ajoute à cette connaissance de l’intelligence humaine, la lumière de la révélation pour aider l’homme à vivre pleinement sa vie d’homme en conformité avec sa dignité unique dans la création. Mais, une meilleure connaissance de l’intelligence humaine n’est pas nécessairement gage d’évolution ou de changement de la pensée de l’église qui joint au savoir humain la lumière de la révélation et la prudence indispensable qu’elle a acquise par sa connaissance de l’homme. Ainsi s’explique que la morale chrétienne soit encore réticente et prudente face au coit interrompu. Ce dernier pourrait bien etre considéré comme un moindre mal tel que vous l’expliquez, surtout au sein d’un couple ouvert à la vie et qui a déjà accueilli plusieurs enfants. Mais, face à la contraception, l’église ne s’arrete pas seulement aux methodes contractives, mais plus encore à la mentalité contraceptive. Celle-ci, comporte le risque de créer une disposition qui ne va pas dans le sens de la promotion de la vie : ce qui est bien plus grave. Dans ce sens, un couple qui a déjà eu plusieurs enfants et qui adopte le coit interrompu n’est pas à l’abri de la mentalité contraceptive puisqu’il ne veut plus accueillir une nouvelle vie, pour des raisons légitimes. Or le coit interrompu - comme méthode contraceptive dans ce cas précis - recèle aussi un refus d’une nouvelle vie à cause de celles dèjà avenues dans le couple. Et puis, nous savons qu’il est une méthode aléatoire qui n’offre aucune certitude d’évitement de la conception, il n’est pas exclu que le couple tombe dans le péché d’avortement puisqu’il n’était pas fondamentalement disposé à accueillir une nouvelle vie lors de son coit interrompu. Par ailleurs, sur quelle base l’église pourrait-elle concéder le coit interrompu à ces couples et l’interdire à d’autres ? Le risque est le meme pour tous. Je n’ignore pas que c’est un enseignement difficile à comprendre et à accepter. Mais, c’est la rigeur meme de l’évangile où Jésus nous enseigne que si ta main droite doit t’induire au péché, il vaut mieux la couper et entrer manchot dans le royaume. C’est la meme logique qui vaut ici ; le coit interrompu qui recèle un risque élevé de grossesse non désirée ne met pas à l’abri du refus de cette nouvelle vie non désirée et non programmée : alors il vaut mieux s’en passer pour éviter tout péché contre la vie. Cela me fait revenir au premier point de votre intervention concernant ma réponse au sujet du Pèché d’Onan. Nous pouvons distinguer 2 choses dans l’attitude d’Onan : le refus de donner une descendance à son frère (la mentalité contraceptive) et le rejet de la semence hors des voies genitales féminines ( la méthode). Dieu l’a plus puni pour le premier (la mentalité contraceptive) que pour le second (la méthode). Or, le coit interrompu comporte encore fondamentalement les 2. Je me permets de finir en disant qu’il y a toujours d’autres manières d’expression de l’affection et de l’amour au sein d’un couple quand il n’est pas possible de réaliser l’union sexuelle. Ce faisant, on peut offrir au Seigneur la peine qu’il y a à ne pas pouvoir se donner l’un à l’autre au moment où le dèsir sexuel est ardent. C’est sans doute une façon de s’unir au Christ et en lui, à tous ceux qui n’ont meme pas la possibilité de se trouver avec leur épouse.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, 3 juillet 2011 20:08
Bonjour, je voudrais avoir votre avis sur un sujet qui ne concerne pas directement l’avortement et la contraception, mais qui s’en rapproche. Si un nouveau-né vient au monde et est extrêmement prématuré, s’il est dans le coma, faut-il tenter de le ranimer ? Quand passe-t-on de la défense de la vie humaine à l’acharnement thérapeutique ? Où est la limite ? Merci de votre attention.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Responsable site, 4 juillet 2011 01:08
Salut cher(e) ami(e) ; vous avez posé une question pertinente seulement que vous avez oublié de vous présenter. Merci de le faire.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Aude, 4 juillet 2011 13:14
excusez-moi de ne pas m’être présentée ! Je suis française, j’ai 28 ans, je suis mariée et mère de deux enfants.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 5 juillet 2011 13:55
Bonjour Aude, Merci de vous intéresser à notre espace d’échanges et de votre question à plusieurs volets. Votre question porte sur un être humain dans les débuts de son existence, même si elle a commencé un peu trop tôt hors du sein maternel. C’est justement cette situation de naissance prématurée qui justifie son besoin intense d’assistance. En réalité, aucun être humain ne nait avec la totalité de ses facultés humaines (physiques, intellectuelles et spirituelles) pleinement développées. En cela, tous les hommes ont besoin de l’aide aussi bien de la nature qui continue son œuvre en nous, de l’éducation, de la culture que des sciences et techniques ( à travers soins, médication, nourritures etc..) pour arriver à leur plein développement et à une existence humaine acceptable. L’enfant prématuré, comme tout autre est dans le même besoin et plus encore que d’autres. Au regard de ces considérations, il n’y a nul raison de lui refuser cette aide par la réanimation et l’assistance indispensable à sa croissance et à son développement. Du moment qu’il y a là une vie humaine en difficulté, l’on est en devoir de lui apporter tout le secours indispensable et nécessaire à son existence, sans se faire prophète de malheur en prévoyant qu’il aura telle insuffisance ou quelque autre défaut : la vocation principale de la science est d’être au service de la vie. Vous vous préoccupez, par ailleurs, de la limite entre défense de la vie humaine et acharnement thérapeutique. La limite est très ténue entre les deux mais elle est réelle. L’acharnement thérapeutique est, avant tout, une manifestation de la volonté de puissance de l’homme qui tient à maintenir et prolonger, à tout prix, une existence humaine au-delà de sa limite naturelle et raisonnable. Ainsi, l’on met en branle tous les moyens possibles pour prolonger une vie humaine au mépris même de la dignité de la personne humaine. Le critère fondamental pour se rendre compte que l’on passe les bornes est celui de la proportionnalité des soins. En d’autres termes, si l’on met en œuvre des soins extraordinaires et couteux qui donnent des résultats illusoires, alors que de l’autre coté leur application même devient un poids pour la personne humaine en cause, on doit déjà se poser des questions sur l’utilité de ces soins. Mais cela n’empêche pas, cependant, les soins ordinaires et indispensables à toute existence humaines : nourriture, hydratation, traitement symptomatique des malaises etc. Or, dans le cas du nouveau-né prématuré l’espoir est toujours permis, parce que la vie humaine commençante a des ressources extraordinaires de reprise. L’on doit donc faire tout ce qui est possible pour la réanimer, sans verser dans l’acharnement thérapeutique. Merci de votre attention. Je vous redis toute ma disponibilité.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par QUENUM Serge, 16 juillet 2011 15:15
