Accueil > Actualités > Diocèse de Cotonou > 1920-2009 : La paroisse Sainte Thérèse de Godomey célèbre ses 89 ans d’existence.

Cela fait bel et bien 89 ans que le catholicisme a pénétré la terre païenne de Godomey autrefois redoutable et redoutée pour ses pratiques occultes. Peu à peu avec l’assurance d’un héros invincible, la nouvelle religion s’est frayée son chemin jusqu’en 1963, année qui marque un tournant décisif : l’acquisition du statut paroissial que tous saluent comme un acquis. C’est pourquoi chrétiens et animistes, rien n’a pu empêcher le peuple de Godomey de venir exprimer sa joie à l’occasion de ce mémorable anniversaire dont le bilan au dire d’un grand nombre est plus que positif.
Après avoir assombri l’horizon pendant près d’une heure, on eût cru que cette soude pluie de la matinée du 4 octobre allait ternir l’éclat de la cérémonie. Et pourtant rien n’y fût. Préparée minutieusement fort longtemps à l’avance et amorcée depuis une semaine par des veillées et concerts quotidiens, les festivités de ce jour auront assez témoigné de l’ enthousiasme, de la satisfaction et de l’ouverture de cette communauté chrétienne que même les chefs féticheurs se fait le devoir de venir soutenir. Une grande satisfaction se laisse déceler dans les attitudes et propos conformes de plus d’un que le père Maxime Kouassi, curé de ladite paroisse a le mérite de résumer admirablement en ces termes : « Quand nous contemplons les merveilles accomplies par la main puissante et généreuse du Seigneur pour notre famille ecclésiale de Sainte Thérèse de Godomey, nous ne pouvons que glorifier son nom car en notre faveur, Il a déployé à profusion des gestes qui chantent sans cesse sa paternité. » De celle-ci, outre les multiples conversions et grâces obtenues individuellement et collectivement, plusieurs signes sensibles rendent compte à savoir :
une magnifique église d’une capacité considérable et d’une valeur artistique inouïe
une petite chapelle admirablement rénovée pour la circonstance
un rayonnant sanctuaire surmonté d’un calvaire d’où le Christ en croix domine et embrasse la cité.
une cellule paroissiale du Service de la Charité et du Développement Intégral de l’Homme, agissante notamment par son centre de santé humanitaire,
un collège catholique ouvrant ses portes cette année dans l’enceinte de la même paroisse.
C’est donc pour toutes ces merveilles qu’après l’office divin, celui du vin mobilisa par petits groupes sur tout l’espace disponible, une immense foule de fidèles et amis de Godomey. Sans distinction d’âges, de rangs et de cultures, tous chantent, dansent et se régalent convenablement mais modestement. Car si beaucoup de tâches ont été accomplies, il reste cependant encore tant à faire à savoir notamment la construction de rigoles de canalisation des eaux stagnantes et le pavage de la cour, nécessaires pour pallier aux désagréments causés généralement par les pluies mais requérant hélas, plusieurs dizaines de millions encore.
Une prière se présente donc ici en tête de tout : Daigne le Tout- Puissant féconder les efforts de cette communauté qui porte gravée dans son cœur, cette maxime du psalmiste : « Peine perdue pour les maçons, si le Seigneur ne bâtit la maison. » C’est pour cette raison que dans l’enchaînement des événements de ce jour, l’Eucharistie aura constitué le premier et le véritable temps fort. Axée sur les textes du jour essentiellement centrés sur le mariage, elle a débuté à 10h sous la présidence du père Maxime, curé de ladite paroisse entouré de ses vicaires et de quelques prêtres amis.
Au total, cette messe aura bénéficié de la participation d’une dizaine de prêtres, d’un nombre identique de religieuses et de près de 4000 fidèles. La pluie qui l’a précédée n’aura été aux yeux du curé et de ses ouailles que le symbole de la pluie de roses que Thérèse, du ciel, promet répandre sur la terre. Enracinées là-haut, Puissent, de vive voix, Ces roses fleurir ici-bas, Pour l’avènement d’un monde nouveau !