Dimanche 22 Août 2010

« Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? » Voilà bien le genre de questions auxquelles Jésus ne répondait jamais directement : les dates, les délais, les nombres, tout cela, à ses yeux, n’était que vaine curiosité. On lui demande une sécurité ; il répond par une exigence. On lui demande : « Y aura-t-il beaucoup de sauvés ? » ; il répond calmement : « Tâche d’être de ceux-là ! Rien n’est fait d’avance : il faut entrer, donc vouloir entrer, et la porte est étroite ».

Pour les auditeurs de Jésus, sa parabole a dû être limpide. Ils ont sans doute compris que Jésus les pressait de venir à la foi : "Hâtez-vous d’entrer par la porte que je vous offre, sinon d’autres entreront avant vous, des croyants venus du levant et du couchant, du nord et du midi, qui seront, par leur foi, plus que vous fils d’Abraham, plus que vous de la race des prophètes.

Il a pu vouloir dire : « La porte n’est pas large, et il faut s’y présenter à temps. » Mais il semble que Jésus insiste ici moins sur l’étroitesse de la porte que sur l’urgence de s’y engager.

Là, nous rejoignons de nombreuses paraboles et de nombreuses affirmations de Jésus sur la venue imprévisible de la fin, la fin de la présence de Jésus sur terre, la fin du monde, la mort de chaque homme et l’arrivée du maître de maison.

L’évangile de ce jour place la parabole dans un contexte juif. Vraisemblablement, celui qui posait la question voulait savoir si le résidu juif qui devait être épargné du jugement comprendrait peu ou beaucoup de gens.

Et Jésus leur dit : Luttez pour entrer par la porte étroite ; car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas » (Luc 13:24).

Accepter le Seigneur Jésus en ce temps-là quand Il séjournait ici-bas, cela signifiait entrer par la porte étroite. C’est pour cela que les Juifs devaient lutter. Cela ne pouvait avoir lieu que par la repentance et par la foi. Effectivement, le Seigneur répond par une double parabole. À la parabole de la ‘porte étroite’, il ajoute celle de la ‘porte fermée’.

Et nous aujourd’hui, où en sommes nous dans notre engagement personnel vis-à-vis de Dieu ? Une fois la main à la charrue, où regardons-nous ? Devant ou derrière ?

Frère Théodore LOKO, Ambassadeur du Bénin au Vatican

Publié le 22 août 2010.

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