salut chers pére,à propos des contraceptifs,j’aimerais savoir si cela concerne les jeunes hors mariage ou les personnes en sitiuation régulière vis à vis du mariage.Aussi,vu que les jeunes ont très tôt des amitiés,je voudrais savoir si l’on peut être jeune catholique et avoir un/une ami(e) et vivre des relations sexueles avant le mariage étant entendu que l’Eglise n’acepte pas la chose.Veuillez m’éclaircir chers pére.Merci
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 21 juillet 2011 23:29
Bonjour Serge. Merci pour vos questions. Vous pouvez relever dans les conversations précédentes, des éléments de réponse à vos préoccupations. L’enseignement de l’église sur la question de la contraception ne fait pas acception de personnes : il vaut pour toutes personnes, les mariés comme les jeunes. Le piège subtile et fondamental de la contraception, c’est qu’elle est une porte ouverte sur l’avortement. Pire encore, les moyens contraceptifs actuels sont pour la plupart abortifs, à l’insu des utilisateurs. Que ce soit au sein d’un couple régulièrement marié ou entre jeunes non mariés, la contraception peut conduire facilement à l’avortement. Pour ce qui est de votre 2ème préoccupation, vous avez déjà répondu à la question vous-même. L’église catholique enseigne que l’on doit s’abstenir des relations sexuelles avant le mariage. Lorsque 2 jeunes qui ne sont pas mariés s’adonnent à des relations sexuelles, ils commettent un péché de fornication. N’étant pas liés l’un envers l’autre par le lien stable voire sacramentel du mariage qui témoigne de leur engagement mutuel, ils ne peuvent se permettre des relations sexuelles, caractéristiques du mariage. Les relations sexuelles en dehors du mariage, sont comme une façon de tirer un plaisir sexuel du partenaire sans prendre un engagement réel et authentique envers lui. Cela est si vrai que les jeunes ont recours aux contraceptifs pour éviter les conséquences naturelles de leur union sexuelle, c’est-à-dire la survenue d’une vie humaine. La preuve du manque de sérieux et du manque d’engagement dans ces relations sexuelles hors mariage, c’est que ces grossesses non désirées et non programmées sont plutôt avortées. Par ailleurs, l’expérience a montré que 2 jeunes fiancés qui s’adonnent trop tôt aux relations sexuelles finissent par se séparer et n’arrivent pas toujours au mariage. Il vaut mieux attendre. Ainsi apparaissent la logique et la prévoyance de l’enseignement de l’église qui demande que l’on prenne le temps de la préparation et de l’engagement mutuel avant de se livrer aux actes sexuels, dans la responsabilité et l’amour authentique de son conjoint. Deux jeunes qui s’aiment et qui veulent faire du sérieux, savent attendre et préparer l’avenir de leur foyer.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Samuel, 20 juillet 2011 22:31
Bonjour Père Alain, Merci pour votre réponse du 2 juillet 2011. Aujourd’hui ma question porte sur un autre sujet que l’avortement et la contraception, mais s’y rapproche ´amon avis. Voici ce que je viens de lire sur le site : http://www.revue-resurrection.org/Q... « Commençons par l’insémination artificielle. Telle qu’elle est pratiquée en France, elle nécessite, vous le savez, pour l’étude du sperme, la masturbation du mari, et cela est souvent psychologiquement mal vécu par le mari, d’autant qu’on propose habituellement de l’aider en mettant dans la salle de prélèvement des revues à caractère pornographique. Ainsi, la situation est loin de ressembler à une étreinte amoureuse avec son épouse. Cela peut encore être plus mal vécu quand on considère à juste titre que dans cette technique, il n’y a pas d’union qui aboutisse à la venue de cet enfant pourtant tant désiré. L’enfant va être conçu, qu’on le veuille ou non, d’un acte de masturbation et d’un acte médical, et pas d’une union des époux. Même si l’intention générale est bien un acte d’amour des époux, même si tout le protocole médical correspond à cette volonté de donner la vie, l’acte en lui-même à l’origine de la fécondation n’est pas l’union conjugale, et le jugement de l’Église sur cet acte n’est pas bon en tant que tel, on verra pourquoi. Est-ce que l’on peut faire autrement ? Voilà la réaction qui nous vient à l’esprit : « On est bien obligé de passer par là, mon père, c’est vrai ce que vous dites, ça a été très pénible pour nous ». Eh bien en France oui, mais pas dans tous les pays. Aux États-Unis, en Italie, en Australie par exemple, on utilise une technique simple, et Monseigneur Screccia indique, dans son livre qui n’existe pas en France en dehors de la Communauté de l’Emmanuel et d’une association pro-vie [2], qu’il y a plusieurs techniques, dont une qui permet de respecter l’union conjugale, par l’utilisation d’un préservatif perforé pendant l’union. Cela permet à la fois l’union et aussi la récolte du sperme, pour ensuite le préparer et l’inséminer. Dans ces conditions, l’insémination artificielle après union conjugale est licite aux yeux de l’Église — il faut relire là Donum Vitae (Partie II, paragraphe 6) —, puisque l’acte conjugal, selon la formule de Pie XII, est ainsi facilité et non substitué. » Ma question est de savoir si l’on peut vraiment interpréter le paragraphe 6 de la 2e Partie sans le sens de l’auteur de l’article ? Merci d’avance. Samuel
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 22 juillet 2011 15:54
Bonjour Samuel. Votre question demanderait des pages d’explication. Je vais me résumer pour rendre la substance de la réponse qu’il faut à cette question. Je déplore le fait que l’auteur de l’article n’ait pas donné au moins le titre de l’ouvrage de Mgr Sgreccia auquel il fait référence. C’est vrai que Mgr Elio Sgreccia alors président de l’Académie pontificale pour la vie a écrit un ouvrage de base intitulé « Manuel de bioéthique » dans lequel il aborde de façon détaillée avec une érudition particulière toutes ces questions liées à la biotechnologie médicale ainsi que les problèmes moraux qu’elle pose. Je me méfie de cette façon de citer un auteur sans références : on peut tout dire en son nom. Par ailleurs, je puis vous dire que le texte de Donum Vitae est bien clair sur la question. Voici quel peut être le point de l’enseignement de l’église sur la question de l’insémination artificielle. Je commence par le principe bioéthique de l‘« adiuvatio naturae » (aide au processus naturel) énoncé par le Pape Pie XII. Selon ce principe, l’intervention technologique ne doit jamais être qu’une aide portée au processus naturel de la génération pour qu’il atteigne sa finalité propre ; elle ne doit pas se substituer au processus naturel en séparant l‘union des époux de la conception (même si l‘on est conscient que les 2 ne sont pas nécessairement liées dans le processus naturel). Au regard de ce principe, l’église ne donne pas feu vert à toutes