2ème Méditation du Dimanche 13 Septembre « Pour toi, qui suis-je ? » (Marc 8, 27-35)

Dimanche 13 septembre 2009

« Pour toi, qui suis-je ? » (Marc 8, 27-35)

« Cette parole de l’Ecriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit » avait dit Jésus dans la synagogue de Nazareth (Luc 4, 16- 20). Celle d’aujourd’hui aussi.
Imaginons-nous traversant avec lui et ses disciples la région de Césarée- de- Philippe, et c’est nous qu’il interroge sur ce qui est dit, aujourd’hui, à son sujet. Les réponses ne sont pas sans intérêt : un bon aperçu sur l’état actuel de la pensée et de la vie chrétienne ! Donnons-le honnêtement.

« Et toi (vous, moi) que dis-tu que je suis ? » Voilà une introspection des plus significatives ! On répondra, bien sûr, intellectuellement, comme Pierre : « Tu es le Messie ». Mais le Messie, par définition c’est le Sauveur. Alors, creusons un peu : de quoi vient-il nous sauver ?- Du péché ? – C’est quoi, le péché ?... On risque, ici, des chemins de traverse… Le péché dont il vient nous sauver, c’est le refus de l’Alliance que, depuis ses origines, l’homme oppose à Dieu. Il nous sauve en rétablissant en sa Personne le lien, puisqu’il unit la divinité à l’humanité. Reste, pour l’humanité, à s’unir à la divinité : il en est le Chemin.

Mais voilà où l’on risque encore de s’égarer. Si, en effet, Jésus interdit aux siens, comme si souvent aux démons, qui le proclament dans ceux qu’ils possèdent, de dire qu’il est le Messie, c’est que ce Messie est autre que ce qu’ils croient. Il lui faudra beaucoup souffrir pour se faire comprendre ! Et finalement donner sa vie pour que le monde croie et vive. Est-ce bien à ce Messie-là que tu crois, toi ?

Celui qui, aujourd’hui, veut le suivre, doit encore savoir que ce n’est pas sur un chemin de gloire. On peine pour enseigner la Vérité ! Il ne s’agit pas d’en discourir, il faut la vivre ! Si elle ne devient pas « le fruit de ses entrailles » autant se taire ! Mais si elle l’est, on paie cher quelquefois pour la donner ! Nous, qui nous voulons à sa suite les apôtres d’aujourd’hui, est-ce si sûr que nous fassions à ce Messie une autre réponse que celle de Pierre : « Pas cela, Seigneur ! »

Alors ?... Le chemin est ouvert. On le prend, ou on ne le prend pas. On l’enseigne cette Vérité, cette Bonne Nouvelle du salut, ou on laisse cela à d’autres… C’est, de nos jours plus que jamais, une question de Vie ou de mort.

Geneviève Honoré-Lainé

Publié le 13 septembre 2009.

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