
L’Évangile de ce jour est immédiatement précédé de ce verset : « Cherchez sans cesse le Royaume de Dieu. », verset-clef pour comprendre les autres lectures. Et les autres textes de la liturgie de ce dimanche nous montrent que nous ne pouvons chercher sans cesse le Royaume de Dieu que grâce à la foi.
Un peu d’histoire
Quand l’Écriture rend témoignage aux anciens, c’est à cause de leur foi. Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qui devait lui être donné comme héritage. Et il partit sans savoir où il allait. Grâce à la foi, il vint séjourner comme étranger dans la Terre promise ; c’est dans un campement qu’il vivait, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers de la même promesse que lui, car il attendait la cité qui aurait de vraies fondations, celle dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte. Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’avoir une descendance parce qu’elle avait pensé que Dieu serait fidèle à sa promesse. C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, ont pu naître des hommes aussi nombreux que les étoiles dans le ciel et les grains de sable au bord de la mer.
Quelques repères
Le Père nous donne le Royaume (Luc 12,32) à construire, à cultiver, à faire advenir ; nous en voyons déjà les signes autour de nous et en nous.
Le Royaume est l’héritage de ceux qui se sont mis en route comme Abraham (Gn 12,1-2 & He11,8), comme les Hébreux (Ex12,11&Sg 18,6) et tant d’autres ; le Royaume est l’Amen de ceux qui mettent leur confiance en Jésus-Christ ; le Royaume est le trésor éternel de ceux qui ont donné tout ce qu’ils avaient reçu pour suivre Jésus.
Travailler au Royaume, c’est préparer la Venue de l’Époux qui déjà nous fait passer à sa table, la table eucharistique où lui-même, le Christ, nous sert chacun à notre tour (Lc12,37) en nous partageant sa Parole et son Corps.
Heureux donc seront les serviteurs que le Maître reconnaîtra ! Nos bras ne retiendront rien, libres pour s’ouvrir largement et soutenir les moins vigoureux, les hésitants, ceux qui vont à pas lents. Il s’agit d’attendre pour servir ensemble, car la fête est pour tout le peuple des aimés de Dieu.
Frère Théodore LOKO, Ambassadeur du Bénin au Vatican