les techniques d’insémination artificielle puisque l’enfant conçu risque de ne pas être le fruit de l’union conjugale, c’est-à-dire de la donation amoureuse des époux, mais plutôt le résultat d’une intervention technique d’une tierce personne (le biologiste et tout le protocole médical) au sein du couple. Outre la question morale de la façon dont la semence masculine est recueillie, cette insémination artificielle - celle que vous évoquez - n’est pas véritablement une aide au processus naturel, mais elle se substitue à l’union conjugale pour réaliser la conception en dehors d’une relation sexuelle normale entre les époux. Et c’est là que se pose un sérieux problème éthique. Jusqu’à maintenant, la seule technique d’insémination artificielle que l’église admet est la technique de GIFT (Gamete Intra Fallopian Transfer) de simple transfert des gamètes dans la trompe pour faciliter et accélérer leur rencontre avec l’ovule. Pour cette technique, le praticien peut intervenir après une union conjugale normale. Ainsi, la technique vient au secours du processus naturel en portant plus avant les gamètes pour faciliter le processus de la rencontre et de la pénétration de l‘ovule par le spermatozoïde : la conception. Cette technique que l’église accepte est une véritable aide au processus naturel et ne comporte ni masturbation, ni une conception réalisée en éprouvette et ne pose pas d’autres problèmes moraux. C’est peut-être à cela que fait allusion l’auteur de l’article quand il parle de l’interprétation du texte de Donum Vitae dans le sens d’un usage de préservatif perforé pour recueillir la semence. Je me demande pourquoi l’usage d’un préservatif perforé ? Si c’est pour recueillir la semence, on peut aussi le faire sans que le préservatif soit perforé. Mais l’usage du préservatif pose problème puisque de par sa nature il met une barrière entre les conjoints pour éviter la conception alors que ce qui est recherché ici, c’est l’union complète des époux qui aboutisse à la génération d’une vie humaine vivement souhaitée et désirée. Voilà pourquoi je déplore que l’auteur de l’article ne nous ait pas donné les références de l’ouvrage de Sgreccia. En sommes, l’église ne rejette pas toute intervention technique dans le processus de la génération, mais elle accepte celles qui aident à atteindre la finalité prévue par la nature sans que la technique prenne la place de la personne humaine : c’est le sens dans lequel il faut comprendre le texte cité de Donum Vitae. J’espère avoir apporté quelque réponse vos préoccupations. A bientôt.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, 4 août 2011 11:50
Mon Père, je suis française et mère de famille de 4 enfants. Avec mon mari, nous ne souhaitons pas agrandir la famille. Or, bien que n’utilisant pas de moyens de contraception (conformément à la demande de l’Eglise), on se demande quelle est la différence entre un coït interrompu et le fait de faire abstinence pendant la période d’ovulation de la femme. L’Eglise interdit-elle le "coït interrompu" ? Pourquoi ? Ou est-ce écrit ? En dehors du passage de la Genèse qui traite du crime d’Onan, je ne trouve pas d’autres références. Dès lors que ça ne gêne pas l’homme (ni la femme), où est le problème ? De même, un homme militaire qui rentre après 4 ou 6 mois de détachement, en début de période d’ovulation de sa femme, doit-il encore attendre pour la prendre dans ses bras ? Je vous remercie de votre réponse et trouve vos réponses très pertinentes et claires.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 11 août 2011 11:20
Bonjour madame. Avant tout, je vous prie de m’excuser pour le temps mis à répondre à vos questions parce que j’étais en voyage, sans possibilité de connexion internet depuis 10 jours. Merci de vos questions qui sont également celles de nombreux lecteurs du site. Vous faites revenir la question du coït interrompu que l’on ne peut, en fait, comparer avec l’abstinence périodique (lors de l’ovulation). En effet, dans le 1er cas il y a union sexuelle incomplète par crainte de la survenue d’une nouvelle vie humaine tandis que dans l’autre, il n’y a pas du tout union sexuelle. Cela a une profonde signification anthropologique et spirituelle parce que dans le cas du coït interrompu le couple ne modifie pas son comportement sexuel puisqu’il réalise l’union sexuel (même si elle est incomplète) quelle que soit la période du cycle sexuel féminin, tandis que dans le 2ème cas, le couple modifie son comportement sexuel et s’humanise par la domination de la raison sur l’instinct sexuel (l’Eros). Par ailleurs, dans le coït interrompu, il y a l’intention clairement exprimée de ne pas mettre en route une nouvelle vie humaine (mentalité contraceptive) tout en réalisant l’union sexuelle. Ce faisant, l’on sépare les deux dimensions unitive et procréative de l’union conjugale. Par contre, l’abstinence périodique sait tirer partie du processus naturel d’alternance des périodes de fécondité et d’infécondité féminine. Il n’y a là aucun risque possible de survenue d’une nouvelle vie humaine parce que le couple ne réalise même pas l’union sexuelle. Sachant le lien direct et indéniable qu’il y a entre contraception et avortement, vous comprenez à quoi peut conduire le coït interrompu - qui est une forme de contraception à faible taux de réussite - alors que le respect des périodes d’infécondité du cycle ovarien n’expose à aucun risque du genre. Cela explique pourquoi la morale chrétienne ne peut approuver l’onanisme. Vous demandez où l’on peut lire cette interdiction en dehors du passage de la Genèse. Le fait que Dieu Lui-même ait puni Onan de mort parce qu’il rejetait la semence hors des voies génitales féminines et ne voulait pas donner de descendance à son frère est déjà normatif. L’interdiction de l’onanisme qui est l’ancêtre lointain de la contraception ne peut être autrement exprimée. Le fond du problème n’est pas dans la gêne que peut éprouver l’homme (ou la femme) : c’est d’abord l’esprit qui inspire une telle attitude de rapport sexuel incomplet. Mais cela interpelle également sur le sens que l’on a de la procréation. Pour finir, je comprends l’exemple que vous donnez du militaire qui rentre après 4 ou 6 mois d’absence. Cet exemple me fait venir à l’esprit les controverses de Jésus avec les chefs religieux de son époque quand lui-même ou ses disciples violaient le sabbat. De l’attitude de Jésus, la morale chrétienne a compris qu’en toute loi, il faut distinguer l’esprit et la lettre. La lettre de la loi, c’est ce qui est écrit, c’est sa formulation en forme d’obligation ou d’interdit. Mais son esprit, c’est le bien qui est recherché dans la formulation de la loi, c’est le sens dans lequel il faut observer la loi pour le bien de la personne humaine. Si le militaire arrive à cette distinction entre l’interdiction du coït interrompu et l’esprit qui l’a inspirée, alors il fera ce que sa concscience de chrétien lui dira pour le bien de son couple, pour que fleurisse la vie.
