Chers amis, le Père Mathieu AÏFAN, prêtre du diocèse de Cotonou, actuellement aux études en Italie, se met à votre disposition pour répondre, dans la mesure du possible, à vos questions sur la confession. A vous de jouer.
Publié le 28 février 2010.
Commentaires (103 messages)
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, 28 février 2010 18:40
Bjr curieusement c’est en faisant des recherches des exorcistes que je suis tombées sur plusieurs temoignages des pretes beninois comme celui du prete fanou Pamphile et une autre dame Chantal Dalmeilda !!
Moi je suis à a recherche d’une vraie délivrance ou je souhaiterai rencontrer ces deux personnes pour ma délivrance !! Je suis possédée par un ou plusieurs esprits démoniaques je le sens !!Je suis baptisée communiée et confirmée ; , je connais le benin j’étais déjà dans ce pays les vancances 2009 mais on m’avait toujours parlé du Vaudou, j’ai eu à rencontrer ce genre de personne pour recourir à leurs guerisons, mais depuis un moment je me dis que ma delivrance proviendra de Dieu le Pere tout puissant par l’intermediaire de l’une de ces deux personnes !! Mes probemes commencent lors du décès d’un parent je peux confirmer qu’il ya un lien etre son esprit et le mien ; svp aidez moi je veux avoir une delivrance par le nom de jesus christ !!
Je peux me rendre au benin pour ça !!
mon adresse email dounya16@hotmail.fr
j’attends votre reponse merci bcp !!
que Dieu soit loué !!
AMEN !!
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, 28 février 2010 22:30
Avant toute chose, je vous bénis par la puissance du Dieu tout Puissant, par son Fils Jésus-Christ, au nom de qui "tout genou fléchit au Ciel, sur terre, et aux enfers", et par l’Esprit de Vie et d’Amour . Le problème que vous posez est sérieux.Et j’aimerais vous rassurer que le ministère de guérison et de délivrance est l’expression de la puissance de Dieu qui conduit la vie et l’histoire des hommes. Vous êtes en quête d’un exorciste. Et un exorciste est avant tout un prêtre mandaté par son évêque pour accomplir le ministère d’exorcisme. Cela signifie que la dame dont vous avez mentionné le nom n’est pas exorciste, puisqu’elle n’est pas prêtre...Vous pouvez vous mettre en contact avec le Père Pamphile FANOU, curé de la paroisse Saint Jean de Cotonou, comme vous pouvez vous renseigner dans le diocèse où vous êtes actuellement (pour rencontrer l’exorciste du diocèse).De toute façon, votre problème n’est pas insoluble. Mais il y a une dimension personnelle de la délivrance qu’il ne faudrait pas occulter : il s’agit d’une vie de foi régulière basée sur une vie de prière soutenue, la réception fréquente du sacrement de pénitence (la confession), la participation constante à l’Eucharistie, la récitation du saint rosaire...Ce sont des armes qui font trembler le démon, affaiblissent son emprise sur l’homme, et délivrent l’homme. Je vous en prie : ne négligez pas ce que je viens de dire. A cela j’ajoute l’usage des sacramentaux (l’eau bénite par exemple). Courage ! je suis toujours à votre disposition pour d’éventuels éclaicissements...Le Sang du Christ vous protège et vous libère !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par admart, 8 mars 2010 14:18
Que le seigneur soit avec vous, le doute ôtes de nous la capacité d’apréhender le mystère des miracles de notre Seigneur Jésus. Il même l’a dit que toute personne qui chasse les démons en son nom fait son oeuvre.
"Ne craignez point a t-il dit je suis avec vous pour toujour, même dans la sombre vallée je suis votre protecteur"
Si vous croignez en cette parole vous avez déjà reçu la guérison au nom de notre Seigneur.
N’exiter pas de vous confier au Père Pamphile, si le Seigneur ordonne que votre guérison passerait par lui qui fait certainenment sa volonté vous l’avez déjà. Amen et soignez bénie.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 9 mars 2010 19:30
Grâce et paix vous soient données de la part de notre Seigneur Jésus-Christ...
Votre tentative de réponse à la soeur en Christ, relative à la question délicate de l’Exorcisme, m’a fait réfléchir ;(Déjà que, Prêtre chargé, ce mois, de répondre aux préoccupations des internautes sur la confession, j’ai déjà donné à notre soeur la réponse et l’oriention nécessaires...). Et en réfléchissant sur votre réponse, j’ai pensé à la version lucanienne des trois tentations de Jésus au désert !L’évangéliste Luc, en effet, nous fait voir le Diable, citant l’Ecriture, précisément le psaume 91/90, mais dans une perspective absolument réductrice. Et le Christ, pour répondre, cite aussi l’Ecriture...Cela pour dire qu’il y a une interprétation des Saintes Ecritures qui, en consistant à sortir les versets de leur contexte,ne tient pas compte de l’ensemble des Saintes Ecritures.C’est en réalité, ce qu’a corrigé le Christ, dans sa réponse...Et notre Pape, Benoît XVI, dans son admirable livre "Jésus de Nazaret", en commentant les tentations de Jésus, est allé aussi dans ce sens...La Bible a une histoire, la Bible a une tradition dont il faut tenir compte...
Ainsi donc, lorsque vous dites que le Seigneur a affrimé que "toute personne qui chasse les démons en son nom fait son oeuvre", vous citez un passage biblique connu, outre que la citation reste imprécise...J’aurais bien voulu vous faire l’exégèse de ce texte, de cet épisode bibblique, mais cela ne me paraît pas très opportun, vu que ce qui m’intéresse, c’est le non-dit de votre argumentation
Le non-dit (il se peut que vous-même n’y ayez pas pensé outre mesure !) serait que toute personne est habiletée à pratiquer l’Exorcisme...
A ce sujet, je voudrais d’abord, me référer à l’une des paroles du Ressuscité indiquant les signes qui accompagneraient ceux qui auront cru : et entre autres, "en mon nom, ils chasseront des démons".Le pouvoir de chasser les démons dans ce contexte, est lié à la foi, au baptême.Et c’est précisément ici qu’une précision distinctive s’impose.
Il faut distinguer la Prière de délivrance de l’Exorcisme proprement dit. Face à la maladie (naturelle ou ’mystique’), ou en cas d’attaques malicieuses du démon, le Chrétien, en vertu de son baptême, peut prier pour la guérison, la libération, invoquant le Nom de Jésus-Christ "qui fait fléchir les genoux au Ciel, sur terre, et aux enfers", ce Nom que le Malin redoute, ce Nom qui sauve.Cela n’est pas encore de l’Exorcisme. Car l’Exorcisme est lié au pouvoir sacerdotal, (doublé, du point de vue du Droit Canonique, d’un mandat épiscopal. A retenir,cependant, que le mandat est disciplinaire...). Seul le Prêtre mandaté par son évêque, peut exercer l’exorcisme, qui n’est pas un Sacrement, mais un Sacremental (comme la bénédiction des objets de piété, par exemple), mais un sacramental particulier, en ce sens qu’il touche à un domaine délicat qui est celui de la lutte de l’Eglise contre les Forces ténébreuses...
La question, ici, est de savoir : en quel cas et comment se prononce un exorcisme ? L’Exorcisme se prononce en cas de possession diabolique, c’est-à-dire que l’individu malade est sous influence directe du Diable.Le prêtre exorciste, avant de procéder à l’exorcisme, doit pouvoir discerner...Et l’Exorcisme, étant fait au NOM ET PAR LA PUISSANCE DE L’EGLISE, il se prononce, normalement, en se servant du RITUEL approuvé par l’Eglise, et le Prêtre mandaté, se met normalement en Vêtements liturgiques adéquats.L’EXORCISME EST TOUJOURS OFFICIEL ET IMPLIQUE L’AUTORITE DE L’EGLISE.
Comme vous le voyez, ce n’est pas une mince affaire que de pratiquer l’Exorcisme. Et le Saint Siège a toujours pris des mesures pour aller contre les abus et les confusions qui se répandent de plus en plus.
Cela dit, je recommande à notre soeur dont la proccupation nous a conduits sur ce terrain non prévu, je lui recommande de se référer à un exorciste dûment mandaté.(Cf. ma première réponse).
Et pour finir, j’invite les uns et les autres à rester dans le cadre qui nous est défini ce mois, à savoir LA CONFESSION. Un moyen de vaincre le Diable est assurément LA CONFESSION FREQUENTE. Je vous remercie et vous benis dans le NOM DU SEIGNEUR !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père mathieu AÏFAN, 28 février 2010 22:52
Je voudrais ajouter un autre élément tout aussi important : évitez la panique et gardez votre sang-froid. Le Christ est vainqueur !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par MEDABE Bleck Junior, 3 mars 2010 15:22
Bonjour, est-ce l’Eglise du Bénin qui demande à ses fils et filles de ne plus goûter à la miséricorde de Dieu à travers le sacrement de reconciliation et par conséquent s’abstenir du sacrement de l’Eucharistie SANS ÊTRE EXCOMMUNIé pour avoir eu un enfant sans mariage réligieux ???
Puisque j’ai échangé avec un prêtre blanc au ce sujet qui m’a demandé si quelqu’un m’a excommunié ? Ma reponse NON. Et à lui de reprendre, alors pourquoi t’abstenir... ?
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père mathieu AÏFAN, 4 mars 2010 23:00
Que la paix de Dieu soit avec vous !
La question que vs posez mérite une clarification préalable : l’Eglise est universelle, et aucune Eglise locale ne peut vivre en dehors du rythme et de la marche de l’Eglise universelle...L’Eglise au Bénin ne peut donc pas prendre de dispositions pastorales qui entreraient en conflit avec celles de l’Eglise du Christ,conduite par le successeur de Pierre.
Pr en venir à votre préoccupation, j’aimerais distinguer deux niveaux de réponse.
1er niveau : le cas de ceux qui ont un enfant (ou des enfants) et qui vivent ensemble, ds le concubinage, c’est-à-dire sans être unis par le lien du mariage catholique. Ceux-là ne peuvent pas communier, ni recevoir le sacrement de Réconciliation. La raison est simple : ils vivent ds une relation stable et constante de péché. Prenons l’image de l’homme qui se plaint de ce que sa maison est sale, du fait de l’arbre dont les feuillent tombent (et salissent la maison). S’il se contente seulement de balayer (entendez ici la confession) sa cour, sans couper l’arbre ( entendez ici la source du péché), sa maison redeviendra toujours sale quelques heures après .Ainsi, A quoi sert ds ce cas la confession, si le pécheur doit retourner aussitôt après ds son ambiance ordinaire de péché ?Mais cela ne signifie pas que ceux qui vivent ds cette situation sont écartés de la communion de l’Eglise (je ne parle pas ici de la communion eucharistique) : ils peuvent participer à la vie de l’Eglise, en sachant que l’Eglise est ’Mère et Maîtresse’.La sollicitude maternelle et affectueuse de l’Eglise les accompagne toujours !Et qu’ils mettent tout en oeuvre pr ’régulariser’ leur situation... du point de vue sacramentaire !
Le 2è niveau concerne ceux qui, accidentellement, du fait d’une relation coupable, sont devenus pères ou mères...et qui ne vivent pas ensemble (comme ds le premier cas). L’Eglise, ici, est encore prudente.Parce que la mesquinerie humaine, la ruse et la perversité de l’homme l’obligent à être vigilante.On connaît des jeunes gens qui disent n’avoir plus de relations péccamineuses avec leur partenaire avec qui ils ou elles auraient eu un enfant, mais qui, dans la réalité du fait, continuent...Pour faire bref, celui ou celle qui se trouve ds une situation pareille, doit se référer à son curé propre. Et celui-ci, après enquête, entreprend un cheminement pastoral avec lui ou elle, cheminement qui pourrait aboutir à la "READMISSION AUX SACREMENTS".Mais sans ce cheminement, sans cette réadmission, l’individu en situation, ne peut pas de lui-même recevoir les sacrements de réconciliation et de l’Eucharistie.Comme vous le constatez, ce n’est pas de l’excommunication, mais de la prudence pastorale. J’espère avoir répondu à votre préoccupation...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 10 mars 2010 12:23
Je voudrais d’abord te remercier cher frère abbé Mathieu de nous aider tous à échanger sur les préoccupations de notre vie de foi en Dieu. En attendant que le débat rebondisse, je voudrais te demander de développer un peu comment l’Eglise montre sa sollicitude maternelle envers ceux qui vivent dans une relation de péché parce qu’ils ne sont pas mariés et vivent donc en concubinage et donc ne peuvent pas se confesser et recevoir l’absolution ni recevoir le Corps et le Sang du Christ.
Certains Chrétiens vont jusqu’à dire... permets-moi de leur prêter ma voix - que Jésus-Christ a dit : "prenez, et mangez-en TOUS... prenez et buvez-en TOUS "
Je sais qu’il y a plusieurs frères et soeurs qui suivent ce forum sans encore inscrire leurs commentaires. Abbé, montre à tous ceux qui se négligent ou qui veulent bien mais ne réussissent pas à quitter les relations ou les modes de vie contraires à la volonté de Dieu, comment ils peuvent bénéficier de l’amour maternelle de l’Eglise mère et du Dieu miséricordieux. Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 10 mars 2010 22:41
Très cher Père André, merci pour votre question.Elle témoigne assez éloquemment de votre souci pastoral d’éclairer le peuple de Dieu.
Ma réponse se situera à deux niveaux :
1er niveau : la sollicitude maternelle de l’Eglise qui accompagne toujours ceux qui vivent dans un état de concubinage, et qui du fait, ne peuvent plus ni se confesser, ni s’approcher de la table sainte.
2è niveau : Une brève analyse de la parole d’institution eucharistique du Christ en lien avec le Sacrement de réconciliation
Pour ce qui concerne le 1er niveau, il faut affirmer tout de suite que l’Eglise, à la suite du Christ (dont elle reçoit sa mission), manifeste toujours de la compassion pour le pécheur.Comme le Christ, elle condamne le péché, mais ne rejette pas le pécheur. Et il est de son devoir de manifester le visage miséricordieux de Dieu au pécheur, allant à la recherche de ’la brebis égarée’, la recherchant et la retrouvant pour la porter au pâturage !
Concrètement, tout en dénonçant leur péché, l’Eglise espère toujours que ceux qui vivent ds le concubinage puissent participer à nouveau pleinement au banquet eucharistique.Et c’est ici que se manifeste déjà un premier aspect de la sollicitude maternelle de l’Eglise : loin de les exclure, l’Eglise les accueille comme des fils malades qu’elle doit soigner et guérir. C’est pour cela qu’elle les invite à ne pas vivre en claustration, vivant en marge de la vie ecclésiale. Elle les invite à participer toujours à la sainte messe, écoutant la Parole de Dieu, découvrant la volonté de Dieu sur leur Vie, à présenter leur souffrances au Seigneur, à communier de façon spirituelle à l’amour jamais interrompu de Dieu à leur égard. Que de couples, vivant jadis ds le concubinage, ont redécouvert la grandeur du Sacrement du mariage, en participant à la vie de L’Eglise ! L’apotre Paul dit bien que "la foi naît de ce qu’on entend"...et contextuant, on peut dire : "le désir de sortir du concubinage naît de ce qu’on re-découvre la parole de Dieu sur le Mariage"
L’autre aspect de la sollicitude maternelle de l’Eglise vis-à-vis d’eux, est le soutien spirituel que l’Eglise leur offre. Elle prie toujours pour eux...
Du point de vue typiquement pastoral, il est conseillé que les prêtres aident ceux qui vivent ds une telle situation, les accueillant, les écoutant, les conseillant, les orientant, et cherchant des voies de sortie avec eux. Cela suppose une ouverture de coeur et d’esprit, tant de la part du pasteur (qui devrait éviter un ’juridisme’ de mauvais alois), tant des concubins (qui devraient éviter les pièges d’un orgueil mortifère, et les dédales d’une honte stérile...). Cela signifie à ce point que la sollicitude maternelle de l’Eglise se fait visible dans le dialogue évangélique : dialoguer sans renier les exigences de la doctrine, et sans ruser avec les principes incontournables de la Foi.En somme, un dialogue franc et respectueux...
Passons au second niveau :
La parole d’institution de l’Eucharistie (Prenez et mangez-en TOUS, Buvez-en TOUS), d’un point de vue strictement contextuel, s’adressait aux DOUZE, colonnes de L’EGLISE.Ce "TOUS" s’adressait-il à TOUS ?Voyons un peu. si les Evangiles synoptiques rapportent les paroles d’institution de l’Eucharistie, l’Evangéliste Jean, en lieu et place,sans les contredire, nous donne une lumière neuve, en parlant du lavement des pieds. Et dans ce contexte du lavement des pieds, à la Cène, le Christ, répondant à Pierre, dit : "VOUS ETES PURS, MAIS NON TOUS !" (JN 13, 10). En liant les 4 évangiles, on peut bien soutenir que le "prenez et mangez-en TOUS...", sous-entend "VOUS TOUS QUI ETES PURS". C’est dans la mesure que l’on est en état de grâce (donc ne vivant pas dans une condition stable de péché grave) que l’Eucharistie produit des fruits de grâce dans l’âme du croyant. SI TOUS Mangent de ce Pain, sans tenir compte de ce facteur que je viens de souligner, TOUS ne peuvent donc pas en recueillir les fruits. Saint Thomas d’Aquin, dans la version complète du "tantum ergo" dit : bons et mauvais mangent, mais chacun pour un sort différent : les uns pour la vie éternelle, les autres pour la mort éternelle (je paraphrase, bien sûr). En clair, le TOUS de la Parole d’institution eucharistique, n’implique pas un confusionnisme indigeste où tous peuvent prendre le Corps du Christ.
Cela dit, une question peut venir à l’esprit : Qui peut être pur, si l’on sait que le juste pèche sept fois par jour ?Tous donc sont-ils alors disqualfiés ? la suite de la parole : "prenez et buvez, car ceci est la coupe de mon sang...en rémission des péchés". Il est clair, ici, que l’eucharistie a aussi une dimension de rémission des péchés. C’est pour cela qu’au début de chaque eucharistie, il y a le rite pénitentiel, que le prêtre conclut avec une formule d’absolution : "Que Dieu tout-Puissant nous fasse miséricorde, qu"il nous pardonne nos péchés, et nous conduise à la vie éternelle" A ce niveau, les péchés sont réellement pardonnés, et nous sommes désormais purifiés pour recevoir le Corps du Christ. Mais il ne s’agit pas de tous les péchés, mais seulement de ces péchés qui "afaiblissent la charité", mais ne coupent pas de la relation avec Dieu. Les péchés qui coupent de la relation avec Dieu (les péchés graves) sont à confesser en dehors de l’Eucharistie, au confessionnal. Et sans l’absolution sacramentelle du Prêtre lors du Sacrement de réconciliation, l’individu ne peut pas s’approcher de la table sainte. C’est logique, puisque, de par son péché grave, il s’est coupé de Dieu...
Cher Père André, je m’arrête là, étant déjà très long...Et j’espère avoir répondu à la préoccupation des chrétiens par vous exprimée...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Christiane, 10 mars 2010 18:21
Bonjour Père ! Moi, il m’est souvent très difficile de faire mon examen de conscience en préparation du sacrement de la réconciliation. J’utilise les schémas sous forme de série de questions des livres de prière. A chaque question ma réponse exclure le péché lié à ladite question. De sorte que je passe trop de temps à préparer la confession. Que faire ? Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 10 mars 2010 22:57
Avant toute chose, je vous souhaite la paix et la joie ds le Christ !
Pour répondre à votre préoccupation, je vous suggère de commencer toujours vos moments d’examen de conscience par une invocation à l’Esprit Saint.Après l’invocation, faites quelques minutes de silence méditatif, en revoyant votre vie depuis votre dernière confession.Et commencez toujours par identifier clairement les péchés graves que vous auriez commis depuis lors. C’est seulement après ça, que vous pouvez vous référer aux manuels de confession. Ils sont une aide. Il ne s’agit pas de procéder par question-réponse, mais de revivre en conscience sa vie passée.
Et finissez toujours votre examen de conscience par l’acte de contrition, et l’action de grâce.ET puis, ne tardez plus après cela pour aller en confession. De toute façon, il vaut mieux prendre le temps de se préparer à la confession.ça fait toujours du bien
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Christiane, 11 mars 2010 10:02
Merci Père pour votre réponse. Mais votre réponse à la préoccupation des chrétiens exprimée par le Père André QUENUM a suscité une question de ma part : doit-on confesser les péchés véniels qui sont déjà pardonnés à travers la préparation pénitentielle au début de chaque messe ou bien seulement les péchés graves et ceux véniels commis après la dernière messe entièrement vécue ? Merci !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 11 mars 2010 12:02
D’abord, il faut reconnaître que les premiers péchés à confesser sont les péchés graves, ensuite les péchés dits véniels. Je n’aime pas habituellement la distinction entre péchés graves et péchés véniels, parce que tout péché commis est grave devant Dieu, vu que le péché est avant tout une offense à Dieu. C’est vrai néanmoins que les péchés n’ont pas tous la même ’valeur’, et qu’il y a des degrés de gravité...
Cela dit, nous péchons chaque jour, nous retombons dans les mêmes péchés. Comme je l’ai rappelé dans ma réponse à l’Abbé André, le "juste pèche 7 fois par jour".Le chiffre 7 étant signe de totalité, de pénitude...Finalement, les mêmes péchés dits véniels pardonnés, il nous arrive très souvent de les commettre plus d’une fois dans l’intervalle d’une journée. Il ne faut pas avoir de réserve à les confesser.Mais je le rappelle : il faut toujours commencer par les péchés majeurs...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Abbé Luc HOUNDAKENOU, 15 mars 2010 02:19
Bonjour mon Père,
Je me fais ici la voix de tous ces jeunes adolescents qui ont été baptisés dans leur enfance et qui sans avoir déjà fait leur première communion voudraient savoir pourquoi on ne leur permet pas de vivre le sacrement de la réconciliation.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 15 mars 2010 19:55
Très bonne question, cher Abbé Luc, qui me permet de situer le sacrement ds son sens historique et pastoral.
Au fond, dès les débuts de l’histoire de l’Eglise, le sacrement de réconciliation a été considéré comme un "second baptême". Et ceci pour cause ! Au Baptême d’eau, les péchés commis par l’homme devenu chrétien (ds sa vie passée)sont définitivement pardonnés...Dès ce moment et pour toujours il est appelé à garder pure sa vie de baptisé, fuyant et évitant le péché...C’est dire que l’homme ne devrait plus commettre de péchés après son baptême.Mais le fait est là que la faiblesse humaine l’emporte bien souvent sur le désir de rester sans péchés.Saint Paul a eu ce mot juste :"le bien que je veux, je ne l’accomplis pas, et c’est le mal que je ne veux pas, que je commets" ! Mystère de la faiblesse humaine !Les chrétiens ont donc compris très tôt, dès le début de l’histoire de l’Eglise, qu’ils restent pécheurs...A cela s’ajoute le cas de ces chrétiens qui, après leur baptême, ont dans une situation donnée, commis des péchés graves, allant jusqu’au reniement de leur foi (se souvenir ici de tout le débat historique sur les ’lapsi’). Bien sûr, je résume à grands traits.Quand ceux-là, repentants, veulent revenir à la foi de leur baptême, l’Eglise peut-elle refuser ? Assurément non ! Il fallait,après un certain cheminement ,recevoir le sacrement de réconciliation et de pénitence qui les REINTEGRE DANS L’EGLISE. Sacrement de réconciliation, parce que après leurs péchés commis après le baptême (surtout les péchés graves), ils se sont coupés de Dieu et de L’Eglise : par ce sacrement, ils se réconcilient aussi bien avec Dieu qu’avec l’Eglise. Pénitence parce que dans ce cheminement de réintégration, il est imposé au pécheur repentant de poser des actes de pénitence. Par exemple,on pouvait demander au pécheur de faire un pélérinage à pied sur une longue distance ( d’Allada à Dassa par exemple). Et c’est après l’accomplissement de cet acte de pénitence qui varie selon la gravité du péché, que l’individu est REINTEGRE DANS LA COMMUNION AVEC L’EGLISE LORS D’UNE CELEBRATION OFFICIELLE. Dès lors, le pécheur pardonné peut à nouveau reprendre place à la table sainte et participer au Banquet Sacré : l’Eucharistie.
C’est précisément à partir de ce moment qu’une certaine ’habitude’ s’est prise de lier le Sacrement de pénitence à celui de l’Eucharistie, au point de ne plus percevoir le sacrement de réconciliation comme ’un second baptême’, dont la première utilité est précisément le pardon des péchés commis après le baptême (cf. à ce sujet les réflexions d’Origène, de Tertullien...).(Il reste cependant vrai que le Sacrement de réconciliation prépare le fidèle chrétien à participer à l’Eucharistie, en état de grâce).
Ainsi compris, tenant compte de l’évolution du sacrement de réconciliation au cours de l’Histoire de l’Eglise,il n’est pas de raison convaincante qui puisse exclure les baptisés qui ne communient pas encore de se confesser.Restant sauves néanmoins les dispositions pastorales des diocèses...
Cela dit, il faudrait prendre le temps, surtout au catéchisme, d’expliquer tous ces points de doctrine à ceux-là qui avaient été baptisés ds leur enfance, surtout qu’en ce moment, ils n’avaient conscience de rien...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Abbé Luc HOUNDAKENOU, 16 mars 2010 00:28
Je vous remercie Père au nom de mes jeunes amis et voudrais vous demander la faveur de nous expliquer ce qui concerne les peines liées aux péchés même après une bonne confession.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par NONFODJI Auguste, 16 mars 2010 15:32
bonsoir
je tiens a saluer l’initiateur de ce site,qui constitue pour nous jeunes un creset d’information,de partage et d’échange sur l’Eglise Je ne connais pas grand chose sur la confession ni à la question donnant réponse au texte que je commentea l’instant.Mais j’ai une inquiétude dont je veus conprendre son fond:si la confession est un moyen de purification du chrétien esisterait-il encore une peine liée aux péchés qui ont étés sans doute l’objet d’une bonne cofession ?
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par NONFODJI Auguste, 16 mars 2010 15:34
bonsoir
je tiens a saluer l’initiateur de ce site,qui constitue pour nous jeunes un creset d’information,de partage et d’échange sur l’Eglise Je ne connais pas grand chose sur la confession ni à la question donnant réponse au texte que je commente a l’instant.Mais j’ai une inquiétude dont je veus conprendre son fond:si la confession est un moyen de purification du chrétien esisterait-il encore une peine liée aux péchés qui ont étés sans doute l’objet d’une bonne cofession ?
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 16 mars 2010 21:55
Cher Abbé Luc et cher ami Auguste, vos deux questions se rejoignent.Et pour vous répondre, je rappelle d’abord que tout péché bien confessé est définitivement pardonné par Dieu. Le péché pardonné n’existe donc plus devant Dieu. Alors, pourquoi encore une peine liée aux péchés confessés ?
Il faut ici préciser le sens de ’peine’. La peine est, pour faire bref, le châtiment lié au péché. Quelqu’un qui commet un péché grave, lequel pourrait le conduire à la damnation éternelle (chatiment éternel), s’il fait une bonne confession, et juste après meurt, il est sauvé de la peine éternelle. Le pardon de Dieu efface le péché et supprime la peine éternelle. Mais il reste que le péché laisse tjrs une tache dans l’âme. prenons l’image de la plaie:qd elle se cicatrise, elle laisse tjrs une tache visible sur le corps.Ainsi du péché : pardonné par Dieu, le péché laisse qd même une trace ds l’âme. or, nul ne peut voir Dieu, avec une âme ’tachée’. D’où le purgatoire qui n’est pas un lieu d’expiation, mais un lieu de purification. Dieu, en ce lieu, purifie les pécheurs pardonnés, avant qu’ils puissent contempler éternellement sa face. Ce n’est donc pas à proprement parler une ’peine’ (au sens de châtiment), mais une purification, expression de l’amour infini de Dieu...L’âme, aux sortirs de ce lieu de purification, resplendit de l’éclatante blancheur de Dieu.
Mais il est à souligner que Dieu n’attend pas nécessairement notre mort avant d’enclencher le processus de purification du pécheur pardonné. La purification, selon l’insondable dessein de Dieu, peut commencer ici même sur la terre : Toute souffrance acceptée avec amour (amour de Dieu) participe déjà de cette purification. A noter que le temps et la nature de la purification peuvent varier selon la gravité des péché commis.
Cela dit, je voudrais mettre en garde contre cette tendance de banalisation du péché, selon laquelle on pense que seuls les péchés graves font objet de purification.Dans cette logique, on se fait une bonne conscience, qd on pense être exempt de péchés graves !
Attention ! tout péché reste une blessure (petite ou grande) qui, guérie, (entendez péché pardonné) laisse dans l’âme une tache. Tout péché a des répercussions incalculables non seulement sur celui qui l’a commis , mais également sur l’univers entier. L’ordre cosmique entier est perturbé par le péché commis. Le grand pape Jean-Paul II, dans son Exhortation apostolique post-synodale "Reconciliatio et Penitenzia", disait (je cite de mémoire):tout homme qui s’élève, élève le monde, et tout homme qui s’abaisse, abaisse le monde aussi... Oui, chers amis, par notre péché, donc, nous rabaissons le monde, mais quand nous vivons dans la sainteté, nous élevons le monde...Il n’y a pas de petit péché. D’ailleurs, Saint Augustin nous avertit que la somme des péchés dits ’petits’ devient un grand péché... Alors attention à la banalisation du péché.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 17 mars 2010 17:05
Merci cher Père Mathieu pour vos réponses qui nous éclairent davantage sur la réalité de cet important sacrement. Je vous pose ici une question qu’un internaute qui n’a pas eu l’audace d’intervenir directement sur le site m’a posée. Cher père, vous avez dit que Dieu purifie les pécheurs pardonnés au purgatoire parce que, malgré le pardon reçu, le péché laisse toujours une trace dans l’âme du pécheur. Mais s’il en est ainsi, on peut donc affirmer que tous ceux qui sont destinés pour le ciel passent obligatoirement par le purgatoire. Car il n’ y a pas d’homme sans péché. On dit même que le Saint pèche 7 fois par jour. Je n’occulte pas votre affirmation Dieu n’attend pas nécessairement notre mort avant d’enclencher le processus de purification du pécheur pardonné. Parce que là on pourrait se demander s’il y en a que Dieu purifient totalement sur terre et qui vont directement au ciel.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 17 mars 2010 17:19
Je reviens pour préciser que c’était une objection qu’il faisait ce n’était vraiment pas une question.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 17 mars 2010 17:41
Je comprends la réflexion qui , à mon avis, n’est pas vraiment une objection. C’est un désir de comprendre. La réponse est simple : Dieu, souverainement, peut décider d’accomplir la complète purification du pécheur pardonné sur cette terre.De plus, il est attesté -donné de foi- que les martyrs, ayant reçu un baptême de sang, ne passent pas par le purgatoire. L’autre aspect est relatif aux indulgences plénières, lesquelles, reçues, "effacent toute trace de péchés". On comprend donc du coup, qu’il serait hasardeux d’affirmer que tous doivent passer par le prugatoire. Laissons à Dieu la conduite de notre histoire et de notre vie, et fuyons le péché. Aimons les mortifications, les exercices de piété et de pénitence, et faisons confiance au Seigneur
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Abbé Luc HOUNDAKENOU, 18 mars 2010 00:31
Bjr cher Père et merci pour la lumière que vous nous apportez sur le sacrement de la miséricorde divine. Mes jeunes amis se demandent souvent s’il est opportun d’aller toujours se confesser lorsqu’on ne commet que les mêmes péchés.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Ludolphe TITO, Paroisse Ste Famille / Tankpè, 18 mars 2010 08:57
Bjr cher Père et bjr à toutes et à tous. Parlant de confession, je voudrais aborder ici la confession pascale.Je ne sais pas trop s’il est méthodique que je pose toutes mes questions là-dessus ensemble (au Père de voir comment y répondre) ou les poser séparement...Optons pour la première solution.
