Dimanche 31 Octobre 2010

Dimanche dernier, la liturgie indiquait que la bonne annonce de l’Évangile consiste précisément en l’offrande de la grâce de Dieu au pécheur. Dans la célèbre parabole du pharisien et du publicain montés au Temple pour prier, Jésus indique même un publicain anonyme comme exemple appréciable d’humble confiance dans la miséricorde divine : alors que le pharisien se vante de sa propre perfection morale, « le publicain n’osait même pas lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : “Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !”. Et Jésus commenta : « Quand ce dernier rentra chez lui, c’est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé » (Lc 18, 13-14).
Les Évangiles nous proposent un véritable paradoxe : celui qui est apparemment le plus éloigné de la sainteté peut même devenir un modèle d’accueil de la miséricorde de Dieu et en laisser entrevoir les merveilleux effets dans sa propre existence. (Benoît XVI dans sa catéchèse du 30 août 2006). La méditation ici c’est que ce n’est jamais par la piété seule du pharisien ni par la repentance seule du publicain que nous pouvons être sauvés. Nous sommes appelés à nous voir nous-mêmes tels que nous sommes réellement à la lumière de l’enseignement du Christ, et à implorer pour la miséricorde. Jésus traversait la ville de Jéricho. Or il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n’y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant, et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par-là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l’interpella : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer chez toi. » Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur. » Mais Zachée, s’avançant, dit au Seigneur : « Voilà, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

Frère Théodore LOKO, Ambassadeur du Bénin au Vatican

Publié le 31 octobre 2010.

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