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Réponse à la question de Amour sur le préservatif, par Père Alain DOSSEH, 19 août 2011 12:59
Bonjour monsieur Amour. C’est curieux, votre dernier message a complètement échappé à mon attention : je viens de le découvrir. Que répondre, de particulier, à votre préoccupation sur la position de l’église par rapport à la question de la contraception ? Cette question est quasi permanente sur le forum et l’essentiel de ma réponse à votre question se trouve dans les autres conversations que je vous invite à lire. La question du « Non » de l’église à la contraception est déjà revenue sous plusieurs angles dans ce forum. Vous me demandez de vous « parler de la perspicacité du refus catégorique de l’église », pour reprendre vos mots. Je vous dirais simplement que le refus de l’église est motivé d’une part, par sa haute estime de la vie et de la sexualité humaines et, d’autre part, par sa compréhension approfondie des mécanismes de la contraception, de ses mobiles et de ses implications dont les utilisateurs ne sont pas toujours informés. Il est scientifiquement démontrable que tous les contraceptifs chimiques proposés sur le marché aujourd’hui sont de plus en plus des abortifs alors qu’ils sont censés empêcher la conception, c’est-à-dire la rencontre des gamètes qui est le moment de la conception. Ainsi, leur efficacité élevée s’explique par le fait qu’ils n’empêchent plus seulement la rencontre des gamètes, mais aussi agissent de diverses manières et à différents niveaux sur l’œuf fécondé - qui aura échappé ou résisté à leur action contraceptive - pour rendre impossible l’évolution de la grossesse initiée. C’est dire que la contraception se trahit elle-même et se révèle de plus en plus comme une manœuvre destructrice de la vie humaine qui ne s’avoue pas comme telle. Et si nous allons au fond de la question pour en rechercher le mobile profond, il est certain qu’on ne peut y relever une pleine conscience de la valeur de la personne humaine et de sa vie. Et pourtant, telle est la valeur fondamentale en jeu, pour la survie de l’humanité. La philosophie sous-jacente aux pratiques de la contraception réduit l’horizon de la vie humaine à la réalité présente et promeut la jouissance et la libéralisation sexuelle ; toutes choses qui s’inspirent de la révolution sexuelle du dernier siècle, mais qui a cours encore aujourd’hui. Vous convenez avec moi que l’église ne peut approuver une pensée qui réduit l’horizon de la vie humaine à la réalité terrestre. La vie humaine a une dimension spirituelle indéniable qui porte le regard de l’homme au-delà du temps présent. L’église a mission de le rappeler à l‘humanité entière. En clair, la contraception, plus qu’un acte passager qui consiste à utiliser une méthode ou une autre pour empêcher la survenue d’une grossesse suite à une relation sexuelle, a des implications profondes, aussi bien philosophiques, anthropologiques, psychologiques que spirituelles sur la vie humaine. La contraception devient donc un choix, un style de vie, une option fondamentale pour ou contre la vie, pour ou contre la Parole de Dieu, pour ou contre l’homme et donc pour ou contre Dieu. Malheureusement, les utilisateurs de la contraception ne sont pas conscients de ses implications profondes dans leur vie et la vivent comme un acte passager mais répétitif. Or, c’est jusque-là qu’il faut remonter pour comprendre ce que vous appelez « le refus catégorique » de l’église qui n’est pas une décision prise à la légère mais une conséquence logique de son enseignement, de sa compréhension approfondie de la réalité de la contraception et surtout de la conscience affinée qu’elle a des valeurs en jeu. Quand on en arrive à une telle intelligence de la vérité de la contraception, on ne peut qu’approuver l’enseignement de l’église et le promouvoir. Loin d’être un simple refus catégorique de l’évolution scientifique et technologique, la position de l’église par rapport à la contraception est un combat pour la promotion de la vie et de la sexualité humaines ; elle est un appel pour une valorisation de la dimension sexuelle fondamentale et constitutive de la personne humaine afin qu’elle ne soit pas réduite en un simple « lieu » de plaisir, sans responsabilité, sans engagement et sans lendemain. Le refus de la contraception par l’église est une option pour la vie humaine dans toutes ses dimensions. Cet enseignement, vous ne le trouverez pas dans les médias. Je ne vous dirai pas que, bien qu’ils influencent nos vies, les médias ne peuvent constituer le lieu où l’on va puiser un enseignement consistant pour organiser et orienter sa vie. Merci
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Aude, 22 septembre 2011 18:37
Bonjour mon Père, merci pour vos propos que je trouve extrêmement éclairants. Permettez-moi de rebondir à propos de votre réponse à Lucrèce concernant l’arrêt ou la poursuite de soins, la différence entre euthanasie passive et acharnement thérapeutique. La question se pose actuellement concernant ma grand-mère, âgée de 83 ans et atteinte d’une maladie de Parkinson : elle est en toute fin de vie, ne parvient quasiment plus à s’alimenter et est sous oxygène pour respirer. Les médecins souhaitent qu’on arrête de la soigner, et qu’on lui donne simplement des calmants pour qu’elle ne souffre pas. Si j’ai bien compris, les soins prodigués ne permettent de toute façon aucun espoir ; mais ils sont indispensables à sa survie. Donc ils doivent être maintenus, c’est bien ça ? Mais dans ce cas, j’aurais une autre question à vous poser : elle n’a plus sa tête depuis un certain nombre d’années, et elle ne supporte pas d’avoir une perfusion pour être hydratée, ni d’avoir de l’oxygène intubé dans les narines. Dès qu’elle en a la possibilité (et la force), elle arrache tout, sans qu’on arrive à lui faire comprendre que c’est indispensable. Doit-on faire pression sur elle (ce qui signifie lui faire violence) ? Ou bien peut-on considérer que même ces soins « minimaux » sont devenus une souffrance telle pour elle qu’il vaut mieux tout arrêter, comme le suggèrent les médecins ? Merci pour la patience et le soin que vous apportez dans vos réponses !