1- Quelles sont les origines de la confession pascale ?
2- Pourquoi une ’confession pascale obligatoire’ (puisque ne pas se confesser à Paques est un péché, si je ne m’abuse) et pas de confession du même type à Noel, à Pentecote, etc. ?
3- Pourquoi inscrit-on la confession pascale au livret de catholicité et non les autres confessions ? Est-ce juste pour être sûr les années qui suivront que l’intéressé est à jour de ses confessions pascales ?
4- Un individu X meurt sans confession pascale les deux dernières années avant sa mort ou même juste l’année d’avant : aura-t-il droit à une messe ’corps présent’ ou plutôt à une ’absoute’ ?
5- Prenons le même individu. Cette fois ci il n’est pas encore mort. Et il se décide finalement à aller à confesse. Pourra-t-il y aller directement ou faudra-t-il une préparation pénitentielle particulière ?
6- Je ne sais pas trop si ceci est vrai ; mais, j’aurais appris que quand un individu X décède avec des impayés de deniers de culte, le règlement desdits impayés est exigé de ses ayant-droits avant les cérémonies à l’église. Est-ce vrai ? Et, pourquoi ?
Merci et toutes mes excuses pour ces nombreuses questions posées à la fois. Bne jné. Union de prières.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 18 mars 2010 12:21
Le Sacrement de Reconciliation n’est pas à lier à la fête de Pâques. Normalement, c’est tous les jours que le chrétien est appelé à se confesser.Tout au moins une fois le mois, et aussitôt après avoir commis un péché grave. On en est venu à la ’confession pascale’, pour que le chrétien, au moins en une année, puisse se confesser.La confession doit être fréquente ;Et pendant les temps forts (Avent, Noel, carême, et Pâques), les chrétiens doivent se faire l’obligation de se confesser.
La question des confessions inscrites au livret de catholicité, témoigne donc de ce souci de faire profiter les chrétiens, au moins en une année, de ce trésor insondable qu’est le Sacrement de Réconciliation. Et cela permet aussi aux pasteurs d’avoir quelque idée sur la vie spirituelle des fidèles. Exemple : celui qui ne se confesse pas très souvent à Pâques, ne se confesse donc pas ordinairement.Mais ceux qui se confessent à Pâques sont invités à le faire aussi très souvent durant l’année liturgique...
Quant à celui qui meurt sans confession pascale les deux dernières années de sa vie, il revient au curé du lieu d’apprécier et de juger:on ne peut pas dire automatiquement qu’il a droit à une absoute.Cela dépend des cas.
Quant à la question des deniers du culte, il importe de savoir qu’elle n’a aucun lien avec le Sacrement de l’Eucharistie. La validité d’une Eucharistie ou de toute action liturgique de l’Eglise n’est pas liée à l’argent.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Ludolphe TITO Paroisse Ste Famille / Tankpè, 18 mars 2010 14:52
Merci cher Père pour la qualité des réponses. Je reviendrai sur certaines d’entre elles. Pour l’heure, je rebondis sur vortre dernière phrase : ’’La validité d’une Eucharistie ou de toute action liturgique de l’Eglise n’est pas liée à l’argent.’’ Dites-nous donc Père, pourquoi dans des diocèses un taux (par exemple 2.000f pour les jeunes, 3.000f pour les adultes) est fixé et exigé ? Je ne trouve pas le taux exhorbitant ; mais, pourquoi ne pas laisser chaque chrétien donner ce qu’il pense du fond de son coeur pourvoir donner ? Et enfin, pourquoi dans des diocèses la signature du livret de catholicité (pour la ’confession pascale’) est subordonnée au paiement préalable du denier de culte ? Et il y a même des cas ou des chrétiens allés en confesse pour Pâques ont été gentiment priés par le Père d’aller d’abord payer le denier de culte et de lui en apporter le reçu. L’on pourrait penser que l’Eglise ’vend’ (mes excuses pour le terme) la confession pascale.Merci. A +. Union de prières.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 18 mars 2010 11:35
C’est même très conseillé de se confesser souvent, même s’il s’agit des mêmes péchés.Car, outre que, le Sacrement de réconciliation est un sacrement qui nous remet en amitié avec Dieu, il reste encore un merveilleux canal de grâce qui permet au pécheur pardonné de lutter et de vaincre ses tendances au péchés. Mais il y a aussi une autre dimension à ne pas banaliser : Il faut, en sortant du confessional, "prendre la ferme résolution" de ne plus commettre ces péchés pour l’avenir, et prendre les moyens adéquats, à cet effet... Celui qui se confesse dans l’intention qu’après la confession, il commettra les péchés, commet encore un grave péché. Et on peut même remettre en cause la validité de sa confession : le désir de confession n’étant pas motivé par une vraie contrition.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 18 mars 2010 12:25
Cher Luc, la réponse à ta question se trouve plus bas.Après la question de Ludolphe. Merci cher ami
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 18 mars 2010 09:54
Mon cher frère abbé Mathieu, je dois te féliciter pour la promptitude des réponses et pour leur profondeurs. Avant d’attaquer la liste des questions de notre frère Ludolphe TITO, pourrais-tu, si ce dernier nous le permet, aborder la dimension extérieure au pénitent en ce qui concerne la question des peines ? Je m’explique. Je suis d’accord que le péché même pardonné laisse encore des "cicatrices" sur le pécheur pardonné par Dieu. Mais le pécheur pardonné a encore des responsabilités de réparation par rapport à soi, au prochain et aux situations créées par le péché... d’où "la pénitence" après la confession. Par exemple, abbé Mathieu, si je vole un milliard et que viens participer au "zindo" dans votre paroisse avec une coquette somme de 10 millions, et que par ailleurs, je me confesse à toi, vas-tu me laisser garder et jouir du reste de l’argent volé ? En supposant que mon "zindo" te motive à ne pas me refuser l’absolution. Commence déjà par pardonner la malice de la question ! (rire). Plus sérieusement, après avoir créé du tort ou du désordre dans la vie des autres, dans mon couple, ma famille, ma communauté et/ou la société, suffit-il que "j’arrange les choses" au confessionnal entre Dieu, le prêtre et moi ?
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Ludolphe TITO, Paroisse Ste Famille / Tankpè, 18 mars 2010 11:24
Cher abbé, bien sûr que je le permets. Dejà que la malice de votre question me fait rire et j’attends surtout comment le Père Mathieu va s’y prendre... Ce ne serait quand même pas juste ’’d’arranger les choses’’ au confessionnal entre Dieu, le prêtre et soi ! Et la vie des autres qui, par ces agissements, est peut être détruite ! Un gros mensonge, une grosse jalousie qui poussent par exemple à envoyer en prison un innoncent pour des années (avec un boulot perdu, un foyer brisé, un casier judiciaire désormais taché, etc.) ; ce serait quand même un peu trop facile d’arranger les choses au confessionnal sans poser un acte concret envers les victimes...Je laisse le Père y répondre. A +. Union de prières.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 18 mars 2010 12:01
Très cher Père André, merci pour la question. Elle participe de l’enrichissiment du forum, et me permet de dissiper les ombres.
Le Sacrement de réconciliation n’est pas un ’Sacrement d’arrangement’. Comme une de ses dénominations l’indique, il implique la RECONCILIATION non seulement entre Dieu et le pécheur, mais aussi entre le pécheur et ses frères en humainité, et entre le pécheur et l’ordre cosmique en entier.Je crois avoir dit dans une réponse précédente que le péché brise l’ordre cosmique.Et la réconciliation avec Dieu suppose la réconciliation du pécheur avec les instances citées.
La validité d’une bonne confession dépend aussi de la qualité de la réparation. Et le prêtre peut et doit exiger la réparation d’un lien brisé par le pécheur qui se confesse, avant de lui donner l’absolution.Autrement, ce serait de la pure comédie que de penser avoir reçu le pardon de Dieu dans la confession, sans s’engager résolument à réparer le tort commis ! Pour reprendre l’exemple, celui qui a volé un milliard, et qui fait un zindo de 10 millions, et se confesse, n’est ni en paix avec Dieu, ni avec la société.S’il fait un zindo de 10 millions, je le remercie, et considère son acte comme la manifestation de son amour pour les choses de l’Eglise.Rien à voir donc avec le milliard volé. S’il se confesse, et reconnais avoir volé le milliard, j’attends qu’il le restitue à la société, avant de lui donner l’absolution. Cela signifie que du temps peut se passer entre l’aveu en confession et le moment de réception de l’absolution. Le Sacrement de Réconciliation implique la JUSTICE EN SOCIETE. Dieu donne son pardon à qui est sincère et veut vraiment se convertir
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Ludolphe TITO Paroisse Ste Famille / Tankpè, 18 mars 2010 14:55
Merci cher Père pour la qualité des réponses. Je reviendrai sur certaines d’entre elles. Pour l’heure, je rebondis sur vortre dernière phrase : ’’La validité d’une Eucharistie ou de toute action liturgique de l’Eglise n’est pas liée à l’argent.’’ Dites-nous donc Père, pourquoi dans des diocèses un taux (par exemple 2.000f pour les jeunes, 3.000f pour les adultes) est fixé et exigé ? Je ne trouve pas le taux exhorbitant ; mais, pourquoi ne pas laisser chaque chrétien donner ce qu’il pense du fond de son coeur pourvoir donner ? Et enfin, pourquoi dans des diocèses la signature du livret de catholicité (pour la ’confession pascale’) est subordonnée au paiement préalable du denier de culte ? Et il y a même des cas ou des chrétiens allés en confesse pour Pâques ont été gentiment priés par le Père d’aller d’abord payer le denier de culte et de lui en apporter le reçu. L’on pourrait penser que l’Eglise ’vend’ (mes excuses pour le terme) la confession pascale.Merci. A +. Union de prières.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 18 mars 2010 18:17
Mon cher Ludolphe, avant tout il faut remercier l’Eglise pour son souci de ne pas faire peser un joug trop lourd sur les épaules des fidèles. 2OOO fr ou 3000 fr par an ! C’est même très insignifiant quand on sait que nous dépensons plus pour nous mêmes et parfois pour des causes moins nobles...Pourquoi ne pas laisser à chacun le soin de donner ce qu’il pense de tout son coeur ? Si l’on comprend que l’Eglise, ce n’est pas seulement le Prêtre, les religieux et religieuses, mais tous les chrétiens, on comprendrait alors que l’Eglise, c’est notre affaire ! Et donner généreusement ! Mais, permets-moi de le dire ainsi : les fidèles (pas tous heureusement) sont moins généreux de plus en plus quand il s’agit des "choses de l’Eglise". J’ai toujours en idée le bel exemple de l’admirable communauté des premiers chrétiens où chacun "vendait ce qu’il avait et en donnait le prix à l’Eglise". Et je crois que les fidèles doivent méditer et re-méditer cette page des Actes des Apôtres.La sclérose de coeur vis-à-vis de l’Eglise est même un péché à confesser.
Par ailleurs, contrairement à ce que tu dis, je connais des cas (pour avoir été vicaire sur ta propre paroisse) où les prêtres comprennent certaines situations de dénument matériel et acceptent ce que les fidèles apportent... Et ça, cher Ludolphe, tu le sais...
De plus, il faut le reconnaître, il y une désaffection de la part des fidèles, pour ce qui concerne le denier du culte. Et cela fait que les pasteurs sont obligés de prendre certaines mesures. Mais le denier du culte n’est nullement lié à la confession pascale. Et si on peut trouver un lien, c’est le suivant : NE PAS PAYER SON DENIER DU CULTE, C’EST UN PECHE A CONFESSER
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Carmen, 19 mars 2010 13:59
Bonjour à tous, j’ai suivi dans l’ombre le débat depuis le début sur ce sujet qu’est celui d’échanger avec un prêtre sur la confession. Je vous remercie très chers pères pour votre disponibilité...
Cher frère Ludolphe, je voudrais apporter une modeste contribution à ce que le Père vous a déjà dit. Comme il a su bien le préciser, ’’La validité d’une Eucharistie ou de toute action liturgique de l’Eglise n’est pas liée à l’argent.’’ C’est important. Mais n’oublions pas que l’Église est à entretenir ! Et pour l’entretenir, il faut un minimum d’argent.
Chez nous, au Bénin, les Pères de l’Église, je pense n’ont plus d’autre choix que de rester derrière nous pour que nous accomplissions notre devoir envers elle.
C’est vous qui pensez de cette manière :"laisser chaque chrétien donner ce qu’il pense du fond de son coeur pouvoir donner ?" C’est bien. Mais remarquons que beaucoup d’entre nous aujourd’hui s’intéressent peu à cela et selon les humeurs puisqu’on a dit vous êtes libres de donner, quelqu’un vient donner 50 francs pour denier de culte comme contribution d’une année. Ne nous leurrons pas la face, c’est bien la réalité. Alors que, qui d’entre nous n’a pas pendant un mois, même un jeune, dépensé dix fois plus que 2000 francs ? Nous avons perdu le sens de bien de choses ! Je pense plutôt que c’est pour limiter ces genres de situation que les Pères procèdent ainsi.
Par ailleurs, pour ceux qui sont gentiment priés d’aller payer leur denier de culte d’abord avant de revenir faire la confession, c’est normal, c’est pas méchant en soi. Dans l’année, en l’absence d’évènement particulier dans la vie du fidèle, la confession pascale étant obligatoire, c’est la seule occasion où les Pères ont accès à nos livrets de catholicité et alors ils en profitent pour nous aider à régulariser notre situation. (On dit bien, le temps de carême est un temps propice pour payer le denier de culte). Et si nous sommes de bonne foi, après la confession nous pouvons toujours payer cette dette. Mais, le fait est que, après la confession nous sommes plus tentés de dire, bon l’essentiel est fait, je verrai le reste après, et donc, en banalisant ou en reportant tous les jours à demain, nous risquons de ne plus le faire. Alors, c’est carément un devoir pour le Père de nous le faire payer avant la confession et de toute façon les Pères pour nous faire la confession après ne manquerons pas ! Nous ne pouvons reporter notre confession à nous qu’au plus tard à Pâques mais le denier de culte, nous pouvons le reporter encore plus loin au risque de ne plus nous acquitter de notre devoir. Ce n’est alors pas juste. Pour pallier cette difficulté que rencontre les Pères, ils ont décidé alors de nous le faire payer avant notre confession pascale. Rien de méchant. Ils nous aident plutôt.
Je vous donne aussi l’exemple d’un couple qui décide de faire baptiser leur tout petit enfant et viennent un jour sur une paroisse avec leur livret de catholicité montrant des dettes exorbitantes de denier de culte (plusieurs années sans avoir payé le denier de culte). Il est bien normal qu’avant tout autre chose et avant le baptême de cet enfant, les Pères exigent le paiement de cette dette ! Et dites vous bien, que les Pères pourraient même pour leur faciliter les choses limiter le montant. Cela pour vous dire que le denier de culte n’est pas lié au baptême de cet enfant, mais les Pères profitent de cette occasion pour régulariser la situation de ce couple, ce qui est normal.
Vous savez, nous avons au Bénin des livrets de catholicité, qui leur permettent de nous suivre un peu dans l’accomplissement de ce devoir et de nous ramener à l’ordre quand nous avons des dettes, parce qu’il faut le préciser : ce sont de réelles dettes. A mon humble avis, c’est une bonne idée.
Je ne suis pas au pays présentement, mais dans mon actuel diocèse dites vous bien qu’il n’y a pas de livret de catholicité et cela rend la tâche un peu plus difficile aux Pères qui, depuis le début du carême jusqu’au temps de pâques, ne cessent de rappeler à la fin de la Messe aux fidèles leur devoir de payer le denier de culte mais ils n’ont aucun moyen de vérifier que tel ou tel a payé parce que ce sont des enveloppes qui sont distribués aux fidèles portant des noms de quartier et libre à eux de donner ce qu’ils veulent dans l’enveloppe et de la retourner. Vous voyez un peu que c’est une autre façon de procéder ? Mais il faut noter qu’ici les Pères jouent beaucoup plus sur l’incitation des fidèles à donner car des statistiques sont faites au fur et à mesure que les enveloppes sont retournées et elles sont affichées ; ce qui montre à quel niveau se situe tel ou tel quartier par rapport à l’autre. Alors, puisque les statistiques ne montrent que le pourcentage des enveloppes retournées par rapport à celles distribuées, vous convenez avec moi que les Pères ne pourront que nous rappeler à tout bout de champ qu’il faut retourner l’enveloppe et seules les personnes de bonne volonté ou celles qui ne l’ont pas encore égarée par négligence viendront rendre, et pour les autres, ça fait à l’an prochain !
Pour ne pas être trop longue, je nous rappelle que :
C’est comme un "impôt" que nous devons payer et qui est envoyé à Rome. Et cela, ce n’est pas seulement au Bénin mais dans tous les pays du monde.
Ensuite, le fait que les pères disent de payer telle ou telle somme ne veut pas dire que nous devons forcément ne payer que 2000 francs ou 3000 francs, c’est juste un minimum qui est assez raisonnable mais si nous pouvons en donner plus, ne nous limitons pas à cette somme alors, donnons plus !
Merci et Bien à vous !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 19 mars 2010 18:57
Merci à vous pour votre contribution. Une fois encore, à tous, je dis : l’Eglise, c’est notre affaire à tous. Aidons l’Eglise à nous aider...Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 20 mars 2010 16:17
Je voudrais très sincèrement remercier les uns et les autres, mais surtout Carmen pour cette contribution. Le contexte de nos échanges est propice pour parler de l’utilité pastorale du livret de catholicité sans créer davantage de confusion. Sur la base des questions de Rudolphe, des réponses de l’abbé Mathieu et du commentaire de Carmen, je peux préciser que le livret est juste une invention pastorale très utile qui permet d’avoir un peu d’ordre dans la manière dont les fidèles du Christ mènent leur vie par rapport aux sacrements surtout mais aussi par rapport à leur engagement pour participer à la vie de l’Eglise. C’est aussi le document témoin qui permet à la mort, d’avoir un minimum d’information sur la personne défunte. C’est vrai Jésus n’a jamais eu un livret ni les apôtres et comme vient de le rappeler utilement Carmen, dans beaucoup de pays les chrétiens n’en ont pas. En plus, un chrétien peut bien avoir son livret très à jour bien que sa vie contredise ce que le livret devrait indiquer. Ultimement, c’est Dieu qui voit dans les coeurs. Peut-être avons-nous besoin d’expliquer de temps à autre que l’essentiel, c’est la vérité de ce que chacun vit devant et avec Dieu à qui on ne peut rien cacher.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 20 mars 2010 16:33
Pardon, Ludolphe je non Rudolphe !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 20 mars 2010 19:18
Merci très cher Père André, pour la précision. Merci infiniment
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Abbé Luc HOUNDAKENOU, 21 mars 2010 01:44
Bjr Père,
Curiosité d’enfant. Nous sommes persuadés de l’importance du sacrement de la réconciliation pour tous. Tous, nous avons une âme qu’il faut sauver, même si on est handicapé. Alors dites nous cher père, comment un sourd-muet vit-il le sacrement de la réconciliation, compte tenu des différentes étapes nécessaires à l’optention du pardon divin.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 21 mars 2010 18:11
Réponse simple : un sourd-muet ne peut ni parler, ni entendre. IL ne peut donc se confesser, dirait-on. Mais, il importe de savoir que la validité d’une confession tient surtout à la contrition effective. Si dans son coeur, il a l’amer regret de ses péchés, Dieu qui voit le fond du coeur, lui accorde son pardon.La contrition sincère est la condition du pardon de Dieu.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Abbé Luc HOUNDAKENOU, 22 mars 2010 00:15
Cela réssout alors la préoccupation des parents de patients comateux qui se plaignent de ne pas voir les leurs recevoir le sacrement avant de rentrer à cette étape de leur maladie. D’un autre côté, nos frères protestants ou évangéliques pourraient se donner raison de ne pas recourir au sacrement de la confession tel qu’il est pratiqué par l’Eglise catholique, puisse que la contrition sincère est l’élément fondamental pour recevoir le pardon de Dieu. Aidez, cher père, mes jeunes amis à mieux comprendre.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 22 mars 2010 17:21
Très cher Abbé Luc, ma réponse précédente est relative à la question posée concernant la confession des sourds-muets. Cette réponse n’est pas à étendre à tous les cas. cela dit, il faut rappeler que la validité du Sacrement de Pénitence est liée à trois éléments nécessaires et indissociables : la CONTRITION par laquelle le pénitent regrette amèrement ses péchés, l’ AVOEU des péchés commis et l’ABSOLUTION par le Prêtre confesseur.
Le Pardon de Dieu est possibilisé par la CONTRITION et rendu effectif par la réception de l’ABSOLUTION. Mais il ne peut y avoir d’absolution sans l’AVOEU des péchés. On comprend donc que les actes du pénitent et celui du confesseur sont liés pour la validité du Sacrement de pénitence. En son temps, Saint Thomas d’Aquin, a parlé de "concélébration" pour ce sacrement.C’est-à-dire "concélébration" entre le pénitent et le confesseur.
C’est vrai que nos frères protestants, et même certains catholiques, trouvent qu’il n’est pas nécessaire de se confesser à un prêtre.Il suffirait seulement de regretter ses péchés... pour être pardonné. Je ne voudrais pas entrer dans la polémique protestante désormais lointaine de la "justification intrinsèque". L’Absolution du Prêtre n’est pas facultative, et tient à ce qu’on a appelé "le Pouvoir des Clés". Le fondement ici est biblique. Je me réfère à Mt 18, 18 : "tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié".(on peut aussi lire Mt 16, 19) Et dans l’Evangile selon st Jean, le Christ ressuscité, ayant soufflé sur les apôtres, leur confia la mission de pardonner les péchés : "Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (Jn 20, 22-23).
C’est donc proprement une erreur de penser que l’absolution du prêtre n’est guère nécessaire. C’est un pouvoir divin accordé au prêtre. En réalité, quand le Prêtre prononce l’Absolution, c’est Dieu qui pardonne les péchés... Cela fait entrevoir aussi la grandeur et la beauté du Sacerdoce...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 22 mars 2010 20:32
Je voudrais ajouter à la réponse presque complète et très concentrée de mon frère l’abbé Mathieu, que le protestantisme a poussé trop loin l’expérience personnelle de la vie de foi. Le cas du sacrement de la réconciliation est l’un des meilleurs exemples pour montrer la limite de cette manière de voir les choses. Un peu comme la prière du NOTRE Père qui, même lorsqu’elle est priée seule demeure toujours une prière communautaire, la confession même privée est un sacrement communautaire.... C’est ce que signifie le face à face du pénitent et du confesseur. Le protestantisme en réaction contre les exactions de la hiérarchie à jeter à l’eau l’importance de la communauté. Or, c’est au quotidien que l’homme cherche à travers la conversation et l’échange à se confier à quelqu’un de confiance, à s’ouvrir à une oreille attentive et à un corps aimant et qui ne juge pas. Dans certains pays, les gens sont tellement seuls qu’ils dépensent beaucoup d’argent pour aller se confier lors des séances de counselling. Il y a une profonde sagesse humaine dans l’acte de la confession. Mais il faut tout de suite ajouter que cela est vrai quand c’est bien vécu. Le rôle du prêtre, c’est de montrer la miséricorde de Dieu au pénitent, pas de l’intimider, de l’écraser ou de le condamner. Pensez à Jésus devant la Samaritaine ou encore à Jésus devant la femme adultère ou Jésus devant tant d’autres pécheurs de l’Evangile. Il savait regarder, écouter, répondre, inteerroger de manière à toucher le pécheur et à lui donner la force du pardon et de la conversion. Comme Jésus, le prêtre au confessionnal témoigne de la présence de l’Eglise, instrument de la miséricorde de Dieu...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 22 mars 2010 19:58
Je voudrais demander un service à Carmen et à Ludolphe et aux autres frères et soeurs qui suivent cet échange silencieusement sans rien dire. Pouvez-vous, avec toute la discrétion que l’exercice peut demander, nous parler de votre expérience avec le sacrement de réconciliation (confession) ? Je ne vous demande pas de faire une confession publique électronique (rire). C’est juste que l’un des avantages de ce forum que de donner l’occasion aux prêtres de recevoir aussi la contribution des fidèles du Christ.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 22 mars 2010 20:05
Je soutiens la demande du Père André. Nous avons besoin aussi, nous autres Prêtres, d’être ’instruits’ par vous, par votre expérience...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 22 mars 2010 20:44
Cher abbé Mathieu, quand Carmen et Ludolphe ou d’autres auront réagi, je propose que tu développes pour le bénéfice de tous, la puissance du sacrement de réconciliation. Je sais que beaucoup ne savent pas ce sacrement est plus "puissant" que l’exorcisme.....
Question pour Carmen, Ludolphe et autres frères, par abbe André Quenum, 23 mars 2010 12:44
Au cas où nous n’avez par remarqué la question, je la reprends ici :
Je voudrais demander un service à Carmen et à Ludolphe et aux autres frères et soeurs qui suivent cet échange silencieusement sans rien dire. Pouvez-vous, avec toute la discrétion que l’exercice peut demander, nous parler de votre expérience avec le sacrement de réconciliation (confession) ? Je ne vous demande pas de faire une confession publique électronique (rire). C’est juste que l’un des avantages de ce forum que de donner l’occasion aux prêtres de recevoir aussi la contribution des fidèles du Christ.
Question pour Carmen, Ludolphe et autres frères, par Ludolphe, 23 mars 2010 14:26
Bjr à ttes et à ts. Cher Père, je ne sais si j’ai très bien compris la question (mais vu que je serai probablement absent quelques semaines du forum:je me rends dans un village où l’on ne goutte pas encore à la joie de Internet)...J’avoue que jusqu’à un certain moment (il y a quatre ou trois ans) je ne me confessais qu’à Pâques. Me disant, tout bêtement comme beaucoup, qu’il est inutile d’aller confesser les mêmes péchés tout le temps. Et un jour, j’ai été invité par un groupe de jeunes pour les entretenir sur les sacrements. Et parlant de pénitence, à ces jeunes qui se préparent au baptême et à la première communion, j’ai dit : "A votre baptême, Dieu vous remets un linge immaculé. Il vous demande de le garder intact. Il sait que vous pouvez le faire. Mais, il sait aussi qu’il peut y arriver des moments d’inattention et hop ! Voilà une tache. Comme nos habits, quand il y a une tache, on n’attend pas qu’il y en a une seconde avant de lessiver. On lave en même temps. Le linge immaculé que Dieu va vous remettre, si d’avanture une tache s’y dépose laver en même temps. Et pour le laver l’Eglise vous offre la confession. Oui ! laver le linge pour qu’à l’instant où Dieu viendra, il vous trouve prêt." Et l’un des jeunes m’a demandé : ’’Moi, j’aime le chocolat.Et voila que le linge est chaque fois taché par le chocolat. J’aime le chocolat et je ne veux pas perdre le linge de Dieu. Que faire ?’’ Il était assez simple de lui dire ne mange plus du chocolat. Mais après avoir longuement refléchi, et surtout pensé à ma propre situation de ’professionnel’ des confessions pascales, je lui ai dit : "Dieu t’aime. Il attendra patiemment le temps qu’il faut pour que tu laves ce linge, afin qu’il soit propre. Et, prenant l’exemple de ton habit que tu préfères le plus porter. Si le chocolat le salit une fois, tu laves ; une deuxième fois, tu laves ; tu ne voudrais plus que le chocolat salisse ton habit tout le temps. Alors tu vas tout faire pour éviter le chocolat. Et si après le chocolat, c’est le yaourt, qui te crée le smêmes ennuis, tu vas tout faire pour éviter aussi le yaourt.Evites donc le péché pour ne pas salir le linge que Dieu t’a confié. Et si d’aventure il se salit, va voir le prêtre et il t’apportera l’aide nécessaire pour le laver."
A partir de cet instant, j’ai pris conscience du fait que je banalisais moi même la confession. J’ai commencé par y être régulier. Mais je m’arrangeais toujours pour ne jamais me confesser chez un prêtre qui me connaît. Je quittais ma paroisse, mon quartier et même des fois ma ville pour aller me confesser ailleurs. Et un jour, je suis tombé, sur une autre paroisse, d’une autre ville, sur un prêtre qui me connaissait. J’ai eu ce jour le sentiment de quelqu’un qui fuyait et qui a été pris. C’est comme si c’était l’oeil de Caien...
J’ai fini par surpasser ce tract et cette angoisse d’aller dire mes péchés à un prêtre qui me connaît (et qui, pensais-je se mettrait à me voir autrement qu’il me voyait).
Aujourd’hui, je repars toujours très léger de mes confessions comme si je venais de déposer quelque part un joug qui me pesait. Et, j’aime tellement me confesser chez des prêtres qui me connaissent. A qui, je demande d’être assez ouverts avec moi. C’est vrai que quand il y a du monde, certains prêtres ont tendance à aller vite, et l’on a l’impression de n’avoir même pas été écouté (l’on a été entendu, mais pas écouté). Car, j’estime pour ma part, que la confession devrait être, au-délà de l’aveu de ses péchés, un creuset de conseils, d’échanges entre un ’père’ et ’un fils’.
Je ne sais pas si je suis resté dans l’esprit de la question. Je m’en arrêtes là, constatant que je deviens long. A +. Union de prières.
Question pour Carmen, Ludolphe et autres frères, par abbe André Quenum, 23 mars 2010 15:10
Merci Ludolphe, merci pour cette riche contribution. Nous poursuivrons le débat en ton absence. Bon voyage et à bientôt. Bénédiction.
