Dimanche 15 août, nous fêtons dans la joie Marie et la liturgie nous fait chanter le magnifique psaume 44 en contemplant Marie, cette jeune fille d’Israël, toute pure, toute belle, Unique, choisie pour que la promesse de Dieu soit donnée en plénitude.
Par son oui – double – le jour de l’Annonciation et au pied de la Croix, Marie a changé la face du monde, entraînant tous ses enfants dans la transfiguration de leurs souffrances. Personne n’a connu plus grande souffrance que Marie, ce qui fait d’elle une mère compatissante à qui l’on peut tout confier ; personne n’a connu une gloire plus grande : « Mère de Dieu » ! C’est par sa souffrance inouïe, acceptée en union avec celle de son Fils qu’elle participe à sa gloire pour y entraîner tous ses enfants. Elle nous apprend à souffrir pour que rien ne soit jamais perdu.
Et son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur ; parce que tu as été fidèle ‘’en peu de choses’’, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. Mathieu 25,21.
La fête du 15 août, l’Assomption, est un dogme catholique selon lequel, au terme de sa vie terrestre, Marie a été « enlevée corps et âme » au ciel. Le 1er novembre 1950, ce point de foi est défini sous forme de dogme par la constitution apostolique Munificentissimus Deus du Pape Pie XII.
Marie est priée par les chrétiens catholiques et orthodoxes, qui invoquent son intercession et qui la célèbrent en particulier le 1er janvier (Sainte Marie Mère de Dieu - seulement les catholiques), le 15 août (Dormition et Assomption), le 25 mars (Annonciation), le 8 septembre (Nativité de la Vierge Marie) et le 8 décembre (Immaculée Conception de la Vierge Marie - seulement les catholiques).
Marie est comme cette jeune fille, invitée à incliner l’oreille de son cœur et à oublier la maison de son père, pour se rendre disponible à l’inouï de Dieu : elle devient elle-même, la demeure du Roi, pour ce temps de l’Incarnation.
Elle devient par l’Esprit Temple où se cache le Tout-Puissant en sa Parole qui va pour prendre chair ! Inouï d’un amour sans borne qui nous demande à notre tour d’incliner l’oreille de notre cœur pour entendre le murmure de l’Esprit !
Frère Théodore LOKO, Ambassadeur du Bénin au Vatican