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 30 septembre 2011 00:46
Bonjour Aude. Merci de votre préoccupation qui nous fait revenir sur les questions de fin de vie. Je commence par dire qu’il nous faut faire une distinction entre l’acharnement thérapeutique qui consiste à vouloir prolonger à tout prix la vie humaine en mettant en œuvre des moyens disproportionnels, couteux et pesants pour le malade lui-même et, d’autre part, les soins palliatifs qui consistent à prodiguer au malade les soins indispensables qui lui apportent le soulagement souhaité pour lui permettre de vivre dignement ses derniers moments avec le moins de douleur possible. Si j’ai bien compris votre question, c’est déjà ce qui se pratique pour votre grand-mère qui souffre d’une maladie inguérissable et qui se trouve aussi en fin de vie. Comme vous l’avez compris, les soins prodigués ne permettent aucun espoir de guérison ou de reprise, surtout à son âge et dans son état. De ce point de vue, les médecins ont bien raison de proposer qu’on ne la fatigue plus avec des soins inutilement couteux et pesants pour elle. Par contre, on ne peut « tout arrêter ». C’est là qu’interviennent les soins palliatifs en prodiguant au malade le minimum de soins indispensables pour lui permettre de vivre dignement ses derniers moments : hydratation, alimentation, aide à la respiration, etc. mais surtout une présence humaine qui sache écouter et accompagner en ces moments précieux. Cela est indispensable et l’on ne peut l’en priver. Vous me dites qu’elle n’a plus sa tête depuis quelques années et qu’elle ne supporte même plus ces soins dont elle se débarrasse dès qu’elle le peut. Je ne suis pas d’avis qu’on fasse pression sur elle pour les lui faire accepter. Car, seul le malade connaît son corps et peut juger de la profondeur du mal qui le ronge au point de reconnaître le moment où sa vie atteint ses limites. Sa réaction de rejet de l’attirail médical peut être une demande d’écoute. Je vous proposerais de prendre le temps de l’écouter personnellement en lui faisant comprendre au début que vous êtes disposé à comprendre et accepter son désir de mourir à cause de sa maladie et de son grand-âge : vous aurez peut-être la surprise de voir qu’elle n’a pas complètement perdu la tête. En clair, il faut essayer de lui faire comprendre le bien que vous lui voulez à travers ce minimum de soins qui lui sont prodigués, sans la contraindre à s’y soumettre à tout prix. Si elle vous comprend, ce serait l’idéal. Sinon, ne vous lassez pas, ni la famille ni le corps médical de mettre et remettre ce minimum de soins palliatifs sans pressions humiliantes, mais plutôt avec beaucoup de délicatesse et d’amour jusqu’à ce que sonne l’heure de Dieu. Ne pas le faire friserait une euthanasie passive. Je vous souhaite beaucoup de courage et vous assure de mon soutien spirituel.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Olivier, 26 septembre 2011 22:22
Bonjour mon père, Mon épouse ne peut donner la vie que par césarienne. Nous attendons notre cinquième enfant et les medecins nous font comprendre que désormais une nouvelle grossesse serait dangereuse pour la vie de la mère. Dans ce cas spécifique de danger mortel une contraception non-naturelle est-elle permise ou l’abstinence est-elle la seule solution ?
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par aude, 2 octobre 2011 21:25
Bonjour mon Père, Merci pour l’aide que vous m’apportez concernant ma grand-mère en fin de vie. Je pense que vous avez raison, et que le respect de sa dignité humaine passe avant tout par une écoute et un maintien, dans la mesure du possible, des soins palliatifs. Votre réponse m’est d’une grande aide dans les relations à entretenir avec elle et avec le personnel médical. La question d’Olivier m’incite à vous poser à mon tour une question, à laquelle heureusement je ne suis pas confrontée, mais j’aimerais avoir des éclaircissements sur la position de l’Eglise. Il s’agit du cas des grossesses extra-utérines : sortir le bébé du ventre de la mère, dans ce cas, est-ce un avortement ?