Question pour Carmen, Ludolphe et autres frères, par Ludolphe, 23 mars 2010 16:44
Merci cher Père. Je serai absent pour environ deux semaines. Je pars de mon bureau pour cette mission en village dans quelques 15mns. Mais avant, j’ajouterai quelque chose, en commencant par une question : qu’en est-il du ’secret confessionnal’ ? quelles en sont les étendues ? quelles en sont les limites ? Je pose la question d’autant plus qu’un jour, au cours d’une homélie, je me suis dit que le prêtre racontait ma confession à toute l’assistance. "Hier soir j’ai reçu en confession un jeune qui était préoccupé par...Qui était angoissé par ...Voilà autant de pièges qui guettent la jeunesse et tout être humain. Et pour les éviter..." Il n’a pas mentionné de nom, c’est vrai. Mais je me suis senti tout bizarre.En sortant de cette messe, j’ai juré de ne plus me confesser chez ce prêtre. Cette situation m’a d’ailleurs gardé loin du sacrement de réconciliation pendant quelques mois. Et comme la Providence sait toujours agir... J’étais en congés à Savè quelques mois après. Et je me suis dit "allons en confession. Mais si le prêtre le dimanche vient dire dans son homélie ce que je lui aurais dit, alors là, plus jamais je n’irai me confesser". Et j’ai été me confesser. Premier dimanche, deuxième dimanche, troisième dimanche. Pas un seul mot en allusion. Je rentre à Calavi. Je vais à la messe à Cotonou un dimanche. Et là, surprise. Le père (ce n’est pas celui de Savè. NON !) qui dit au cours de son homélie : ’’Il y a quelques semaines, j’ai eu en confession un monsieur.......’’ Et j’entends presque tout ce que j’ai dit en confession à Savè. La grâce divine ! Elle vous atteint partout ! Beaucoup de personnes aujourd’hui ne vont plus en confession en disant "vos prêtres ne gardent aucun secret. tôt ou tard, ils disent tout". S’ils pouvaient savoir combien faux est ce raisonnement... Car, ces choses dites en confession, nous croyons peut-être être les seuls à les vivre. Combien nombreux sont-ils autour de nous qui les vivent ! Et combien nombreux sont-ils qui seront sauvés en écoutant ces prêches. Mais, chèrs Pères, est-on obligé de dire "j’ai reçu un jour en confession...." pour faire une illustration ? C’est vrai que le dire ainsi donne un poids à l’exemple. Mais...Allez, je me sauve. Je ferais signe de vie si je trouve fortuitement une connexion. A +. Union de prières.
Question pour Carmen, Ludolphe et autres frères, par abbe André Quenum, 23 mars 2010 18:37
Je voudrais répondre rapidement pour dire que le secret de confession couvre tout sans exception et avec la rigueur la plus grande possible. Le confesseur ne doit même pas avoir un geste encore moins une parole qui mettent mal à l’aise le pénitent. C’est pour cela que les formules du genre "j’ai reçu jour en confession.... " ne sont pas heureuses et sont plutôt à éviter. Cela ayant été dit, tu fais bien en tant que laïc de montrer comment les chrétiens peuvent parfois croire que le prédicateur parle d’eux alors que ce n’est pas le cas. Je te réponds en attendant que le père >Mathieu réagisse... Il doit bien être acculé par la vie d’étudiant ! Et où donc est Carmen ?
Question pour Carmen, Ludolphe et autres frères, par Carmen, 23 mars 2010 22:56
Sourire... Carmen ? Elle est là. Je vous répond dans peu de temps...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Ludolphe, 23 mars 2010 14:38
"ce sacrement (celui de la réconcilation) est plus « puissant » que l’exorcisme"... Je suis bien curieux de savoir comment ? Je dois dire aussi ici que ce forum est une vraie mine de savoirs. En quelques jours, j’y ai tellement appris... A +. Union de prières
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 23 mars 2010 19:16
Je commence par remercier mon frère Ludolphe pour son témoignage ! Et je remercie le Père André pour ses riches contributions qui permettent toujours d’aller plus loin. En attendant de répondre à la demande relative à la puissance du Sacrement de Réconciliation en lien avec l’Exorcisme ( réservé pour plus tard), je voudrais dire ceci : le secret de confession est strict, et comme l’a déjà souligné le Père André, on ne doit guère en faire allusion. Dans aucun cas. Ni directement, ni indirectement. Pas même avec des tournures littéraires ou des appuis de discours inconvenants du genre "J’ai reçu en confession..."
Cela dit, il faudrait ajouter que la Parole de Dieu est si pénétrante qu’elle nous rejoint toujours dans notre vie de tous les jours. Et parfois, en écoutant les prédications des Prêtres, on peut avoir l’impression qu’il redisent ce qu’ils ont entendu en confession ; De plus, les Prêtres entendent tellement de choses en confession qu’il est impossible de tout retenir en mémoire...Je voudrais donc par là inviter les uns et les autres à refaire confiance aux prêtres : leur ministère ne les autorise pas à dévoiler les péchés entendus en confession...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 23 mars 2010 23:07
Carmen, tu as dit "peu de temps !" Je t’ai attendu, très impatient ! Mais comme nous parlons de confession, je te donne l’absolution ! Oops ! l’abbé Mathieu me dira que tu m’as pas demandé l’absolution et qu’il n’y a pas d’absolution sans contrition, aveu, ni matière ! Alors disons simplement "bonne nuit" et à demain !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Cakpo Christophe, 24 mars 2010 01:00
Salut à tous ! toutes mes félicitations pour la richesse du débat ! la confession ne l’oublions pas suppose un avant un pendant et un après. Dans un monde où la conscience est anesthésiée, il importe que nous chrétiens nous nous munissions les armes du combat afin de faire face au processus de la relativisation morale qui gagne de plus en plus le terrain. Alors je voudrais demander au Père Mathieu de bien vouloir mettre l’accent sur la formation de la conscience morale aujourd’hui : comment il nous arrive de nous laisser aller une conscience socialisée hétéronome qui se complaît dans le consensus social alors que nous devrions un passage à une conscience plus profonde pour approfondir notre relation interpersonnelle avec Dieu et pour demeurer dans son amour. Le problème du dire et du faire dans notre vie chrétienne, l’influence social en matière de la faute, le sens du péché et de la confession... Tout le discour de l’Eglise, il me semble, devrait avoir son répondant dans la recherche des valeurs humaines et sociales ; par exemple, je voudrais oser enfoncer le clou pour demander quelle éducation les enfants reçoivent aujourd’hui devant la réalité de la famille qui se voit bafouée dans ses valeurs aujourd’hui ? Quelle est encore aujourd’hui le rôle de l’école dans le développement de la conscience ? quelles sont les valeurs que la société donne à l’individu aujourdh’ui et auxquelles l’individu tient encore ?.... Le sujet que le prêtre reçoit en confession est confronté à toutes ses zones d’influence avant, et surtout après la confession. D’où le concept de la bonne résolution. Merci beaucoup Père Mathieu et à tous !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Carmen, 24 mars 2010 09:16
Apparemment un autre Père m’a devancé ! Voilà de bonnes choses qu’il a lancé ! Merci chers pères et aussi merci à notre frère Ludolphe pour ce très beau témoignage. J’aime bien cette manière d’expliquer certaines choses aux tout-petits enfants. Et il faut le reconnaître lorsqu’on s’y prend comme ça avec eux, ils posent des questions qui vous déconcertent totalement, des questions que vous mêmes vous ne vous êtes jamais posé auparavant et ça aide ! Bref. Je ne sais exactement quoi dire mais pour ma petite expérience avec le sacrement de réconciliation il a été question de cheminement. D’abord, je ne savais pas qu’il était nécessaire de recourir un peu plus souvent à ce sacrement parce que je privilégiais la confession pascale que je considérais comme la plus grande et la plus importante. Cela dit, nombreux sont les jeunes enfants qui ayant reçu la première communion et s’étant confessé pour la première fois n’attendent que la confession pascale pour revenir ne sachant pas que là, les attend un Père qui les aime et veut les écouter. C’est très important cette étape de la formation des futurs communiants. Il y a une certaine idée de la confession qu’on a qu’il faut essayer de refaire. L’enfant qui prend la communion à dix, onze ans par exemple, qui a peur de l’homme en blanc qui dit vouloir écouter ses fautes à lui et puis c’est tout. Je pense qu’il faudrait que les Pères se fassent de vrais Pères pour les tout-petits pour qu’ils grandissent avec de bonnes habitudes dans un monde où tout est là pour les déstabiliser et les détourner du vrai chemin. Il faut qu’ils ne voient plus de loin un homme vingt, trente, n fois plus grand qu’eux qui n’est là que pour écouter les péchés seulement mais un second papa qui se fait plus attentif, plus compréhensif, plus prêt à les écouter, plus accueillant. Vous verrez que spontanément s’il va piquer un stylo à son premier papa et qu’il a la conscience qui le gêne un peu, spontanément, il viendra à vous et vous en profiterez pour le formez au jour le jour. Ces choses là qui se passent au cours de notre enfance, jamais on ne les oublie. Je pense que cela réveillera beaucoup de choses qui dorment encore en eux ! Moi donc, je privilégiais la confession pascale jusqu’au jour où j’ai appris que le Pape Jean-Paul II se confessait toutes les semaines. Alors là, je me suis mis à me poser des questions : le Pape ? Pourquoi se confesse-t-il ? Et aussi souvent ? Quels péchés commet-il tant ? Etc. Vous me demanderez si j’ai eu des réponses à mes interrogations. Bien sûr que je les ai eu les réponses. Mais tenez-vous bien ! Pas sur le champ mais avec le temps disons même après des années pour certaines. Le Seigneur il répond toujours à nos interrogations quand il veut et comme il veut ! ça a commencé par ma rencontre avec un Père qui, après m’avoir donné l’absolution m’a dit carément : "Toi, il faut que tu ailles te confesser au moins une fois par mois." Alors j’ai pris la résolution de suivre son conseil et depuis lors, j’essaie de respecter cet engagement et dites-vous bien, le Seigneur est toujours là, présent quand nous prenons de telles résolutions et nous aide toujours à les respecter car il nous le rappelle toujours d’une manière ou d’une autre lorsque nous tendons à oublier. Par exemple, chaque fois que le mois tend à sa fin et que je ne me suis pas encore confessée, il y a toujours une occasion pour me le rappeler ou cela surgit en pensée ou encore, vous sentez comme un manque ou comme quelque chose que vous devriez faire et que vous n’avez pas encore fait et en cherchant vous finissez par trouver…
Du moment où, j’ai commencé par être plus fréquente à ce sacrement, j’ai découvert (et je continue de découvrir) la grandeur, la profondeur de ce sacrement et la grande miséricorde de Jésus. Comme nous l’ont souvent rappelé les Pères, Jésus, il n’est pas un bourreau qui attend qu’on vienne dire nos fautes et paf, nous tape dessus ! Non. Il est d’abord là pour nous écouter. Il est avant tout l’Ami tendre et très discret qui se réjouit des initiatives de ceux qu’il aime, s’attriste de leurs erreurs, de leurs bévues, de leurs opacités, de leurs ambiguïtés, de leurs résistances, mais est toujours prêt à pardonner et à éponger les fautes de ceux qui reviennent à Lui avec amour et humilité. Et pour comprendre sa grande miséricorde dans le sacrement de réconciliation, il faut d’abord chercher à comprendre ne serait-ce qu’un peu, ce qu’est un Dieu qui brûle de donner, et de se donner, de pénétrer, d’envahir, d’enrichir, d’imbiber un être aimé, de le conformer à son plan d’amour, de l’aspirer, de l’assumer, de l’inspirer, de le prendre en compte ! Il est clair qu’un Dieu aussi aimant ne se lasse jamais de nous pardonner. Car un piège nous attend plus loin lorsque nous prenons la résolution de recourir plus souvent au sacrement de réconciliation : celui de penser qu’on ne répète que les mêmes péchés chaque fois. Même si nous pensons que ce sont toujours les mêmes péchés, il faut quand même les dire car, les confessions ne sont jamais les mêmes. Les péchés ne sont mêmes plus les mêmes du moment où, ils ne sont plus commis au même moment, dans les mêmes circonstances, etc. Et à ce niveau, je rejoins le Père Christophe qui nous parle des zones d’influence avant et après la confession. Il faut compter avec tout cela sans tomber dans le relativisme ou dans des scrupules. L’important comme l’a rappelé les Pères plus haut, c’est une contrition parfaite, qui nous amène à éviter de répéter le péché. En réalité le Seigneur va nous chercher comme la brebis perdue lorsque nous nous détournons du chemin mais Lui, ne prend pas le même chemin que nous pour nous ramener. Rien de ce qui nous concerne ne le laisse indifférent car nous sommes une partie de Lui. Il souffre tout autant que nous ou plus encore du fait de notre faute et n’attend que nous venions à lui pour effacer le péché.
Chez nous au Bénin, il y a des horaires de confessions et c’est surtout le matin après la première messe pour bon nombre de paroisses mais rares sont les jeunes d’abord qui viennent à la Messe du matin avant d’aller vaquer à leurs occupations. Et ceux qui pensent un peu plus souvent à venir à la Messe en semaine préfèrent aller à la Messe du soir après les cours, le travail, etc. Certes, il y a un problème de disponibilité des Pères qui se pose à certains moments mais bon, l’idéal aurait été que les confessions se fassent quelques une heure, quarante cinq minutes avant le début de la célébration eucharistique du soir et là, ça aide beaucoup. Sourire… Ici, sur ma paroisse, il y a un Père qui souvent pendant que le saint sacrement est exposé, reste assis dans les bancs de l’Eglise et lorsque vous venez, vous vous asseyez à ses côtés, il sait que vous êtes venus vous confesser. Et dit « Mais qu’est ce que tu as encore fait ? » Sourire… ça, je vous assure quelque soit votre stress avant d’y aller vous souriez toujours avant de commencer la confession. Mais j’ai fait un jour au pays l’expérience d’un Père qui m’a carrément traumatisé en confession. Ça, mes Pères je vous l’assure, je suis sortie de cette confession plus mal encore que je n’en suis partie. Là c’est réel ! C’est peut être un cas exceptionnel ou c’est moi qui l’ai mal pris mais le fait est que après cette confession j’étais encore plus mal et je me sentais totalement incomprise. Et vous savez quoi, je suis repartie vers un autre Père refaire la même confession et lui ai expliqué la situation. Bref. Je commence par être un peu longue. Pour suggestion par rapport au horaires de confessions sur les paroisses, il serait préférable que sur plusieurs paroisses il y ait des confessions tous les soirs avant la Messe, ne serait-ce que trente minutes… Cela fera comprendre à beaucoup et surtout à la jeunesse que ce n’est pas une histoire seulement de pâques mais de tous les jours. Il y a des choses qui ne se disent pas toujours avant d’être comprises. Mes Pères vous savez, quoi qu’on dise, le monde actuel compte heureusement beaucoup d’âmes généreuses - beaucoup d’autres qui ne demanderaient pas mieux que de le devenir si elles étaient soutenues et encouragées. Et il y a plus de possibilités de bien parmi les jeunes qu’on ne le croit. Ce dont ils ont besoin c’est d’être écoutés et pris au sérieux. Et je voudrais déboucher sur d’autres sujets qui pourraient plus tard être objet de discussion : il s’agit de l’exposition du Saint Sacrement sur les Paroisses et du respect des lieux saints.
Merci et bien à vous !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Carmen, 24 mars 2010 14:16
C’est pas bien grave, je la reçois quand même cette "absolution" !! donnez-là autant de fois que vous voudriez !!! Enfin, la demande a été faite et pour le reste, hum...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 24 mars 2010 15:28
Sacrée Carmen, merci beaucoup pour ta contribution. J’ai particulièrement aimé la fin sur les jeunes. C’est-à-dire que l’Eglise doit être plus ingénieuse et toujours inventer de nouvelles manières d’aller vers eux. On peut se plaindre qu’ils ne veulent plus se confesser patati patata, alors que quelque fois, leur bonne volonté se trouve piégée par l’environnement et certaines anciennes habitudes.... nous avons besoin de méditer sérieusement cette lecture des choses.... J’ai l’impression que tu as plus à dire sur ce sujet.... j’ai une suggestion pour toi, pour le père Rodrigue Gbédjinou, aumônier de la jeunesse et pour le père René Againglo, responsable du site. On pourrait ouvrir un forum d’approfondissement et de suggestions sur la question de la bonne volonté et de la soif parfois incomprise des jeunes.... pour une fois prochaine
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Carmen, 25 mars 2010 00:02
Bien sûr.. c’est une bonne idée ! Merci et bien à vous.. Je salue au passage alors le Père Rodrigue Gbédjinou et le Père René Againglo, même si nous ne nous connaissons pas encore !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 27 mars 2010 12:00
Salut Carmen, merci beaucoup pour tes contributions. Je crois que le Père André a raison. Nous allons essayer d’ouvrir prochainement un débat sur la question.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Sorel ATREVI de la Paroisse Sainte Famille de Tankpè, 24 mars 2010 10:39
Bonjour à tous, j’ai décidé de rompre le silence suite à la demande du Père QUENUM. Mais avant toute chose, je voudrais remercier tous ceux qui ont contribué à l’enrichissement de ce débat, oh combien constructeur, pour notre vie spirituelle. Pour ma part je voudrais partager avec vous une inquiétude qui m’a toujours hanté depuis mon baptême à propos du Sacrement de Réconciliation. En effet, dans l’Acte de Contrition que nous récitons à chaque confession, nous disons, je cite :" je prends la ferme résolution avec le secours de votre sainte grâce de ne plus vous offenser et de faire Pénitence" fin de citation. Mais malgré nos efforts, nous retombons ; moi particulièrement j’ai parfois l’impression que c’est un marché de dupe que je fais avec le Seigneur. Puisque, comme l’a dit Saint Paul : "le bien que je veux faire, je ne le fais pas et c’est le mal que je ne veux pas faire que je fais." Je dis sincèrement que je ne vais plus recommencer, mais je recommence toujours. Pouvez-vous nous expliquer que la promesse que je fais dans l’acte de Contrition à la confession de ne plus recommencer n’est pas une fausse promesse et que je ne passe pas un marché de dupe avec le Seigneur en recommençant ce que j’ai promis de ne plus recommencer ?
Merci à tous et union de Prière
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 24 mars 2010 15:20
Je voudrais proposer un début de réponse à mon ami Sorel, en attendant que mon frère l’abbé Mathieu prenne le temps de se concentrer sur sa question. Il y a près de 20 ans, je me rappelle qu’une amie Virginie, peut-être qu’elle lit en silence ce forum, m’avait posé la même question. Son désir de sincérité l’avait même conduite à se retrouver bloquée par rapport à l’acte de Contrition. Un jour me confie-t-elle dans une conversation en groupe, lors d’un camp mission (ce qui me donne la liberté d’en parler ici), pendant qu’elle se confessait à un prêtre, raconte-t-elle, le confesseur lui dit : "acte de contrition". Et elle de répondre, "je m’excuse mon père, mais je ne peux pas prier l’acte de contrition, parce que chaque fois que je promets de ne plus recommencer, je retombe presque toujours malgré ma bonne volonté, et je ne voudrais pas mentir à Dieu". Résultat, le prêtre lui a refusé l’absolution. VOUS M’EXCUSEREZ SI JE SUIS LONG. Mais nous sommes ici au coeur même de ce qu’est l’homme selon la vision chrétienne et par extension ce qu’est l’Eglise aussi. Saint Paul l’a exprimé pour nous tous : ce tiraillement entre le bien que nous volons faire et le mal que nous faisons. Au confessionnal, l’essentiel, c’est la fermeté et la sincérité de notre résolution (dans le sens fermement décidé) à ne plus recommencer le même mal. L’acte de contrition nous demande d’y croire au delà même du découragement ou pour le dire positivement, du réalisme auquel peut nous rabaisser le poids de nos expériences. Ce réalisme est bon s’il peut emmener à prendre des dispositions très pratiques pour quitter les situations qui nous conduisent au péché. Comme par exemple, le cadre physique, certaines fréquentations, certaines fatigues qui faiblissent notre volonté, le manque de prière.... Mais comme le mal peut-être parfois plus fort que toutes nos précautions, en fait, l’acte de contrition demande de nous plus que du réalisme. Elle est le cri d’un croyant qui sait qu’il ne peut jamais être justifié sous le joug de la loi, mais seulement par la grâce. C’est l’incapacité de compter profondément sur la force de la grâce qui fait que nous pouvons douter de notre capacité de nous convertir. car en fait disons-le entièrement, ce n’est pas seulement durant la confession que la question se pose. De façon ultime, la même question se pose aussi quand nous parlons de sainteté. Avons-nous vraiment le désir d’être saint et d’aller au ciel ? Si oui, nous devons donc prendre au sérieux le contenu de l’acte de contrition par rapport à une confession précise, d’une confession à une autre et par rapport à notre vie tout entiere. C’est pour cela qu’à la confession, après l’action de contrition, le prêtre nous donne l’absolution qui n’efface pas seulement nos péchés, mais nous rend plus fort pour lutter contre le mal. C’est justement pour cela qu’il y a la confession qui n’est pas une simple bénédiction. C’est un sacrement qui nous "recrée" litteralement. Ce que Dieu a fait au début de la création et qu’il a fait à notre conception, il le refait et l’améliore pour nous à chaque confession. Je crois qu’il y a une foi en la confession que nous avons besoin de développer pour croire et grandir... non pas nous, mais la grâce de Dieu en nous. Quand nous faisons l’expérience de Sorel qui a posé la question et de Virginie dont j’ai raconté l’histoire, nous pouvons penser à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui, après avoir essayé toute seule d’être sainte pendant les premières années de sa vie au monastère dit avoir découvert l’ascenseur de la sainteté, c’est à dire la machine qui va la faire monter dans un mouvement qui dépasse ses seules forces humaines. Et son ascenseur, c’est la prière suivante : "Dieu, tu seras toi-même ma sainteté !" Tout est dit là. Je voudrais pour finir donner deux implications de ce que nous discutions là. Vous allez être étonnné, en poussant cette réflexion loin de voir pourquoi le monde ne veut pas comprendre le discours de l’Evangile et de l’Eglise autour du débat sur le préservatif. Ceux qui veulent confier leur salut à 75% ou même concédons-le à 90% de "safe sex" se disent, le bien que l’homme veut faire, il ne le fait pas et c’est le mal qu’il ne veut pas faire qu’il commet. Alors, malgré tous les voeux pieux, on ne peut faire confiance en la nature humaine (vue pessimiste). Or le sexe est un besoin d’instinct. Armons donc les hommes comme on ferme la gueule d’un chien... Le problème c’est que dans cette logique, il faut de plus en plus trouver aussi des préservatifs pour les baisers qui volent dans les films et dans les rues n’importe comment car il faut aussi se protéger contre des maladies comme les hépathites, bref, vous me voyez venir. Or l’Eglise dit qu’il faut faire confiance en l’oeuvre de la grâce dans la nature humaine et développer une culture de l’amour dans laquelle "l’humanisation du sexe" est possible (contrairement à la bestialisation du sexe)..... Un dernier exemple, c’est parce qu’on peut faire confiance en la nature en se fondant sur la grâce que de nouveaux mariages sont possibles et envisageables malgré tous les échecs qui nous entourent. Pour ne pas conclure, je ne veux même pas aller jusqu’à dire que sans cet optimisme, personne n’osera sortir de sa maison à Cotonou pour prendre le zem et sortir.... Pardonnez-moi mon père, j’ai été bref !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Sorel ATREVI de la Paroisse Sainte Famille de Tankpè, 24 mars 2010 16:54
Merci Mon Père, pour cette édifiante réponse qui nous exhorte à avoir confiance à l’homme et l’optimisme, mais elle suscite en moi une autre question : si la miséricorde de Dieu est si grande pour tout pardonner pour autant que nous sommes sincères dans nos confessions, comment devons mener notre vie pour que par nos confessions nous abusons pas de cette Miséricorde Divine ? Je sais que la question est trop générale, mais je la pose car parfois, nous chrétiens, confiants en cette miséricorde, nous végétons dans nos péchés qui deviennent pour nous des habitudes. Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Carmen, 24 mars 2010 17:09
Ah oui ! ça réellement, vous avez été très bref, je dirais ! Mais vraiment profond le message que vous faites passer. Finallement, il y a de la matière à penser et plein de sujets de réflexion et de discussion en instance ! Il faudra peut-être les noter pour ne pas les oublier..
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Estelle T., 24 mars 2010 13:19
Révérend Père,
je voudrais d’abord vous remercier et vous féliciter pour votre disponibilité aux services du peuple de Dieu malgré vos études.
Ma préoccupation est celle-ci :
on dit si je ne me trompe pas, que l’intension vaut l’acte en matière de péché. Est-ce vrai ? exple : je nourris en moi le désir de tuer quelqu’un que je n’ai finalement plus tuer. ceci veut dire que j’ai péché ?
Que veulent dire péché par omission, et péché en pensé ?
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 24 mars 2010 14:30
Pour en ajouter à la question d’Estelle, je voudrais demander de ne pas oublier dans la réponse à sa préoccupation de commenter ce que Jésus dit de l’adultère : "Celui qui regarde une femme et la désire, a déjà commis l’adultère dans son coeur". Ce qui m’a souvent intrigué, c’est que Jésus le dit en parlant des hommes !!!!!!!!!!!!!! (surtout ne riez pas). Je sais que nous avons des problèmes.... Mais bon enfin, et le mouvement inverse ? C’est-à-dire, comme c’est le mois de mars (hum), je voudrais aussi demander si cela ne s’applique pas aux femmes !
Bref, revenons à la question : le péché en pensée ! Je trouve que c’est une très belle question !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 24 mars 2010 19:48
Gardez vos positions, je répons très bientôt de façon synthétique, bien sûr...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 24 mars 2010 23:17
Chers amis, je vous remercie pour votre participation au débat. J’ai observé avec une attention particulière les contributions et les questions des uns et des autres.Et je voudrais tout de suite commencer par la question de l’Abbé CHRISTOPHE, laquelle question va au-delà de la question elle-même.La formation de la conscience. L’implicitement dit de la question M’amène à analyser, ne serait-ce que brièvement, la structure de la liberté en lien avec le péché. y a t-il une liberté pure ? Toute liberté s’enracine dans un ’archè’, lequel constitue tout l’héritage héreditaire qui influe sur nos actes, nos comportements, notre liberté.Et en même temps, elle (la liberté) se trouve limitée, influencée par les pesanteurs sociales : l’Education, les convenances sociales... Finalement, l’individu, dans sa liberté, est limité par le ’bas’ (l’archè) et par le ’haut’ (la société.Et de ce point de vue, on est presque tenté de dire que l’homme n’est en réalité pas libre, vu qu’il y a des zones d’influence dont il n’a pas la pleine maîtrise... Alors, conclusion : le péché n’existerait pas vu que l’homme n’est pas libre. Parce que, pour qu’on puisse parler de péché, il faudrait une conscience libre...Et la relativisation et la banalisation du péché, en notre temps, témoignent de cet état de choses. C’est là l’erreur de notre société. Car, si le péché suppose la libre décision de l’homme, il reste aussi vrai, que la liberté, la vraie, consiste à choisir raisonnablement le BIEN. Ici, je fais une pause pour me tourner du côté du grand évêque d’Hippone, l’illustre saint Augustin, lequel a fait une admirable comparaison entre le péché d’adam et d’Eve et le péché actuel. Ainsi, dans le processus qui a conduit au péché d’Adam, il y a eu le tentateur (le serpent), la femme (Eve) et l’homme( Adam).Le serpent a tenté la femme qui a mangé du fruit, l’a proposé à l’homme qui cède et mange aussi : alors le péché est commis ! Augustin trouve que dans le processus qui conduit au péché, il y a toujours une tentation de satan. Quand la raison inférieure de l’homme(symbolisée par Eve) commence à succomber, on est au seuil du péché. Et quand la raison supérieure (symbolisée par Adam) râtifie le choix de la raison inférieure, alors le péché est définitivement commis !Cela pour dire que, quand l’homme décide en raison de choisir ce qui est mal aux yeux de Dieu, il y a vraiment PECHE, parce que en toute lucidité, et en toute conscience (c’est le propre de la ’raison supérieure’), il l’a ainsi décidé...Cela signifie que la formation de la conscience devrait aller dans le sens de la responsabilité de l’homme devant les choix qu’il opère, sans chercher à se justifier en prenant alibi sur une liberté qui serait captive de l’archè et de la société. Je m’arrête là pour ne pas pousser la réflexion dans une perspective trop métaphysique, laquelle ennuirait les internautes...
Dès lors, s’il est vrai que le péché est une réalité à laquelle l’homme est confronté chaque jour,et de laquelle, il espère sortir, qd au confessional, il récite pieusement l’acte de contrition "prenant la ferme résolution’ de ne plus recommencer, comment se fait-il que sa vie, par la suite, démente son acte de contrition ? J’approuve la réponse de l’abbé André à SOREL. Et j’ajoute ceci:comme je l’ai déjà souligné dans une réponse antécédente, la contrition est essentielle à la confession. Et la validité d’une confession dépend de la contrition du pécheur qui se confesse.Cela voudrait dire qu’on ne saurait parler de sacrement de pénitence s’il la contrition manquait.C’est aussi pour cela que juste avant l’absolution, le confesseur demande souvent de réciter l’Acte de contrition. Il ne s’agit pas de dire cette prière en pensant commettre de nouveau aussitôt après la confession les mêmes péchés. Ce serait simplement de la "comédie spirituelle’. Mais il s’agit de vivre cette prière, en se décidant SINCEREMENT de lutter de toutes ses forces contre le PECHE. ET S’ENGAGER EFFECTIVEMENT DANS CETTE LUTTE. Et si par la suite, malgré notre EFFORT, nous chutons, AYONS ENCORE LE COURAGE DE REPRENDRE LE CHEMIN DU CONFESSIONAL.Cela ne signifie pas qu’on abuse de la miséricorde de Dieu. Bien au contraire. MAIS CE SERAIT ABUSER DE LA MISERICORDE DU SEIGNEUR, QUAND ON PRETEXTE DE LA MISERICORDE INFINIE DU SEIGNEUR POUR SE DONNER PECHER.
Une nuance s’impose néanmoins quand nous parlons de péché, une nuance qui rejette complètement l’axiome moral selon lequel "l’intention vaut l’acte".Telle est la préoccupation de ESTELLE. Non, l’Intention ne vaut pas l’acte. Par exemple, celui qui avait l’intention de tuer et qui par la suite n’a plus tué, n’a pas commis un meurtre. La doctrine morale de l’Eglise est claire à ce sujet. Je renvoie les uns et les autres à la lecture méditée de l’Encyclique du Pape Jean-Paul II sur la question : "Veritatis splendor’. Le pape y a affirmé clairement que l’élement dont il faut tenir compte pour parler de péché est l’OBJEt. Si l’objet du péché est grave, le péché l’est. Mais il y a des circonstances qui peuvent atténuer la responsabilité de l’homme, quand bien même l’objet du péché serait grave. Par exemple : celui qui a tué dans une situatiion d’auto-défense. Son péché est grave, parce que l’objet de son péché est grave : il a tué. Mais sa responsabilité est d’autant plus atténuée qu’il ne l’a pas fait délibérément.Il y a une situation atténuante.
