Accueil > 10. Actualités > 20. Église du Bénin > Informations > Compte rendu de la deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques.

Les jeudis de l’Année du sacerdoce à 19h sur la paroisse saint Michel de Gbéto à Cotonou, c’est la célébration du sacerdoce. Ce jeudi 7 Janvier 2010, la messe vespérale a connu une note particulière : c’est la présence de Mgr Fidèle AGBATCHI, archevêque de Parakou. Il a assuré la présidence de l’Eucharistie et, en lieu et place de l’homélie, il a partagé avec la communauté paroissiale et les auditeurs de la radio Tokpa, les richesses de la deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques.
Tout au début de son intervention, il a invité les chrétiens à communier à sa joie, la joie de célébrer ce 7 Janvier le 32ème anniversaire de son ordination presbytérale. Pour lui, à défaut d’être avec les siens à Parakou, c’est un clin d’œil de la Providence divine que de se retrouver à saint Michel à Cotonou pour rendre grâce à Dieu pour ces 32 ans de vie sacerdotale. C’est une plus grande joie pour Mgr AGBATCHI de partager avec cette communauté, et ce, pour la deuxième fois, les expériences d’un synode des évêques. La première, ce fut l’Assemblée du Synode sur la Parole de Dieu à laquelle il avait participé. Et avant d’aborder le vif du sujet de ce 2ème Synode, il a pris soin de définir ce que signifie une telle réunion. En effet un Synode est une concertation des évêques, voulue par le Pape pour avoir les points de vue des participants sur un sujet donné. C’est la deuxième fois que l’Afrique bénéficie d’une telle faveur. La première, c’était en 1994. L’Afrique, en ce temps avait inauguré la vague des synodes continentaux. L’Assemblée qui vient de s’achever, a été voulue par le pape Jean-Paul II, de vénérée mémoire en Novembre 2004 et réalisée par Benoît XVI. Voici le thème : L’EGLISE EN AFRIQUE AU SERVICE DE LA RECONCILIATION , DE LA JUSTICE ET DE LA PAIX. Selon Mgr AGBATCHI, l’expression « l’Eglise en Afrique » exprime le caractère universel de l’Eglise, partout où elle subsiste. Les expressions donnent à croire que l’Eglise en Afrique est une secte. Or c’est une portion de toute l’Eglise universelle.
Dans son développement, au lieu de suivre l’ordre des mots tels que réconciliation – justice – paix, Mgr AGBATCHI est parti du mot « paix » pour aboutir à réconciliation. Il fait remarquer qu’au commencement, était la paix. Ce fut la désobéissance des premiers parents, ce qu’il appelle « injustice » qui provoqué le désordre dans l’ordre du créé. Alors pour Dieu, il a été nécessaire de réconcilier le monde avec lui. Car ce n’est, au fait, pas nous qui nous réconcilions avec Dieu. L’invitation de saint Paul en dit long : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu. ». C’est dans cette logique qu’a été vécu le 2ème synode sur l’Afrique. Ce fut pour l’Eglise en Afrique, du 4 au 25 Octobre 2009, un temps de grâces inouïes. Comme délégués du Bénin à Rome, il y avait Mgr Marcel AGBOTON, archevêque de Cotonou, Mgr Fidèle AGBATCHI, archevêque de Parakou, Mgr René-Marie EHOUZOU, évêque de Porto-Novo et le Père Raymond GOUDJO, de l’Institut des Artisans de Justice et Paix. Les participants à un Synode sont appelés Pères synodaux. Le Bénin en a eu quatre.
De retour du Synode, Mgr AGBATCHI a fait publier une plaquette sur les travaux des Pères synodaux. Il n’a pas manqué d’y faire cas de ses impressions.