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 3 octobre 2011 13:57
Bonjour Aude. Je suis content de savoir que ma réponse vous est utile dans vos relations avec votre grand-mère en fin de vie et le personnel médical. Cela m’encourage aussi. J’en viens maintenant à votre question sur la grossesse extra-utérine. La réponse mérite une explication subtile que je vais essayer de rendre au mieux. De toute évidence, une telle grossesse n’a pas de chance d’aboutir et constitue, en plus, une menace inévitable pour la vie de la mère. Une intervention médicale s’avère nécessaire et il faut la faire. Mais de cette intervention médicale résulteront 2 effets : l’un bon qui sauvera la vie de la femme enceinte et l’autre fatal pour la vie du fœtus qui se trouve hors de son siège normal. La préoccupation morale, suivant l’enseignement de l’église, est de savoir à quelles conditions on peut faire cette intervention qui va produire double effets, sans se rendre coupable du péché d’avortement. Il y a à ce sujet, un principe éthique, appelé « Principe de la cause à double effets » qui résout la question aux 4 conditions suivantes : 1. Il faut que l’acte à poser soit bon en soi : c’est l’intervention chirurgicale sur la femme enceinte, dans ce cas précis. 2. Cet acte bon en soi, doit être posé en visant uniquement le bon effet, c’est-à-dire, la sauvegarde de la vie de la mère. 3. L’effet mauvais ne doit pas être un moyen pour atteindre le bon effet. En d’autres termes, on ne doit pas avorter ou tuer le fœtus pour que la mère vive : la mort du fœtus ne doit pas être un moyen pour sauver la vie de la mère. Le médecin doit donc poser son geste médical ou chirurgical dans l’intention exclusive de sauver la mère. La mort du fœtus ne doit pas être directement voulue, même si l’on est conscient que l’opération chirurgicale lui sera fatale. Ce que l’on doit rechercher, c’est de sauver sa mère et non de le tuer, lui. 4. Il doit y avoir proportionnalité entre les 2 effets, c’est-à-dire que l’acte à poser ne doit pas causer plus de dégâts qu’il ne résout de problèmes. En l’occurrence, il y a proportionnalité entre les 2 vies humaines. Voilà les conditions auxquelles on peut faire l’opération et sauver la vie de la mère. Comme vous pouvez l’apprécier, la morale chrétienne insiste beaucoup sur la valeur morale de l’acte posé et sur l’intention qui l’accompagne. On peut donc faire l’opération dans l’intention exclusive de sauver la mère tout en sachant qu’il y a un risque, même certain, de mort pour l’enfant. Mais ce n’est pas sa mort qui est recherchée. La mort du fœtus n’est donc pas directement voulue, mais c’est un effet collatéral de l’action médicale et chirurgicale sur la mère.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par lorenzobenzi@hotmail. com, 4 novembre 2011 09:01
attention !, le principe de la cause à double effets n’est valide que dans le cas d’une salpingectomie quand la trompe est dèjà lésée ; mais le traitement médical qui repose sur l’injection d’un produit antimitotique, le Methotrexate permettant l’arret de la division des cellules trophoblastiques qui constituent la grissesse,(cellules qui ensuite sont absorbées par la paroi)se configure comme un avortement direct. NB : l’injection de Methotrexate se fait le plus souvent par voie intramusculaire en ambulatoire et concerne un tiers des GEU.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 7 novembre 2011 22:58
Merci pour la nuance et les précisions, et surtout pour l’apport de votre expertise à ce forum. C’est une question difficile pour laquelle la position de l’église n’est jamais bien comprise et acceptée.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 3 octobre 2011 00:24
Bonjour Olivier et merci de partager avec nous la situation bien délicate de votre couple. Le cas est vraiment spécifique comme vous le dites puisque votre couple a déjà accueilli plusieurs enfants, signe que vous êtes vraiment ouverts à la vie et que le problème de contraception non-naturel ne se serait peut-être pas posé, s’il n’y avait la situation que vous nous exposez. Je pense, cependant, qu’il serait trop hâtif que vous adoptiez tout simplement une contraception non-naturelle comme solution idéale contre le risque d’une nouvelle conception menaçante pour la vie de votre épouse. En effet, aucune contraception artificielle n’est efficace à 100%, et sans aucun risque possible d’une éventuelle grossesse indésirable. C’est pour cette raison que les contraceptifs de dernière génération allient l’effet abortif à celui contraceptif. La contraception en effet, devait empêcher la conception en évitant la rencontre des gamètes qui signe le début de la grossesse. Mais les échecs répétés des contraceptifs à empêcher totalement les grossesses non désirées ont conduit à produire les contraceptifs actuels qui n’empêchent pas seulement la rencontre des gamètes, mais interceptent aussi l’œuf déjà fécondé dans son processus de nidation. Cela explique l’efficacité actuelle des contraceptifs de nouvelle génération. C’est ainsi qu’ils ne sont plus seulement des contraceptifs, mais également des abortifs. On continue, cependant, à les présenter comme des contraceptifs. Adopter une contraception non-naturelle du genre, vous expose à une série d’avortements inconscients ; ce qui n’est certainement pas ce que vous souhaitez. Voilà pourquoi je ne pense pas que la solution, pour vous, soit dans la contraception non-naturelle. D’autre part, une option de contraception vous fait tomber dans ce que vous avez pu éviter jusqu’à maintenant en accueillant déjà 4 enfants : le refus d’accueillir la vie, le péché contre la vie. Par contre la régulation naturelle des naissances, qui n’est pas une contraception vous fait continuer dans la logique de ce que vous avez vécu jusqu’à maintenant : l’ouverture à la vie et le désir de suivre l’enseignement de l’église. Si la régulation naturelle des naissances impose une abstinence, celle-ci n’est que passagère. Elle demande certes, beaucoup de patience et de maîtrise de soi, toutes choses difficiles à pratiquer, mais pas impossible à vivre. Et puis, elle a donné des preuves indéniables d’efficacité qui l’ont fait classer parmi les méthodes les plus recommandables et sans effets secondaires nuisibles pour la santé de la femme. Je n’ignore guère la réticence d’un grand nombre de couples face à cette méthode naturelle et leur difficulté face à cet enseignement de l’église. Mais, croyez-moi, c’est un véritable chemin d’humanisation qui conduit les couples qui l’ont emprunté sur la voie d’un dialogue constructeur entre les époux. Ne pouvant toujours se livrer aux rapports sexuels quand ça les prend et devant suivre à deux l’évolution du cycle ovarien, les époux en arrivent à être plus unis et à trouver