Alors, ma soeur ESTELLE, l’intention ne vaut pas le péché.
La préoccupation d’Estelle est aussi de comprendre pourquoi on parle de péché d’omission et de péché par pensée.
Il y a des omissions coupables. Et quand il s’agit de péchés oubliés, cela signifie que cette omission est expression de la banalisation du péché, de sa relativisation. Et cela est encore PECHE : péché d’omission.Ce qui a fait mal à l’homme, il ne l’oublie jamais. Des annés après, il s’en souvient toujours. Mais quand on en arrive à oublier le péché qui offense tant la majesté de Dieu, cela signifie qu’on l’a minimisé...
Quant au péché par pensée, c’est le fait de s’attarder en pensée sur un objet que l’on sait être en désaccord avec la Loi d’amour de Dieu.Par exemple, quelqu’un qui en voyant une belle voiture commence en pensée à réfléchir à comment faire pour voler la voiture, a déjà péché par la pensée. Même si par la suite il ne la vole plus. Cela nous fait revenir à la question précédente : l’intention vaut-elle l’acte ? Il n’a pas commis l’acte en réalité.Il n’y a donc pas de péché de vol. Mais le fait qu’il a nourri déjà ce désir de voler est déjà une offense à Dieu, car sa raison (pour parler comme Augustin, sa ’raison inférieure’) s’est éloignée de la voie tracée par Dieu...
Je m’en arrête là, étant déjà trop long. Je n’oublie pas l’interessante demande du Père André relative à la puissance du Sacrement de Pénitence par rapport à l’Exorcisme. Je la réserve pour plus tard
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 25 mars 2010 03:30
L’échange devient très intéressant, mais avec les obsèques de Mgr Mensah, je risque de ne pas être beaucoup connecté demain... Mais je voudrais demander que les internautes n’hésitent pas à demander encore plus d’explication si certaines réponses sont longues et la langue difficilement accessible. Je le dis en pensant à la dernière réponse de l’abbé Mathieu et à l’une de mes dernières contributions....
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 25 mars 2010 03:31
En ce beau jour de l’annonciation, rendons grâce à Marie et restons en union de prière pour le repos de l’âme de Mgr Vincent Mensah.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 25 mars 2010 11:58
Amis internautes, cher Père André, je m’excuse pour la technicité du langage. Mais les questions posées m’ont conduit à me lancer sur ce terrain de la réflexion typiquement philosophique et théologique... Je voulais pourtant l’éviter... Je m’en ’repens’, j’en fais ’l’aveu’, et je requiers ’l’absolution’, que l’Abbé André voudra bien me donner...(rire)En sachant aussi que la confession ne peut-être ’électronique’ (rire)...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 25 mars 2010 18:24
Tu es "excusé" !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par C. Christophe, 26 mars 2010 13:29
Je voudrai ici simplement compléter la réponse du Père Mathieu qui, par souci de concision , a laissé de côté certains aspects de la question de Estelle.
Il y a deux sortes de péchés, selon que l’on examine leur mise en pratique :1 ) les péchés par intention (ou intérieurs ) et 2) les péchés par action (ou extérieurs) En effet, ce qui constitue le désordre ou le péché, c’est la détermination de l’esprit à mal agir. Assurément, le péché par action est plus grave que la seule détermination à mal agir, mais le péché intérieur constitue tout de même un désordre accepté et projeté. Faire alors un rapport entre l’intention et l’acte suppose une nette distinction.
En matière de péché, L’intention ne vaut pas l’acte, quand elle est rectifiée par un remord ; c’est-à-dire, que le pécheur a eu l’intention de voler la voiture mais après il a renoncé ou s’est pris de remord. Le péché est resté au stade de l’envie, de l’intention mais son objet intérieur a été réparé par la renonciation ou autre circonstance. Là le père Mathieu l’a bien expliqué
Mais l’intention vaut l’acte dans le cas suivant : le pécheur voulu voler la voiture et a entrepris de le faire ; mais au jour fixé il a manqué l’objet réel de sa convoitise et de son péché, par un concours de circonstance indépendamment de sa volonté. Là l’intention vaut l’acte. Il a volé même s’il n’est pas en possession de la voiture. Ceci pousse à mieux réfléchir sur ce qu’on entend par objet du péché. Tout péché a un objet. Un objet plus ou moins matériel ou intentionnel.
Dans la distinction entre les péchés d’action, il y en a une à établir aussi : celle qu’il y a entre le péché d’action accompli et le péché d’action par omission (ou péché d’omission). Je voudrai ajouter au péché volontairement oublié, les péchés du devoir manqué, de la charité refusée ou négligée, car l’omission est considérée ici comme consistant à refuser volontairement une action que l’on doit et peut et accomplir. C’est-à-dire le bien que j’aurais pu ou dû faire et que je n’ai pas fait.
L’exemple le parlant ici est celui du Lazare et du jeune homme riche (Lc 16, 19-31) Le Christ ne reproche pas ici au riche d’être riche. Mais il dénonce et désapprouve son aveuglement : le pauvre Lazare était en train de crever devant sa porte. Le riche n’a pas vu, n’a pas voulu voir ce pauvre homme qui, sous son nez, tendait la main. Il n’a rien fait du tout ! Et c’est justement ce que dénonce Jésus ! C’est cela le péché par omission. Il ne suffira pas de dire "Seigneur, Seigneur" pour entrer dans le royaume de Dieu. Il faut aussi discerner et accomplir tout le bien que l’on est en mesure d’accomplir au nom de l’Evangile, et pas seulement le Mal, qu’il faut éviter.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, 26 mars 2010 19:05
Non, cher Christophe, la doctrine morale de l’Eglise est claire : L’INTENTION NE VAUT PAS L’ACTE. L’exemple que tu prends, de l’homme qui décide de voler, mais qui, par concours de circonstance, ne l’a plus commis, n’a pas péché en acte, même si l’intention était de voler. Il ne dira jamais au confessional qu’il a volé, mais il dira plutôt qu’il a eu l’intention de voler, mais que les circonstances n’ont pas favorisé l’accomplissement de son désir. Il n’y a pas eu péché de vol. La circonstance qui a empêché la concrétisation de son plan de vol peut être vue comme la main de Dieu qui sauve l’homme du péché. C’est en réalité une question définitivement tranchée depuis "veritatis splendor". Et on ne peut parler d’objet que qd il est actué. On parle de péché par pensée, qd la pensée s’éloigne volontairement de la loi d’amour de Dieu.Par ailleurs, le péché d’omission ne saurait être "un péché d’action par omission".Je réfère une fois encore à l’explication précédemment donnée par moi à la question d’Estelle
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par soeur Estelle, 26 mars 2010 16:43
je voudrais remercier les uns et les autres pour vos réponses. Cependant une préocupation demeure : en lisant le père André dans son apport à ma question il a bien souligné de ne pas oublier de penser à ce que Jésus a dit dans les Ecritures à propos de l’adultère, c’est un exemple. " celui qui regarde une femme et la désire a déjà commis l’adultère dans son coeur ". est ce que l’intension ne vaut pas l’acte là par hazard ? Et puis la contrition et l’attrition ? Qu’ en pensez-vous ? Quelqu’un qui prend la résolution de ne plus commettre un péché parce qu’il a honte de le confesser ? A-t-il fait l’attrition ou la contrition ?
Merci père Mathieu et à Bientôt.
Je voudrais remercier au passage les pères André et Christophe pour leur apport
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 26 mars 2010 19:27
Quand le Christ dit :"celui qui regarde une femme et la désire a déjà commis l’adultère avec elle dans son coeur", il signifie ainsi, à un premier niveau, que le désir est la ’porte d’entrée du péché’. Cela ne veut dire que le péché est commis en acte. La pensée VOLONTAIREMENT NOURRIE CONDUIT SOUVENT AU PECHE. En clair, 2è niveau de compréhension, l’homme qui a fini par COMMETTRE L’ADULTERE a ACCOMPLI UN PECHE dont le processus A COMMENCE PAR LA PENSEE NOURRIE ET ENTRETENUE. Mais il n’y a pas identification formelle entre l’objet et l’intention : il y a toujours un écart. Prenons aussi l’exemple des deux fils de la parabole : l’un a dit ’non’ au père, mais par la suite, va accomplir ce qui lui a été demandé ; l’autre a dit ’oui’, mais ne l’a plus fait. Le premier a été ’loué’, le second, condamné.Entre l’intention et l’acte, il y a déjà eu écart. Mais l’intention du premier est déjà péché, en ce sens qu’il a voulu désobéir au père, et par conséquent, s’est éloigné en pensée, en intention, de la Loi de Dieu. Tandis que le second a réellement péché en acte, n’ayant pas fait ce qui lui a été demandé.
Quant à la question concernant celui qui prend la résolution de ne plus commettre un péché parce qu’il a honte, sa contrition est imparfaite : l’attrition. La contrition suppose la pleine mesure de la gravité du péché, non en se voyant, mais en ayant en vue l’amour de Dieu. L’attrition concerne aussi la crainte des peines de l’enfer.Mais, c’est déjà bien, de commencer par regretter un péché, parce qu’on en a honte. Mais il faut aller au-delà, en tenant compte de l’AMOUR DE DIEU QUE LE PECHE OFFENSE
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 27 mars 2010 13:09
Je remercie tous et chacun pour les différentes contributions à ce débat qui tend progressivement à sa fin. Mais je voudrais tout de même rappeler au Père Mathieu la requête du Père André sur " le sacrement de pénitence plus puissant que l’exorcisme". Cher Père Mathieu nous espérons que vous allez toucher ce pan du débat avant de le conclure. Père Mathieu, Le Grand (sourire...)
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 27 mars 2010 19:28
Bien sûr, je l’ai réservée pour la fin.Comme nous avons commencé ces échanges par une question sur l’exorcisme, je voudrais aussi conclure le forum de ce mois par la relation entre Sacrement de pénitence et exorcisme. Ce sera donc pour bientôt
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , 28 mars 2010 11:43
Bonjour et bon dimanche des rameaux à chacun et à tous.
Je tiens à remercier tous ceux qui nous ont accompagné par leurs contributions et aussi par leur silence durant tout ce mois sur le thème de la confession.
C’est vraiment très intéressant. J’ai suivi attentivement les interventions des uns et des autres à ce sujet et je peux dire que presque tous les points sont abordés. Comme plus d’un a eu à souligner, je pense ,moi aussi ,que pour jouir du Sacrement de la confession ( réconciliation avec Dieu et avec le prochain), il est nécessaire la formation de la conscience. A ce propos, j’aimerais moi mettre l’accent sur l’examen de conscience. Pour ne pas être trop longue, je procéderai par la subdivision des domaines de l’examen de conscience.
Commencer par une courte prière demandant à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.
S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.
Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surnaturellement : le péché a été "mortel" pour elle.
L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés commis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispensables pour obtenir le pardon de ses péchés - comme les Pères l’ont déjà souligné - et réciter lentement l’acte de contrition.
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par Sr Laure AZANKPO, MPV, 28 mars 2010 12:06
J’ai commis un péché : Je ne me suis pas présentée dans le message précédent. Je m’excuse.
Je crois que vous m’avez pardonné. Je promets de ne plus recommencer !
Merci pour le pardon accordé.
Bon, je poursuis :
Examen de conscience détaillé
Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :
Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.1er Commandement :« Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fréquentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…
2ème Commandement :« Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…
3ème Commandement :« Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe dominicale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…
4ème Commandement :« Tu honoreras ton père et ta mère… »Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…
Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur éducation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…
5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »
Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scandales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silencieuse…
6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impurvolontaire… »
Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…
Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…
Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…
7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »
Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…
8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »
Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calomnies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par Sr Laure AZANKPO, MPV, 28 mars 2010 12:11
Examen sur les commandements de l’Eglise
Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).
Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.
Tu te confesseras au moins une fois l’an.
Tu communieras chaque année au Temps pascal.
Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).
Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).
Examen sur les péchés capitauxORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…
AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …
LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.
ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…
GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…
COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, ressentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…
PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par Sr Laure AZANKPO, MPV, 28 mars 2010 12:24
Examen sur les devoirs d’état
Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :
1. Devoirs personnels de chrétiens :
Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?
Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?
Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Seigneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?
Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?
Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?
Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?
Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?
Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?
Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accompli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?
Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?
N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?
Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?
2. Devoirs envers le prochain :
Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?
La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les soulager ?
Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?
N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?
Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des imprudences dans le travail, le sport ou sur la route ?
En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, raillerie, médisance, calomnie, secrets révélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scandale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.
3. Devoirs familiaux :Enfants :
Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?
Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?
Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?
N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?
Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?
Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?
Personnes mariées :
Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?
Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?
N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les problèmes de ma famille ?
N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?
N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?
La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?
N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?
Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?
Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?
Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?
Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?
Est-ce que je leur donne le bon exemple ?
Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?
Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?
Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?
Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?
4. Devoirs professionnels :
Enfants :
Ai-je manqué l’école par ma faute ?
Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?
Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?
Adultes :
Ai-je négligé mon travail ?
Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?
Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?
Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?
Ai-je pris ma place dans les organisations professionnelles ?
Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en respectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?
5. Devoirs civiques :
Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?
Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les problèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?
Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orientation ? Ai-je su accepter les charges municipales ou autres en les envisageant comme un service ?
Ai-je choisi mes représentants en fonction de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?
Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce,euthanasie, pacs, etc.) ?
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par Sr Laure AZANKPO, MPV, 28 mars 2010 12:29
Merci pour votre patience. J’espère que vous n’allez pas m’en vouloir pour la longueur de mon mot.
Encore une fois bon dimanche des rameaux, bonne Semaine Sainte et donc bonne montée vers Pâques à tous et à chacun en particuliers. Profonde union de prière.
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par andre quenum, 28 mars 2010 21:30
Wow, Soeur Laure, merci beaucoup pour ces conseils précis et très très pratiques et qui complètent harmonieusement tout ce qui est dit jusque là. CELA ME FAIT PENSER MEME QUE JE DOIS RETOURNER AU CONFESSIONAL !.... Evidemment, je ne vous dis pas ici ce que j’irai dire. Merci beaucoup.
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par P. Mathieu AÏFAN, 28 mars 2010 21:45
tiens, cela vaut un ’manuel de confession’. Compliments, sista, pour la précieuse contribution. ça vient à point nommé, surtout que ds qq jrs, je conclurai ce forum sur la confession. Infiniment merci !
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par Responsable site, 29 mars 2010 21:18
Fantastique !!! Sr Laure, fantastique !!! Je n’ose pas vous comparer à l’oiseau de Minerve qui ne prend son envole qu’à la tombée de la nuit(… Rire ). Vous êtes venue pratiquement au crépuscule de ce débat pour nous donner encore quelques éléments importants en matière d’examen de conscience. Je me demande si le Père André n’a pas raison de penser se retourner au confessionnal—peut être pour conseiller les pénitents sur l’examen de conscience— En tout cas Merci.
Echanger avec un Prêtre sur la Confession , par P. Mathieu AÏFAN, 29 mars 2010 22:39
Le Père André m’avait demandé de montrer à tous COMMENT LE SACREMENT DE RECONCILIATION EST PLUS PUISSANT QUE L’EXORCISME. Je le remercie de tout coeur pour sa question qui nous permet, de toute façon, de redécouvrir la grandeur de ce Sacrement que nous avons tendance à sous-estimer...
Avant toute chose, il convient de préciser que l’Exorcisme est un "sacramental" (donc de l’ordre des bénédictions d’objets de piété, pour faire bref). Je ne voudrais pas entrer ds les précisions techniques selon lesquelles les sacramentaux ’agissent’ "ex opere operantis ecclesiae, alors que les sacrements ’agissent’ "ex opere operato". Cela ne saurait d’aucun intérêt pour les amis internautes, et pour les chrétiens en général. Ce qu’il faut comprendre, c’est tout simplement que l’Exorcisme, en tant que sacramental, est moins important que le Sacrement (en l’occurrence, celui de la Réconciliation).Le sacrement est plus important que le sacramental ; encore que la célébration des sacrements intègre les sacramentaux....On perçoit déjà là un lien entre sacrements et sacramentaux. Pour ce qui concerne le Sacrement de Réconciliation et l’Exorcisme, le lien se fait par le biais du...péché !Comment ? me demandera t-on ? Eh bien, c’est simple !
Nous l’avons déjà dit plus haut : le péché est une offense à Dieu. Mais de façon corrélative, le péché met sous l’esclavage de Satan. Le pécheur est prisonnier de Satan, lequel d’une certaine façon, prend ’possession’ de lui. Voyez à quel point le péché est dangereux, chers amis. Le péché crée une "poche d’entrée" au Diable dans la vie du pécheur. Et les exorcistes sont unanimes à reconnaître que les cas de possession, d’infestations ou de suggestions diaboliques sont liés, très souvent à des ouvertures créées dans la vie du pécheur par le péché. (Bien sûr, il y a des cas où le démon persécute quelqu’un à cause de sa proximité avec Dieu:exemple, Job).Et par le sacrement de réconciliation, Dieu brise, l’espace de quelques minutes, le temps de la confession, les chaînes du Malin, et libère le pécheur enchaîné. Vous comprenez, chers amis, que le Diable a en horreur le sacrement de réconciliation.Et la plupart du temps, dissuade les chrétiens d’aller se confesser ! Tenez ! Si quelqu’un éprouve de la difficulté à se confesser, s’il éprouve une gêne ou de la honte, et préfère ne pas se confesser, il faut qu’il sache qu’il est sous influence de satan, lequel cherche à l’éloigner de ce sacrement pour mieux régner sur lui. Je parle au sérieux. Le signe de la libération due à une bonne confession, est cette paix inexprimable qui inonde l’âme.Et qui fait une bonne confession, se sent plus léger et plus joyeux !Et tout se passe, comme je viens de le dire, en l’espace de quelques minutes. Alors que, l’exorcisme peut durer des heures et des heures, des fois des jours, avant que le démon, affaibli, ne s’en aille.
Et il est conseillé à ceux qui vont être objet d’exorcisme de se CONFESSER AU PREALABLE. Et il n’est pas rare d’entendre le démon, lors de l’exorcisme, conditionner sa ’sortie’, à la confession sacramentelle des péchés. Les exorcistes en font l’expérience presque au quotidien. Et il y a aussi bien des cas où des malades ’mystiquement attaqués’ ont été instantanément délivrés alors même qu’ils se confessaient ! Ce n’est pas une histoire à dormir debout, ni une fable d’enfants ! C’est une réalité que nous, prêtres, et surtout les exorcistes, - c’est une réalité, dis-je, que nous vivons dans l’exercice de notre ministère sacerdotal.
Chers amis, qui pourrait encore douter de la puissance du Sacrement de réconciliation par rapport à l’exorcisme ? De toute façon, pas moi ! Et je puis dire que le meilleur exorcisme, reste de façon incontournable le Sacrement de RECONCILIATION PAR LEQUEL DIEU MET EN FUITE LE MALIN ET LIBERE SON ENFANT DU JOUG QUI L’OPPRIMAIT.
Père André, je m’en arrête là
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par Sr Laure AZANKPO, MPV, 29 mars 2010 22:49
Pére André, heureusement que vous ne me mettez pas par écrit ce que vous irez dire au confessionnal sinon je serai contrainte de vous donner l’absolution ...,ce qui n’est ni de mon devoir d’état, ni de ma compétence. Alors bon examen de conscience et bonne confession ! ...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 30 mars 2010 01:59
Chère Soeur Laure, je confesserai d’abord que,, vu la richesse de nos échanges sur le site, je me rends compte que j’ai omis d’utiliser tant de ressources disponibles pour proposer une petit document facilement accessible à tant de chrétiens qui ne réussissent pas à profiter des grâces de la Confession. Qui ne réussissent pas à aimer ce sacrement et qui s’y approchent une fois l’an juste pour être sûrs d’avoir rempli leur livret. Je confesserai aussi que peut-être que nous serons nombreux prêtres, évêques et religieuses et laïcs à ne pas mieux nous efforcer à éduquer la conscience morale des chrétiens, et à aider le peuple de Dieu à mieux compter sur les sacrements pour se libérer et se relever en peuple debout dont la vie proclame la gloire de Dieu. Je confesserai aussi que tant que le peuple de Dieu courra plus vers les prières de délivrance et d’exorcisme que vers un sacrement de réconciliation bien vécu, il y a toujours une question d’éducation à la vie des sacrements. Je confesserai en plus que je me suis lassé tenté par la soeur Laure pour commencer une confession électronique et publique... Et le Seigneur me dira : "Mon fils, un des fruit qui peut unir les prêtres et les laïcs pour cette année sacerdotale qui va s’achever bientôt, c’est la redécouverte commune du sacrement de réconciliation à l’école du curé d’Ars".... Je fini humblement ce message la main sur la poitrine, non en signe de fierté, mais pour exprimer mon mea culpa. Combien parmi vous avez votre main sur votre poitrine aussi.... je peut déjà répondre au nom de la soeur, de l’abbé Mathieu, de l’abbé Christope....
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 30 mars 2010 02:03
Quelle proposition de sujet d’échange le père René a-t-il pour nous pour le prochain mois qui correspond au temps pascal ? Voyons voir, disais l’aveugle à son frère qui était sourd !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 30 mars 2010 17:48
Bonne question cher Père André ! Merci de nous amener ainsi à jeter le pont sur la rivière du débat du mois d’Avril. Je commence par vous dire que dans l’immédiat, je n’ai pas de thème sur le temps pascal ; mais j’ai pensé à un thème que je voudrais soumettre à l’appréciation des amis internautes et sans pourtant rester opaque à d’autres propositions. J’attends les réactions et je rappelle à toutes fins utiles que le prochain débat commence le Lundi de Pâques c’est-à-dire le 5 Avril prochain et aura pour modérateur, le Père Ambroise KINHOUN, étudiant à Rome. Je donne ici ma proposition : « Que pensez-vous de l’AVORTEMENT et de la CONTRACEPTION ? ». Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par NONFODJI Auguste, 30 mars 2010 19:51
au premier à bord, je tiens à vous saluer, tout en vous disant que votre tragique départ pour Rome reste jusqu’a ce jour comme un vide au créé au sein de la jeunesse du diocese de cotonou.Car moi meme je ne rapelle à l’instant de cette sublime marche qui, il y a de celà un ans nous a conduit tous vers pâques cette nuits là.infiniment merci
Ce que je pense sur l’avortement et les contraceptions ;c’est un sujet qui sans doute de nos jours est d’actualité et laisse entre nous jeunes un grand fossé.pour le peut que je connais,ces deux pratique sont proscrites par l’église et ne sont pas d’ailleur honnorable sur le plan éthique et morale.Et voilà que les masses médiat et autres nous les proposent sans après tout nous ouvrir à la vérité.celon moi,ils profitent de nous tout en se faisant de l’angent.Car pour eux,l’usage des produits contraceptif et autres médicaments résultant à l’avortement leurs profitent,donc pour se faire de largent ils nous esposent à ce danger sans mesurer à leur tour ces risques.L’Eglise propose l’Abstinance et la Fidélité quand à nous de prendre nos dispositions afin de mieux faire face à cette catastrophe actuelle qui nous conduit sans doute sur les sentiers de la perdiction.On en nait conscient ;et voilà qu’on a déjà gouté !!
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 30 mars 2010 21:28
Permettez-moi de conclure d’abord, avant que le forum du mois prochain ne soit lancé...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 30 mars 2010 22:41
UNE CONCLUSION POUR ALLER PLUS LOIN
Le mois s’achève, et déjà les regards semblent déjà tournés vers la nouveauté du mois prochain...
Chers amis, durant tout le mois de Mars, nous avons échangé sur le Sacrement de la Réconciliation. Et cela nous a permis de sonder ensemble, avec les contributions et les questions des uns et des autres,-cela ns a permis, dis-je, de redécouvrir la beauté de ce sacrement, véritable trésor de grâces !C’est vrai : tout n’a pas été dit. Et tout ne peut être dit en un mois.Mais à défaut de tout dire, nous avons quand même essayé ensemble d’éclairer quelque peu les zones d’ombre liées à une connaissance insuffisante de ce Sacrement et de sa pratique. Cela nous a conduits à des réflexions qui, sans être inutiles, ont peut-être paru fastidieuses...
Je retiens, pour ma part, que le péché est à éviter. (Nous avons en effet perçu la gravité du péché).Le péché qui fondamentalement est une offense à la bonté de Dieu. Personnellement, je crois qu’il faille reconnaître que le péché est un poids qui nous pèse et nous pousse vers le bas. Ici encore, je me souviens de la profonde réflexion de l’illustre saint Augustin qui s’inscrivait en faux contre la théorie connue en physique, selon laquelle tout corps tend vers le bas.Pour saint Augustin, tous les corps ne tendent pas vers le bas.Jetez une pierre en l’air -dit-il-, elle redescend. Mettez de l’huile sur de l’eau, l’eau descend, l’huile monte. Le feu monte, la pierre descend... Et il conclut : les corps tendent vers le lieu qui leur est propre et où ils sont en repos.Puis ajoute t-il : MON POIDS, C’EST MON AMOUR. EN QUELQUE LIEU Où SUIS, C’EST LUI QUI M’ENTRAINE.Et cet amour dont il parle, est ce poids qui l’élève et le fait citoyen du ciel (vous trouverez ces réflexions ds ses "confessions").
Chers amis, tout dépend donc de la nature de notre amour.Si notre amour nous élève vers Dieu, nous tendons vers le ciel. Mais si l’objet de notre amour réside ds les choses de la terre, nous tendons vers le bas, prisonniers de la terre et de ses lourdeurs, et c’est là le péché. Dit encore Augustin : "deux amours ont fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu a fait la cité terrestre, et l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi a fait la cité céleste". (Cité de Dieu).Au terme donc de ce forum, il convient donc de se demander : quelle est la nature de mon amour ?Au cas où, après examen de vie et de conscience, nous découvririons que notre amour est purement terrestre ’avec un mépris de Dieu’, que faut-il faire ? Se décourager ? Non, mais reprendre les choses en mains, avec de bonnes résolutions, et de bonnes intentions... Intentions ? Mais, si ! en sachant que l’intention ne suffit pas, et qu’il faille marcher résolument à la suite de
Jésus-Christ !De toute façon, une chose est sûre : le juste et le pécheur restent frères en ceci que dans l’un demeurent toutes les possibilités de chute, et dans l’autre, toutes les possibilités de relèvement ; et en ceci que tous, autant que nous sommes, à quelque echelon moral où nous soyons, nous pouvons mieux faire... (cf. France PASTORELLI).
Le mois s’achève. Et je reste rêveur... Revoyant en esprit toute la qualité du débat... Il s’achève, et je deviens aussitôt nostalgique d’un moment dont les ombres se dissipent déjà... Il s’achève, et presqu’inévitablement, des noms et des visages me viennent à l’esprit:le P. René, le Père André, le Père Luc, le Père Christophe, la soeur Estelle TOMEGAH, la soeur Laure AZANKPO, Ludolphe, Carmen, Soren... et tous les autres...Je sais que beaucoup d’autres ont suivi dans l’ombre ce débat. Et à tous, je dis un sincère merci. Ensemble, nous avons ’voyagé’, ensemble, nous avons découvert des paysages somptueux. Et maintenant, le moment, pour moi est venu de descendre à l’arrêt. Vous, vous continuez la route, avec un autre conducteur...Moi, au bord de la route, agitant les mains en signe d’au-revoir, je continue mon chemin vers des rivages inconnus où l’Esprit du Ressuscité me pousse, tel le diacre Philippe.J’agite les mains, pour vous souhaiter de bien sonder les labyrinthes obscurs de la contraception et de l’avortement (tous, péchés graves). J’agite les mains, et serviteur inutile, je chante mon salut :"je chanterai de tout coeur les merveilles de (...) Yahvé : il m’a ôté des ténèbres, Il m’a délivré de tout péché.(...) Je n’ai plus rien à craindre, car Yahvé m’a libéré... JE SUIS DANS LA JOIE, UNE JOIE IMMENSE, JE SUIS DS L’EMOTION, CAR YAHVE M’A LIBERE" . Bye.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Sr Laure AZANKPO, MPV, 30 mars 2010 23:16
Remercions le Seigneur qui nous a permis de jouir de ce temps. Merci de tout coeur à l’abbé Mathieu pour ce service qu’il a rendu de tout coeur malgré ses occupations. Daigne le Seigneur lui en soit reconnaissant et le combler
au-delà de ses attentes. Toujours en profonde union de prières.
Profitons pour souhaiter bonne arrivée à l’abbé Ambroise. Déjà il a notre soutien spirituel .
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Sorel ATREVI de la Paroisse Sainte Famille de Tankpè, 31 mars 2010 13:31
Merci, cher Père pour la qualité et la profondeur de vos interventions qui ont nourrit notre spiritualité tout au long de ce mois de Mars. Que le Seigneur vous comble et vous aide dans vos études. Soyez illuminé par la joie de Pâques qui vient. S’il vous plait, j’ai une doléance : pouvez vous nous laisser votre adresse électronique ? Je termine mon intervention comme je l’ai commencé : Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 31 mars 2010 22:26
Chers amis, je continue d’attendre vos réactions sur le thème que j’ai proposé pour le mois prochain. J’attends les réactions jusqu’au 4 Avril. Le 5 Avril, Lundi de Pâques, nous ouvrons le débat. Ce que je voudrais de vous pour le moment, c’est que vous me disiez si vous êtes d’accord ou non avec le thème que j’ai proposé dans mon message précédent pour le prochain débat. Merci à vous et une fois encore merci au Père Mathieu.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Sorel ATREVI de la Paroisse Sainte Famille de Tankpè, 1er avril 2010 14:02
C’est un thème bien intéressant, vivant et d’actualité qui touche tous les chrétiens et en particulier le jeunes. Que le Seigneur inspire nos prochaines interventions sur le sujet afin que le débat se fassent sans tabou, dans la vérité et la sincérité. Moi je propose que nous ayons deux modérateurs : l’abbé Ambroise et un spécialiste de la santé, un Génycologue par exemple afin que la foi et la science puisse se rencontrer et s’harmoniser dans le débat. Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 5 avril 2010 16:00
Chers amis, je vous souhaite une joyeuse pâques et un bon temps pascal. Que le Ressuscité accorde à chacun de nous la paix et le bonheur dont nous avons besoin.
Je voudrais vous informer que jusque là je n’ai pas encore trouvé un gynécologue pour seconder le Père Ambroise dans le cadre de notre débat sur l’avortement et la contraception. Je pense que le soutien d’un spécialiste dans ce débat nous aiderait beaucoup. C’est donc pour cette raison que je voudrais, tout en m’inscrivant dans la dynamique du temps pascal et en tenant compte de la proposition du Père André, nous offrir, à nous tous, l’occasion de creuser encore un peu le mystère de l’Eucharistie.
