Accueil > Notre diocèse > Congrégations religieuses > Sœurs Clarisses Capucines - Monastère de Jésus Eucharistie
C’est en 1993 que le Monastère des sœurs Clarisses Capucines de Cotonou a été fondé. A l’époque c’est Monseigneur de Souza lui-même qui a accueilli les sœurs à Cotonou. Le monastère mère est celui de Mercatello, à Naples, et les liens avec ce monastère sont encore très importants. En effet parmi les 13 sœurs vivant aujourd’hui au monastère, 4 sont italiennes, dont la sœur mère, sœur Madeleine. Six sœurs et une aspirante sont béninoises, une est rwandaise et une autre burkinaise.
Les sœurs ont déménagé de Cotonou à Wawata le 1er novembre 2008. Comme l’explique la sœur Myriam, la vie à Cotonou dans l’ancien monastère n’était pas propice à leur vocation : le site était bruyant et envahi de moustiques et de paludisme. De plus la mer s’est avancée, menaçant le monastère. Tout ceci ne rendait pas le site agréable pour les sœurs, ni attirant pour les chrétiens en recherche d’un endroit calme où prier.
Le nouveau site a été inauguré le 15 avril dernier. Il est agréable, vaste, et permettra d’accueillir jusqu’à 26 sœurs. Cependant, le nombre de chambres destinées à l’accueil des gens pour des retraites de plusieurs jours (seulement 3 ou 4) s’est déjà révélé insuffisant.
Les clarisses sont une congrégation contemplative. Les clarisses capucines sont une branche des clarisses sous la direction des Capucins, qui a été créée au 16ème siècle par Maria-Lorenza Longo. Intense vie de prière, pauvreté, austérité et clôture, vie fraternelle dans la simplicité, telles sont les caractéristiques des capucines.
La vie des sœurs tourne autour de la prière ; elles prient pour les habitants du Bénin, pour les habitants de Wawata, pour le monde. Elles prient également pour des intentions spéciales que des gens leur confient. « Parfois les gens reviennent pour nous remercier ; par exemple, des femmes qui nous ont confié une prière pour avoir un enfant reviennent avec leur nouveau-né et le font baptiser au Monastère ».
Dès 6 heures du matin, la journée de prière commence par les laudes, puis au cours de la journée les sœurs animent la messe, la tierce, la sexte, le chapelet, deux séances de lecture ou de formation spirituelle, les vêpres, l’adoration, les complies. La journée des sœurs comprend également un temps de travail le matin et un autre l’après-midi, ainsi qu’un temps de repos. Chaque premier jeudi du mois, la fin de soirée est consacrée à l’adoration. Une fois par mois, chaque sœur dispose d’un temps de recollection où elle peut prier personnellement.
Au monastère, les sœurs produisent et vendent des articles religieux, mais également des shampoings, du savon, de l’eau de javel, du jus de mangue et du vin d’ananas, doux et délicieux pour l’apéritif. Leur travail comporte également le jardinage et l’élevage de poules et de lapin.
Les sœurs travaillent pour vivre mais ne recherchent pas l’autosuffisance.« Nous faisons également confiance à la Providence », confie la sœur mère Madeleine. Leur maison mère en Italie, leurs amis de Cotonou, leurs familles, les visiteurs, participent aux frais du monastère. « Ceci nous permet d’accueillir toute personne qui frappe à notre porte, et d’aider les pauvres », poursuit Sœur Madeleine. Les gens viennent surtout pour prier au calme et se ressourcer parmi les sœurs. Certains arrivent de loin, de Cotonou ou d’ailleurs, certains de trouver au monastère un accueil chaleureux et dans la simplicité.