d’autres modes d’expression de leur amour et affection quand il n’est pas possible de s’unir physiquement. Aussi, tout en reconnaissant et en affirmant que la rencontre sexuelle est un aspect fondamental de la vie en couple, je rappelle, par ailleurs, les autres visées du mariage, à savoir l’aide mutuelle et la communauté de vie. Heureusement que la situation que vous décrivez ne vous empêche pas de vivre ces autres aspects du mariage. En clair, une contraception artificielle ne vous met pas totalement et à jamais, à l’abri d’une grossesse non désirable, pire, les nouveaux contraceptifs vous rendront coupables d’avortements en série à votre insu. Par contre, la régulation naturelle des naissances observée avec patience et courage vous procure un résultat plus fiable en termes d’évitement d’une grossesse non désirée, elle vous rend plus maitres de vous-mêmes et ne manquera pas de vous souder davantage. Tout cela n’est pas facile, mais ce n’est pas impossible non plus. La grâce de Dieu aidant, vous pouvez y arriver.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par une réunionnaise, 22 novembre 2011 08:25
Bonjour Père, Tout d’abord merci pour cet échange. Je me marie dans 22 jours maintenant, avec mon fiancé nous envisageons bien sûr de fondé une famille. Notre cas, c’est ce qu’on appelle une vocation tardive, donc nous ne sommes plus jeunes en mois par rapport l’âge d’enfanté bien que c’est de plus en tard la grossesse chez les femmes françaises. J’ai donc 39 ans et mon fiancé 54 ans. Etant catholique pratiquante depuis très jeune et apostolat des deux côtés ( d’ailleurs nous nous sommes rentrée suite à une rencontre de travail sur la paroisse ) nous avons opter pour la méthode naturelle en autre billing. Simplement dans mon cas j’ai une endométriose, et depuis quelques mois j’ai des ménorragies impertinantes malgré les examens normaux, c’est une inquiète pour notre union, nous discutons pas mal en couple et avec mon médecin. Déjà pour ne pas avoir des ménorragies le jour de notre union. Vous comprenez bien avec ce soucis d’endométriose, ce dérèglement hormal que j’appelle ( pour mes médcins mon cycle est normal, alors flux ts les 13 js pose de 5 jours environ des fois d’un jour entre les différemments ménorragies. Ce mois par exemple 3 fois sur 7 jours, 5 jours et là 4 jours alors je devais avoir mes règles le 25 ! Comment savoir la phase ovulatoire dans mon cas ? Mon médecin me prépare à ma futur grossesse en me disant de ne pas prendre de contraception d’autant plus je suis à un âge où la grossesse n’est pas sûr ( en oubliant bien sûr mon endométriose ) de part mon âge, la période ovulatoire diminue et n’est plus la même à 39 ans. En gros j’ai une grâce sur 10 d’avoir le bonheur de fondé une famille. Je ne veux pas non plus mettre en route notre famille dès notre nuit de noces, puisque nous devons déjà accueillir pleinement notre vie de couple et nous préparer à être des parents. Mon fiancé et moi, nous avons envisager de vive à pleinement notre vie de couple durant 3 mois et ensuite de mettre en route notre enfant, bien que ce n’est pas nous qui décidons. Etre parent c’est une grâce que le couple reçois. Bien que mon fiancé me laisse du temps et très patient, comme je lui ai dit nous n’avions pas eu de vie sexuelle avant, pense tu pouvoir te maîtriser et choisir la méthode naturelle ? Nous sommes en plein discution, et trouver la méthode qui nous convient le mieux. Cela dit je sais que tous les deux une fois marié, nous trouverons la maîtrise et l’équilibre de notre don. Pour nous c’est une découverte, c’est en couple au fur à mesure que nous allions trouver et mettre en place une abstinence sexuelle. Une chose est sûre nous ne voulons pas passer à côté d’une vie famille et nous ne voulons pas non plus avoir beaucoup d’enfant, bien que nous accueillerons ce que le Seigneur nous donneras. Ce que je reproche oui, je puis dire je reproche à l’Eglise, toute problème à une solution certe, simplement nous oublions souvent les femmes qui n’ont pas un cyle réguliers, les problèmes de santé, les maris qui ne savent et ne veulent pas se maîtriser, les femmes qui se sentent partager entre foi, plaisir, santé comme c’est mon cas. Dois-je avoir une vie intense sexuelle, et ne pas me soucier de ma période ovulatoire ( bien que compliquer actuellement ) dans l’espèrance ces ménorragies seront résolu et je retrouverai mon cycle normal. Une chose est sûre, nous discutons bien en couple, une ouverture, d’esprit et de dialogue, le serai-toujours, par rapport ma santé, une fois le don total en couple. Avez vous une solution et conseil pour les femmes qui sont dans le même cas que moi, et notre couple à venir ? Que nous conseiller vous ? Par avance merci
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 7 décembre 2011 21:30
Bonjour Madame. Merci de partager avec nous vos nombreuses et sérieuses préoccupations. Avant tout, je me réjouis de ce que vous soyez suivie par un médecin qui vous rassure que la situation que vous vivez au niveau du cycle sexuel n’est qu’un dysfonctionnement hormonal qui peut se résoudre avec le temps et que, d’autre part, il vous est tout à fait possible de concevoir. L’endométriose est, en effet, un mal qui se traite. On ne peut qu’en rentre grâce à Dieu et je loue votre disposition d’accueillir les enfants que le Seigneur vous donnera, comme vous le dites. Dans ce sens, puis-je vous conseiller de ne pas être trop rigides sur votre planification en vous refusant à accueillir la vie dès votre nuit de noces ? Certes, vous avez raison de vouloir vivre votre vie de couple pour un temps avant de vous décider à accueillir un enfant, mais si le Seigneur vous en fait la grâce dès vos 1ères unions, il faut aussi vous disposer à l’accueillir. Je le dis d’autant plus que, scientifiquement, les possibilités de conception sont amoindries, à votre âge. Alors, il vaut mieux être ouverts à la vie et l’accueillir quand elle vient. Par ailleurs, je vous encourage pour votre décision à deux, de suivre la méthode Billings de régulation des naissances. C’est bien sûr une méthode naturelle qui respecte le cycle sexuel féminin en tirant partie des périodes d’infécondité naturelle du cycle. A ce sujet, je puis vous dire que cette méthode ne pose aucun problème quant à la régularité ou non du cycle sexuel féminin. Une bonne connaissance et une application conséquente de cette méthode basée sur l’auto observation de la femme donne des résultats efficaces et tout à fait fiables quelle que soit la longueur ou la brièveté du cycle. C’est une méthode à la portée de toutes les femmes et qui a donné les preuves de son efficacité indéniable. Je n’ignore pas que dans votre cas, le dérèglement hormonal dont vous souffrez actuellement complique les choses