J’ai déjà pris l’avis du Père Ambroise qui a généreusement accepté de se mettre à notre disposition pendant un mois pour débattre de cet important sacrement. Le débat sur l’avortement sera donc pour une autre fois. Toutes mes excuses à ceux qui se sont déjà ardemment préparés pour ce débat ; ce n’est que partie remise. Merci. C’est parti donc pour le débat sur l’Eucharistie
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, 28 février 2010 18:40
Bjr curieusement c’est en faisant des recherches des exorcistes que je suis tombées sur plusieurs temoignages des pretes beninois comme celui du prete fanou Pamphile et une autre dame Chantal Dalmeilda !! Moi je suis à a recherche d’une vraie délivrance ou je souhaiterai rencontrer ces deux personnes pour ma délivrance !! Je suis possédée par un ou plusieurs esprits démoniaques je le sens !!Je suis baptisée communiée et confirmée ; , je connais le benin j’étais déjà dans ce pays les vancances 2009 mais on m’avait toujours parlé du Vaudou, j’ai eu à rencontrer ce genre de personne pour recourir à leurs guerisons, mais depuis un moment je me dis que ma delivrance proviendra de Dieu le Pere tout puissant par l’intermediaire de l’une de ces deux personnes !! Mes probemes commencent lors du décès d’un parent je peux confirmer qu’il ya un lien etre son esprit et le mien ; svp aidez moi je veux avoir une delivrance par le nom de jesus christ !! Je peux me rendre au benin pour ça !! mon adresse email dounya16@hotmail.fr j’attends votre reponse merci bcp !! que Dieu soit loué !! AMEN !!
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, 28 février 2010 22:30
Avant toute chose, je vous bénis par la puissance du Dieu tout Puissant, par son Fils Jésus-Christ, au nom de qui "tout genou fléchit au Ciel, sur terre, et aux enfers", et par l’Esprit de Vie et d’Amour . Le problème que vous posez est sérieux.Et j’aimerais vous rassurer que le ministère de guérison et de délivrance est l’expression de la puissance de Dieu qui conduit la vie et l’histoire des hommes. Vous êtes en quête d’un exorciste. Et un exorciste est avant tout un prêtre mandaté par son évêque pour accomplir le ministère d’exorcisme. Cela signifie que la dame dont vous avez mentionné le nom n’est pas exorciste, puisqu’elle n’est pas prêtre...Vous pouvez vous mettre en contact avec le Père Pamphile FANOU, curé de la paroisse Saint Jean de Cotonou, comme vous pouvez vous renseigner dans le diocèse où vous êtes actuellement (pour rencontrer l’exorciste du diocèse).De toute façon, votre problème n’est pas insoluble. Mais il y a une dimension personnelle de la délivrance qu’il ne faudrait pas occulter : il s’agit d’une vie de foi régulière basée sur une vie de prière soutenue, la réception fréquente du sacrement de pénitence (la confession), la participation constante à l’Eucharistie, la récitation du saint rosaire...Ce sont des armes qui font trembler le démon, affaiblissent son emprise sur l’homme, et délivrent l’homme. Je vous en prie : ne négligez pas ce que je viens de dire. A cela j’ajoute l’usage des sacramentaux (l’eau bénite par exemple). Courage ! je suis toujours à votre disposition pour d’éventuels éclaicissements...Le Sang du Christ vous protège et vous libère !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par admart, 8 mars 2010 14:18
Que le seigneur soit avec vous, le doute ôtes de nous la capacité d’apréhender le mystère des miracles de notre Seigneur Jésus. Il même l’a dit que toute personne qui chasse les démons en son nom fait son oeuvre. "Ne craignez point a t-il dit je suis avec vous pour toujour, même dans la sombre vallée je suis votre protecteur" Si vous croignez en cette parole vous avez déjà reçu la guérison au nom de notre Seigneur. N’exiter pas de vous confier au Père Pamphile, si le Seigneur ordonne que votre guérison passerait par lui qui fait certainenment sa volonté vous l’avez déjà. Amen et soignez bénie.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 9 mars 2010 19:30
Grâce et paix vous soient données de la part de notre Seigneur Jésus-Christ... Votre tentative de réponse à la soeur en Christ, relative à la question délicate de l’Exorcisme, m’a fait réfléchir ;(Déjà que, Prêtre chargé, ce mois, de répondre aux préoccupations des internautes sur la confession, j’ai déjà donné à notre soeur la réponse et l’oriention nécessaires...). Et en réfléchissant sur votre réponse, j’ai pensé à la version lucanienne des trois tentations de Jésus au désert !L’évangéliste Luc, en effet, nous fait voir le Diable, citant l’Ecriture, précisément le psaume 91/90, mais dans une perspective absolument réductrice. Et le Christ, pour répondre, cite aussi l’Ecriture...Cela pour dire qu’il y a une interprétation des Saintes Ecritures qui, en consistant à sortir les versets de leur contexte,ne tient pas compte de l’ensemble des Saintes Ecritures.C’est en réalité, ce qu’a corrigé le Christ, dans sa réponse...Et notre Pape, Benoît XVI, dans son admirable livre "Jésus de Nazaret", en commentant les tentations de Jésus, est allé aussi dans ce sens...La Bible a une histoire, la Bible a une tradition dont il faut tenir compte... Ainsi donc, lorsque vous dites que le Seigneur a affrimé que "toute personne qui chasse les démons en son nom fait son oeuvre", vous citez un passage biblique connu, outre que la citation reste imprécise...J’aurais bien voulu vous faire l’exégèse de ce texte, de cet épisode bibblique, mais cela ne me paraît pas très opportun, vu que ce qui m’intéresse, c’est le non-dit de votre argumentation Le non-dit (il se peut que vous-même n’y ayez pas pensé outre mesure !) serait que toute personne est habiletée à pratiquer l’Exorcisme... A ce sujet, je voudrais d’abord, me référer à l’une des paroles du Ressuscité indiquant les signes qui accompagneraient ceux qui auront cru : et entre autres, "en mon nom, ils chasseront des démons".Le pouvoir de chasser les démons dans ce contexte, est lié à la foi, au baptême.Et c’est précisément ici qu’une précision distinctive s’impose. Il faut distinguer la Prière de délivrance de l’Exorcisme proprement dit. Face à la maladie (naturelle ou ’mystique’), ou en cas d’attaques malicieuses du démon, le Chrétien, en vertu de son baptême, peut prier pour la guérison, la libération, invoquant le Nom de Jésus-Christ "qui fait fléchir les genoux au Ciel, sur terre, et aux enfers", ce Nom que le Malin redoute, ce Nom qui sauve.Cela n’est pas encore de l’Exorcisme. Car l’Exorcisme est lié au pouvoir sacerdotal, (doublé, du point de vue du Droit Canonique, d’un mandat épiscopal. A retenir,cependant, que le mandat est disciplinaire...). Seul le Prêtre mandaté par son évêque, peut exercer l’exorcisme, qui n’est pas un Sacrement, mais un Sacremental (comme la bénédiction des objets de piété, par exemple), mais un sacramental particulier, en ce sens qu’il touche à un domaine délicat qui est celui de la lutte de l’Eglise contre les Forces ténébreuses... La question, ici, est de savoir : en quel cas et comment se prononce un exorcisme ? L’Exorcisme se prononce en cas de possession diabolique, c’est-à-dire que l’individu malade est sous influence directe du Diable.Le prêtre exorciste, avant de procéder à l’exorcisme, doit pouvoir discerner...Et l’Exorcisme, étant fait au NOM ET PAR LA PUISSANCE DE L’EGLISE, il se prononce, normalement, en se servant du RITUEL approuvé par l’Eglise, et le Prêtre mandaté, se met normalement en Vêtements liturgiques adéquats.L’EXORCISME EST TOUJOURS OFFICIEL ET IMPLIQUE L’AUTORITE DE L’EGLISE. Comme vous le voyez, ce n’est pas une mince affaire que de pratiquer l’Exorcisme. Et le Saint Siège a toujours pris des mesures pour aller contre les abus et les confusions qui se répandent de plus en plus. Cela dit, je recommande à notre soeur dont la proccupation nous a conduits sur ce terrain non prévu, je lui recommande de se référer à un exorciste dûment mandaté.(Cf. ma première réponse). Et pour finir, j’invite les uns et les autres à rester dans le cadre qui nous est défini ce mois, à savoir LA CONFESSION. Un moyen de vaincre le Diable est assurément LA CONFESSION FREQUENTE. Je vous remercie et vous benis dans le NOM DU SEIGNEUR !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père mathieu AÏFAN, 28 février 2010 22:52
Je voudrais ajouter un autre élément tout aussi important : évitez la panique et gardez votre sang-froid. Le Christ est vainqueur !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par MEDABE Bleck Junior, 3 mars 2010 15:22
Bonjour, est-ce l’Eglise du Bénin qui demande à ses fils et filles de ne plus goûter à la miséricorde de Dieu à travers le sacrement de reconciliation et par conséquent s’abstenir du sacrement de l’Eucharistie SANS ÊTRE EXCOMMUNIé pour avoir eu un enfant sans mariage réligieux ??? Puisque j’ai échangé avec un prêtre blanc au ce sujet qui m’a demandé si quelqu’un m’a excommunié ? Ma reponse NON. Et à lui de reprendre, alors pourquoi t’abstenir... ?
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père mathieu AÏFAN, 4 mars 2010 23:00
Que la paix de Dieu soit avec vous ! La question que vs posez mérite une clarification préalable : l’Eglise est universelle, et aucune Eglise locale ne peut vivre en dehors du rythme et de la marche de l’Eglise universelle...L’Eglise au Bénin ne peut donc pas prendre de dispositions pastorales qui entreraient en conflit avec celles de l’Eglise du Christ,conduite par le successeur de Pierre. Pr en venir à votre préoccupation, j’aimerais distinguer deux niveaux de réponse. 1er niveau : le cas de ceux qui ont un enfant (ou des enfants) et qui vivent ensemble, ds le concubinage, c’est-à-dire sans être unis par le lien du mariage catholique. Ceux-là ne peuvent pas communier, ni recevoir le sacrement de Réconciliation. La raison est simple : ils vivent ds une relation stable et constante de péché. Prenons l’image de l’homme qui se plaint de ce que sa maison est sale, du fait de l’arbre dont les feuillent tombent (et salissent la maison). S’il se contente seulement de balayer (entendez ici la confession) sa cour, sans couper l’arbre ( entendez ici la source du péché), sa maison redeviendra toujours sale quelques heures après .Ainsi, A quoi sert ds ce cas la confession, si le pécheur doit retourner aussitôt après ds son ambiance ordinaire de péché ?Mais cela ne signifie pas que ceux qui vivent ds cette situation sont écartés de la communion de l’Eglise (je ne parle pas ici de la communion eucharistique) : ils peuvent participer à la vie de l’Eglise, en sachant que l’Eglise est ’Mère et Maîtresse’.La sollicitude maternelle et affectueuse de l’Eglise les accompagne toujours !Et qu’ils mettent tout en oeuvre pr ’régulariser’ leur situation... du point de vue sacramentaire ! Le 2è niveau concerne ceux qui, accidentellement, du fait d’une relation coupable, sont devenus pères ou mères...et qui ne vivent pas ensemble (comme ds le premier cas). L’Eglise, ici, est encore prudente.Parce que la mesquinerie humaine, la ruse et la perversité de l’homme l’obligent à être vigilante.On connaît des jeunes gens qui disent n’avoir plus de relations péccamineuses avec leur partenaire avec qui ils ou elles auraient eu un enfant, mais qui, dans la réalité du fait, continuent...Pour faire bref, celui ou celle qui se trouve ds une situation pareille, doit se référer à son curé propre. Et celui-ci, après enquête, entreprend un cheminement pastoral avec lui ou elle, cheminement qui pourrait aboutir à la "READMISSION AUX SACREMENTS".Mais sans ce cheminement, sans cette réadmission, l’individu en situation, ne peut pas de lui-même recevoir les sacrements de réconciliation et de l’Eucharistie.Comme vous le constatez, ce n’est pas de l’excommunication, mais de la prudence pastorale. J’espère avoir répondu à votre préoccupation...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 10 mars 2010 12:23
Je voudrais d’abord te remercier cher frère abbé Mathieu de nous aider tous à échanger sur les préoccupations de notre vie de foi en Dieu. En attendant que le débat rebondisse, je voudrais te demander de développer un peu comment l’Eglise montre sa sollicitude maternelle envers ceux qui vivent dans une relation de péché parce qu’ils ne sont pas mariés et vivent donc en concubinage et donc ne peuvent pas se confesser et recevoir l’absolution ni recevoir le Corps et le Sang du Christ. Certains Chrétiens vont jusqu’à dire... permets-moi de leur prêter ma voix - que Jésus-Christ a dit : "prenez, et mangez-en TOUS... prenez et buvez-en TOUS " Je sais qu’il y a plusieurs frères et soeurs qui suivent ce forum sans encore inscrire leurs commentaires. Abbé, montre à tous ceux qui se négligent ou qui veulent bien mais ne réussissent pas à quitter les relations ou les modes de vie contraires à la volonté de Dieu, comment ils peuvent bénéficier de l’amour maternelle de l’Eglise mère et du Dieu miséricordieux. Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 10 mars 2010 22:41
Très cher Père André, merci pour votre question.Elle témoigne assez éloquemment de votre souci pastoral d’éclairer le peuple de Dieu. Ma réponse se situera à deux niveaux : 1er niveau : la sollicitude maternelle de l’Eglise qui accompagne toujours ceux qui vivent dans un état de concubinage, et qui du fait, ne peuvent plus ni se confesser, ni s’approcher de la table sainte. 2è niveau : Une brève analyse de la parole d’institution eucharistique du Christ en lien avec le Sacrement de réconciliation Pour ce qui concerne le 1er niveau, il faut affirmer tout de suite que l’Eglise, à la suite du Christ (dont elle reçoit sa mission), manifeste toujours de la compassion pour le pécheur.Comme le Christ, elle condamne le péché, mais ne rejette pas le pécheur. Et il est de son devoir de manifester le visage miséricordieux de Dieu au pécheur, allant à la recherche de ’la brebis égarée’, la recherchant et la retrouvant pour la porter au pâturage ! Concrètement, tout en dénonçant leur péché, l’Eglise espère toujours que ceux qui vivent ds le concubinage puissent participer à nouveau pleinement au banquet eucharistique.Et c’est ici que se manifeste déjà un premier aspect de la sollicitude maternelle de l’Eglise : loin de les exclure, l’Eglise les accueille comme des fils malades qu’elle doit soigner et guérir. C’est pour cela qu’elle les invite à ne pas vivre en claustration, vivant en marge de la vie ecclésiale. Elle les invite à participer toujours à la sainte messe, écoutant la Parole de Dieu, découvrant la volonté de Dieu sur leur Vie, à présenter leur souffrances au Seigneur, à communier de façon spirituelle à l’amour jamais interrompu de Dieu à leur égard. Que de couples, vivant jadis ds le concubinage, ont redécouvert la grandeur du Sacrement du mariage, en participant à la vie de L’Eglise ! L’apotre Paul dit bien que "la foi naît de ce qu’on entend"...et contextuant, on peut dire : "le désir de sortir du concubinage naît de ce qu’on re-découvre la parole de Dieu sur le Mariage" L’autre aspect de la sollicitude maternelle de l’Eglise vis-à-vis d’eux, est le soutien spirituel que l’Eglise leur offre. Elle prie toujours pour eux... Du point de vue typiquement pastoral, il est conseillé que les prêtres aident ceux qui vivent ds une telle situation, les accueillant, les écoutant, les conseillant, les orientant, et cherchant des voies de sortie avec eux. Cela suppose une ouverture de coeur et d’esprit, tant de la part du pasteur (qui devrait éviter un ’juridisme’ de mauvais alois), tant des concubins (qui devraient éviter les pièges d’un orgueil mortifère, et les dédales d’une honte stérile...). Cela signifie à ce point que la sollicitude maternelle de l’Eglise se fait visible dans le dialogue évangélique : dialoguer sans renier les exigences de la doctrine, et sans ruser avec les principes incontournables de la Foi.En somme, un dialogue franc et respectueux... Passons au second niveau : La parole d’institution de l’Eucharistie (Prenez et mangez-en TOUS, Buvez-en TOUS), d’un point de vue strictement contextuel, s’adressait aux DOUZE, colonnes de L’EGLISE.Ce "TOUS" s’adressait-il à TOUS ?Voyons un peu. si les Evangiles synoptiques rapportent les paroles d’institution de l’Eucharistie, l’Evangéliste Jean, en lieu et place,sans les contredire, nous donne une lumière neuve, en parlant du lavement des pieds. Et dans ce contexte du lavement des pieds, à la Cène, le Christ, répondant à Pierre, dit : "VOUS ETES PURS, MAIS NON TOUS !" (JN 13, 10). En liant les 4 évangiles, on peut bien soutenir que le "prenez et mangez-en TOUS...", sous-entend "VOUS TOUS QUI ETES PURS". C’est dans la mesure que l’on est en état de grâce (donc ne vivant pas dans une condition stable de péché grave) que l’Eucharistie produit des fruits de grâce dans l’âme du croyant. SI TOUS Mangent de ce Pain, sans tenir compte de ce facteur que je viens de souligner, TOUS ne peuvent donc pas en recueillir les fruits. Saint Thomas d’Aquin, dans la version complète du "tantum ergo" dit : bons et mauvais mangent, mais chacun pour un sort différent : les uns pour la vie éternelle, les autres pour la mort éternelle (je paraphrase, bien sûr). En clair, le TOUS de la Parole d’institution eucharistique, n’implique pas un confusionnisme indigeste où tous peuvent prendre le Corps du Christ. Cela dit, une question peut venir à l’esprit : Qui peut être pur, si l’on sait que le juste pèche sept fois par jour ?Tous donc sont-ils alors disqualfiés ? la suite de la parole : "prenez et buvez, car ceci est la coupe de mon sang...en rémission des péchés". Il est clair, ici, que l’eucharistie a aussi une dimension de rémission des péchés. C’est pour cela qu’au début de chaque eucharistie, il y a le rite pénitentiel, que le prêtre conclut avec une formule d’absolution : "Que Dieu tout-Puissant nous fasse miséricorde, qu"il nous pardonne nos péchés, et nous conduise à la vie éternelle" A ce niveau, les péchés sont réellement pardonnés, et nous sommes désormais purifiés pour recevoir le Corps du Christ. Mais il ne s’agit pas de tous les péchés, mais seulement de ces péchés qui "afaiblissent la charité", mais ne coupent pas de la relation avec Dieu. Les péchés qui coupent de la relation avec Dieu (les péchés graves) sont à confesser en dehors de l’Eucharistie, au confessionnal. Et sans l’absolution sacramentelle du Prêtre lors du Sacrement de réconciliation, l’individu ne peut pas s’approcher de la table sainte. C’est logique, puisque, de par son péché grave, il s’est coupé de Dieu... Cher Père André, je m’arrête là, étant déjà très long...Et j’espère avoir répondu à la préoccupation des chrétiens par vous exprimée...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Christiane, 10 mars 2010 18:21
Bonjour Père ! Moi, il m’est souvent très difficile de faire mon examen de conscience en préparation du sacrement de la réconciliation. J’utilise les schémas sous forme de série de questions des livres de prière. A chaque question ma réponse exclure le péché lié à ladite question. De sorte que je passe trop de temps à préparer la confession. Que faire ? Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 10 mars 2010 22:57
Avant toute chose, je vous souhaite la paix et la joie ds le Christ ! Pour répondre à votre préoccupation, je vous suggère de commencer toujours vos moments d’examen de conscience par une invocation à l’Esprit Saint.Après l’invocation, faites quelques minutes de silence méditatif, en revoyant votre vie depuis votre dernière confession.Et commencez toujours par identifier clairement les péchés graves que vous auriez commis depuis lors. C’est seulement après ça, que vous pouvez vous référer aux manuels de confession. Ils sont une aide. Il ne s’agit pas de procéder par question-réponse, mais de revivre en conscience sa vie passée. Et finissez toujours votre examen de conscience par l’acte de contrition, et l’action de grâce.ET puis, ne tardez plus après cela pour aller en confession. De toute façon, il vaut mieux prendre le temps de se préparer à la confession.ça fait toujours du bien
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Christiane, 11 mars 2010 10:02
Merci Père pour votre réponse. Mais votre réponse à la préoccupation des chrétiens exprimée par le Père André QUENUM a suscité une question de ma part : doit-on confesser les péchés véniels qui sont déjà pardonnés à travers la préparation pénitentielle au début de chaque messe ou bien seulement les péchés graves et ceux véniels commis après la dernière messe entièrement vécue ? Merci !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 11 mars 2010 12:02
D’abord, il faut reconnaître que les premiers péchés à confesser sont les péchés graves, ensuite les péchés dits véniels. Je n’aime pas habituellement la distinction entre péchés graves et péchés véniels, parce que tout péché commis est grave devant Dieu, vu que le péché est avant tout une offense à Dieu. C’est vrai néanmoins que les péchés n’ont pas tous la même ’valeur’, et qu’il y a des degrés de gravité... Cela dit, nous péchons chaque jour, nous retombons dans les mêmes péchés. Comme je l’ai rappelé dans ma réponse à l’Abbé André, le "juste pèche 7 fois par jour".Le chiffre 7 étant signe de totalité, de pénitude...Finalement, les mêmes péchés dits véniels pardonnés, il nous arrive très souvent de les commettre plus d’une fois dans l’intervalle d’une journée. Il ne faut pas avoir de réserve à les confesser.Mais je le rappelle : il faut toujours commencer par les péchés majeurs...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Abbé Luc HOUNDAKENOU, 15 mars 2010 02:19
Bonjour mon Père, Je me fais ici la voix de tous ces jeunes adolescents qui ont été baptisés dans leur enfance et qui sans avoir déjà fait leur première communion voudraient savoir pourquoi on ne leur permet pas de vivre le sacrement de la réconciliation.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 15 mars 2010 19:55
Très bonne question, cher Abbé Luc, qui me permet de situer le sacrement ds son sens historique et pastoral. Au fond, dès les débuts de l’histoire de l’Eglise, le sacrement de réconciliation a été considéré comme un "second baptême". Et ceci pour cause ! Au Baptême d’eau, les péchés commis par l’homme devenu chrétien (ds sa vie passée)sont définitivement pardonnés...Dès ce moment et pour toujours il est appelé à garder pure sa vie de baptisé, fuyant et évitant le péché...C’est dire que l’homme ne devrait plus commettre de péchés après son baptême.Mais le fait est là que la faiblesse humaine l’emporte bien souvent sur le désir de rester sans péchés.Saint Paul a eu ce mot juste :"le bien que je veux, je ne l’accomplis pas, et c’est le mal que je ne veux pas, que je commets" ! Mystère de la faiblesse humaine !Les chrétiens ont donc compris très tôt, dès le début de l’histoire de l’Eglise, qu’ils restent pécheurs...A cela s’ajoute le cas de ces chrétiens qui, après leur baptême, ont dans une situation donnée, commis des péchés graves, allant jusqu’au reniement de leur foi (se souvenir ici de tout le débat historique sur les ’lapsi’). Bien sûr, je résume à grands traits.Quand ceux-là, repentants, veulent revenir à la foi de leur baptême, l’Eglise peut-elle refuser ? Assurément non ! Il fallait,après un certain cheminement ,recevoir le sacrement de réconciliation et de pénitence qui les REINTEGRE DANS L’EGLISE. Sacrement de réconciliation, parce que après leurs péchés commis après le baptême (surtout les péchés graves), ils se sont coupés de Dieu et de L’Eglise : par ce sacrement, ils se réconcilient aussi bien avec Dieu qu’avec l’Eglise. Pénitence parce que dans ce cheminement de réintégration, il est imposé au pécheur repentant de poser des actes de pénitence. Par exemple,on pouvait demander au pécheur de faire un pélérinage à pied sur une longue distance ( d’Allada à Dassa par exemple). Et c’est après l’accomplissement de cet acte de pénitence qui varie selon la gravité du péché, que l’individu est REINTEGRE DANS LA COMMUNION AVEC L’EGLISE LORS D’UNE CELEBRATION OFFICIELLE. Dès lors, le pécheur pardonné peut à nouveau reprendre place à la table sainte et participer au Banquet Sacré : l’Eucharistie. C’est précisément à partir de ce moment qu’une certaine ’habitude’ s’est prise de lier le Sacrement de pénitence à celui de l’Eucharistie, au point de ne plus percevoir le sacrement de réconciliation comme ’un second baptême’, dont la première utilité est précisément le pardon des péchés commis après le baptême (cf. à ce sujet les réflexions d’Origène, de Tertullien...).(Il reste cependant vrai que le Sacrement de réconciliation prépare le fidèle chrétien à participer à l’Eucharistie, en état de grâce). Ainsi compris, tenant compte de l’évolution du sacrement de réconciliation au cours de l’Histoire de l’Eglise,il n’est pas de raison convaincante qui puisse exclure les baptisés qui ne communient pas encore de se confesser.Restant sauves néanmoins les dispositions pastorales des diocèses... Cela dit, il faudrait prendre le temps, surtout au catéchisme, d’expliquer tous ces points de doctrine à ceux-là qui avaient été baptisés ds leur enfance, surtout qu’en ce moment, ils n’avaient conscience de rien...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Abbé Luc HOUNDAKENOU, 16 mars 2010 00:28
Je vous remercie Père au nom de mes jeunes amis et voudrais vous demander la faveur de nous expliquer ce qui concerne les peines liées aux péchés même après une bonne confession.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par NONFODJI Auguste, 16 mars 2010 15:32
bonsoir je tiens a saluer l’initiateur de ce site,qui constitue pour nous jeunes un creset d’information,de partage et d’échange sur l’Eglise Je ne connais pas grand chose sur la confession ni à la question donnant réponse au texte que je commentea l’instant.Mais j’ai une inquiétude dont je veus conprendre son fond:si la confession est un moyen de purification du chrétien esisterait-il encore une peine liée aux péchés qui ont étés sans doute l’objet d’une bonne cofession ?
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par NONFODJI Auguste, 16 mars 2010 15:34
bonsoir je tiens a saluer l’initiateur de ce site,qui constitue pour nous jeunes un creset d’information,de partage et d’échange sur l’Eglise Je ne connais pas grand chose sur la confession ni à la question donnant réponse au texte que je commente a l’instant.Mais j’ai une inquiétude dont je veus conprendre son fond:si la confession est un moyen de purification du chrétien esisterait-il encore une peine liée aux péchés qui ont étés sans doute l’objet d’une bonne cofession ?
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 16 mars 2010 21:55
Cher Abbé Luc et cher ami Auguste, vos deux questions se rejoignent.Et pour vous répondre, je rappelle d’abord que tout péché bien confessé est définitivement pardonné par Dieu. Le péché pardonné n’existe donc plus devant Dieu. Alors, pourquoi encore une peine liée aux péchés confessés ? Il faut ici préciser le sens de ’peine’. La peine est, pour faire bref, le châtiment lié au péché. Quelqu’un qui commet un péché grave, lequel pourrait le conduire à la damnation éternelle (chatiment éternel), s’il fait une bonne confession, et juste après meurt, il est sauvé de la peine éternelle. Le pardon de Dieu efface le péché et supprime la peine éternelle. Mais il reste que le péché laisse tjrs une tache dans l’âme. prenons l’image de la plaie:qd elle se cicatrise, elle laisse tjrs une tache visible sur le corps.Ainsi du péché : pardonné par Dieu, le péché laisse qd même une trace ds l’âme. or, nul ne peut voir Dieu, avec une âme ’tachée’. D’où le purgatoire qui n’est pas un lieu d’expiation, mais un lieu de purification. Dieu, en ce lieu, purifie les pécheurs pardonnés, avant qu’ils puissent contempler éternellement sa face. Ce n’est donc pas à proprement parler une ’peine’ (au sens de châtiment), mais une purification, expression de l’amour infini de Dieu...L’âme, aux sortirs de ce lieu de purification, resplendit de l’éclatante blancheur de Dieu. Mais il est à souligner que Dieu n’attend pas nécessairement notre mort avant d’enclencher le processus de purification du pécheur pardonné. La purification, selon l’insondable dessein de Dieu, peut commencer ici même sur la terre : Toute souffrance acceptée avec amour (amour de Dieu) participe déjà de cette purification. A noter que le temps et la nature de la purification peuvent varier selon la gravité des péché commis. Cela dit, je voudrais mettre en garde contre cette tendance de banalisation du péché, selon laquelle on pense que seuls les péchés graves font objet de purification.Dans cette logique, on se fait une bonne conscience, qd on pense être exempt de péchés graves ! Attention ! tout péché reste une blessure (petite ou grande) qui, guérie, (entendez péché pardonné) laisse dans l’âme une tache. Tout péché a des répercussions incalculables non seulement sur celui qui l’a commis , mais également sur l’univers entier. L’ordre cosmique entier est perturbé par le péché commis. Le grand pape Jean-Paul II, dans son Exhortation apostolique post-synodale "Reconciliatio et Penitenzia", disait (je cite de mémoire):tout homme qui s’élève, élève le monde, et tout homme qui s’abaisse, abaisse le monde aussi... Oui, chers amis, par notre péché, donc, nous rabaissons le monde, mais quand nous vivons dans la sainteté, nous élevons le monde...Il n’y a pas de petit péché. D’ailleurs, Saint Augustin nous avertit que la somme des péchés dits ’petits’ devient un grand péché... Alors attention à la banalisation du péché.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 17 mars 2010 17:05
Merci cher Père Mathieu pour vos réponses qui nous éclairent davantage sur la réalité de cet important sacrement. Je vous pose ici une question qu’un internaute qui n’a pas eu l’audace d’intervenir directement sur le site m’a posée. Cher père, vous avez dit que Dieu purifie les pécheurs pardonnés au purgatoire parce que, malgré le pardon reçu, le péché laisse toujours une trace dans l’âme du pécheur. Mais s’il en est ainsi, on peut donc affirmer que tous ceux qui sont destinés pour le ciel passent obligatoirement par le purgatoire. Car il n’ y a pas d’homme sans péché. On dit même que le Saint pèche 7 fois par jour. Je n’occulte pas votre affirmation Dieu n’attend pas nécessairement notre mort avant d’enclencher le processus de purification du pécheur pardonné. Parce que là on pourrait se demander s’il y en a que Dieu purifient totalement sur terre et qui vont directement au ciel.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 17 mars 2010 17:19
Je reviens pour préciser que c’était une objection qu’il faisait ce n’était vraiment pas une question.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 17 mars 2010 17:41
Je comprends la réflexion qui , à mon avis, n’est pas vraiment une objection. C’est un désir de comprendre. La réponse est simple : Dieu, souverainement, peut décider d’accomplir la complète purification du pécheur pardonné sur cette terre.De plus, il est attesté -donné de foi- que les martyrs, ayant reçu un baptême de sang, ne passent pas par le purgatoire. L’autre aspect est relatif aux indulgences plénières, lesquelles, reçues, "effacent toute trace de péchés". On comprend donc du coup, qu’il serait hasardeux d’affirmer que tous doivent passer par le prugatoire. Laissons à Dieu la conduite de notre histoire et de notre vie, et fuyons le péché. Aimons les mortifications, les exercices de piété et de pénitence, et faisons confiance au Seigneur
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Abbé Luc HOUNDAKENOU, 18 mars 2010 00:31
Bjr cher Père et merci pour la lumière que vous nous apportez sur le sacrement de la miséricorde divine. Mes jeunes amis se demandent souvent s’il est opportun d’aller toujours se confesser lorsqu’on ne commet que les mêmes péchés.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Ludolphe TITO, Paroisse Ste Famille / Tankpè, 18 mars 2010 08:57
Bjr cher Père et bjr à toutes et à tous. Parlant de confession, je voudrais aborder ici la confession pascale.Je ne sais pas trop s’il est méthodique que je pose toutes mes questions là-dessus ensemble (au Père de voir comment y répondre) ou les poser séparement...Optons pour la première solution. 1- Quelles sont les origines de la confession pascale ? 2- Pourquoi une ’confession pascale obligatoire’ (puisque ne pas se confesser à Paques est un péché, si je ne m’abuse) et pas de confession du même type à Noel, à Pentecote, etc. ? 3- Pourquoi inscrit-on la confession pascale au livret de catholicité et non les autres confessions ? Est-ce juste pour être sûr les années qui suivront que l’intéressé est à jour de ses confessions pascales ? 4- Un individu X meurt sans confession pascale les deux dernières années avant sa mort ou même juste l’année d’avant : aura-t-il droit à une messe ’corps présent’ ou plutôt à une ’absoute’ ? 5- Prenons le même individu. Cette fois ci il n’est pas encore mort. Et il se décide finalement à aller à confesse. Pourra-t-il y aller directement ou faudra-t-il une préparation pénitentielle particulière ? 6- Je ne sais pas trop si ceci est vrai ; mais, j’aurais appris que quand un individu X décède avec des impayés de deniers de culte, le règlement desdits impayés est exigé de ses ayant-droits avant les cérémonies à l’église. Est-ce vrai ? Et, pourquoi ? Merci et toutes mes excuses pour ces nombreuses questions posées à la fois. Bne jné. Union de prières.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 18 mars 2010 12:21
Le Sacrement de Reconciliation n’est pas à lier à la fête de Pâques. Normalement, c’est tous les jours que le chrétien est appelé à se confesser.Tout au moins une fois le mois, et aussitôt après avoir commis un péché grave. On en est venu à la ’confession pascale’, pour que le chrétien, au moins en une année, puisse se confesser.La confession doit être fréquente ;Et pendant les temps forts (Avent, Noel, carême, et Pâques), les chrétiens doivent se faire l’obligation de se confesser. La question des confessions inscrites au livret de catholicité, témoigne donc de ce souci de faire profiter les chrétiens, au moins en une année, de ce trésor insondable qu’est le Sacrement de Réconciliation. Et cela permet aussi aux pasteurs d’avoir quelque idée sur la vie spirituelle des fidèles. Exemple : celui qui ne se confesse pas très souvent à Pâques, ne se confesse donc pas ordinairement.Mais ceux qui se confessent à Pâques sont invités à le faire aussi très souvent durant l’année liturgique... Quant à celui qui meurt sans confession pascale les deux dernières années de sa vie, il revient au curé du lieu d’apprécier et de juger:on ne peut pas dire automatiquement qu’il a droit à une absoute.Cela dépend des cas. Quant à la question des deniers du culte, il importe de savoir qu’elle n’a aucun lien avec le Sacrement de l’Eucharistie. La validité d’une Eucharistie ou de toute action liturgique de l’Eglise n’est pas liée à l’argent.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Ludolphe TITO Paroisse Ste Famille / Tankpè, 18 mars 2010 14:52
Merci cher Père pour la qualité des réponses. Je reviendrai sur certaines d’entre elles. Pour l’heure, je rebondis sur vortre dernière phrase : ’’La validité d’une Eucharistie ou de toute action liturgique de l’Eglise n’est pas liée à l’argent.’’ Dites-nous donc Père, pourquoi dans des diocèses un taux (par exemple 2.000f pour les jeunes, 3.000f pour les adultes) est fixé et exigé ? Je ne trouve pas le taux exhorbitant ; mais, pourquoi ne pas laisser chaque chrétien donner ce qu’il pense du fond de son coeur pourvoir donner ? Et enfin, pourquoi dans des diocèses la signature du livret de catholicité (pour la ’confession pascale’) est subordonnée au paiement préalable du denier de culte ? Et il y a même des cas ou des chrétiens allés en confesse pour Pâques ont été gentiment priés par le Père d’aller d’abord payer le denier de culte et de lui en apporter le reçu. L’on pourrait penser que l’Eglise ’vend’ (mes excuses pour le terme) la confession pascale.Merci. A +. Union de prières.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 18 mars 2010 11:35
C’est même très conseillé de se confesser souvent, même s’il s’agit des mêmes péchés.Car, outre que, le Sacrement de réconciliation est un sacrement qui nous remet en amitié avec Dieu, il reste encore un merveilleux canal de grâce qui permet au pécheur pardonné de lutter et de vaincre ses tendances au péchés. Mais il y a aussi une autre dimension à ne pas banaliser : Il faut, en sortant du confessional, "prendre la ferme résolution" de ne plus commettre ces péchés pour l’avenir, et prendre les moyens adéquats, à cet effet... Celui qui se confesse dans l’intention qu’après la confession, il commettra les péchés, commet encore un grave péché. Et on peut même remettre en cause la validité de sa confession : le désir de confession n’étant pas motivé par une vraie contrition.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 18 mars 2010 12:25
Cher Luc, la réponse à ta question se trouve plus bas.Après la question de Ludolphe. Merci cher ami
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 18 mars 2010 09:54
Mon cher frère abbé Mathieu, je dois te féliciter pour la promptitude des réponses et pour leur profondeurs. Avant d’attaquer la liste des questions de notre frère Ludolphe TITO, pourrais-tu, si ce dernier nous le permet, aborder la dimension extérieure au pénitent en ce qui concerne la question des peines ? Je m’explique. Je suis d’accord que le péché même pardonné laisse encore des "cicatrices" sur le pécheur pardonné par Dieu. Mais le pécheur pardonné a encore des responsabilités de réparation par rapport à soi, au prochain et aux situations créées par le péché... d’où "la pénitence" après la confession. Par exemple, abbé Mathieu, si je vole un milliard et que viens participer au "zindo" dans votre paroisse avec une coquette somme de 10 millions, et que par ailleurs, je me confesse à toi, vas-tu me laisser garder et jouir du reste de l’argent volé ? En supposant que mon "zindo" te motive à ne pas me refuser l’absolution. Commence déjà par pardonner la malice de la question ! (rire). Plus sérieusement, après avoir créé du tort ou du désordre dans la vie des autres, dans mon couple, ma famille, ma communauté et/ou la société, suffit-il que "j’arrange les choses" au confessionnal entre Dieu, le prêtre et moi ?
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Ludolphe TITO, Paroisse Ste Famille / Tankpè, 18 mars 2010 11:24
Cher abbé, bien sûr que je le permets. Dejà que la malice de votre question me fait rire et j’attends surtout comment le Père Mathieu va s’y prendre... Ce ne serait quand même pas juste ’’d’arranger les choses’’ au confessionnal entre Dieu, le prêtre et soi ! Et la vie des autres qui, par ces agissements, est peut être détruite ! Un gros mensonge, une grosse jalousie qui poussent par exemple à envoyer en prison un innoncent pour des années (avec un boulot perdu, un foyer brisé, un casier judiciaire désormais taché, etc.) ; ce serait quand même un peu trop facile d’arranger les choses au confessionnal sans poser un acte concret envers les victimes...Je laisse le Père y répondre. A +. Union de prières.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 18 mars 2010 12:01
Très cher Père André, merci pour la question. Elle participe de l’enrichissiment du forum, et me permet de dissiper les ombres. Le Sacrement de réconciliation n’est pas un ’Sacrement d’arrangement’. Comme une de ses dénominations l’indique, il implique la RECONCILIATION non seulement entre Dieu et le pécheur, mais aussi entre le pécheur et ses frères en humainité, et entre le pécheur et l’ordre cosmique en entier.Je crois avoir dit dans une réponse précédente que le péché brise l’ordre cosmique.Et la réconciliation avec Dieu suppose la réconciliation du pécheur avec les instances citées. La validité d’une bonne confession dépend aussi de la qualité de la réparation. Et le prêtre peut et doit exiger la réparation d’un lien brisé par le pécheur qui se confesse, avant de lui donner l’absolution.Autrement, ce serait de la pure comédie que de penser avoir reçu le pardon de Dieu dans la confession, sans s’engager résolument à réparer le tort commis ! Pour reprendre l’exemple, celui qui a volé un milliard, et qui fait un zindo de 10 millions, et se confesse, n’est ni en paix avec Dieu, ni avec la société.S’il fait un zindo de 10 millions, je le remercie, et considère son acte comme la manifestation de son amour pour les choses de l’Eglise.Rien à voir donc avec le milliard volé. S’il se confesse, et reconnais avoir volé le milliard, j’attends qu’il le restitue à la société, avant de lui donner l’absolution. Cela signifie que du temps peut se passer entre l’aveu en confession et le moment de réception de l’absolution. Le Sacrement de Réconciliation implique la JUSTICE EN SOCIETE. Dieu donne son pardon à qui est sincère et veut vraiment se convertir
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Ludolphe TITO Paroisse Ste Famille / Tankpè, 18 mars 2010 14:55
Merci cher Père pour la qualité des réponses. Je reviendrai sur certaines d’entre elles. Pour l’heure, je rebondis sur vortre dernière phrase : ’’La validité d’une Eucharistie ou de toute action liturgique de l’Eglise n’est pas liée à l’argent.’’ Dites-nous donc Père, pourquoi dans des diocèses un taux (par exemple 2.000f pour les jeunes, 3.000f pour les adultes) est fixé et exigé ? Je ne trouve pas le taux exhorbitant ; mais, pourquoi ne pas laisser chaque chrétien donner ce qu’il pense du fond de son coeur pourvoir donner ? Et enfin, pourquoi dans des diocèses la signature du livret de catholicité (pour la ’confession pascale’) est subordonnée au paiement préalable du denier de culte ? Et il y a même des cas ou des chrétiens allés en confesse pour Pâques ont été gentiment priés par le Père d’aller d’abord payer le denier de culte et de lui en apporter le reçu. L’on pourrait penser que l’Eglise ’vend’ (mes excuses pour le terme) la confession pascale.Merci. A +. Union de prières.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 18 mars 2010 18:17
Mon cher Ludolphe, avant tout il faut remercier l’Eglise pour son souci de ne pas faire peser un joug trop lourd sur les épaules des fidèles. 2OOO fr ou 3000 fr par an ! C’est même très insignifiant quand on sait que nous dépensons plus pour nous mêmes et parfois pour des causes moins nobles...Pourquoi ne pas laisser à chacun le soin de donner ce qu’il pense de tout son coeur ? Si l’on comprend que l’Eglise, ce n’est pas seulement le Prêtre, les religieux et religieuses, mais tous les chrétiens, on comprendrait alors que l’Eglise, c’est notre affaire ! Et donner généreusement ! Mais, permets-moi de le dire ainsi : les fidèles (pas tous heureusement) sont moins généreux de plus en plus quand il s’agit des "choses de l’Eglise". J’ai toujours en idée le bel exemple de l’admirable communauté des premiers chrétiens où chacun "vendait ce qu’il avait et en donnait le prix à l’Eglise". Et je crois que les fidèles doivent méditer et re-méditer cette page des Actes des Apôtres.La sclérose de coeur vis-à-vis de l’Eglise est même un péché à confesser. Par ailleurs, contrairement à ce que tu dis, je connais des cas (pour avoir été vicaire sur ta propre paroisse) où les prêtres comprennent certaines situations de dénument matériel et acceptent ce que les fidèles apportent... Et ça, cher Ludolphe, tu le sais... De plus, il faut le reconnaître, il y une désaffection de la part des fidèles, pour ce qui concerne le denier du culte. Et cela fait que les pasteurs sont obligés de prendre certaines mesures. Mais le denier du culte n’est nullement lié à la confession pascale. Et si on peut trouver un lien, c’est le suivant : NE PAS PAYER SON DENIER DU CULTE, C’EST UN PECHE A CONFESSER
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Carmen, 19 mars 2010 13:59
Bonjour à tous, j’ai suivi dans l’ombre le débat depuis le début sur ce sujet qu’est celui d’échanger avec un prêtre sur la confession. Je vous remercie très chers pères pour votre disponibilité... Cher frère Ludolphe, je voudrais apporter une modeste contribution à ce que le Père vous a déjà dit. Comme il a su bien le préciser, ’’La validité d’une Eucharistie ou de toute action liturgique de l’Eglise n’est pas liée à l’argent.’’ C’est important. Mais n’oublions pas que l’Église est à entretenir ! Et pour l’entretenir, il faut un minimum d’argent. Chez nous, au Bénin, les Pères de l’Église, je pense n’ont plus d’autre choix que de rester derrière nous pour que nous accomplissions notre devoir envers elle. C’est vous qui pensez de cette manière :"laisser chaque chrétien donner ce qu’il pense du fond de son coeur pouvoir donner ?" C’est bien. Mais remarquons que beaucoup d’entre nous aujourd’hui s’intéressent peu à cela et selon les humeurs puisqu’on a dit vous êtes libres de donner, quelqu’un vient donner 50 francs pour denier de culte comme contribution d’une année. Ne nous leurrons pas la face, c’est bien la réalité. Alors que, qui d’entre nous n’a pas pendant un mois, même un jeune, dépensé dix fois plus que 2000 francs ? Nous avons perdu le sens de bien de choses ! Je pense plutôt que c’est pour limiter ces genres de situation que les Pères procèdent ainsi. Par ailleurs, pour ceux qui sont gentiment priés d’aller payer leur denier de culte d’abord avant de revenir faire la confession, c’est normal, c’est pas méchant en soi. Dans l’année, en l’absence d’évènement particulier dans la vie du fidèle, la confession pascale étant obligatoire, c’est la seule occasion où les Pères ont accès à nos livrets de catholicité et alors ils en profitent pour nous aider à régulariser notre situation. (On dit bien, le temps de carême est un temps propice pour payer le denier de culte). Et si nous sommes de bonne foi, après la confession nous pouvons toujours payer cette dette. Mais, le fait est que, après la confession nous sommes plus tentés de dire, bon l’essentiel est fait, je verrai le reste après, et donc, en banalisant ou en reportant tous les jours à demain, nous risquons de ne plus le faire. Alors, c’est carément un devoir pour le Père de nous le faire payer avant la confession et de toute façon les Pères pour nous faire la confession après ne manquerons pas ! Nous ne pouvons reporter notre confession à nous qu’au plus tard à Pâques mais le denier de culte, nous pouvons le reporter encore plus loin au risque de ne plus nous acquitter de notre devoir. Ce n’est alors pas juste. Pour pallier cette difficulté que rencontre les Pères, ils ont décidé alors de nous le faire payer avant notre confession pascale. Rien de méchant. Ils nous aident plutôt. Je vous donne aussi l’exemple d’un couple qui décide de faire baptiser leur tout petit enfant et viennent un jour sur une paroisse avec leur livret de catholicité montrant des dettes exorbitantes de denier de culte (plusieurs années sans avoir payé le denier de culte). Il est bien normal qu’avant tout autre chose et avant le baptême de cet enfant, les Pères exigent le paiement de cette dette ! Et dites vous bien, que les Pères pourraient même pour leur faciliter les choses limiter le montant. Cela pour vous dire que le denier de culte n’est pas lié au baptême de cet enfant, mais les Pères profitent de cette occasion pour régulariser la situation de ce couple, ce qui est normal. Vous savez, nous avons au Bénin des livrets de catholicité, qui leur permettent de nous suivre un peu dans l’accomplissement de ce devoir et de nous ramener à l’ordre quand nous avons des dettes, parce qu’il faut le préciser : ce sont de réelles dettes. A mon humble avis, c’est une bonne idée. Je ne suis pas au pays présentement, mais dans mon actuel diocèse dites vous bien qu’il n’y a pas de livret de catholicité et cela rend la tâche un peu plus difficile aux Pères qui, depuis le début du carême jusqu’au temps de pâques, ne cessent de rappeler à la fin de la Messe aux fidèles leur devoir de payer le denier de culte mais ils n’ont aucun moyen de vérifier que tel ou tel a payé parce que ce sont des enveloppes qui sont distribués aux fidèles portant des noms de quartier et libre à eux de donner ce qu’ils veulent dans l’enveloppe et de la retourner. Vous voyez un peu que c’est une autre façon de procéder ? Mais il faut noter qu’ici les Pères jouent beaucoup plus sur l’incitation des fidèles à donner car des statistiques sont faites au fur et à mesure que les enveloppes sont retournées et elles sont affichées ; ce qui montre à quel niveau se situe tel ou tel quartier par rapport à l’autre. Alors, puisque les statistiques ne montrent que le pourcentage des enveloppes retournées par rapport à celles distribuées, vous convenez avec moi que les Pères ne pourront que nous rappeler à tout bout de champ qu’il faut retourner l’enveloppe et seules les personnes de bonne volonté ou celles qui ne l’ont pas encore égarée par négligence viendront rendre, et pour les autres, ça fait à l’an prochain ! Pour ne pas être trop longue, je nous rappelle que : C’est comme un "impôt" que nous devons payer et qui est envoyé à Rome. Et cela, ce n’est pas seulement au Bénin mais dans tous les pays du monde. Ensuite, le fait que les pères disent de payer telle ou telle somme ne veut pas dire que nous devons forcément ne payer que 2000 francs ou 3000 francs, c’est juste un minimum qui est assez raisonnable mais si nous pouvons en donner plus, ne nous limitons pas à cette somme alors, donnons plus ! Merci et Bien à vous !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 19 mars 2010 18:57
Merci à vous pour votre contribution. Une fois encore, à tous, je dis : l’Eglise, c’est notre affaire à tous. Aidons l’Eglise à nous aider...Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 20 mars 2010 16:17
Je voudrais très sincèrement remercier les uns et les autres, mais surtout Carmen pour cette contribution. Le contexte de nos échanges est propice pour parler de l’utilité pastorale du livret de catholicité sans créer davantage de confusion. Sur la base des questions de Rudolphe, des réponses de l’abbé Mathieu et du commentaire de Carmen, je peux préciser que le livret est juste une invention pastorale très utile qui permet d’avoir un peu d’ordre dans la manière dont les fidèles du Christ mènent leur vie par rapport aux sacrements surtout mais aussi par rapport à leur engagement pour participer à la vie de l’Eglise. C’est aussi le document témoin qui permet à la mort, d’avoir un minimum d’information sur la personne défunte. C’est vrai Jésus n’a jamais eu un livret ni les apôtres et comme vient de le rappeler utilement Carmen, dans beaucoup de pays les chrétiens n’en ont pas. En plus, un chrétien peut bien avoir son livret très à jour bien que sa vie contredise ce que le livret devrait indiquer. Ultimement, c’est Dieu qui voit dans les coeurs. Peut-être avons-nous besoin d’expliquer de temps à autre que l’essentiel, c’est la vérité de ce que chacun vit devant et avec Dieu à qui on ne peut rien cacher.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 20 mars 2010 16:33
Pardon, Ludolphe je non Rudolphe !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 20 mars 2010 19:18
Merci très cher Père André, pour la précision. Merci infiniment
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Abbé Luc HOUNDAKENOU, 21 mars 2010 01:44
Bjr Père, Curiosité d’enfant. Nous sommes persuadés de l’importance du sacrement de la réconciliation pour tous. Tous, nous avons une âme qu’il faut sauver, même si on est handicapé. Alors dites nous cher père, comment un sourd-muet vit-il le sacrement de la réconciliation, compte tenu des différentes étapes nécessaires à l’optention du pardon divin.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 21 mars 2010 18:11
Réponse simple : un sourd-muet ne peut ni parler, ni entendre. IL ne peut donc se confesser, dirait-on. Mais, il importe de savoir que la validité d’une confession tient surtout à la contrition effective. Si dans son coeur, il a l’amer regret de ses péchés, Dieu qui voit le fond du coeur, lui accorde son pardon.La contrition sincère est la condition du pardon de Dieu.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Abbé Luc HOUNDAKENOU, 22 mars 2010 00:15
Cela réssout alors la préoccupation des parents de patients comateux qui se plaignent de ne pas voir les leurs recevoir le sacrement avant de rentrer à cette étape de leur maladie. D’un autre côté, nos frères protestants ou évangéliques pourraient se donner raison de ne pas recourir au sacrement de la confession tel qu’il est pratiqué par l’Eglise catholique, puisse que la contrition sincère est l’élément fondamental pour recevoir le pardon de Dieu. Aidez, cher père, mes jeunes amis à mieux comprendre.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 22 mars 2010 17:21
Très cher Abbé Luc, ma réponse précédente est relative à la question posée concernant la confession des sourds-muets. Cette réponse n’est pas à étendre à tous les cas. cela dit, il faut rappeler que la validité du Sacrement de Pénitence est liée à trois éléments nécessaires et indissociables : la CONTRITION par laquelle le pénitent regrette amèrement ses péchés, l’ AVOEU des péchés commis et l’ABSOLUTION par le Prêtre confesseur. Le Pardon de Dieu est possibilisé par la CONTRITION et rendu effectif par la réception de l’ABSOLUTION. Mais il ne peut y avoir d’absolution sans l’AVOEU des péchés. On comprend donc que les actes du pénitent et celui du confesseur sont liés pour la validité du Sacrement de pénitence. En son temps, Saint Thomas d’Aquin, a parlé de "concélébration" pour ce sacrement.C’est-à-dire "concélébration" entre le pénitent et le confesseur. C’est vrai que nos frères protestants, et même certains catholiques, trouvent qu’il n’est pas nécessaire de se confesser à un prêtre.Il suffirait seulement de regretter ses péchés... pour être pardonné. Je ne voudrais pas entrer dans la polémique protestante désormais lointaine de la "justification intrinsèque". L’Absolution du Prêtre n’est pas facultative, et tient à ce qu’on a appelé "le Pouvoir des Clés". Le fondement ici est biblique. Je me réfère à Mt 18, 18 : "tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié".(on peut aussi lire Mt 16, 19) Et dans l’Evangile selon st Jean, le Christ ressuscité, ayant soufflé sur les apôtres, leur confia la mission de pardonner les péchés : "Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (Jn 20, 22-23). C’est donc proprement une erreur de penser que l’absolution du prêtre n’est guère nécessaire. C’est un pouvoir divin accordé au prêtre. En réalité, quand le Prêtre prononce l’Absolution, c’est Dieu qui pardonne les péchés... Cela fait entrevoir aussi la grandeur et la beauté du Sacerdoce...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 22 mars 2010 20:32
Je voudrais ajouter à la réponse presque complète et très concentrée de mon frère l’abbé Mathieu, que le protestantisme a poussé trop loin l’expérience personnelle de la vie de foi. Le cas du sacrement de la réconciliation est l’un des meilleurs exemples pour montrer la limite de cette manière de voir les choses. Un peu comme la prière du NOTRE Père qui, même lorsqu’elle est priée seule demeure toujours une prière communautaire, la confession même privée est un sacrement communautaire.... C’est ce que signifie le face à face du pénitent et du confesseur. Le protestantisme en réaction contre les exactions de la hiérarchie à jeter à l’eau l’importance de la communauté. Or, c’est au quotidien que l’homme cherche à travers la conversation et l’échange à se confier à quelqu’un de confiance, à s’ouvrir à une oreille attentive et à un corps aimant et qui ne juge pas. Dans certains pays, les gens sont tellement seuls qu’ils dépensent beaucoup d’argent pour aller se confier lors des séances de counselling. Il y a une profonde sagesse humaine dans l’acte de la confession. Mais il faut tout de suite ajouter que cela est vrai quand c’est bien vécu. Le rôle du prêtre, c’est de montrer la miséricorde de Dieu au pénitent, pas de l’intimider, de l’écraser ou de le condamner. Pensez à Jésus devant la Samaritaine ou encore à Jésus devant la femme adultère ou Jésus devant tant d’autres pécheurs de l’Evangile. Il savait regarder, écouter, répondre, inteerroger de manière à toucher le pécheur et à lui donner la force du pardon et de la conversion. Comme Jésus, le prêtre au confessionnal témoigne de la présence de l’Eglise, instrument de la miséricorde de Dieu...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 22 mars 2010 19:58
Je voudrais demander un service à Carmen et à Ludolphe et aux autres frères et soeurs qui suivent cet échange silencieusement sans rien dire. Pouvez-vous, avec toute la discrétion que l’exercice peut demander, nous parler de votre expérience avec le sacrement de réconciliation (confession) ? Je ne vous demande pas de faire une confession publique électronique (rire). C’est juste que l’un des avantages de ce forum que de donner l’occasion aux prêtres de recevoir aussi la contribution des fidèles du Christ.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 22 mars 2010 20:05
Je soutiens la demande du Père André. Nous avons besoin aussi, nous autres Prêtres, d’être ’instruits’ par vous, par votre expérience...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 22 mars 2010 20:44
Cher abbé Mathieu, quand Carmen et Ludolphe ou d’autres auront réagi, je propose que tu développes pour le bénéfice de tous, la puissance du sacrement de réconciliation. Je sais que beaucoup ne savent pas ce sacrement est plus "puissant" que l’exorcisme.....
Question pour Carmen, Ludolphe et autres frères, par abbe André Quenum, 23 mars 2010 12:44
Au cas où nous n’avez par remarqué la question, je la reprends ici : Je voudrais demander un service à Carmen et à Ludolphe et aux autres frères et soeurs qui suivent cet échange silencieusement sans rien dire. Pouvez-vous, avec toute la discrétion que l’exercice peut demander, nous parler de votre expérience avec le sacrement de réconciliation (confession) ? Je ne vous demande pas de faire une confession publique électronique (rire). C’est juste que l’un des avantages de ce forum que de donner l’occasion aux prêtres de recevoir aussi la contribution des fidèles du Christ.
Question pour Carmen, Ludolphe et autres frères, par Ludolphe, 23 mars 2010 14:26
Bjr à ttes et à ts. Cher Père, je ne sais si j’ai très bien compris la question (mais vu que je serai probablement absent quelques semaines du forum:je me rends dans un village où l’on ne goutte pas encore à la joie de Internet)...J’avoue que jusqu’à un certain moment (il y a quatre ou trois ans) je ne me confessais qu’à Pâques. Me disant, tout bêtement comme beaucoup, qu’il est inutile d’aller confesser les mêmes péchés tout le temps. Et un jour, j’ai été invité par un groupe de jeunes pour les entretenir sur les sacrements. Et parlant de pénitence, à ces jeunes qui se préparent au baptême et à la première communion, j’ai dit : "A votre baptême, Dieu vous remets un linge immaculé. Il vous demande de le garder intact. Il sait que vous pouvez le faire. Mais, il sait aussi qu’il peut y arriver des moments d’inattention et hop ! Voilà une tache. Comme nos habits, quand il y a une tache, on n’attend pas qu’il y en a une seconde avant de lessiver. On lave en même temps. Le linge immaculé que Dieu va vous remettre, si d’avanture une tache s’y dépose laver en même temps. Et pour le laver l’Eglise vous offre la confession. Oui ! laver le linge pour qu’à l’instant où Dieu viendra, il vous trouve prêt." Et l’un des jeunes m’a demandé : ’’Moi, j’aime le chocolat.Et voila que le linge est chaque fois taché par le chocolat. J’aime le chocolat et je ne veux pas perdre le linge de Dieu. Que faire ?’’ Il était assez simple de lui dire ne mange plus du chocolat. Mais après avoir longuement refléchi, et surtout pensé à ma propre situation de ’professionnel’ des confessions pascales, je lui ai dit : "Dieu t’aime. Il attendra patiemment le temps qu’il faut pour que tu laves ce linge, afin qu’il soit propre. Et, prenant l’exemple de ton habit que tu préfères le plus porter. Si le chocolat le salit une fois, tu laves ; une deuxième fois, tu laves ; tu ne voudrais plus que le chocolat salisse ton habit tout le temps. Alors tu vas tout faire pour éviter le chocolat. Et si après le chocolat, c’est le yaourt, qui te crée le smêmes ennuis, tu vas tout faire pour éviter aussi le yaourt.Evites donc le péché pour ne pas salir le linge que Dieu t’a confié. Et si d’aventure il se salit, va voir le prêtre et il t’apportera l’aide nécessaire pour le laver." A partir de cet instant, j’ai pris conscience du fait que je banalisais moi même la confession. J’ai commencé par y être régulier. Mais je m’arrangeais toujours pour ne jamais me confesser chez un prêtre qui me connaît. Je quittais ma paroisse, mon quartier et même des fois ma ville pour aller me confesser ailleurs. Et un jour, je suis tombé, sur une autre paroisse, d’une autre ville, sur un prêtre qui me connaissait. J’ai eu ce jour le sentiment de quelqu’un qui fuyait et qui a été pris. C’est comme si c’était l’oeil de Caien... J’ai fini par surpasser ce tract et cette angoisse d’aller dire mes péchés à un prêtre qui me connaît (et qui, pensais-je se mettrait à me voir autrement qu’il me voyait). Aujourd’hui, je repars toujours très léger de mes confessions comme si je venais de déposer quelque part un joug qui me pesait. Et, j’aime tellement me confesser chez des prêtres qui me connaissent. A qui, je demande d’être assez ouverts avec moi. C’est vrai que quand il y a du monde, certains prêtres ont tendance à aller vite, et l’on a l’impression de n’avoir même pas été écouté (l’on a été entendu, mais pas écouté). Car, j’estime pour ma part, que la confession devrait être, au-délà de l’aveu de ses péchés, un creuset de conseils, d’échanges entre un ’père’ et ’un fils’. Je ne sais pas si je suis resté dans l’esprit de la question. Je m’en arrêtes là, constatant que je deviens long. A +. Union de prières.
Question pour Carmen, Ludolphe et autres frères, par abbe André Quenum, 23 mars 2010 15:10
Merci Ludolphe, merci pour cette riche contribution. Nous poursuivrons le débat en ton absence. Bon voyage et à bientôt. Bénédiction.