et rend quelque peu difficile l’application de cette méthode naturelle. Mais j’imagine qu’une méthode artificielle de régulation des naissances qui, de par sa nature modifie le cycle ovarien, aurait encore d’autres conséquences, peut-être plus dramatiques sur votre santé. C’est pour cette raison que votre médecin vous déconseille l’usage des pilules. C’est dire que la meilleure méthode pour vous est encore la méthode naturelle de régulation des naissances. Quant à votre préoccupation sur la détermination de vos périodes ovulatoires, il y a aujourd’hui des tests en pharmacie qui aident à détecter les périodes fertiles du cycle ovarien. Votre médecin pourra vous en parler. Il est à souhaiter que votre problème de santé trouve rapidement une bonne solution et que vous retrouviez la régularité de votre cycle ovarien pour que tout rentre en ordre. Pour ce qui est de votre réflexion sur « les maris qui ne savent pas ou qui ne veulent pas se maîtriser… », Je pense que c’est un problème de toujours. Le dialogue dans le couple peut bien remédier à cela. Tel est l’un des aspects de la question la paternité et de la maternité responsables. Il faut que les 2 partenaires dans le couple aient cette question à cœur et qu’ensemble ils suivent l’évolution du cycle sexuel féminin. Il y a là un sujet de dialogue intime qui peut unir davantage le couple autour d’une question d’intérêt commun. Une bonne réussite de la méthode Billings que vous avez choisie nécessite le suivi des 2 partenaires. Je finis par une brève réflexion sur votre dernier point. Je ne pense pas qu’il faille être partagé entre foi, plaisir et santé, comme vous le dites. Dans l’ordre de la nature, les 3 ne s’opposent pas. La foi n’interdit nullement le plaisir et encore moins de se préoccuper de sa santé. Du moment que vous êtes mariés et que vous avez une vie normale de couple, il va sans dire que l’on ne peut vous interdire le plaisir sexuel. Le plaisir ne peut être, cependant, le but de la vie en couple. Le plaisir accompagne la vie de couple et facilite le vivre-ensemble. Mais, pour une vie humaine responsable nous savons que nous devons modérer toutes choses qui, si elles ne sont pas raisonnées, peuvent nous éloigner de l’essentiel et conduire à des dérives ; et cela vaut en toutes choses, même en dehors de toute considération religieuse et des questions de foi. C’est même quelquefois la nature (ici précisément la santé) qui nous impose de modérer ces choses. Je crois qu’il faut vivre pleinement votre foi et votre vie de couple en reconnaissant au plaisir sa place légitime qui ne doit pas primer sur tout le reste. Je vous souhaite existence heureuse en couple et toutes bénédictions divines.
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par parisien, 13 janvier 2012 13:54
Je voulais savoir quel était l’avis et la position de l’Eglise à propos de l’avortement ?
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par Père Alain, 18 janvier 2012 23:37
Monsieur, Merci pour votre question sur l’avortement.C’est une préoccupation qui est déjà revenue à plusieurs reprises, sous l’un ou l’autre de ses aspects dans ce forum. Vous pouvez trouver la substance de l’enseignement et de la position de l’église sur cette question dans les conversations précédentes. Néanmoins, je vous présente de façon succincte ici ce que l’église en dit. La position de l’église s’inspire aussi bien de la raison humaine (qui est la chose la mieux partagée du monde) que du donné révélé, c’est-à-dire de la foi chrétienne. Du simple point de vue de la raison humaine, nous savons que l’avortement a été réprouvé de tous temps jusqu’à notre époque par la science médicale elle-même à travers le serment d’Hippocrate qui faisait promettre à toute personne qui s’engageait dans la profession médicale qu’elle ne donnerait jamais aucune potion abortive. Ce serment d’Hippocrate qui était une recherche de moralité dans l’exercice de la profession médicale reconnaissait donc, bien avant notre époque,la valeur fondamentale de la vie humaine. Cela va sans dire car la vie est le bien 1er et fondamental de toute personne humaine. Comment peut-on prétendre œuvrer pour le bien de la personne humaine en la privant de sa vie ? Sans la vie, nous ne pouvons rien posséder d’autre. S’il y a une chose à défendre, à tout prix, au regard de la simple raison humaine, c’est la vie de la personne humaine et plus encore la vie humaine innocente qui ne peut se défendre, mais s’abandonne complètement au sein maternel. L’avortement trahit donc ce rapport de confiance entre le nouvel être humain conçu et sa mèrequi le porte et devrait donc le protéger et l’introduire dans le monde des vivants en conduisant la grossesse à terme. Malheureusement, l’avortement transforme le sein maternel en tombeau alors que, de par sa nature, il est un vivier destiné à faire éclore la vie. La paternité et la maternité sont une relation fondamentale que l’avortement bien briser. A cette raison que j’aurais pu développer davantage s’ajoute le donné de la foi qui nous enseigne que dès les origines du monde, Dieu Créateur a confié à l’homme et à la femme l’œuvre de la création dont celle fondamentale de multiplication et de conservation de l’espèce humaine. Ainsi, les parents coopèrent avec Dieu dans l’œuvre de la création d’une nouvelle vie humaine. La vie de toute personne humaine vient de loin, elle est voulue et créée par Dieu à travers l’entremise des parents. En cela, nul n’a le droit d’ôter la vie à une personne humaine. Saint Thomas d’Aquin va jusqu’à dire que du moment que personne n’entre dans la vie par sa volonté propre –personne ne choisit ou ne refuse de naître – personne ne devrait non plus quitter la vie sans la volonté de Dieu. Notre vie nous est donnée sans nous et nous n’en sommes pas les maîtres absolus. Certes l’homme a une certaine seigneurie sur sa propre vie, mais pas sur celle des autres. On ne peut donc priver quelqu’un de sa vie parce que l’on est son père, sa mère ou autres. Les parents ne sont que coopérateurs de Dieu dans l’œuvre de la transmission de la vie, ils n’en sont pas les maitres. Au regard de tout cela, l’avortement en tant « meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance »est une erreur grave ; c’est un péché contre la vie que toute conscience humaine droite ne peut que réprouver ; et plus encore toute conscience chrétienne.Le 5ème commandement de Dieu le condamne expressément : « Tu ne tueras pas ».
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Echangez avec un prêtre sur l’avortement et les méthodes contraceptives, par lilinette, 31 janvier 2012 15:45
bONJOUR MON PERE J AImerai parler d un sujet sensible avec vous. Cela bien évidemment ne concerne pas ce thème
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