Question pour Carmen, Ludolphe et autres frères, par Ludolphe, 23 mars 2010 16:44
Merci cher Père. Je serai absent pour environ deux semaines. Je pars de mon bureau pour cette mission en village dans quelques 15mns. Mais avant, j’ajouterai quelque chose, en commencant par une question : qu’en est-il du ’secret confessionnal’ ? quelles en sont les étendues ? quelles en sont les limites ? Je pose la question d’autant plus qu’un jour, au cours d’une homélie, je me suis dit que le prêtre racontait ma confession à toute l’assistance. "Hier soir j’ai reçu en confession un jeune qui était préoccupé par...Qui était angoissé par ...Voilà autant de pièges qui guettent la jeunesse et tout être humain. Et pour les éviter..." Il n’a pas mentionné de nom, c’est vrai. Mais je me suis senti tout bizarre.En sortant de cette messe, j’ai juré de ne plus me confesser chez ce prêtre. Cette situation m’a d’ailleurs gardé loin du sacrement de réconciliation pendant quelques mois. Et comme la Providence sait toujours agir... J’étais en congés à Savè quelques mois après. Et je me suis dit "allons en confession. Mais si le prêtre le dimanche vient dire dans son homélie ce que je lui aurais dit, alors là, plus jamais je n’irai me confesser". Et j’ai été me confesser. Premier dimanche, deuxième dimanche, troisième dimanche. Pas un seul mot en allusion. Je rentre à Calavi. Je vais à la messe à Cotonou un dimanche. Et là, surprise. Le père (ce n’est pas celui de Savè. NON !) qui dit au cours de son homélie : ’’Il y a quelques semaines, j’ai eu en confession un monsieur.......’’ Et j’entends presque tout ce que j’ai dit en confession à Savè. La grâce divine ! Elle vous atteint partout ! Beaucoup de personnes aujourd’hui ne vont plus en confession en disant "vos prêtres ne gardent aucun secret. tôt ou tard, ils disent tout". S’ils pouvaient savoir combien faux est ce raisonnement... Car, ces choses dites en confession, nous croyons peut-être être les seuls à les vivre. Combien nombreux sont-ils autour de nous qui les vivent ! Et combien nombreux sont-ils qui seront sauvés en écoutant ces prêches. Mais, chèrs Pères, est-on obligé de dire "j’ai reçu un jour en confession...." pour faire une illustration ? C’est vrai que le dire ainsi donne un poids à l’exemple. Mais...Allez, je me sauve. Je ferais signe de vie si je trouve fortuitement une connexion. A +. Union de prières.
Question pour Carmen, Ludolphe et autres frères, par abbe André Quenum, 23 mars 2010 18:37
Je voudrais répondre rapidement pour dire que le secret de confession couvre tout sans exception et avec la rigueur la plus grande possible. Le confesseur ne doit même pas avoir un geste encore moins une parole qui mettent mal à l’aise le pénitent. C’est pour cela que les formules du genre "j’ai reçu jour en confession.... " ne sont pas heureuses et sont plutôt à éviter. Cela ayant été dit, tu fais bien en tant que laïc de montrer comment les chrétiens peuvent parfois croire que le prédicateur parle d’eux alors que ce n’est pas le cas. Je te réponds en attendant que le père >Mathieu réagisse... Il doit bien être acculé par la vie d’étudiant ! Et où donc est Carmen ?
Question pour Carmen, Ludolphe et autres frères, par Carmen, 23 mars 2010 22:56
Sourire... Carmen ? Elle est là. Je vous répond dans peu de temps...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Ludolphe, 23 mars 2010 14:38
"ce sacrement (celui de la réconcilation) est plus « puissant » que l’exorcisme"... Je suis bien curieux de savoir comment ? Je dois dire aussi ici que ce forum est une vraie mine de savoirs. En quelques jours, j’y ai tellement appris... A +. Union de prières
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 23 mars 2010 19:16
Je commence par remercier mon frère Ludolphe pour son témoignage ! Et je remercie le Père André pour ses riches contributions qui permettent toujours d’aller plus loin. En attendant de répondre à la demande relative à la puissance du Sacrement de Réconciliation en lien avec l’Exorcisme ( réservé pour plus tard), je voudrais dire ceci : le secret de confession est strict, et comme l’a déjà souligné le Père André, on ne doit guère en faire allusion. Dans aucun cas. Ni directement, ni indirectement. Pas même avec des tournures littéraires ou des appuis de discours inconvenants du genre "J’ai reçu en confession..." Cela dit, il faudrait ajouter que la Parole de Dieu est si pénétrante qu’elle nous rejoint toujours dans notre vie de tous les jours. Et parfois, en écoutant les prédications des Prêtres, on peut avoir l’impression qu’il redisent ce qu’ils ont entendu en confession ; De plus, les Prêtres entendent tellement de choses en confession qu’il est impossible de tout retenir en mémoire...Je voudrais donc par là inviter les uns et les autres à refaire confiance aux prêtres : leur ministère ne les autorise pas à dévoiler les péchés entendus en confession...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 23 mars 2010 23:07
Carmen, tu as dit "peu de temps !" Je t’ai attendu, très impatient ! Mais comme nous parlons de confession, je te donne l’absolution ! Oops ! l’abbé Mathieu me dira que tu m’as pas demandé l’absolution et qu’il n’y a pas d’absolution sans contrition, aveu, ni matière ! Alors disons simplement "bonne nuit" et à demain !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Cakpo Christophe, 24 mars 2010 01:00
Salut à tous ! toutes mes félicitations pour la richesse du débat ! la confession ne l’oublions pas suppose un avant un pendant et un après. Dans un monde où la conscience est anesthésiée, il importe que nous chrétiens nous nous munissions les armes du combat afin de faire face au processus de la relativisation morale qui gagne de plus en plus le terrain. Alors je voudrais demander au Père Mathieu de bien vouloir mettre l’accent sur la formation de la conscience morale aujourd’hui : comment il nous arrive de nous laisser aller une conscience socialisée hétéronome qui se complaît dans le consensus social alors que nous devrions un passage à une conscience plus profonde pour approfondir notre relation interpersonnelle avec Dieu et pour demeurer dans son amour. Le problème du dire et du faire dans notre vie chrétienne, l’influence social en matière de la faute, le sens du péché et de la confession... Tout le discour de l’Eglise, il me semble, devrait avoir son répondant dans la recherche des valeurs humaines et sociales ; par exemple, je voudrais oser enfoncer le clou pour demander quelle éducation les enfants reçoivent aujourd’hui devant la réalité de la famille qui se voit bafouée dans ses valeurs aujourd’hui ? Quelle est encore aujourd’hui le rôle de l’école dans le développement de la conscience ? quelles sont les valeurs que la société donne à l’individu aujourdh’ui et auxquelles l’individu tient encore ?.... Le sujet que le prêtre reçoit en confession est confronté à toutes ses zones d’influence avant, et surtout après la confession. D’où le concept de la bonne résolution. Merci beaucoup Père Mathieu et à tous !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Carmen, 24 mars 2010 09:16
Apparemment un autre Père m’a devancé ! Voilà de bonnes choses qu’il a lancé ! Merci chers pères et aussi merci à notre frère Ludolphe pour ce très beau témoignage. J’aime bien cette manière d’expliquer certaines choses aux tout-petits enfants. Et il faut le reconnaître lorsqu’on s’y prend comme ça avec eux, ils posent des questions qui vous déconcertent totalement, des questions que vous mêmes vous ne vous êtes jamais posé auparavant et ça aide ! Bref. Je ne sais exactement quoi dire mais pour ma petite expérience avec le sacrement de réconciliation il a été question de cheminement. D’abord, je ne savais pas qu’il était nécessaire de recourir un peu plus souvent à ce sacrement parce que je privilégiais la confession pascale que je considérais comme la plus grande et la plus importante. Cela dit, nombreux sont les jeunes enfants qui ayant reçu la première communion et s’étant confessé pour la première fois n’attendent que la confession pascale pour revenir ne sachant pas que là, les attend un Père qui les aime et veut les écouter. C’est très important cette étape de la formation des futurs communiants. Il y a une certaine idée de la confession qu’on a qu’il faut essayer de refaire. L’enfant qui prend la communion à dix, onze ans par exemple, qui a peur de l’homme en blanc qui dit vouloir écouter ses fautes à lui et puis c’est tout. Je pense qu’il faudrait que les Pères se fassent de vrais Pères pour les tout-petits pour qu’ils grandissent avec de bonnes habitudes dans un monde où tout est là pour les déstabiliser et les détourner du vrai chemin. Il faut qu’ils ne voient plus de loin un homme vingt, trente, n fois plus grand qu’eux qui n’est là que pour écouter les péchés seulement mais un second papa qui se fait plus attentif, plus compréhensif, plus prêt à les écouter, plus accueillant. Vous verrez que spontanément s’il va piquer un stylo à son premier papa et qu’il a la conscience qui le gêne un peu, spontanément, il viendra à vous et vous en profiterez pour le formez au jour le jour. Ces choses là qui se passent au cours de notre enfance, jamais on ne les oublie. Je pense que cela réveillera beaucoup de choses qui dorment encore en eux ! Moi donc, je privilégiais la confession pascale jusqu’au jour où j’ai appris que le Pape Jean-Paul II se confessait toutes les semaines. Alors là, je me suis mis à me poser des questions : le Pape ? Pourquoi se confesse-t-il ? Et aussi souvent ? Quels péchés commet-il tant ? Etc. Vous me demanderez si j’ai eu des réponses à mes interrogations. Bien sûr que je les ai eu les réponses. Mais tenez-vous bien ! Pas sur le champ mais avec le temps disons même après des années pour certaines. Le Seigneur il répond toujours à nos interrogations quand il veut et comme il veut ! ça a commencé par ma rencontre avec un Père qui, après m’avoir donné l’absolution m’a dit carément : "Toi, il faut que tu ailles te confesser au moins une fois par mois." Alors j’ai pris la résolution de suivre son conseil et depuis lors, j’essaie de respecter cet engagement et dites-vous bien, le Seigneur est toujours là, présent quand nous prenons de telles résolutions et nous aide toujours à les respecter car il nous le rappelle toujours d’une manière ou d’une autre lorsque nous tendons à oublier. Par exemple, chaque fois que le mois tend à sa fin et que je ne me suis pas encore confessée, il y a toujours une occasion pour me le rappeler ou cela surgit en pensée ou encore, vous sentez comme un manque ou comme quelque chose que vous devriez faire et que vous n’avez pas encore fait et en cherchant vous finissez par trouver… Du moment où, j’ai commencé par être plus fréquente à ce sacrement, j’ai découvert (et je continue de découvrir) la grandeur, la profondeur de ce sacrement et la grande miséricorde de Jésus. Comme nous l’ont souvent rappelé les Pères, Jésus, il n’est pas un bourreau qui attend qu’on vienne dire nos fautes et paf, nous tape dessus ! Non. Il est d’abord là pour nous écouter. Il est avant tout l’Ami tendre et très discret qui se réjouit des initiatives de ceux qu’il aime, s’attriste de leurs erreurs, de leurs bévues, de leurs opacités, de leurs ambiguïtés, de leurs résistances, mais est toujours prêt à pardonner et à éponger les fautes de ceux qui reviennent à Lui avec amour et humilité. Et pour comprendre sa grande miséricorde dans le sacrement de réconciliation, il faut d’abord chercher à comprendre ne serait-ce qu’un peu, ce qu’est un Dieu qui brûle de donner, et de se donner, de pénétrer, d’envahir, d’enrichir, d’imbiber un être aimé, de le conformer à son plan d’amour, de l’aspirer, de l’assumer, de l’inspirer, de le prendre en compte ! Il est clair qu’un Dieu aussi aimant ne se lasse jamais de nous pardonner. Car un piège nous attend plus loin lorsque nous prenons la résolution de recourir plus souvent au sacrement de réconciliation : celui de penser qu’on ne répète que les mêmes péchés chaque fois. Même si nous pensons que ce sont toujours les mêmes péchés, il faut quand même les dire car, les confessions ne sont jamais les mêmes. Les péchés ne sont mêmes plus les mêmes du moment où, ils ne sont plus commis au même moment, dans les mêmes circonstances, etc. Et à ce niveau, je rejoins le Père Christophe qui nous parle des zones d’influence avant et après la confession. Il faut compter avec tout cela sans tomber dans le relativisme ou dans des scrupules. L’important comme l’a rappelé les Pères plus haut, c’est une contrition parfaite, qui nous amène à éviter de répéter le péché. En réalité le Seigneur va nous chercher comme la brebis perdue lorsque nous nous détournons du chemin mais Lui, ne prend pas le même chemin que nous pour nous ramener. Rien de ce qui nous concerne ne le laisse indifférent car nous sommes une partie de Lui. Il souffre tout autant que nous ou plus encore du fait de notre faute et n’attend que nous venions à lui pour effacer le péché. Chez nous au Bénin, il y a des horaires de confessions et c’est surtout le matin après la première messe pour bon nombre de paroisses mais rares sont les jeunes d’abord qui viennent à la Messe du matin avant d’aller vaquer à leurs occupations. Et ceux qui pensent un peu plus souvent à venir à la Messe en semaine préfèrent aller à la Messe du soir après les cours, le travail, etc. Certes, il y a un problème de disponibilité des Pères qui se pose à certains moments mais bon, l’idéal aurait été que les confessions se fassent quelques une heure, quarante cinq minutes avant le début de la célébration eucharistique du soir et là, ça aide beaucoup. Sourire… Ici, sur ma paroisse, il y a un Père qui souvent pendant que le saint sacrement est exposé, reste assis dans les bancs de l’Eglise et lorsque vous venez, vous vous asseyez à ses côtés, il sait que vous êtes venus vous confesser. Et dit « Mais qu’est ce que tu as encore fait ? » Sourire… ça, je vous assure quelque soit votre stress avant d’y aller vous souriez toujours avant de commencer la confession. Mais j’ai fait un jour au pays l’expérience d’un Père qui m’a carrément traumatisé en confession. Ça, mes Pères je vous l’assure, je suis sortie de cette confession plus mal encore que je n’en suis partie. Là c’est réel ! C’est peut être un cas exceptionnel ou c’est moi qui l’ai mal pris mais le fait est que après cette confession j’étais encore plus mal et je me sentais totalement incomprise. Et vous savez quoi, je suis repartie vers un autre Père refaire la même confession et lui ai expliqué la situation. Bref. Je commence par être un peu longue. Pour suggestion par rapport au horaires de confessions sur les paroisses, il serait préférable que sur plusieurs paroisses il y ait des confessions tous les soirs avant la Messe, ne serait-ce que trente minutes… Cela fera comprendre à beaucoup et surtout à la jeunesse que ce n’est pas une histoire seulement de pâques mais de tous les jours. Il y a des choses qui ne se disent pas toujours avant d’être comprises. Mes Pères vous savez, quoi qu’on dise, le monde actuel compte heureusement beaucoup d’âmes généreuses - beaucoup d’autres qui ne demanderaient pas mieux que de le devenir si elles étaient soutenues et encouragées. Et il y a plus de possibilités de bien parmi les jeunes qu’on ne le croit. Ce dont ils ont besoin c’est d’être écoutés et pris au sérieux. Et je voudrais déboucher sur d’autres sujets qui pourraient plus tard être objet de discussion : il s’agit de l’exposition du Saint Sacrement sur les Paroisses et du respect des lieux saints. Merci et bien à vous !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Carmen, 24 mars 2010 14:16
C’est pas bien grave, je la reçois quand même cette "absolution" !! donnez-là autant de fois que vous voudriez !!! Enfin, la demande a été faite et pour le reste, hum...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 24 mars 2010 15:28
Sacrée Carmen, merci beaucoup pour ta contribution. J’ai particulièrement aimé la fin sur les jeunes. C’est-à-dire que l’Eglise doit être plus ingénieuse et toujours inventer de nouvelles manières d’aller vers eux. On peut se plaindre qu’ils ne veulent plus se confesser patati patata, alors que quelque fois, leur bonne volonté se trouve piégée par l’environnement et certaines anciennes habitudes.... nous avons besoin de méditer sérieusement cette lecture des choses.... J’ai l’impression que tu as plus à dire sur ce sujet.... j’ai une suggestion pour toi, pour le père Rodrigue Gbédjinou, aumônier de la jeunesse et pour le père René Againglo, responsable du site. On pourrait ouvrir un forum d’approfondissement et de suggestions sur la question de la bonne volonté et de la soif parfois incomprise des jeunes.... pour une fois prochaine
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Carmen, 25 mars 2010 00:02
Bien sûr.. c’est une bonne idée ! Merci et bien à vous.. Je salue au passage alors le Père Rodrigue Gbédjinou et le Père René Againglo, même si nous ne nous connaissons pas encore !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 27 mars 2010 12:00
Salut Carmen, merci beaucoup pour tes contributions. Je crois que le Père André a raison. Nous allons essayer d’ouvrir prochainement un débat sur la question.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Sorel ATREVI de la Paroisse Sainte Famille de Tankpè, 24 mars 2010 10:39
Bonjour à tous, j’ai décidé de rompre le silence suite à la demande du Père QUENUM. Mais avant toute chose, je voudrais remercier tous ceux qui ont contribué à l’enrichissement de ce débat, oh combien constructeur, pour notre vie spirituelle. Pour ma part je voudrais partager avec vous une inquiétude qui m’a toujours hanté depuis mon baptême à propos du Sacrement de Réconciliation. En effet, dans l’Acte de Contrition que nous récitons à chaque confession, nous disons, je cite :" je prends la ferme résolution avec le secours de votre sainte grâce de ne plus vous offenser et de faire Pénitence" fin de citation. Mais malgré nos efforts, nous retombons ; moi particulièrement j’ai parfois l’impression que c’est un marché de dupe que je fais avec le Seigneur. Puisque, comme l’a dit Saint Paul : "le bien que je veux faire, je ne le fais pas et c’est le mal que je ne veux pas faire que je fais." Je dis sincèrement que je ne vais plus recommencer, mais je recommence toujours. Pouvez-vous nous expliquer que la promesse que je fais dans l’acte de Contrition à la confession de ne plus recommencer n’est pas une fausse promesse et que je ne passe pas un marché de dupe avec le Seigneur en recommençant ce que j’ai promis de ne plus recommencer ? Merci à tous et union de Prière
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 24 mars 2010 15:20
Je voudrais proposer un début de réponse à mon ami Sorel, en attendant que mon frère l’abbé Mathieu prenne le temps de se concentrer sur sa question. Il y a près de 20 ans, je me rappelle qu’une amie Virginie, peut-être qu’elle lit en silence ce forum, m’avait posé la même question. Son désir de sincérité l’avait même conduite à se retrouver bloquée par rapport à l’acte de Contrition. Un jour me confie-t-elle dans une conversation en groupe, lors d’un camp mission (ce qui me donne la liberté d’en parler ici), pendant qu’elle se confessait à un prêtre, raconte-t-elle, le confesseur lui dit : "acte de contrition". Et elle de répondre, "je m’excuse mon père, mais je ne peux pas prier l’acte de contrition, parce que chaque fois que je promets de ne plus recommencer, je retombe presque toujours malgré ma bonne volonté, et je ne voudrais pas mentir à Dieu". Résultat, le prêtre lui a refusé l’absolution. VOUS M’EXCUSEREZ SI JE SUIS LONG. Mais nous sommes ici au coeur même de ce qu’est l’homme selon la vision chrétienne et par extension ce qu’est l’Eglise aussi. Saint Paul l’a exprimé pour nous tous : ce tiraillement entre le bien que nous volons faire et le mal que nous faisons. Au confessionnal, l’essentiel, c’est la fermeté et la sincérité de notre résolution (dans le sens fermement décidé) à ne plus recommencer le même mal. L’acte de contrition nous demande d’y croire au delà même du découragement ou pour le dire positivement, du réalisme auquel peut nous rabaisser le poids de nos expériences. Ce réalisme est bon s’il peut emmener à prendre des dispositions très pratiques pour quitter les situations qui nous conduisent au péché. Comme par exemple, le cadre physique, certaines fréquentations, certaines fatigues qui faiblissent notre volonté, le manque de prière.... Mais comme le mal peut-être parfois plus fort que toutes nos précautions, en fait, l’acte de contrition demande de nous plus que du réalisme. Elle est le cri d’un croyant qui sait qu’il ne peut jamais être justifié sous le joug de la loi, mais seulement par la grâce. C’est l’incapacité de compter profondément sur la force de la grâce qui fait que nous pouvons douter de notre capacité de nous convertir. car en fait disons-le entièrement, ce n’est pas seulement durant la confession que la question se pose. De façon ultime, la même question se pose aussi quand nous parlons de sainteté. Avons-nous vraiment le désir d’être saint et d’aller au ciel ? Si oui, nous devons donc prendre au sérieux le contenu de l’acte de contrition par rapport à une confession précise, d’une confession à une autre et par rapport à notre vie tout entiere. C’est pour cela qu’à la confession, après l’action de contrition, le prêtre nous donne l’absolution qui n’efface pas seulement nos péchés, mais nous rend plus fort pour lutter contre le mal. C’est justement pour cela qu’il y a la confession qui n’est pas une simple bénédiction. C’est un sacrement qui nous "recrée" litteralement. Ce que Dieu a fait au début de la création et qu’il a fait à notre conception, il le refait et l’améliore pour nous à chaque confession. Je crois qu’il y a une foi en la confession que nous avons besoin de développer pour croire et grandir... non pas nous, mais la grâce de Dieu en nous. Quand nous faisons l’expérience de Sorel qui a posé la question et de Virginie dont j’ai raconté l’histoire, nous pouvons penser à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui, après avoir essayé toute seule d’être sainte pendant les premières années de sa vie au monastère dit avoir découvert l’ascenseur de la sainteté, c’est à dire la machine qui va la faire monter dans un mouvement qui dépasse ses seules forces humaines. Et son ascenseur, c’est la prière suivante : "Dieu, tu seras toi-même ma sainteté !" Tout est dit là. Je voudrais pour finir donner deux implications de ce que nous discutions là. Vous allez être étonnné, en poussant cette réflexion loin de voir pourquoi le monde ne veut pas comprendre le discours de l’Evangile et de l’Eglise autour du débat sur le préservatif. Ceux qui veulent confier leur salut à 75% ou même concédons-le à 90% de "safe sex" se disent, le bien que l’homme veut faire, il ne le fait pas et c’est le mal qu’il ne veut pas faire qu’il commet. Alors, malgré tous les voeux pieux, on ne peut faire confiance en la nature humaine (vue pessimiste). Or le sexe est un besoin d’instinct. Armons donc les hommes comme on ferme la gueule d’un chien... Le problème c’est que dans cette logique, il faut de plus en plus trouver aussi des préservatifs pour les baisers qui volent dans les films et dans les rues n’importe comment car il faut aussi se protéger contre des maladies comme les hépathites, bref, vous me voyez venir. Or l’Eglise dit qu’il faut faire confiance en l’oeuvre de la grâce dans la nature humaine et développer une culture de l’amour dans laquelle "l’humanisation du sexe" est possible (contrairement à la bestialisation du sexe)..... Un dernier exemple, c’est parce qu’on peut faire confiance en la nature en se fondant sur la grâce que de nouveaux mariages sont possibles et envisageables malgré tous les échecs qui nous entourent. Pour ne pas conclure, je ne veux même pas aller jusqu’à dire que sans cet optimisme, personne n’osera sortir de sa maison à Cotonou pour prendre le zem et sortir.... Pardonnez-moi mon père, j’ai été bref !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Sorel ATREVI de la Paroisse Sainte Famille de Tankpè, 24 mars 2010 16:54
Merci Mon Père, pour cette édifiante réponse qui nous exhorte à avoir confiance à l’homme et l’optimisme, mais elle suscite en moi une autre question : si la miséricorde de Dieu est si grande pour tout pardonner pour autant que nous sommes sincères dans nos confessions, comment devons mener notre vie pour que par nos confessions nous abusons pas de cette Miséricorde Divine ? Je sais que la question est trop générale, mais je la pose car parfois, nous chrétiens, confiants en cette miséricorde, nous végétons dans nos péchés qui deviennent pour nous des habitudes. Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Carmen, 24 mars 2010 17:09
Ah oui ! ça réellement, vous avez été très bref, je dirais ! Mais vraiment profond le message que vous faites passer. Finallement, il y a de la matière à penser et plein de sujets de réflexion et de discussion en instance ! Il faudra peut-être les noter pour ne pas les oublier..
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Estelle T., 24 mars 2010 13:19
Révérend Père, je voudrais d’abord vous remercier et vous féliciter pour votre disponibilité aux services du peuple de Dieu malgré vos études. Ma préoccupation est celle-ci : on dit si je ne me trompe pas, que l’intension vaut l’acte en matière de péché. Est-ce vrai ? exple : je nourris en moi le désir de tuer quelqu’un que je n’ai finalement plus tuer. ceci veut dire que j’ai péché ?
Que veulent dire péché par omission, et péché en pensé ?
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 24 mars 2010 14:30
Pour en ajouter à la question d’Estelle, je voudrais demander de ne pas oublier dans la réponse à sa préoccupation de commenter ce que Jésus dit de l’adultère : "Celui qui regarde une femme et la désire, a déjà commis l’adultère dans son coeur". Ce qui m’a souvent intrigué, c’est que Jésus le dit en parlant des hommes !!!!!!!!!!!!!! (surtout ne riez pas). Je sais que nous avons des problèmes.... Mais bon enfin, et le mouvement inverse ? C’est-à-dire, comme c’est le mois de mars (hum), je voudrais aussi demander si cela ne s’applique pas aux femmes ! Bref, revenons à la question : le péché en pensée ! Je trouve que c’est une très belle question !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 24 mars 2010 19:48
Gardez vos positions, je répons très bientôt de façon synthétique, bien sûr...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 24 mars 2010 23:17
Chers amis, je vous remercie pour votre participation au débat. J’ai observé avec une attention particulière les contributions et les questions des uns et des autres.Et je voudrais tout de suite commencer par la question de l’Abbé CHRISTOPHE, laquelle question va au-delà de la question elle-même.La formation de la conscience. L’implicitement dit de la question M’amène à analyser, ne serait-ce que brièvement, la structure de la liberté en lien avec le péché. y a t-il une liberté pure ? Toute liberté s’enracine dans un ’archè’, lequel constitue tout l’héritage héreditaire qui influe sur nos actes, nos comportements, notre liberté.Et en même temps, elle (la liberté) se trouve limitée, influencée par les pesanteurs sociales : l’Education, les convenances sociales... Finalement, l’individu, dans sa liberté, est limité par le ’bas’ (l’archè) et par le ’haut’ (la société.Et de ce point de vue, on est presque tenté de dire que l’homme n’est en réalité pas libre, vu qu’il y a des zones d’influence dont il n’a pas la pleine maîtrise... Alors, conclusion : le péché n’existerait pas vu que l’homme n’est pas libre. Parce que, pour qu’on puisse parler de péché, il faudrait une conscience libre...Et la relativisation et la banalisation du péché, en notre temps, témoignent de cet état de choses. C’est là l’erreur de notre société. Car, si le péché suppose la libre décision de l’homme, il reste aussi vrai, que la liberté, la vraie, consiste à choisir raisonnablement le BIEN. Ici, je fais une pause pour me tourner du côté du grand évêque d’Hippone, l’illustre saint Augustin, lequel a fait une admirable comparaison entre le péché d’adam et d’Eve et le péché actuel. Ainsi, dans le processus qui a conduit au péché d’Adam, il y a eu le tentateur (le serpent), la femme (Eve) et l’homme( Adam).Le serpent a tenté la femme qui a mangé du fruit, l’a proposé à l’homme qui cède et mange aussi : alors le péché est commis ! Augustin trouve que dans le processus qui conduit au péché, il y a toujours une tentation de satan. Quand la raison inférieure de l’homme(symbolisée par Eve) commence à succomber, on est au seuil du péché. Et quand la raison supérieure (symbolisée par Adam) râtifie le choix de la raison inférieure, alors le péché est définitivement commis !Cela pour dire que, quand l’homme décide en raison de choisir ce qui est mal aux yeux de Dieu, il y a vraiment PECHE, parce que en toute lucidité, et en toute conscience (c’est le propre de la ’raison supérieure’), il l’a ainsi décidé...Cela signifie que la formation de la conscience devrait aller dans le sens de la responsabilité de l’homme devant les choix qu’il opère, sans chercher à se justifier en prenant alibi sur une liberté qui serait captive de l’archè et de la société. Je m’arrête là pour ne pas pousser la réflexion dans une perspective trop métaphysique, laquelle ennuirait les internautes... Dès lors, s’il est vrai que le péché est une réalité à laquelle l’homme est confronté chaque jour,et de laquelle, il espère sortir, qd au confessional, il récite pieusement l’acte de contrition "prenant la ferme résolution’ de ne plus recommencer, comment se fait-il que sa vie, par la suite, démente son acte de contrition ? J’approuve la réponse de l’abbé André à SOREL. Et j’ajoute ceci:comme je l’ai déjà souligné dans une réponse antécédente, la contrition est essentielle à la confession. Et la validité d’une confession dépend de la contrition du pécheur qui se confesse.Cela voudrait dire qu’on ne saurait parler de sacrement de pénitence s’il la contrition manquait.C’est aussi pour cela que juste avant l’absolution, le confesseur demande souvent de réciter l’Acte de contrition. Il ne s’agit pas de dire cette prière en pensant commettre de nouveau aussitôt après la confession les mêmes péchés. Ce serait simplement de la "comédie spirituelle’. Mais il s’agit de vivre cette prière, en se décidant SINCEREMENT de lutter de toutes ses forces contre le PECHE. ET S’ENGAGER EFFECTIVEMENT DANS CETTE LUTTE. Et si par la suite, malgré notre EFFORT, nous chutons, AYONS ENCORE LE COURAGE DE REPRENDRE LE CHEMIN DU CONFESSIONAL.Cela ne signifie pas qu’on abuse de la miséricorde de Dieu. Bien au contraire. MAIS CE SERAIT ABUSER DE LA MISERICORDE DU SEIGNEUR, QUAND ON PRETEXTE DE LA MISERICORDE INFINIE DU SEIGNEUR POUR SE DONNER PECHER. Une nuance s’impose néanmoins quand nous parlons de péché, une nuance qui rejette complètement l’axiome moral selon lequel "l’intention vaut l’acte".Telle est la préoccupation de ESTELLE. Non, l’Intention ne vaut pas l’acte. Par exemple, celui qui avait l’intention de tuer et qui par la suite n’a plus tué, n’a pas commis un meurtre. La doctrine morale de l’Eglise est claire à ce sujet. Je renvoie les uns et les autres à la lecture méditée de l’Encyclique du Pape Jean-Paul II sur la question : "Veritatis splendor’. Le pape y a affirmé clairement que l’élement dont il faut tenir compte pour parler de péché est l’OBJEt. Si l’objet du péché est grave, le péché l’est. Mais il y a des circonstances qui peuvent atténuer la responsabilité de l’homme, quand bien même l’objet du péché serait grave. Par exemple : celui qui a tué dans une situatiion d’auto-défense. Son péché est grave, parce que l’objet de son péché est grave : il a tué. Mais sa responsabilité est d’autant plus atténuée qu’il ne l’a pas fait délibérément.Il y a une situation atténuante. Alors, ma soeur ESTELLE, l’intention ne vaut pas le péché. La préoccupation d’Estelle est aussi de comprendre pourquoi on parle de péché d’omission et de péché par pensée. Il y a des omissions coupables. Et quand il s’agit de péchés oubliés, cela signifie que cette omission est expression de la banalisation du péché, de sa relativisation. Et cela est encore PECHE : péché d’omission.Ce qui a fait mal à l’homme, il ne l’oublie jamais. Des annés après, il s’en souvient toujours. Mais quand on en arrive à oublier le péché qui offense tant la majesté de Dieu, cela signifie qu’on l’a minimisé... Quant au péché par pensée, c’est le fait de s’attarder en pensée sur un objet que l’on sait être en désaccord avec la Loi d’amour de Dieu.Par exemple, quelqu’un qui en voyant une belle voiture commence en pensée à réfléchir à comment faire pour voler la voiture, a déjà péché par la pensée. Même si par la suite il ne la vole plus. Cela nous fait revenir à la question précédente : l’intention vaut-elle l’acte ? Il n’a pas commis l’acte en réalité.Il n’y a donc pas de péché de vol. Mais le fait qu’il a nourri déjà ce désir de voler est déjà une offense à Dieu, car sa raison (pour parler comme Augustin, sa ’raison inférieure’) s’est éloignée de la voie tracée par Dieu... Je m’en arrête là, étant déjà trop long. Je n’oublie pas l’interessante demande du Père André relative à la puissance du Sacrement de Pénitence par rapport à l’Exorcisme. Je la réserve pour plus tard
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 25 mars 2010 03:30
L’échange devient très intéressant, mais avec les obsèques de Mgr Mensah, je risque de ne pas être beaucoup connecté demain... Mais je voudrais demander que les internautes n’hésitent pas à demander encore plus d’explication si certaines réponses sont longues et la langue difficilement accessible. Je le dis en pensant à la dernière réponse de l’abbé Mathieu et à l’une de mes dernières contributions....
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 25 mars 2010 03:31
En ce beau jour de l’annonciation, rendons grâce à Marie et restons en union de prière pour le repos de l’âme de Mgr Vincent Mensah.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Père Mathieu AÏFAN, 25 mars 2010 11:58
Amis internautes, cher Père André, je m’excuse pour la technicité du langage. Mais les questions posées m’ont conduit à me lancer sur ce terrain de la réflexion typiquement philosophique et théologique... Je voulais pourtant l’éviter... Je m’en ’repens’, j’en fais ’l’aveu’, et je requiers ’l’absolution’, que l’Abbé André voudra bien me donner...(rire)En sachant aussi que la confession ne peut-être ’électronique’ (rire)...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 25 mars 2010 18:24
Tu es "excusé" !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par C. Christophe, 26 mars 2010 13:29
Je voudrai ici simplement compléter la réponse du Père Mathieu qui, par souci de concision , a laissé de côté certains aspects de la question de Estelle. Il y a deux sortes de péchés, selon que l’on examine leur mise en pratique :1 ) les péchés par intention (ou intérieurs ) et 2) les péchés par action (ou extérieurs) En effet, ce qui constitue le désordre ou le péché, c’est la détermination de l’esprit à mal agir. Assurément, le péché par action est plus grave que la seule détermination à mal agir, mais le péché intérieur constitue tout de même un désordre accepté et projeté. Faire alors un rapport entre l’intention et l’acte suppose une nette distinction. En matière de péché, L’intention ne vaut pas l’acte, quand elle est rectifiée par un remord ; c’est-à-dire, que le pécheur a eu l’intention de voler la voiture mais après il a renoncé ou s’est pris de remord. Le péché est resté au stade de l’envie, de l’intention mais son objet intérieur a été réparé par la renonciation ou autre circonstance. Là le père Mathieu l’a bien expliqué Mais l’intention vaut l’acte dans le cas suivant : le pécheur voulu voler la voiture et a entrepris de le faire ; mais au jour fixé il a manqué l’objet réel de sa convoitise et de son péché, par un concours de circonstance indépendamment de sa volonté. Là l’intention vaut l’acte. Il a volé même s’il n’est pas en possession de la voiture. Ceci pousse à mieux réfléchir sur ce qu’on entend par objet du péché. Tout péché a un objet. Un objet plus ou moins matériel ou intentionnel. Dans la distinction entre les péchés d’action, il y en a une à établir aussi : celle qu’il y a entre le péché d’action accompli et le péché d’action par omission (ou péché d’omission). Je voudrai ajouter au péché volontairement oublié, les péchés du devoir manqué, de la charité refusée ou négligée, car l’omission est considérée ici comme consistant à refuser volontairement une action que l’on doit et peut et accomplir. C’est-à-dire le bien que j’aurais pu ou dû faire et que je n’ai pas fait. L’exemple le parlant ici est celui du Lazare et du jeune homme riche (Lc 16, 19-31) Le Christ ne reproche pas ici au riche d’être riche. Mais il dénonce et désapprouve son aveuglement : le pauvre Lazare était en train de crever devant sa porte. Le riche n’a pas vu, n’a pas voulu voir ce pauvre homme qui, sous son nez, tendait la main. Il n’a rien fait du tout ! Et c’est justement ce que dénonce Jésus ! C’est cela le péché par omission. Il ne suffira pas de dire "Seigneur, Seigneur" pour entrer dans le royaume de Dieu. Il faut aussi discerner et accomplir tout le bien que l’on est en mesure d’accomplir au nom de l’Evangile, et pas seulement le Mal, qu’il faut éviter.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, 26 mars 2010 19:05
Non, cher Christophe, la doctrine morale de l’Eglise est claire : L’INTENTION NE VAUT PAS L’ACTE. L’exemple que tu prends, de l’homme qui décide de voler, mais qui, par concours de circonstance, ne l’a plus commis, n’a pas péché en acte, même si l’intention était de voler. Il ne dira jamais au confessional qu’il a volé, mais il dira plutôt qu’il a eu l’intention de voler, mais que les circonstances n’ont pas favorisé l’accomplissement de son désir. Il n’y a pas eu péché de vol. La circonstance qui a empêché la concrétisation de son plan de vol peut être vue comme la main de Dieu qui sauve l’homme du péché. C’est en réalité une question définitivement tranchée depuis "veritatis splendor". Et on ne peut parler d’objet que qd il est actué. On parle de péché par pensée, qd la pensée s’éloigne volontairement de la loi d’amour de Dieu.Par ailleurs, le péché d’omission ne saurait être "un péché d’action par omission".Je réfère une fois encore à l’explication précédemment donnée par moi à la question d’Estelle
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par soeur Estelle, 26 mars 2010 16:43
je voudrais remercier les uns et les autres pour vos réponses. Cependant une préocupation demeure : en lisant le père André dans son apport à ma question il a bien souligné de ne pas oublier de penser à ce que Jésus a dit dans les Ecritures à propos de l’adultère, c’est un exemple. " celui qui regarde une femme et la désire a déjà commis l’adultère dans son coeur ". est ce que l’intension ne vaut pas l’acte là par hazard ? Et puis la contrition et l’attrition ? Qu’ en pensez-vous ? Quelqu’un qui prend la résolution de ne plus commettre un péché parce qu’il a honte de le confesser ? A-t-il fait l’attrition ou la contrition ? Merci père Mathieu et à Bientôt. Je voudrais remercier au passage les pères André et Christophe pour leur apport
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 26 mars 2010 19:27
Quand le Christ dit :"celui qui regarde une femme et la désire a déjà commis l’adultère avec elle dans son coeur", il signifie ainsi, à un premier niveau, que le désir est la ’porte d’entrée du péché’. Cela ne veut dire que le péché est commis en acte. La pensée VOLONTAIREMENT NOURRIE CONDUIT SOUVENT AU PECHE. En clair, 2è niveau de compréhension, l’homme qui a fini par COMMETTRE L’ADULTERE a ACCOMPLI UN PECHE dont le processus A COMMENCE PAR LA PENSEE NOURRIE ET ENTRETENUE. Mais il n’y a pas identification formelle entre l’objet et l’intention : il y a toujours un écart. Prenons aussi l’exemple des deux fils de la parabole : l’un a dit ’non’ au père, mais par la suite, va accomplir ce qui lui a été demandé ; l’autre a dit ’oui’, mais ne l’a plus fait. Le premier a été ’loué’, le second, condamné.Entre l’intention et l’acte, il y a déjà eu écart. Mais l’intention du premier est déjà péché, en ce sens qu’il a voulu désobéir au père, et par conséquent, s’est éloigné en pensée, en intention, de la Loi de Dieu. Tandis que le second a réellement péché en acte, n’ayant pas fait ce qui lui a été demandé. Quant à la question concernant celui qui prend la résolution de ne plus commettre un péché parce qu’il a honte, sa contrition est imparfaite : l’attrition. La contrition suppose la pleine mesure de la gravité du péché, non en se voyant, mais en ayant en vue l’amour de Dieu. L’attrition concerne aussi la crainte des peines de l’enfer.Mais, c’est déjà bien, de commencer par regretter un péché, parce qu’on en a honte. Mais il faut aller au-delà, en tenant compte de l’AMOUR DE DIEU QUE LE PECHE OFFENSE
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 27 mars 2010 13:09
Je remercie tous et chacun pour les différentes contributions à ce débat qui tend progressivement à sa fin. Mais je voudrais tout de même rappeler au Père Mathieu la requête du Père André sur " le sacrement de pénitence plus puissant que l’exorcisme". Cher Père Mathieu nous espérons que vous allez toucher ce pan du débat avant de le conclure. Père Mathieu, Le Grand (sourire...)
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 27 mars 2010 19:28
Bien sûr, je l’ai réservée pour la fin.Comme nous avons commencé ces échanges par une question sur l’exorcisme, je voudrais aussi conclure le forum de ce mois par la relation entre Sacrement de pénitence et exorcisme. Ce sera donc pour bientôt
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , 28 mars 2010 11:43
Bonjour et bon dimanche des rameaux à chacun et à tous. Je tiens à remercier tous ceux qui nous ont accompagné par leurs contributions et aussi par leur silence durant tout ce mois sur le thème de la confession. C’est vraiment très intéressant. J’ai suivi attentivement les interventions des uns et des autres à ce sujet et je peux dire que presque tous les points sont abordés. Comme plus d’un a eu à souligner, je pense ,moi aussi ,que pour jouir du Sacrement de la confession ( réconciliation avec Dieu et avec le prochain), il est nécessaire la formation de la conscience. A ce propos, j’aimerais moi mettre l’accent sur l’examen de conscience. Pour ne pas être trop longue, je procéderai par la subdivision des domaines de l’examen de conscience. Commencer par une courte prière demandant à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable. S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état. Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surnaturellement : le péché a été "mortel" pour elle. L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés commis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispensables pour obtenir le pardon de ses péchés - comme les Pères l’ont déjà souligné - et réciter lentement l’acte de contrition.
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par Sr Laure AZANKPO, MPV, 28 mars 2010 12:06
J’ai commis un péché : Je ne me suis pas présentée dans le message précédent. Je m’excuse. Je crois que vous m’avez pardonné. Je promets de ne plus recommencer ! Merci pour le pardon accordé. Bon, je poursuis : Examen de conscience détaillé Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière : Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il. 1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fréquentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne… 2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis… 3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe dominicale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche… 4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs… Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur éducation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive… 5ème Commandement : « Tu ne tueras point… » Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scandales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silencieuse… 6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… » Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes… Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation… Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint… 7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… » Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé… 8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… » Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calomnies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par Sr Laure AZANKPO, MPV, 28 mars 2010 12:11
Examen sur les commandements de l’Eglise Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint). Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation. Tu te confesseras au moins une fois l’an. Tu communieras chaque année au Temps pascal. Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint). Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché). Examen sur les péchés capitaux ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité… AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) … LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements. ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers… GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants… COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, ressentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté… PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par Sr Laure AZANKPO, MPV, 28 mars 2010 12:24
Examen sur les devoirs d’état Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités : 1. Devoirs personnels de chrétiens : Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ? Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ? Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Seigneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ? Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ? Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ? Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ? Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ? Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ? Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accompli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ? Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ? N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ? Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ? 2. Devoirs envers le prochain : Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ? La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les soulager ? Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ? N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ? Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des imprudences dans le travail, le sport ou sur la route ? En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, raillerie, médisance, calomnie, secrets révélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scandale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner. 3. Devoirs familiaux : Enfants : Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ? Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ? Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ? N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ? Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ? Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ? Personnes mariées : Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ? Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ? N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les problèmes de ma famille ? N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ? N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ? La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ? N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ? Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ? Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ? Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ? Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ? Est-ce que je leur donne le bon exemple ? Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ? Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ? Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ? Notre foyer est-il accueillant pour les autres ? 4. Devoirs professionnels : Enfants : Ai-je manqué l’école par ma faute ? Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ? Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ? Adultes : Ai-je négligé mon travail ? Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ? Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ? Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ? Ai-je pris ma place dans les organisations professionnelles ? Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en respectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ? 5. Devoirs civiques : Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ? Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les problèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ? Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orientation ? Ai-je su accepter les charges municipales ou autres en les envisageant comme un service ? Ai-je choisi mes représentants en fonction de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ? Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce,euthanasie, pacs, etc.) ?
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par Sr Laure AZANKPO, MPV, 28 mars 2010 12:29
Merci pour votre patience. J’espère que vous n’allez pas m’en vouloir pour la longueur de mon mot. Encore une fois bon dimanche des rameaux, bonne Semaine Sainte et donc bonne montée vers Pâques à tous et à chacun en particuliers. Profonde union de prière.
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par andre quenum, 28 mars 2010 21:30
Wow, Soeur Laure, merci beaucoup pour ces conseils précis et très très pratiques et qui complètent harmonieusement tout ce qui est dit jusque là. CELA ME FAIT PENSER MEME QUE JE DOIS RETOURNER AU CONFESSIONAL !.... Evidemment, je ne vous dis pas ici ce que j’irai dire. Merci beaucoup.
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par P. Mathieu AÏFAN, 28 mars 2010 21:45
tiens, cela vaut un ’manuel de confession’. Compliments, sista, pour la précieuse contribution. ça vient à point nommé, surtout que ds qq jrs, je conclurai ce forum sur la confession. Infiniment merci !
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par Responsable site, 29 mars 2010 21:18
Fantastique !!! Sr Laure, fantastique !!! Je n’ose pas vous comparer à l’oiseau de Minerve qui ne prend son envole qu’à la tombée de la nuit(… Rire ). Vous êtes venue pratiquement au crépuscule de ce débat pour nous donner encore quelques éléments importants en matière d’examen de conscience. Je me demande si le Père André n’a pas raison de penser se retourner au confessionnal—peut être pour conseiller les pénitents sur l’examen de conscience— En tout cas Merci.
Echanger avec un Prêtre sur la Confession , par P. Mathieu AÏFAN, 29 mars 2010 22:39
Le Père André m’avait demandé de montrer à tous COMMENT LE SACREMENT DE RECONCILIATION EST PLUS PUISSANT QUE L’EXORCISME. Je le remercie de tout coeur pour sa question qui nous permet, de toute façon, de redécouvrir la grandeur de ce Sacrement que nous avons tendance à sous-estimer... Avant toute chose, il convient de préciser que l’Exorcisme est un "sacramental" (donc de l’ordre des bénédictions d’objets de piété, pour faire bref). Je ne voudrais pas entrer ds les précisions techniques selon lesquelles les sacramentaux ’agissent’ "ex opere operantis ecclesiae, alors que les sacrements ’agissent’ "ex opere operato". Cela ne saurait d’aucun intérêt pour les amis internautes, et pour les chrétiens en général. Ce qu’il faut comprendre, c’est tout simplement que l’Exorcisme, en tant que sacramental, est moins important que le Sacrement (en l’occurrence, celui de la Réconciliation).Le sacrement est plus important que le sacramental ; encore que la célébration des sacrements intègre les sacramentaux....On perçoit déjà là un lien entre sacrements et sacramentaux. Pour ce qui concerne le Sacrement de Réconciliation et l’Exorcisme, le lien se fait par le biais du...péché !Comment ? me demandera t-on ? Eh bien, c’est simple ! Nous l’avons déjà dit plus haut : le péché est une offense à Dieu. Mais de façon corrélative, le péché met sous l’esclavage de Satan. Le pécheur est prisonnier de Satan, lequel d’une certaine façon, prend ’possession’ de lui. Voyez à quel point le péché est dangereux, chers amis. Le péché crée une "poche d’entrée" au Diable dans la vie du pécheur. Et les exorcistes sont unanimes à reconnaître que les cas de possession, d’infestations ou de suggestions diaboliques sont liés, très souvent à des ouvertures créées dans la vie du pécheur par le péché. (Bien sûr, il y a des cas où le démon persécute quelqu’un à cause de sa proximité avec Dieu:exemple, Job).Et par le sacrement de réconciliation, Dieu brise, l’espace de quelques minutes, le temps de la confession, les chaînes du Malin, et libère le pécheur enchaîné. Vous comprenez, chers amis, que le Diable a en horreur le sacrement de réconciliation.Et la plupart du temps, dissuade les chrétiens d’aller se confesser ! Tenez ! Si quelqu’un éprouve de la difficulté à se confesser, s’il éprouve une gêne ou de la honte, et préfère ne pas se confesser, il faut qu’il sache qu’il est sous influence de satan, lequel cherche à l’éloigner de ce sacrement pour mieux régner sur lui. Je parle au sérieux. Le signe de la libération due à une bonne confession, est cette paix inexprimable qui inonde l’âme.Et qui fait une bonne confession, se sent plus léger et plus joyeux !Et tout se passe, comme je viens de le dire, en l’espace de quelques minutes. Alors que, l’exorcisme peut durer des heures et des heures, des fois des jours, avant que le démon, affaibli, ne s’en aille. Et il est conseillé à ceux qui vont être objet d’exorcisme de se CONFESSER AU PREALABLE. Et il n’est pas rare d’entendre le démon, lors de l’exorcisme, conditionner sa ’sortie’, à la confession sacramentelle des péchés. Les exorcistes en font l’expérience presque au quotidien. Et il y a aussi bien des cas où des malades ’mystiquement attaqués’ ont été instantanément délivrés alors même qu’ils se confessaient ! Ce n’est pas une histoire à dormir debout, ni une fable d’enfants ! C’est une réalité que nous, prêtres, et surtout les exorcistes, - c’est une réalité, dis-je, que nous vivons dans l’exercice de notre ministère sacerdotal. Chers amis, qui pourrait encore douter de la puissance du Sacrement de réconciliation par rapport à l’exorcisme ? De toute façon, pas moi ! Et je puis dire que le meilleur exorcisme, reste de façon incontournable le Sacrement de RECONCILIATION PAR LEQUEL DIEU MET EN FUITE LE MALIN ET LIBERE SON ENFANT DU JOUG QUI L’OPPRIMAIT. Père André, je m’en arrête là
Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience , par Sr Laure AZANKPO, MPV, 29 mars 2010 22:49
Pére André, heureusement que vous ne me mettez pas par écrit ce que vous irez dire au confessionnal sinon je serai contrainte de vous donner l’absolution ...,ce qui n’est ni de mon devoir d’état, ni de ma compétence. Alors bon examen de conscience et bonne confession ! ...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 30 mars 2010 01:59
Chère Soeur Laure, je confesserai d’abord que,, vu la richesse de nos échanges sur le site, je me rends compte que j’ai omis d’utiliser tant de ressources disponibles pour proposer une petit document facilement accessible à tant de chrétiens qui ne réussissent pas à profiter des grâces de la Confession. Qui ne réussissent pas à aimer ce sacrement et qui s’y approchent une fois l’an juste pour être sûrs d’avoir rempli leur livret. Je confesserai aussi que peut-être que nous serons nombreux prêtres, évêques et religieuses et laïcs à ne pas mieux nous efforcer à éduquer la conscience morale des chrétiens, et à aider le peuple de Dieu à mieux compter sur les sacrements pour se libérer et se relever en peuple debout dont la vie proclame la gloire de Dieu. Je confesserai aussi que tant que le peuple de Dieu courra plus vers les prières de délivrance et d’exorcisme que vers un sacrement de réconciliation bien vécu, il y a toujours une question d’éducation à la vie des sacrements. Je confesserai en plus que je me suis lassé tenté par la soeur Laure pour commencer une confession électronique et publique... Et le Seigneur me dira : "Mon fils, un des fruit qui peut unir les prêtres et les laïcs pour cette année sacerdotale qui va s’achever bientôt, c’est la redécouverte commune du sacrement de réconciliation à l’école du curé d’Ars".... Je fini humblement ce message la main sur la poitrine, non en signe de fierté, mais pour exprimer mon mea culpa. Combien parmi vous avez votre main sur votre poitrine aussi.... je peut déjà répondre au nom de la soeur, de l’abbé Mathieu, de l’abbé Christope....
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par abbe André Quenum, 30 mars 2010 02:03
Quelle proposition de sujet d’échange le père René a-t-il pour nous pour le prochain mois qui correspond au temps pascal ? Voyons voir, disais l’aveugle à son frère qui était sourd !
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 30 mars 2010 17:48
Bonne question cher Père André ! Merci de nous amener ainsi à jeter le pont sur la rivière du débat du mois d’Avril. Je commence par vous dire que dans l’immédiat, je n’ai pas de thème sur le temps pascal ; mais j’ai pensé à un thème que je voudrais soumettre à l’appréciation des amis internautes et sans pourtant rester opaque à d’autres propositions. J’attends les réactions et je rappelle à toutes fins utiles que le prochain débat commence le Lundi de Pâques c’est-à-dire le 5 Avril prochain et aura pour modérateur, le Père Ambroise KINHOUN, étudiant à Rome. Je donne ici ma proposition : « Que pensez-vous de l’AVORTEMENT et de la CONTRACEPTION ? ». Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par NONFODJI Auguste, 30 mars 2010 19:51
au premier à bord, je tiens à vous saluer, tout en vous disant que votre tragique départ pour Rome reste jusqu’a ce jour comme un vide au créé au sein de la jeunesse du diocese de cotonou.Car moi meme je ne rapelle à l’instant de cette sublime marche qui, il y a de celà un ans nous a conduit tous vers pâques cette nuits là.infiniment merci Ce que je pense sur l’avortement et les contraceptions ;c’est un sujet qui sans doute de nos jours est d’actualité et laisse entre nous jeunes un grand fossé.pour le peut que je connais,ces deux pratique sont proscrites par l’église et ne sont pas d’ailleur honnorable sur le plan éthique et morale.Et voilà que les masses médiat et autres nous les proposent sans après tout nous ouvrir à la vérité.celon moi,ils profitent de nous tout en se faisant de l’angent.Car pour eux,l’usage des produits contraceptif et autres médicaments résultant à l’avortement leurs profitent,donc pour se faire de largent ils nous esposent à ce danger sans mesurer à leur tour ces risques.L’Eglise propose l’Abstinance et la Fidélité quand à nous de prendre nos dispositions afin de mieux faire face à cette catastrophe actuelle qui nous conduit sans doute sur les sentiers de la perdiction.On en nait conscient ;et voilà qu’on a déjà gouté !!
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 30 mars 2010 21:28
Permettez-moi de conclure d’abord, avant que le forum du mois prochain ne soit lancé...
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par P. Mathieu AÏFAN, 30 mars 2010 22:41
UNE CONCLUSION POUR ALLER PLUS LOIN Le mois s’achève, et déjà les regards semblent déjà tournés vers la nouveauté du mois prochain... Chers amis, durant tout le mois de Mars, nous avons échangé sur le Sacrement de la Réconciliation. Et cela nous a permis de sonder ensemble, avec les contributions et les questions des uns et des autres,-cela ns a permis, dis-je, de redécouvrir la beauté de ce sacrement, véritable trésor de grâces !C’est vrai : tout n’a pas été dit. Et tout ne peut être dit en un mois.Mais à défaut de tout dire, nous avons quand même essayé ensemble d’éclairer quelque peu les zones d’ombre liées à une connaissance insuffisante de ce Sacrement et de sa pratique. Cela nous a conduits à des réflexions qui, sans être inutiles, ont peut-être paru fastidieuses... Je retiens, pour ma part, que le péché est à éviter. (Nous avons en effet perçu la gravité du péché).Le péché qui fondamentalement est une offense à la bonté de Dieu. Personnellement, je crois qu’il faille reconnaître que le péché est un poids qui nous pèse et nous pousse vers le bas. Ici encore, je me souviens de la profonde réflexion de l’illustre saint Augustin qui s’inscrivait en faux contre la théorie connue en physique, selon laquelle tout corps tend vers le bas.Pour saint Augustin, tous les corps ne tendent pas vers le bas.Jetez une pierre en l’air -dit-il-, elle redescend. Mettez de l’huile sur de l’eau, l’eau descend, l’huile monte. Le feu monte, la pierre descend... Et il conclut : les corps tendent vers le lieu qui leur est propre et où ils sont en repos.Puis ajoute t-il : MON POIDS, C’EST MON AMOUR. EN QUELQUE LIEU Où SUIS, C’EST LUI QUI M’ENTRAINE.Et cet amour dont il parle, est ce poids qui l’élève et le fait citoyen du ciel (vous trouverez ces réflexions ds ses "confessions"). Chers amis, tout dépend donc de la nature de notre amour.Si notre amour nous élève vers Dieu, nous tendons vers le ciel. Mais si l’objet de notre amour réside ds les choses de la terre, nous tendons vers le bas, prisonniers de la terre et de ses lourdeurs, et c’est là le péché. Dit encore Augustin : "deux amours ont fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu a fait la cité terrestre, et l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi a fait la cité céleste". (Cité de Dieu).Au terme donc de ce forum, il convient donc de se demander : quelle est la nature de mon amour ?Au cas où, après examen de vie et de conscience, nous découvririons que notre amour est purement terrestre ’avec un mépris de Dieu’, que faut-il faire ? Se décourager ? Non, mais reprendre les choses en mains, avec de bonnes résolutions, et de bonnes intentions... Intentions ? Mais, si ! en sachant que l’intention ne suffit pas, et qu’il faille marcher résolument à la suite de Jésus-Christ !De toute façon, une chose est sûre : le juste et le pécheur restent frères en ceci que dans l’un demeurent toutes les possibilités de chute, et dans l’autre, toutes les possibilités de relèvement ; et en ceci que tous, autant que nous sommes, à quelque echelon moral où nous soyons, nous pouvons mieux faire... (cf. France PASTORELLI). Le mois s’achève. Et je reste rêveur... Revoyant en esprit toute la qualité du débat... Il s’achève, et je deviens aussitôt nostalgique d’un moment dont les ombres se dissipent déjà... Il s’achève, et presqu’inévitablement, des noms et des visages me viennent à l’esprit:le P. René, le Père André, le Père Luc, le Père Christophe, la soeur Estelle TOMEGAH, la soeur Laure AZANKPO, Ludolphe, Carmen, Soren... et tous les autres...Je sais que beaucoup d’autres ont suivi dans l’ombre ce débat. Et à tous, je dis un sincère merci. Ensemble, nous avons ’voyagé’, ensemble, nous avons découvert des paysages somptueux. Et maintenant, le moment, pour moi est venu de descendre à l’arrêt. Vous, vous continuez la route, avec un autre conducteur...Moi, au bord de la route, agitant les mains en signe d’au-revoir, je continue mon chemin vers des rivages inconnus où l’Esprit du Ressuscité me pousse, tel le diacre Philippe.J’agite les mains, pour vous souhaiter de bien sonder les labyrinthes obscurs de la contraception et de l’avortement (tous, péchés graves). J’agite les mains, et serviteur inutile, je chante mon salut :"je chanterai de tout coeur les merveilles de (...) Yahvé : il m’a ôté des ténèbres, Il m’a délivré de tout péché.(...) Je n’ai plus rien à craindre, car Yahvé m’a libéré... JE SUIS DANS LA JOIE, UNE JOIE IMMENSE, JE SUIS DS L’EMOTION, CAR YAHVE M’A LIBERE" . Bye.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Sr Laure AZANKPO, MPV, 30 mars 2010 23:16
Remercions le Seigneur qui nous a permis de jouir de ce temps. Merci de tout coeur à l’abbé Mathieu pour ce service qu’il a rendu de tout coeur malgré ses occupations. Daigne le Seigneur lui en soit reconnaissant et le combler au-delà de ses attentes. Toujours en profonde union de prières. Profitons pour souhaiter bonne arrivée à l’abbé Ambroise. Déjà il a notre soutien spirituel .
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Sorel ATREVI de la Paroisse Sainte Famille de Tankpè, 31 mars 2010 13:31
Merci, cher Père pour la qualité et la profondeur de vos interventions qui ont nourrit notre spiritualité tout au long de ce mois de Mars. Que le Seigneur vous comble et vous aide dans vos études. Soyez illuminé par la joie de Pâques qui vient. S’il vous plait, j’ai une doléance : pouvez vous nous laisser votre adresse électronique ? Je termine mon intervention comme je l’ai commencé : Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 31 mars 2010 22:26
Chers amis, je continue d’attendre vos réactions sur le thème que j’ai proposé pour le mois prochain. J’attends les réactions jusqu’au 4 Avril. Le 5 Avril, Lundi de Pâques, nous ouvrons le débat. Ce que je voudrais de vous pour le moment, c’est que vous me disiez si vous êtes d’accord ou non avec le thème que j’ai proposé dans mon message précédent pour le prochain débat. Merci à vous et une fois encore merci au Père Mathieu.
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Sorel ATREVI de la Paroisse Sainte Famille de Tankpè, 1er avril 2010 14:02
C’est un thème bien intéressant, vivant et d’actualité qui touche tous les chrétiens et en particulier le jeunes. Que le Seigneur inspire nos prochaines interventions sur le sujet afin que le débat se fassent sans tabou, dans la vérité et la sincérité. Moi je propose que nous ayons deux modérateurs : l’abbé Ambroise et un spécialiste de la santé, un Génycologue par exemple afin que la foi et la science puisse se rencontrer et s’harmoniser dans le débat. Merci
Echanger Avec un Prêtre sur la Confession, par Responsable site, 5 avril 2010 16:00
Chers amis, je vous souhaite une joyeuse pâques et un bon temps pascal. Que le Ressuscité accorde à chacun de nous la paix et le bonheur dont nous avons besoin. Je voudrais vous informer que jusque là je n’ai pas encore trouvé un gynécologue pour seconder le Père Ambroise dans le cadre de notre débat sur l’avortement et la contraception. Je pense que le soutien d’un spécialiste dans ce débat nous aiderait beaucoup. C’est donc pour cette raison que je voudrais, tout en m’inscrivant dans la dynamique du temps pascal et en tenant compte de la proposition du Père André, nous offrir, à nous tous, l’occasion de creuser encore un peu le mystère de l’Eucharistie. J’ai déjà pris l’avis du Père Ambroise qui a généreusement accepté de se mettre à notre disposition pendant un mois pour débattre de cet important sacrement. Le débat sur l’avortement sera donc pour une autre fois. Toutes mes excuses à ceux qui se sont déjà ardemment préparés pour ce débat ; ce n’est que partie remise. Merci. C’est parti donc pour le débat sur l’Eucharistie